Petit jeu d’arcade à la Mariol boulotté par des marioles certes mais joliment réalisé et bien fluide : on déplore juste l’aliasing assez prononcé, trop prononcé même sur console. Les effets sonores sont réussis mais la musique est désagréable (une sorte de house-rap qui pue du bec) : on peut heureusement la désactiver.
Les premières impressions sont cependant étranges et concernent la conduite bien entendu très arcade mais surtout extrêmement simpliste : les voitures ne tournent simplement pas, ne gèrent pas le moindre sous-virage et réfusent simplement de tourner ; en outre, elles ne freinent pas non plus lors des rares cas où l’on doit freiner (mais ça peut arriver).
On peut optimiser les véhicules et en choisir d’autres, plus sujets aux dérapages mais cela change si peu (même avec des pneus ‘drift’ !) qu’on se rend bien compte qu’il s’agit d’une cause perdue : Table taupe racingue n’a pas de moteur physique. Ou il est tellement moisi que c’est comme s’il n’était pas là. Et les collisions lamentables se hâtent de confirmer ce sombre état de fait, hélas.
La difficulté est très mal gérée elle aussi et tout le jeu est une usine à grind afin de débloquer les championnats suivants à l’aide d’étoiles. Certaines épreuves sont littéralement impossibles comme celles consistant à rattraper en temps limité un bâtard qui file comme le vent (comme s’il venait d’arracher un sac à main) et à le tamponner.
C’est juste n’importe quoi. Et imposé, car tout le reste… reste bloqué sinon !
Quant au grindage, il s’agit bien sûr d’obtenir 3 étoiles le plus souvent possible, car finir avec le bronze ne suffit clairement pas pour débloquer toutes les merdes alentour. Enfin, les environnements ne sont pas très variés et bien des épreuves se ressemblent trop à tourner sans cesse sur les mêmes circuits.
En conclusion, pas grand-chose à sauver dans ce jeu de petites autos sauf si on aime recommencer jusqu’à l’infini les mêmes conneries. Comme un con.