Space Harrier 2 accompagne la sortie de la Mega Drive le 29 octobre 88 et, tout comme Super Thunder Blade, épate par un bond technologique impliquant notamment la 3D. Contrairement à ce dernier, il ne s'agit pas d'une adaptation de l'arcade mais bien d'un jeu 100% original. Dans les faits, il n'y a que peu de différences entre ce volet et le précédent, mais Space Harrier est à ce point emblématique de la firme, qu'une suite ne pouvait que booster les ventes de la machine, ce qui explique ce choix.
Le moins que l'on puisse dire est qu'il impressionne. Visuellement saisissant, dynamique, doté d'une bande son qui exploite bien la machine, on ne peut qu'être ébloui. Il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'une parfaite vitrine pour appuyer les capacités monstrueuses de la Mega Drive. Pourtant, en tant que jeu à proprement parler, il faut reconnaître qu'il s'agit d'une suite plutôt facile, voire décevante. Certes, il existe un nouveau bestiaire et 13 niveaux inédits, mais l'ensemble ne bouge pas d'un pouce. Mêmes bruitages, même gameplay, même stratégies, Nous sommes avantage face a un Space Harrier 1.5, voire une grosse extension, qu'un réel épisode. De plus, la perspective reste à nouveau un problème de taille qui laisse à penser que malgré la surprise visuelle, la 16bits de Sega bricolait plutôt que de proposer une véritable 3D efficace.
Au final Space Harrier 2 est évidemment saisissant, amuse, mais se veut très en-dessous de ce que l'on pourrait attendre de la suite d'un véritable monument du jeu-vidéo.