Parce que je stagnais dans Resident Evil 6, j'ai jeté un coup d'œil à Resident Evil 7. 30 min après, je désinstallais Resident Evil 6, et pour toujours, je pense. Je n'ai pas été très loin, j'arrivais péniblement à la fin de la campagne de Léon. Même si son aspect totalement maximaliste m'a parfois fait décrocher un sourire, je me suis vite ennuyé comme je peux m'ennuyer devant un film de Michael Bay : trop c'est trop.
J'ai l'impression que tout ce qui était fun et addictif dans RE4 s'est totalement dilué. Exit l'aspect « tactical shooter lent » : que l'on tire dans la jambe ou dans le torse, c'est très souvent la tête de votre zombie qui va exploser. Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce jeu, d'autres l'ont fait, et bien mieux que je ne pourrais jamais le faire. Si vous maîtrisez l'anglais, je vous recommande la rétrospective de Noah sur RE https://youtu.be/CZUwmfeHB58?si=bBN8QjLRr4qeF4cz. La partie sur RE6 regorge d'interviews des devs de l'époque, et si je devais résumer l'idée qu'ils se faisaient de leur jeu, ce serait : « RE6 sera le plus grand divertissement horrifique de tous les temps. » Rien que ça. Le jeu a été bâti dans l'idée que la série RE deviendrait un jeu d'action dominant et rivaliserait avec Call of Duty (quelle idée).
Bref, je ne suis pas historien, mais j'ai bien l'impression que RE6 coche toutes les cases de la crise du JV japonais de l'ère PS3/2010.
La seule chose positive que je retire de cette expérience, c'est qu'il n'est pas si grave de ne pas achever l'épisode d'une série de jeu. Le but, c'est d'aller de l'avant, et non de s'en dégoûter à vie.