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Le 27 février 2026 est sortit Résident Evil Requiem, un jeu dont tout le monde parle et qui me donne très envie.
Problème : je n’ai jamais fait un seul Resident Evil….alors je me suis lancé le défi de faire tout la saga dans l’ordre !
C’est donc tout logiquement avec ce premier opus en version Remake HD que je me suis lancé dans l’aventure Resident Evil.
Ce qui m’a frappé dès mes premières minutes de jeu, c’est à quel point l’environnement était au service de la mise en scène.
Les plans fixes permettent de créer une tension permanente, où le joueur ne voit volontairement pas ce que peut cacher certains recoins. La caméra va jouer avec nous pour sans arrêt nous surprendre, faire apparaître un zombie là où on ne l’attendait pas, ou au contraire nous mettre en tension dans des lieux pourtant sécurisés.
Si, au début de l’aventure, on peut ressentir un vertige assez conséquent face à la grandeur du manoir et face au nombre incalculable de portes fermées à clé, le plaisir de l’exploration prend vite le dessus, et notre curiosité est sans cesse attisée par certains éléments, des objets ou des salles dont on ne comprend pas l’intérêt au premier abord, mais qui vont s’avérer cruciaux par la suite.
On comprend ainsi très vite que le manoir de Resident Evil est en réalité un immense puzzle, dans lequel nous devons remettre chaque pièce à sa place pour pouvoir avancer.
Tout d’abord, j’ai rarement vu un level design aussi ingénieux. J’ai très vite compris pourquoi ce jeu a un statut aussi légendaire, car chaque salle du manoir, chaque objet, chaque raccourci : tout est assemblé pour former un ensemble d’une extrême cohérence, et dont on souhaite découvrir les moindres recoins.
L’une de mes inquiétudes avant de lancer Resident Evil était que l’environnement du manoir se répète trop et que je finisse par me lasser. Fort heureusement, le jeu réussit parfaitement à renouveler ses environnements, et à nous faire visiter des lieux assez différents les uns des autres, malgré le fait que tout se passe dans un seul manoir et ses alentours.
Au cours de ma petite quinzaine d’heures de jeu, je n’ai jamais ressenti de lassitude. Bien que les allers-retours s’avèrent très nombreux, en partie dus à un inventaire avec des places extrêmement limitées, nous comprenons vite que cela est fait pour nous mettre en permanence sous tension.
Et c’est là où, pour moi, Resident Evil fait très fort. Le jeu peut justifier la quasi-totalité de ses défauts par le fait qu’il fait ça pour rendre le tout plus immersif et angoissant.
Une animation de porte qui s’ouvre à chaque changement de pièce ? Oui, c’est lent, mais ça participe à l’immersion. Des sauvegardes limitées ? Une contrainte qui participe à la tension permanente du joueur. Un inventaire ultra limité ? Là aussi, l’obligation pour le joueur de faire des choix et ainsi le mettre sous tension.
Resident Evil est un chef-d’œuvre, ni plus ni moins. Un grand classique parmi les classiques du jeu vidéo, avec un level design d’une précision d’orfèvre et une ambiance absolument dingue.
Ma découverte de cette saga commence donc très bien avec ce premier volet ; j’espère que les autres épisodes seront à la hauteur.
Créée
le 27 juil. 2026
Critique lue 2 fois
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