‘Screamer’ est le nom de deux vieux jeux d’arcade à l’époque moyenâgeuse des années 90 du siècle dernier, déjà développés par Milestone ! il y en eut également encore deux autres, je crois… mais cette fois, c’est à la sauce un peu manga que le vénérable studio nous remet ça, notamment pour les personnages à peu près présentés comme dans une sorte de roman visuel si je puis dire…
Mais ici en version très bas de gamme, car il existe tout un tas de ‘visual novels’ qui présentent bien mieux que cela, sans conteste. Je ne parle bien sûr pas des cinématiques elles-mêmes, lesquelles s’avèrent bien faites et dans l’esprit typique du manga animé, cela va sans dire, non, je parle des dialogues entre les courses.
Mais bon, passons, puisque de toute façon, ces dialogues entre les branquignols sont tout à fait dispensables, tout comme cette espèce d’histoire à la noix qui fait office de… vague fil conducteur dans un jeu en fait très bourrin. On peut en effet agresser les concurrents comme grosso merdo dans les Wipeout ou autres joyeusetés de cet acabit…
Les graphismes sont bien sympathiques, la vitesse est bel et bien là mais les effets sonores semblent tout droit sortis des Hotwheels (on attendait autre chose). Mais ! encore un autre ‘mais’ et là, le ‘mais’ est rédhibitoire, un grave problème de jouabilité impacte le jeu en entier. Il le plombe carrément, puisqu’il s’agit d’un jeu de course, aussi arcade soit-il.
En effet, Screamer s’avère assez inconduisible ou du moins, constamment désagréable à l’usage puisqu’il implique de déraper uniquement avec le stick droit en l’orientant à droite ou à gauche, selon que l’on veuille déraper à droite ou à gauche… et pourtant le contrôle de la direction reste sur le stick gauche, lequel ne gère aucun dérapage bien sûr. On peut aussi orienter les deux à la fois mais ça reste… injouable ou a minima très contraignant et déplaisant. On se cogne donc souvent contre les murs, ce qui nous rappelle les heures les plus sinistres des pires Wipeout, ceux du XXème siècle notamment…
En outre, pour rajouter de la lourdeur, on a une sorte de passage de vitesse ou plutôt un boost intermédiaire en appuyant sur la touche requise (c’est un -gentil- qte en fait) et par dessus le marché, on a aussi le vrai boost (encore un autre qte) une fois qu’on a ‘validé’ trois boosts intermédiaires à la suite !
Finalement, tout cela nous les brise un peu trop régulièrement (oui, les pieds bien entendu) pour qu’on daigne persévérer dans ce merdier ni fait ni à faire. Nous avons en effet tant d’autres jeux sur le feu qui requièrent tant d’attention, attendant impatiemment de savoir s’ils auront un sursis ou s’ils iront directement dans la poubelle. Ou s’ils seront les heureux élus ?…
En tout cas, ce Screamer dérape n’importe comment jusqu’au bord de la table, puis tombe et se précipite… oui, c’est le grand précipice vers la poubelle qui l’attend juste en dessous !