C'est évidemment aux deux Portal auxquels j'ai pensé en y jouant pour la première fois. Pourtant, la formule s'avère sensiblement différente mais comme le genre (puzzle en 3D) n'est pas fort représenté, impossible de ne pas les citer comme références.
Le principe de jeu diffère donc, car "Talos" impose un style plus statique, le but étant de s'emparer de trésors (des pièces de "Tetris" qui donneront accès à de nouvelles salles) enfermés dans des salles de tailles variables et ce en ouvrant une succession de portes.
Divers outils au fur et à mesure déblocables permettront d'arriver à cette fin (des cubes, des prismes réfléchissants, etc). Et la difficulté, à l'instar de celle des Portal, va crescendo.
Mais indéniablement, là où il remporte la palme, c'est pour son ambiance beaucoup plus travaillée que celle des Portal. Un mélange d'Antiquité et de technologie futuriste invitant à reconsidérer le sens de la vie, donc un fond beaucoup plus sérieux et moins manichéen.
L'on bénéficie en outre d'un portage de très bonne facture, un moteur graphique solide jamais pris en défaut, denrée rare sur PS4.
On a donc grand plaisir à traverser les trois mondes successifs qui composent le jeu de base, même si certaines énigmes de fin de parcours peuvent s'avérer très retorses. Mais c'est aussi cela la grande qualité de "Talos", inviter le joueur à se surpasser en titillant sans cesse un peu plus ses neurones.
Pas de doute en ce qui me concerne, on tient là un jeu légendaire, comme on en fera peut-être plus. Intelligent, beau, passionnant, profondément métaphysique et que beaucoup de développeurs feraient bien de prendre en exemple, tant ces richesse et justesse de ton font défaut aux productions actuelles.