(Suite de ma découverte-rétrospective Uncharted)
Rise of the Tomb raider est un jeu pour lequel j'ai un gros kiff. Et cet Uncharted 2 semble me confirmer une règle tacite : à l'exception de Lost horizons, tous les jeux qui mêlent la culture mongole et le mythe de Shamballah ont une atmosphère particulière qui garantit leur succès.
Pour être honnête, je n'ai pas complétement découvert cet opus. J'avais suivi avec plaisir le let's play de Benzaie, et j'avais facilement été captivé par le flow du jeu. Je l'ai retrouvé ici avec le plaisir d'en faire l'expérience par moi-même.
Cet opus tire les leçons de tout ce qui pouvait être amélioré dans le premier opus, et pousse tout au max. De nouvelles mécaniques et de nouvelles situations contextuelles font que les scènes de fusillade sont moins répétitives. Il y a aussi la possibilité de faire un peu d'infiltration (même si les cônes de vision des ennemis, je ne les comprends pas).
Surtout, les environnements et la mise en scène font que l'on va d'émerveillement en émerveillement. Alors le jeu est toujours un couloir, mais il offre aussi un très prenant pot-pourri des meilleures scènes d'action des Indiana Jones. Que ce soit la remontée d'un train, une remontée de camions au bord d'un précipice, une lutte acharnée à travers un village népalais alors qu'on est poursuivi par un tank, l'infiltration d'une gare, les hommages à l'homme au fouet sont évidents.
Mais le jeu réserve aussi son lot de scènes marquantes, à commencer par la première rencontre avec un homme-yak, très bien dosée pour instiller ensuite une angoisse diffuse, ou encore les décors grandioses de la grotte de glace ou de Shamballah (passage trop court). On pourrait faire un catalogue, mais au fonds la somme de tous ces segments forme davantage que leur simple addition. Le jeu a une unité, une cohérence dans le gameplay, dans les choix artistiques qui en font un grand classique des années 2000.
Oui, c'est une franchise de jeu d'action un peu bas-du-front, mais ceux qui l'ont fait y ont vraiment mis beaucoup de talent et de volonté. Chapeau bas, Naugty Dog.
Au niveau dialogue, c'est mieux écrit, avec notamment ce moment savoureux où Nathan se retrouve avec sa copine du moment qui rencontre son ex. On regrettera juste le méchant, Lazarevic, très unidimensionnel.
(Bon, y'a juste les blagues de cul bien lourdes autour de Chloé qui ont assez mal vieilli).