Squad 22: ZOV est censé être un FPS militaire réaliste. En pratique, c’est surtout une pub de propagande mal déguisée, servie avec la grâce d’un PowerPoint interactif.
Techniquement, le jeu est un désastre. Les graphismes semblent dater d’une autre décennie, avec des environnements vides, des textures floues et des modèles de soldats clonés à la photocopieuse. L’IA oscille entre la statue de sel et le kamikaze suicidaire, et le gunplay n’a aucun impact : tirer ou lancer des cailloux, c’est presque la même sensation.
Niveau contenu, c’est encore pire : missions répétitives, scripts cassés, bugs partout… Le jeu se termine avant même d’avoir commencé. Et la mise en scène dramatique censée galvaniser tombe à plat : dialogues écrits au marteau, mise en scène inexistante, bande-son générique.
Le plus gênant, c’est son habillage politique, qui en fait un produit douteux plus qu’un vrai jeu vidéo. Plutôt qu’une œuvre de guerre immersive, on se retrouve avec un tract maladroit qui fait honte au médium.