Sorti en 2018, RDR2 n'est pas simplement un jeu, c'est un monument qui a laissé des marques indélébiles dans l'histoire du média. 8 ans après sa sortie, il reste à peine rattrapé, voire inégalé, par ses contemporains. Là où d'autres jeux vieillissent mal ou sont dépassés techniquement, RDR2 traverse le temps, il est toujours mis en avant et en comparaison avec des jeux d'aujourd'hui. Il est seul dans son type à être perçu ainsi.
Ce qui frappe, c'est que rien n'échappe à ce jeu. C'est une obsession du détail poussée à l'extrême, la vie de l'IA (des PNJ qui ont leur propre routine etc.) , la densité du monde ouvert, la profondeur des personnages et la puissance du scénario. Le jeu est poignant et peu sont ceux qui n'y ont joué qu'une seule fois. C'est littéralement une drogue.
La preuve ultime de sa grandeur réside dans mon expérience personnelle : j'y ai joué 5 ou 6 fois sans jamais incarner le même « Arthur ». Cette capacité à offrir une telle liberté d'interprétation, où chaque partie devient une histoire unique façonnée par ses propres choix, ma morale et mes actions, est le signe d'une écriture et d'une systémique de jeu d'une richesse inouïe.
C'est une œuvre d'art totale qui unit technique, narration et émotion pour créer une expérience humaine universelle.