J’ai lancé ce jeu sans en attendre quelque chose, mais j’ai quand même été déçu, déçu de constater que ce type de formule plaît à certaines personnes…
Parce que oui, on ne peut pas dire que j’ai passé un mauvais moment, mais on se fait chier quand même… On se retrouve dans des espaces semi-ouverts qu’on doit revisiter plusieurs fois car certains passages requièrent des équipements qu’on obtient en avançant dans l’histoire pour obtenir au final un collectible inutile, et personne, j'espère, n'aime faire cela, c’est de la torture. Surtout que ces zones sont moches. Comme dans pratiquement tous les jeux vidéo d'action-aventure entre 2010 et 2020, les environnements sont des atrocités visuelles et tout est fait pour t’indiquer les chemins que tu peux emprunter de manière très subtile : de la peinture blanche à foison… Autant dire que l’immersion est fouettée et reniée.
Et on peut se dire donc que seuls le gameplay et le fait de suivre l’histoire présentent un intérêt, et non, pas de jaloux, ils sont tous les deux au même niveau, voire pire que l’exploration, un exploit.
Les combats ouverts sont de très mauvais goût. Ils ont réussi à ne te faire ressentir aucune sensation lorsque tu tues, dommage vu le nombre de munitions qu’il faut pour en finir avec un. Et je ne parle même pas des ennemis dont l’armure augmente au fur et à mesure que tu avances dans l’histoire, où étaient-ils ? Terriblement ennuyeux.
Les phases de gameplay cinématique dans lesquelles tout s’écroule et où on doit juste appuyer sur le bouton qui s’affiche en énorme, pitié, je n’en peux plus. Une fois c’est bien, deux ok si tu veux, mais au-delà c’est juste du sabotage. Le réticule est aussi à revoir et il m’impressionne par sa laideur.
Et le clou du spectacle, l’histoire. Elle aurait pu être intéressante et c’est en lisant vaguement sa description que j’ai décidé de lancer la trilogie moderne Tomb Raider, car les délires d’anciennes civilisations et de sectes m’attireront toujours un peu, mais là l’histoire est prévisible et tellement débile. Les personnages sont atrocement chiants et sans personnalité, ou plutôt chacun en coche une : le traître (dès la première cinématique on le devine…), la victime, celle qui a des doutes et qui finit par s’excuser, l’homme à tout faire sympa et les deux vieux qui se sacrifient. L’histoire de chaque personnage est déjà tracée avant même que le jeu ne commence.
Je finirai donc la trilogie par curiosité, mais cette fois je ne m’attends pas à voir le beau.