Echec scolaire
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le 4 juin 2019
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Suite du très discret Rage sorti en 2007, Rage 2 met le joueur dans la peau d’un ranger, seul espoir de justice dans un monde dévasté par la violence et la folie. Dans une intro in media res, le joueur doit défendre sa ville natale (Vineland) contre une attaque menée par l’infâme général Cross, infâme chef de l’Autorité, qu’on avait cru dissoute après la dernière guerre. Malgré tous ses efforts, le protagoniste assiste, impuissant, à la mort de sa tante Prowley (qui l’avait recueilli et élevé comme son fils) et à la destruction de son foyer. Il doit se rendre à l’évidence : il est un des derniers à pouvoir arrêter Cross. Il décide de réunir les membres d’un ex projet destiné à assassiner le bonhomme : le projet Dague.
Heureusement pour les nouveaux venus, l’histoire de Rage 2 se comprend même sans avoir joué au premier opus. Début 2000, quand l’impact de l’astéroïde Apophis devint inéluctable, les instances mondiales construisirent un réseau de bunkers souterrains afin qu’une petite élite survive au crash et fasse renaître la civilisation : les Arches. Après un sommeil cryogénique de 100 ans, les rescapés comprirent que le caillou spatial n’avait pas tué tout le monde. Ils se réveillèrent dans un monde post-apocalyptique sans foi ni loi, déchiré par une multitude de gangs et de seigneurs de guerre se livrant une compétition féroce pour acquérir des ressources. Mais un danger encore plus terrible rôdait : Martin Cross, chef d’une organisation para-militaire nommée l’Autorité, menaçait de conquérir toute la région du Wasteland…
Autant commencer direct par ce qui fâche : l’histoire de Rage 2 ne marquera pas les esprits. Bouclée en quelques heures, elle consiste à rencontrer les divers membres du projet Dague, faire deux-trois missions pour eux, aller péter la face du général Cross, et… C’est tout. Tout est vite torché, même le combat final n’est pas digne des sentinelles niveau moyen qui émaillent le Wasteland (des espèces de tourelles meurtrières à détruire). On ne comprend d’ailleurs pas très bien le but de l’Autorité, à part être de méchants techno-fascites : d’accord ils veulent exterminer l’humanité pour la remplacer par leurs créations… Mais pourquoi au juste ? Mystère. Le scénar lacunaire n’est qu’un prétexte à la baston, et c’est dommage, tant il avait réellement du potentiel. Ce vide est d’autant plus navrant qu’il n'y a quasiment aucune mission secondaire à proprement parler, à part les courses et le jeu de gladiateur avec les mutants.
L’univers, en revanche, est globalement sympathique et se situe quelque part entre Mad Max et un film d’horreur lambda, puisqu’au-delà de tous les gangs de psychopathes qui peuplent cette planète en ruine, il vous faudra aussi affronter les abominations mutantes issues des diverses expérimentations de Cross. Si vous aimez les vieilles ruines industrielles et les déserts, vous vous sentirez comme chez vous, d’autant qu’au point de vue graphique, c’est très joli, offrant une variété d’environnements allant de marais pollués à des canyons en passant par des bases ultramodernes ou encore de bons gros égouts dégueux. Il est possible de ramasser des blocs de données et de retrouver des rangers décédés pour en apprendre un peu plus sur le lore, ce qui contribue à le rendre un peu plus vivant, car ce ne sont pas les rares PNJ non hostiles rencontrés qui y arrivent.
La grande force du soft, c’est son système de combat. Ce qui tombe quand même bien, vu qu’on parle d’un RPG… Outre diverses armes à feu plutôt originales, le joueur est aussi équippé de nanorobots (les nanotrites) lui conférant des sortes de super-pouvoirs. Au bout d’un certain ratio de tués, l’Overdrive devient disponible, un mode vénèr qui permet de faire de gros dégâts tout en rechargeant sa santé.
On est ici en face d’un bon vieux RPG des familles bien bourrins, avec un côté déjanté à la Borderlands. Alterner armes et pouvoirs est souvent la clé du succès, et mon Dieu que c’est bon. Les combats sont rythmés, nerveux, demandant une attention constante (il est quand même facile de se faire salement blesser) et franchement, il est vraiment jouissif de pouvoir cramer, décapiter et démembrer à loisir les diverses bandes sanguinaires parcourant le Wasteland. Ça faisait longtemps qu’un jeu vidéo ne m’avait pas autant fait marrer ; chose rare de nos jours, entre les mécaniques de jeu vides et les jeux sadiques à la Dark Souls. Seul bémol : les combats en véhicule. Il faut détruire des convois pour récupérer des pièces servant à améliorer ce cher Phénix, notre véhicule principal. Le seul problème est qu’il faut déjà pas mal armer et blinder la bête pour réussir à détruire un de ces convois… et on ne peut pas dire que ces phases de combat en véhicule soient particulièrement exaltantes.
Sans surprise, le soft intègre une grosse dimension RPG. Armes, pouvoirs, grenades, véhicule principal… absolument tout peut être amélioré. Il est donc possible de récupérer tout un tas de bidules pour ce faire, ce qui justifie la part belle laissée à l’exploration. À mesure qu’on rencontre les membres du projet Dague, on peut également obtenir un tas d’avantages non négligeables en combat (repérer des caisses grâce au Focus, renvoyer des grenades etc).
La particularité de Rage 2 est sa difficulté. Les Arches sont les seules à pouvoir vous débloquer des armes et des super pouvoirs : les trouver est donc une priorité. Plus vous en aurez, plus vous vous améliorerez, et mieux ça ira. Vous pouvez donc en suer assez longtemps si vous ne trouvez pas les Arches, et à l’inverse, avoir très vite un gros sentiment de puissance si vous êtes fin limier. Rage 2 est donc un rare exemple de jeu plus facile vers la fin que vers le début, si bien qu’il est conseillé de finir la partie en mode Difficile pour avoir un minimum de challenge. C’est personnellement quelque chose que je considère comme un avantage, car le joueur est réellement récompensé pour ses efforts d’exploration. D’autres jeux pourraient en prendre de la graine…
Bref, pour moi ce Rage 2 a été une (très) bonne surprise peu anticipée. Un bon action-FPS-RPG, prenant et terriblement fun, profitant d’un univers bien fait. Ses seuls défauts, au final, est que c'est assez vite bouclé et que son scénario a vraiment été griffonné sur une nappe de table au restaurant. Défauts que je lui pardonne bien volontiers.
Créée
le 20 oct. 2025
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