Un bon jeu de gestion avec une mécanique sympa et plutôt novatrice : penser à son départ avant d'agir.
Au contraire des jeux de gestion/exploitation classiques où le but est d'aller le plus vite, le plus loin, le plus rapidement possible et si possible en exploitant tout sur son passage (toute analogie avec le monde actuel n'est que fortuite), ici il faut penser à ne laisser aucune trace lors de son retrait.
Réparer la terre, faire venir des animaux, puis les observer avant de repartir discrètement, tel est le but de Terra Nil. Les premières cartes sont facilement accessibles puis on se casse les dents, on recommence, on affine.
La phase 1 de reparation de la terre est critique : il faut bien placer ses cours d'eaux et autres prairies.
La phase 2 de peuplement des animaux est la plus sympa à mon sens : observer leur arrivée, adapter leur environnement pour leur plaire au maximum, immortaliser ces moments de vie.
La phase 3 est la deconstruction proprement dite : tout démonter et ne rien laisser derrière soi, gare à vous si vous avez baclé la phase 1 et qu'il faut aller récuperer cette pompe à eau à l'écart de tout infrastructure ! Il faudra peut-être reconstruire un peu pour repartir proprement.
Avec plusieurs dizaines de cartes, d'environnements différents, des challenges bien dosés avec une difficulté très modulable et une génération procédurale de chaque map, la rejouabilité est appréciable. La carte que vous avez balayé d'un trait peut vous faire chuter les cheveux dès que vous activerez les challenges obligatoires avant décollage...
Porté par des graphiques bien aboutis, une mécanique qui calque bien au thème, un rythme bien trouvé : ce jeu qui peut s'acquerir à quelques euros lors des soldes, devrait atterir dans votre ludothèque afin de lui apporter un peu de calme et de volupté.