Quantum Break est un jeu très ‘drôle’… Dès le début, il vous donne le fou rire avec son installation de 45 Go, 45 Go pour un couloir, putain, c’est très impressionnant. Puis bien sûr, le patch du premier jour, car le Premier Jour, Dieu ne créa ni l’homme ni la femme mais le patch : ce dernier se monte à 4,6 Go. Une paille.
Ensuite… il manque encore quelque chose ! les épisodes de la série incluse ne sont pas inclus dans l’installation, bien sûr que non, ni sur un quelconque second disque (et puis quoi encore ? ça coûte du pognon les blouraies putain). Les épisodes sont lus à partir du grand réseau des Serveurs de l’Internet tout puissant.
Mais dans le cas où -quand même- on aimerait avoir ça sur son disque dur (pour avoir la totale, tout sur la console, pour jouer hors ligne, que sais-je…) on peut les télécharger -gratuitement- ça ne fait que dans les… 75 Go ! défi relevé pour ma part en une dizaine d’heures. Une paille.
Si je sais compter, attendez je sors la calculette, ça nous fait en tout 120 Go… record battu pour Gigas Break donc ! mais ça c’était en 2016… un patch Xbox One X Enhanced est sorti plus tard et a fait passer le jeu à… 83 Go…! sans les épisodes de la série bien sûr.
Ces quelques détails mis à part et après avoir bien ri, on lance et on s’y met. Le temps est cassé et a besoin d’un réparateur ! c’est parti pour une dizaine d’heures (avec les épisodes de 20 mn entre chaque acte, 5 en tout) pour ce qui m’a tout l’air d’un Unchartiep dans les couloirs du temps cassé.
Exactement la même alternance entre du blabla, de l’escalade et une mégachiée de combats. Alors, être comparé à un Unchartiep, ce n’est pas (toujours) une insulte mais c’est loin de constituer un compliment ! c’est juste « moyen » voire carrément médiocre… Divertissant certes de temps à autre mais moyen-médiocre.
Mais c’est aussi une jolie petite prouesse graphique, car on en prend souvent plein les mirettes dans Quantum Break. Comme dans un Unchartiep en fait. Quantum Break n’a beau être qu’en 720p (!) l’anti-aliasing et le post-process de fou, l’éclairage, les derniers effets à la mode et tutti quanti donnent au jeu une allure de superstar. En outre, la patte graphique, la direction artistique sont de toute beauté également.
Et c’est sans prendre en compte le patch One X Enhanced qui a encore amélioré le merdier ! Les effets sonores sont soignés, la VF est excellente, la musique par contre est banale ou carrément désagréable durant les combats (nombreux). Les épisodes de 20 mn illustrent les choix que l’on fait à l’issue de chaque acte, sauf qu’assez vite, on s’en fout complètement…
On se fout de l’intrigue de voyage et de remontage du temps, biscornue, mal foutue et dérisoire, aberrante et pas crédible une seule seconde. Si le jeu est bien réalisé, on ne peut pas en dire autant de la série ‘réelle’ qui fait trop bon marché : sa réalisation est déplorable (cut et move à gogo) et sans direction, les acteurs sont laissés à eux-mêmes et pataugent lamentablement. Bref, ça fait bien pitié !
Les combats qui sont l’essentiel du jeu ne résistent pas au temps… ils s’avèrent totalement chiants. Un paradoxe temporel sans doute mais patent : ce n’est jamais satisfaisant et c’est de pire en pire jusqu’à la fin. Quantum Break n’a pas pu choisir entre un TPS à couverture strict et un TPS action à super-pouvoirs…
L’interface est aussi responsable alors que la maniabilité en elle-même reste très perfectible. Remerdy a donc merdé comme à son habitude : le jeu est clinquant et propret mais fait pschiiit. Une sorte de mauvais pop-corn en somme : pas si mauvais au début, puis on s’aperçoit que c’est un peu de la merde, un petit peu quand même ! (critique écrite en 2018).