Fini Resident Evil Requiem et c’est clairement le jeu de la synthèse. Pas une révolution, mais plutôt un best of assumé de tout ce que la licence a fait jusqu'à maintenant.
Capcom ne cherche même plus à choisir une direction : le jeu mélange frontalement deux ADN. D’un côté, les phases d’horreur pure à la première personne avec Grace, lentes, oppressantes et de l’autre, les séquences avec Leon en vue TPS, beaucoup plus nerveuses, explosives, dans la lignée de Resident Evil 4.
Par contre pour la structure, ils ont gardé celle qu'on avait dans Resident 7 et 8 à savoir commencer comme un survival horror pur avant de basculer progressivement vers quelque chose de beaucoup plus orienté action.
Le fan service est omniprésent. Entre le retour de Leon, les références à Raccoon City, et les clins d’œil aux anciens épisodes, le jeu joue clairement la carte nostalgie, parfois trop même, notamment sur la fin.
Par contre, là où le jeu réussit vraiment, c’est dans son rythme. L’alternance entre tension extrême et défouloir action fonctionne très bien. Grace te met constamment sous pression avec un gameplay basé sur la fuite et la survie, alors que Leon te transforme en machine de guerre. Deux expériences opposées, mais complémentaires et clairement pensées comme telles.
C’est clairement pas le meilleur épisode de la série. Resident 7 reste plus efficace côté horreur pure, et Resident 4 reste au-dessus pour tout ce qui est action. Mais malgré ça, ça reste un jeu très plaisant et efficace du début à la fin. C’est probablement le jeu qu’il fallait pour les 30 ans de la licence mais c’est typiquement le genre de formule qui passe une fois.