Portage du jeu Stepping Stage, sorti sur bornes d’arcade en 1999, Stepping Selection est un clone de Dance Dance Revolution tout ce qui a de plus conventionnel dans le genre. Arrivé sur Playstation 2 parmi les premiers jeux de rythme de la console, aux côtés de DrumMania, Stepping Selection propose une expérience assez simpliste mais efficace.
Se jouant avec un dance pad à 6 boutons ou à la manette, le jeu de danse de Jaleco propose 26 chansons. Le catalogue varie entre tubes des années 60 avec Surfin’ U.S.A. des Beach Boys ou You Can’t Hurry Love des Supremes, jusqu’à des hits contemporains à la sortie du jeu, avec notamment la présence de Britney Spears (Baby One more Time), des Backstreet Boys (Larger than Life) et du groupe Steps (5,6,7,8 et Love’s Got a Hold on My Heart).
La majorité des chansons ne sont que des covers, assez correctes dans l’ensemble, et accompagnées d’un clip vidéo projeté en arrière-plan pendant les parties. Les morceaux officiels bénéficient de leurs clips d’origine, tandis que les covers ont droit des clips exclusifs au jeu. La qualité de ces clips oscille entre passable et complètement risible, probablement dû à un faible budget. Loin d’être un défaut, tant certains parviennent à être divertissant dans leur absurdité, même si leur présence peut déconcentrer le joueur en pleine partie.
En dépit du fait que le jeu ne soit jamais sorti en occident, les chansons choisies sont toutes très orientées pour un public nord-américain. Tant par le choix des artistes présents, que par les chansons intégralement chantées en anglais. Ainsi, des titres d’origines nippones comme Galaxy Express 99, générique de l’anime éponyme, ou Take Me Higher, l’opening de la série Ultraman Tiga, sont remplacés par des versions anglophones. Un choix surprenant, mais permettant d’apprécier le jeu sans besoin de comprendre le japonais.
Sans chercher à révolutionner le genre, Stepping Selection remplit parfaitement son rôle : offrir une expérience fun et accessible, idéale pour des courtes sessions.