Resident Evil
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Resident Evil

Jeu de Capcom et Virgin Interactive (1996PlayStation)

Resident Evil, un des meilleurs jeux vidéo de la PS1, ainsi que le membre fondateur du genre Survival horror, fait son apparition chez les vendeurs de jeux vidéo le 22 mars 1996. Conçu à l'origine par Capcom et Shinji Mikami comme un remake en 3D du jeu classique d'horreur Sweet Home. Malheureusement ils perdirent les droits d'adaptations, et l'équipe de développement dû donc développé un univers inédit. En s'inspirant des films de zombies de George Romero ainsi que du gameplay d'Alone in the Dark, l'univers de Resident Evil naquit avec les environs obscures de la ville de Raccoon City et le sinistre manoir Spencer.

Je vais commencer par parler du scénario ainsi que du contexte, du thème et de l'ambiance horrifique du jeu.


Juillet 1998, Forêt de Raccoon City


Suite à la disparition de l'équipe Bravo des STARS, unité d'élite de la police de Raccoon City, l'équipe Alpha est envoyé pour enquêter non seulement sur la piste de leurs collègues, mais aussi sur les différents meurtres et disparitions qui se manifestent très récemment aux alentours de la ville. Arrivé sur les lieux de la disparition, l'équipe Alpha se fait attaquer par une meute d'horribles chiens mutilés qui tuent l'un des membres. Après avoir vu impuissant leur hélicoptère s'éloigner, le reste de l'équipe parvient à se réfugier dans un mystérieux manoir isolé. Toutefois, ce n'est qu'une fois entré dans la bâtisse que le cauchemar commence réellement, et ils seront amenés à dévoiler de sombres secrets.


C'est ainsi que le jeu commence, avec le personnage choisi (j'y reviendrai) et deux des membres de l'équipe Alpha, le quatrième manquant mystérieusement à l'appel. Envoyé en reconnaissance par notre chef, le personnage va découvrir de manière horrifiante son premier zombie dans une cinématique bien réalisé pour l'époque de la Playstation, accompagné d'une musique d'horreur choquante et stressante à souhait. Puis ensuite en revenant dans le hall d'entrée, il découvre que ses compagnons se sont volatilisés eux-aussi.

Commence alors l'aventure dans une ambiance lugubre, malsaine et inquiétante dans un manoir désert de toute vie humaine, rempli tour à tour de morts-vivants et d'abominations mutantes. Le décor est bien conçu et coloré pour traduire l'ambiance film d'horreur du titre. Le bestiaire est également bien conçu à la fois pour être le plus monstrueux et intimidant possible en apparence, mais aussi en termes de gameplay quand le joueur s'y confronte (je pense notamment à la facilité pour tuer les zombies, et la difficulté croissante avec les autres, des cerbères aux redoutables Hunters avec leurs sauts invincibles, sans parler des différents boss du jeu). La prudence et la sagacité seront de mise pour les affronter et les éviter quant on le peu, le peu de munitions et de soins disponibles à trouver encourageant ce genre d'approche alors inédit à l'époque. La bande-son horrifique n'est pas en reste non plus, et entre en parfaite adéquation avec l'univers horrifique du jeu, que cela soit dans la musique de fond, les effets sonores liés aux portes et autres objets pour accentuer le caractère inquiétant du jeu, ou encore les bruits produits par les monstres. Je citerai aussi le doublage assez basique et kitsch de l'époque, qui est sans doute voulu, couplé avec un script assez de mauvais goût.

D'ailleurs, le scénario n'est pas très élaboré, se veut davantage stéréotypé et classieux, et est assez prévisible (franchement, qui à douté que Wesker est un traître avant la révélation), ce qui lui donne des allures de film à petit budget. Mais ça lui apporte toutefois un certain charme sympa qui plaira aux cinéphiles amateurs du genre. Et la documentation parsemé au fil du jeu permettra sans problème au joueur de découvrir l'univers du jeu et son contexte sans perdre pour autant le fil de la partie.


Côté gameplay donc.


Au début du jeu, on a le choix entre Jill Valentine et Chris Redfield, deux des membres de l'équipe, chacun doté de compétences propres: Jill peut porter plus d'objets et à un passe-partout, tandis que Chris n'en a pas, a un inventaire réduit de deux cases, et à une arme en moins en jeu, mais est cependant plus résistant que sa camarade. On pourrait donc dire que Jill représente le choix facile et normal, tandis que Chris est le choix difficile. Bien sûr tout dépend aussi de la performance du joueur. De plus, des variations s'imposent entre les deux personnages, qui se voit doté chacun d'un partenaire (Barry Burton pour Jill, et Rebecca Chambers pour Chris). Chacun d'un sera d'une aide bénéfique pour le héros, qui devra également résoudre différentes énigmes dans le manoir en plus de combattre sa faune hostile. L'exploration à la recherche d'indices et d'objets capitales pour progresser donne ainsi une dimension aventure au titre, et le démarque donc des classiques jeux d'action où il faut généralement tuer tout le monde. Avec un inventaire limité ainsi que des munitions et des soins tout aussi limités, le joueur doit donc faire preuve de stratégie et de pragmatisme dans le choix de ses affaires et de son périple, au risque d'être mal barré face à un monstre redoutable. A noter aussi que certaines actions que je ne dévoilerai pas précisément ici, seront capitales pour obtenir différentes fins (un héritage du jeu Sweet Home) et va nous encourager donc à refaire le jeu plusieurs fois pour le découvrir, augmentant ainsi sa durée de vie et de rejouabilité.


En conclusion, Resident Evil est une bonne surprise horrifique pour l'époque 1996, qui innove avec un genre inédit qui est un mix entre action et aventure, et dont le genre et l'ambiance digne d'un film d'horreur qui en découle nous fait frissonner et nous offre une nouvelle manière de jouer. Son succès va éventuellement donner lieu à de nombreuses suites dans une franchise qui ne va pas lasser et s'éteindre de sitôt !


Luck-Seven
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le 15 avr. 2024

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