Resident Evil 7
7.3
Resident Evil 7

Jeu de Capcom (2017 · PC)

Temps de jeu : 10 heures (j’ai juste terminé le jeu, en prenant mon temps)


J’ai souvent entendu dire que Resident Evil 7 est le jeu qui a sauvé la saga des Resident Evil. Après Resident Evil 5 et 6 qui ont été beaucoup critiqués, il semble logique que si Resident Evil 7 avait été mauvais, la saga aurait été définitivement enterrée.


La formule originale s’enlisait (même si le problème n’était pas vraiment la formule, mais plutôt la direction trop orientée vers l’action, en témoigne Resident Evil 9 qui est excellent car ils ont su doser). Capcom a pris un pari très risqué en faisant (presque) table rase.


On suit l’histoire d’Ethan Winters. Sa femme, Mia, a disparu il y a 3 ans sans laisser de traces. Un jour, il reçoit un message de sa part ; il va tout faire pour la retrouver. Ses recherches le mènent en Louisiane, dans une plantation apparemment abandonnée.


Le premier point qui saute aux yeux, c’est le fait que le jeu soit à la première personne. Cela peut paraître anodin, mais c’est en réalité le premier Resident Evil à introduire cette mécanique. Très honnêtement, c’est une très bonne idée : le jeu cherche à renouer avec le survival horror. Pour ce faire, la première personne est justement un énorme atout. Notre champ de vision est beaucoup plus limité, on est beaucoup plus immergés dans le jeu, surtout quand un ennemi nous attrape… Bref, cela fonctionne parfaitement.


Malheureusement les textures ne sont vraiment pas folles (pour ne pas dire dégueulasses). Toutefois le jeu tourne assez bien et pour peu qu’on ne se focalise pas sur les textures, les ombres sont bien faites, ce qui rend le jeu graphiquement “ok”. En plus, les zones ont volontairement un aspect crade, donc c’est pas vraiment dérangeant. En revanche, il y a un autre point qui vient contrebalancer les graphismes : le sound design. Il y a constamment des sons ambiants. À l’intérieur de la maison, à l’extérieur. Le bois qui craque, le vent qui souffle sur les fenêtres, des murmures à certains endroits. Ca participe grandement à l’atmosphère très oppressante qui est installée dès le début du jeu.


Le jeu sera divisé en 7 zones, dont la qualité va baisser à vue d'œil. La première, la maison des Baker, est justement la meilleure partie du jeu. On comprend très vite que le virus dont il est question est très différent du virus-T. Ici les personnes infectées sont encore pleinement conscientes. Elles peuvent parler et réfléchir (même si évidemment elles ne sont pas pleinement maîtres de leurs actions). Mais surtout, le virus implique une capacité de régénération hors du commun. C’est pour ça que le début fonctionne très bien. On se retrouve en Louisiane, seul au beau milieu d’une famille de tarés, tout en étant infecté par un virus dont on ne sait pratiquement rien. C’est intriguant. Est-ce qu’Umbrella est encore dans le coup ? D’où vient le virus si ce n’est pas le cas ? Pourquoi une famille de dégénérés est-elle infectée ?


Mais pour ce qui est de la première zone, l’heure n’est pas à ces questions. Car nous devons impérativement sortir de la maison des Bakers. Ce que j’apprécie, c’est que pour une fois, le level design a du sens. Si il y a des milliards de clés pour ouvrir des milliards de portes, c’est car ils n’en sont pas à leur coup d’essais. Le but des Bakers est d’empêcher leurs “cobayes” de s’enfuir.


D’ailleurs, on sera vite confrontés à Jack, le père, qui cherche à nous attraper. Comme pour le Nemesis dans Resident Evil 3, va nous poursuivre pendant une bonne partie de la zone, et il sera capable de courir. Puisqu’on joue à la première personne, il est impossible de tourner la caméra pour le voir à moins de perdre du temps en se retournant. Or, il va beaucoup plus vite que nous, donc il est préférable de ne pas perdre une seconde. Les combats de boss contre lui sont vraiment excellents, de même que la plupart des boss du jeu.


