Ridge Racer, l’archétype du jeu d’arcade, un immense succès sur la première Plaiestassion en raison de sa prouesse technique pour l’époque : une fluidité parfaite à 60 im/s, de très beaux graphismes (malgré la très faible résolution) et le fait que tout le jeu tenait dans les 2 mégas (!) de ram de la console : on pouvait ouvrir le capot, le jeu continuait de tourner !
Le contenu était en tout cas rachitique pour ses 400 balles et la « conduite » était totalement aberrante : pour partir en dérapage (le sous-virage n’étant pas géré du tout, évidemment…) on devait lever le pied en plein virage et ré-accélérer : la charette partait en couilles brutalement et il suffisait de contre-braquer jusqu’à la sortie, plus ou moins difficilement.
C’était le seul moyen de faire des temps puisque (évidemment) il y avait toujours le décompte des secondes dont la fin tombait comme un couperet et vous virait de la course si on était trop lent…
Amusant un certain « temps » mais rapidement lassant ce principe et cette jouabilité de borne d’arcade, d’autant que le moindre choc contre le mur ou le rail stoppait net la bagnole !
Dieu merci, on a largement dépassé de nos jours ce stade préhistorique du jeu très désagréable, ce qui nous permet de regarder ce fossile du jeu vidéo avec un ressentiment certain et un désamour non nostalgique.