The Division est un Bordel-lands qui se prend pour un MMO mais en même temps une sorte de Watch Dogs en coopération optionnelle mais à connexion obligatoire. A vouloir bouffer à tous les râteliers, le jeu s’éparpille dans tous les sens et se prend les pieds dans le tapis.
Il est jouable (entièrement mais très théoriquement vu qu’il faut grinder comme un crevard !) en solo et emprunte les mécaniques d’un WD, ce qui en fait de ce point de vue un bon TPS a priori, infiltration mise à part bien sûr puisque cet aspect est passé à la trappe… Dans certaines zones confinées cependant, la caméra reste malgré tout un problème qui nuit sérieusement à la maniabilité, la faute à un environnement mal construit qui met à mal le système de couverture.
Et comme déjà mentionné, il n’est pas jouable hors ligne et sa connexion obligatoire le range dans la catégorie des MMO à farmer comme un clochard numérique… dont il reprend tous les principes du faux contenu et du remplissage jusqu’à ce que le joueur en bouffe sa manette.
Dans le genre bien lourdingue, les boss, véritables éponges à balles et gouffres à bastos sont parmi ce qui se fait de pire et le jeu souffre d’un grave défaut d’équilibrage de ce point de vue, rendant la progression particulièrement erratique.
La coopération quant à elle est aussi chiante que dans un bordel-lands mais ça on s’y attendait ma foi. Quant à la « dark zone », il s’agit surtout d’un nid à baltringues de campeurs et autres maudits enfants de putains, une foire aux kévins débiles comme dans n’importe quel jeu multi-joueurs en somme.
Le ramage est donc à revoir et fait regretter d’autant plus ce magnifique plumage qui place la Division parmi les plus beaux jeux en monde ouvert jamais créés : quel dommage qu’Ubisoft n’ait pas su choisir ce qu’il voulait faire, car peu importe le flacon si l’ivresse ne suit pas !
Ce n’est d’ailleurs pas un vrai MMO et les amateurs du genre seront déçus ; ce n’est pas non plus un vrai jeu solo en raison de son contenu répétitif jusqu’à la nausée, calibré pour le fermier coréen ; il ne s’agit pas d’un vrai jeu de rôle en tant que tel, aussi bourrin soit-il, loin de la formule trouvée par Gearbox même s’il y fait souvent penser.
En fait, la Division est un splendide piège à cons et j’y suis tombé dedans comme beaucoup d’autres, appâté par l’appétissante perspective d’un Bordel-lands dans un New York post-apo de notre époque ; une époque « moderne » qui nous a fait miroiter des gadgets à la Splinter, des armes à la Rainbow, tout le folklore du monde paranoïaque des licences Tom Clancy exploitées depuis des lustres par Ubisoft…
Nous voilà en fait dans une « espèce » de simulacre de jeu d’action bâtard et foireux, bricolé avec un bric-à-brac d’idées éparses et désordonnées dont l’amalgame final est enrobé dans un superbe emballage. Et une fois le cellophane doré retiré, on déchante cruellement !!