Y'a pas à dire, ce Red Dead Redemption 2 est vraiment excellent.
J'adore cette ambiance : prendre le cheval, galoper dans les plaines, entendre la petite guitare se lancer. C'est vraiment un plaisir. Et le jeu n'a pas pris une ride, il est toujours aussi magnifique même 8 ans après. Que ce soit les jeux de lumière, la météo, les décors dans la neige ou dans le désert, il y a tout plein de petits détails qui permettent de rendre le monde ultra plaisant à parcourir.
Pour ce qui est de l'histoire, c'est pour moi le plus grand point fort du jeu. Si y'a bien un truc que je reproche aux jeux vidéo, c'est que la plupart des histoires manquent profondément de nuance. Mais ici, tu sens que Rockstar a un goût prononcé pour le cinéma. Les personnages sont profonds, tu arrives vraiment à sentir tout au long de la campagne à quel point baigner dans cette délinquance ronge petit à petit chacun des membres du groupe. Surtout Dutch, qui est pour moi l'un des personnages les plus intéressants. Y'a un truc avec lui où, d'un côté, tu trouves que c'est quand même un enculé moralement, puis d'un autre côté, tu compatis parce que tu sais que c'est juste un type qui a perdu la tête.
Pareil pour Arthur. Je trouve ça si rare dans le jeu vidéo de trouver des personnages avec autant de recherche dans leur psychologie. Et la façon dont Rockstar le représente, c'est joli et subtil. Tu sens clairement qu'Arthur est un type plongé dans la solitude, même s'il est entouré de gens qu'il aime. Tu sens aussi que c'est un mec qui aimerait sortir de ces délires de hors-la-loi, mais qui ne peut juste pas, parce que quand t'es dans ce truc depuis autant de temps, tu te fais toujours rattraper par la vie. Et mis à part ça, tu sens qu'être un hors-la-loi, un bad guy, c'est quelque chose qui coule dans ses veines.
Et le seul moment où il semble avoir enfin trouvé sa rédemption, ben... c'est les dernières minutes avant sa mort.
Et d'ailleurs Je trouve que sa mort est belle. Rockstar aurait pu faire un truc cliché, avec des gros violons en fond, mais finalement ils ont réussi à ne pas en faire trop ni pas assez. Cette subtilité rend la chose touchante, et parfois, quand je pense à Arthur et à ce qu'il est, j'ai envie de lâcher une petite larme...