Bethesda nous prend par surprise et nous injecte son venin de nostalgie… faute de savoir produire un nouveau jeu de qualité.
À défaut d’avancer, on retourne donc sur les terres sacrées de Cyrodiil. Et franchement, j’étais pas prêt à autant kiffer.
De ce que j’ai compris, les développeurs se sont cassé le cul à tout porter sur Unreal Engine 5, histoire de dépoussiérer un peu l’ensemble.
Et j’imagine que ça n’a pas été une partie de plaisir : le résultat, c’est un Oblivion plus joli, plus fluide, avec quelques petits ajustements au niveau des déplacements, des effets de lumière et des textures.
Mais dans le fond, c’est toujours le même jeu. Et… c’est pas plus mal.
Parce que oui, quel plaisir de retourner parcourir les régions verdoyantes d’Oblivion, d’explorer grottes, ruines et villages paumés, et de mener sa petite vie d’aventurier.
Le jeu est toujours aussi "goofy" — que ce soit dans ses dialogues, sa narration pleine de maladresses ou son IA qui n’a (heureusement) pas bougé d’un pixel.
Franchement, ces moments surréalistes où un PNJ t’aborde avec la même voix qu’un autre dix secondes après, ou te déclare son amitié éternelle juste après t’avoir menacé... Ça n’a pas de prix.
Pour les anciens, c’est la Madeleine de Proust.
On retrouve nos repères, nos vieux bugs (en HD), et ce charme bancal propre aux RPG d’époque.
Et pour les nouveaux joueurs ? C’est l’occasion rêvée de découvrir Oblivion dans ses meilleures conditions... enfin, presque.
Parce que non, tout n’est pas parfait.
L’optimisation est pas ouf, comme souvent avec Bethesda. On sent que papy a beau être relooké, il souffle un peu dans les escaliers.
Mais si tu dépasses ce petit goût de renfermé, tu te prends vite au jeu. Tu flânes, tu t’investis, tu ris, tu t’attaches. Le monde est vivant (à sa manière), les quêtes sont parfois absurdes, parfois passionnantes, et il y a encore de l’or pur dans ce vieux coffre poussiéreux.
Mention spéciale pour la quête de la Main Noire, que j’ai adoré refaire. Toujours aussi glauque, bien écrite, et marquante. Un vrai bijou de narration tordue.
Petit coup de gueule, par contre :
PAS DE VF ?!
carton rouge ! J'enlève un point pour la peine !