Après le génialissime "It takes two", le studio Hazelight n'avait manifestement pas épuisé toutes ses idées de jeu coopératif à deux sur écran splité. Nous voici donc embarqués avec deux autrices de roman, l'une spécialisée en science-fiction et l'autre en héroic fantaisy. Mais contrairement à It takes two, l'originalité est passée sous le tapis. Les héroïnes, génériques jusqu'à leur prénom, se retrouvent sous l'emprise d'un savant fou cherchant à capturer toute leur imagination. Par le grand pouvoir du n'importe quoi, les joueurs vont les incarner successivement dans les univers de l'une et de l'autre.
Vous le voyez venir, elles traînent chacune des traumatismes gros comme des camions. Malheureusement, on découvre des univers d'un classicisme assez consternant, même si leur beauté formelle reste indéniable. Ce n'est que vers les 2/3 du jeu qu'on va enfin sortir un peu des sentiers battus, avec un passage crayonné, une séquence de gameplay assez marrante inspirée du flipper, et un final combinant les deux univers. Mais ces niveaux auraient dû être la base du jeu et non leur paroxysme !
En réalité, votre perception de Split fiction dépendra beaucoup de votre vécu de joueur. Si vous n'avez pas vu beaucoup d’œuvre de SF/fantasy, vous pouvez y trouver votre compte, et si vous n'avez pas joué à It Takes Two vous trouverez les mécaniques originales. Mais rien ne justifie les innombrables séquences de tir, une vraie purge à la manette, longues et laborieuses.