Silent Hill, c'est le voyage ultime au fond de l'horreur. Une horreur intime, psychologique, vague et persistante. C'est une ambiance malsaine, lovecraftienne, des pièces que l'on souhaite vides mais qui résonnent toujours des hurlements du passé. La ville toute entière est une pièce de résonnance pour la douleur et la cruauté des Hommes, matérialisées en créatures infâmes, torturées, qui mettent sans cesse l'âme des personnages, du joueur, à l'épreuve, tel un gigantesque Purgatoire, passage obligé pour la rédemption.
Selon les opus, le scénario se concentre soit sur l'histoire d'une secte obsédée par une sombre divinité (SH 1 et 3) soit sur l'aventure d'un personnage qui projette ses tourments sur la ville (SH 2), avant de trouver sa conclusion (provisoire ?) dans un jeu qui résume les deux influences (Silent Hill 4: The Room). En effet, The Room annonçait le virage de la série vers un nouveau gameplay, certes de manière imparfaite mais toujours cohérente avec le reste de la saga.
Par la suite, Silent Hill a malheureusement été abandonnée par ses créateurs d'origine, la Silent Team japonaise de Konami, et a été reprise par des développeurs européens qui n'ont jamais retrouvé l'âme originelle de la série...
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