7
le 24 nov. 2022
SuivreUn dîner presque parfait
Oui oui, je sais, le titre que j'ai choisi pour illustrer mon avis est loin d'être original. C'est que je m'essouffle, vous savez. Mais il est très représentatif du sentiment que me laisse ce...
Le Menu part pourtant d’une bonne idée. Ou, en tout cas, d’un concept suffisamment simple et efficace pour donner immédiatement envie de voir où le film va nous emmener. Le déroulé du service, extrêmement linéaire, constitue même un excellent point de départ pour tenir le spectateur en haleine. C’est d’ailleurs ce qui m’avait attiré : cette ambiance de semi-huis clos oppressante, ce concept assez absurde mais immédiatement identifiable, et la promesse d’un film qu’on regarde avec plaisir, sans forcément avoir besoin de trop réfléchir.
Je m’attendais donc à passer un bon moment. Je n’avais aucune attente particulière. Et pourtant, j’ai été extrêmement déçu. Et même plus que ça : en colère.
Le film est mauvais. Vraiment mauvais. Je lui accorde trois étoiles essentiellement par respect pour le travail de l’équipe technique, parce que, sur la forme, il y a quand même de belles choses. L’image est soignée, le montage fonctionne et le film se regarde très facilement. On sent qu’il y a du savoir-faire derrière la caméra.
Mais alors, quel scénario infect.
Le problème n’est même pas que l’histoire soit mauvaise ou prévisible. C’est surtout que rien ne semble tenir debout. Le déroulement des événements, les réactions des personnages, leurs décisions… tout paraît artificiel. À plusieurs reprises, j’ai vraiment eu l’impression de regarder une pièce de théâtre de fin d’année écrite par la classe de CP de mon petit cousin.
Et c’est précisément ça qui m’a mis en colère.
Parce que j’aime profondément le cinéma. Et lorsque je regarde un film comme Le Menu, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’un scénario pareil a été lu, validé, développé, puis qu’une production a décidé de mettre 35 millions de dollars sur la table pour le fabriquer. Trente-cinq millions.
Je ne souhaite évidemment l’échec à personne, et tant mieux si le film a trouvé son public. Mais avec environ 80 millions de dollars de recettes au box-office, une fois pris en compte la part des distributeurs, les frais de marketing et l’ensemble des coûts liés à la distribution, j’ai tout de même du mal à imaginer que l’opération ait été particulièrement rentable.
Quel dommage de mettre autant de moyens au service d’une idée qui, à mes yeux, n’a jamais été accompagnée d’un scénario à la hauteur.
Créée
il y a 1 jour
Critique lue 3 fois
7
le 24 nov. 2022
SuivreOui oui, je sais, le titre que j'ai choisi pour illustrer mon avis est loin d'être original. C'est que je m'essouffle, vous savez. Mais il est très représentatif du sentiment que me laisse ce...
6
le 23 nov. 2022
SuivreHors d'oeuvre:Un intrigant et mystérieux thriller gastronomique servi avec une pléiade de très bons acteurs, dans leurs rôles de convives triés sur le volet pour participer à la dégustation organisée...
4
le 26 nov. 2022
SuivreS'il était prometteur, le menu du Chef Mylod est beaucoup plus fade que prévu. Ce dernier est composé de plâtrées de séquences réchauffées sauce grand public. Les développements de personnages y sont...
3
il y a 1 jour
SuivreLe Menu part pourtant d’une bonne idée. Ou, en tout cas, d’un concept suffisamment simple et efficace pour donner immédiatement envie de voir où le film va nous emmener. Le déroulé du service,...
10
il y a 2 jours
SuivreUn chef-d’œuvre.D’ordinaire, on réserve ce genre de mots à la conclusion d’une critique, mais puisque Undertale aime jouer avec les codes du jeu vidéo, je vais me permettre de faire de même pour cet...
9
il y a 1 jour
SuivreDishonored. Un jeu qui se transforme aux yeux du joueur au fil des missions. D’abord perçu comme un FPS habilement construit, avec un système de combat aussi original que profond, il dévoile ensuite...