Passé la résidence des Bakers (qui correspond à la moitié du jeu), le jeu se perd un peu. Ça tourne un peu vers l’action mais ça garde un peu d’horreur quand même. On nous donne de nouvelles armes, on a tellement de munitions qu’on sait plus quoi en faire… C’est dommage, surtout que le jeu n’est justement pas fait pour l’action.


Le bestiaire qui est composé de 3 monstres n’aide pas… Et encore, je suis de bonne fois : il s’agit du même monstre mais avec 2 autres variantes. Une où le monstre est à 4 pattes et 1 où le monstre est plus gros… Certes dans Resident Evil 1 non plus le bestiaire n’était pas très développé mais entre les zombies, les chiens, les Hunters, les Crimson Heads… là on avait de la variété. En plus, (c’est peut-être une skill issue je sais) mais j’ai souvent galéré à les tuer. En temps normal 3 balles dans la tête peuvent les tuer mais souvent je devais en utiliser 6-7 sans vraie raison.


Léger spoiler.

Par contre les zones sont plutôt originales, notamment celle de l'épave du bateau. J’avoue que je suis content de pas avoir eu des laboratoires pour la 196e fois (coucou Resident Evil 1 2 3 et 9 qui nous font tous passer par des laboratoires sans âme).


Là où ça atteint son paroxysme, c’est dans la dernière zone. C’est juste un ensemble de couloirs avec beaucoup d’ennemis. On a tellement d’armes qu’on ne peut pas toutes les équiper. C’est une vaste blague… Quant au boss de fin, il vaut ce qu’il vaut… Il suffit de tirer sans s’arrêter…


Bref, le jeu est vraiment bien au début, l'atmosphère est dingue, on a envie d’en savoir plus sur le virus. Mais la suite n'est justement pas à la hauteur, c’est bien dommage. Le manque d'enemis dans le bestiaire et l'aspect action se fait trop ressentir...


Spiritif
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Mes jeux vidéos terminés

Créée

le 3 juil. 2026

Critique lue 4 fois

Spiritif

Écrit par

Critique lue 4 fois

D'autres avis sur Resident Evil 7

Resident Evil 7

Resident Evil 7

8

Choub

8 critiques

Survival horror is back

Ma première expérience de survival horror a été le premier resident evil, sur ma saturn, tout seul dans le noir, début collège. Redoutant d'ouvrir chaque porte, sursautant à chaque bruit, j'avais...

le 29 janv. 2017

Resident Evil 7

Resident Evil 7

5

Eurytos

12 critiques

Cette critique est 100% jump scare-free.

Approchez, approchez, Mesdames, Messieurs, entrez dans le manoir des horreurs, la maison des mille morts, perdu dans les territoires lointains des apostats sanguinaires ! Aurez-vous l’audace de vous...

le 26 janv. 2017

Resident Evil 7

Resident Evil 7

4

IrrelevantSnake

599 critiques

Un brouillon

Ce n'est pas la joie, pas du tout même. On a une première partie qui est intéressante, on arrive dans la maison, on découvre l'endroit, c'est un peu glauque et malsain, on commence à enquêter et à se...

le 27 janv. 2017

Du même critique

Five Nights at Freddy's

Five Nights at Freddy's

4

Spiritif

22 critiques

Critique de Five Nights at Freddy's par Spiritif

Temps de jeu : 2 heures et demie (je suis arrivé jusqu'à la nuit 5)Dans ce jeu, nous incarnons le gardien de nuit d'une pizzeria dont les mascottes sont 4 animatroniques. La nuit, ces animatroniques...

le 30 mai 2026

Resident Evil 7

Resident Evil 7

6

Spiritif

22 critiques

Critique de Resident Evil 7 par Spiritif

Temps de jeu : 10 heures (j’ai juste terminé le jeu, en prenant mon temps)J’ai souvent entendu dire que Resident Evil 7 est le jeu qui a sauvé la saga des Resident Evil. Après Resident Evil 5 et 6...

le 3 juil. 2026

OneShot

OneShot

6

Spiritif

22 critiques

Critique de OneShot par Spiritif

Temps de jeu : un peu moins de 5h (j'ai fini le jeu une seule fois).Il est néanmoins recommandé de faire une seconde partie, dite "solstice" (de ce que j'ai vu, elle apporte beaucoup de choses). Si...

le 17 mai 2026