Un chef-d’œuvre.
D’ordinaire, on réserve ce genre de mots à la conclusion d’une critique, mais puisque Undertale aime jouer avec les codes du jeu vidéo, je vais me permettre de faire de même pour cet avis.
À la base, je ne suis pas un grand joueur. J’ai toujours été davantage passionné par les films, les séries, les bandes dessinées… bref, tout ce qui raconte une histoire. Dans le jeu vidéo, ce qui m’a toujours fasciné, c’est moins le défi ou la compétition que la manière dont le gameplay peut devenir un outil narratif. J’ai longtemps ressenti une frustration : malgré toutes mes expériences, je n’avais jamais trouvé un jeu qui exploite pleinement les forces uniques de ce médium pour raconter une histoire.
Ça, c’était avant de jouer à Undertale.
Car Undertale est un jeu d’une intelligence et d’une créativité rare. Son histoire est prenante, ses personnages sont incroyablement attachants, et son gameplay propose une approche unique qui bouscule les habitudes du joueur. Le design graphique, minimaliste et rétro, peut rebuter de prime abord, mais il s’avère parfaitement cohérent avec l’univers du jeu, renforcé par une bande-son absolument légendaire ; pour beaucoup, l’une des meilleures de l’histoire du jeu vidéo indépendant.
On sent un jeu pensé dans ses moindres détails. Rien n’est laissé au hasard : une réplique anodine, une mécanique de combat, un choix de joueur… tout peut avoir un impact. Et surtout, Undertale ose quelque chose de rare : briser le quatrième mur avec une audace et une authenticité qui marquent profondément l’expérience.
C’est pour cela que ce jeu ne peut pas simplement se « regarder » en vidéo sur YouTube. Il doit être joué, vécu, expérimenté. Undertale n’est pas seulement un récit interactif : c’est une expérience où le joueur devient, littéralement, le protagoniste principal.
Alors, si je devais donner un seul conseil : jouez à Undertale... et soyez clément, c'est un jeu qui ne vous laisse pas indemme, et qui rappelle pourquoi le jeu vidéo est un médium unique pour raconter des histoires.