L’étron du jour est comme de bien entendu un jeu indé à la petite semaine, roulé sous les aisselles par trois pelés et un tondu dans la cabane au fond du jardin, là où les teckels font leurs besoins.
On a donc les graphismes 256 couleurs à faire pleurer de rire un Atari ST, une musique d’ascenseur en guise d’accompagnement vaguement sonore, aucune histoire, aucun dialogue, aucune présentation, aucun but, aucune justification, aucune légitimité… mais une touche unique (la touche A) pour tout faire.
Ce n’est qu’une suite de puzzles simplets où on avance et on recule (dans le temps) sur des îles bêbêtes avec les deux ados niais qui suintent la poésie à deux balles et la mièvrerie par tous les pores. Ce non-jeu qui fait à peine le temps d’une démo est quand même vendu 20 balles !… mais comme on le sait trop bien, les cons, et en l’occurrence les cons qui développent ces immondices d’étrons indés, ça ose tout !