Après l'excellent BIOHAZARD REVELATIONS qui amorçait le retour à l'horreur de la série, et BIOHAZARD 7: Resident Evil qui constitue à ce jour l'épisode le plus terrifiant, Kōshi Nakanishi revient à la réalisation sur BIOHAZARD requiem, et la claque est une nouvelle fois monumentale.
Le rendu photoréaliste du RE engine poussé à coin avec le Path Tracing est une tuerie absolue, la sauvagerie et la brutalité des affrontements sont à couper le souffle, le voice-acting est de qualité cinéma et le sound design général est ultra impressionnant, tout spécialement le son des armes à feu qui est absolument fou ! La nouvelle protagoniste analyste du FBI Grace Ashcroft est attachante, et Leon Kennedy, plus badass que jamais, est iconisé à un degré jamais vu. La dynamique entre le gameplay bien distinct des deux personnages que l'on incarne à tour de rôle est terriblement efficace. La musique est assez discrète, si ce n'est quasi inexistantes pendant les phases survival-horror avec Grace, et donne dans l'electro tendance synthwave ultra jouissif pendant les phases avec Leon. Par défaut Grace se joue en vue FPS et Leon à la troisième personne, mais l'intégralité du jeu peut se faire dans l'une ou l'autre vue selon vos envies. La qualité d'écriture et de réalisation est absolument brillante, je n'en reviens toujours pas du niveau que CAPCOM arrive à atteindre, jeu après jeu, depuis 2018, pendant que la plupart des gros studios occidentaux sombraient dans le gauchisme culturel et la médiocrité la plus crasse. En termes d'histoire c'est également une masterclass, ou comment continuer d'élargir et d'approfondir l'univers et le lore sans jamais trahir l'esprit fondateur originel. Comme de coutume avec Resident Evil les influences et références cinématographiques sont partout, et cette fois les liens avec les épisodes précédents sont particulièrement chargés en émotion.
Il m'a fallu 25 heures pour terminer l'expérience en mode Standard Classic, et je débordais de ressources sur la fin, donc je me réjouis de refaire le tout en mode Insanity, qui devient accessible une fois le jeu terminé.
Entre tradition et modernité, CAPCOM continue d'écrire l'histoire du jeu vidéo, et donc l'Histoire tout court. Un monument !