Édition jouée : Version PS4 jouée sur PS5 et sortie en août 2015 sur le PS Store.
Résumé
Immersif et plaisant en dépit de quelques lacunes narratives et une sous exploitation de certains sujets.
Détails (et spoilers)
Les dialogues du début de jeu peuvent agacer par leur lourdeur sexuelle insistante mais accentuent le ridicule de certains personnages irritants. Le contraste entre l'ambiance faussement décontractée et la mort récente de deux de leurs amies peut également paraitre étonnant et manque probablement de subtilité dans l'écriture.
Une fois passé cette introduction imparfaite, l'immersion permise par les choix d'actions et de dialogues en ferait presque oublier ses défauts. Le motif de l'effet papillon rend imprévisible l'impact de certains choix par rapport à d'autres, et l'on se plait à surréagir devant le petit effet visuel dudit effet.
Par ailleurs, on en vient facilement à vouloir préserver la vie de chacun des membres de ce petit groupe dont certains comportements donnaient pourtant envie de les faire taire à jamais quelques minutes auparavant. Certaines facilités scénaristiques un peu grossières divisant ce groupe nous multiplie les temporalités et les situations effrayantes et les possibilités de les sauver (ou non).
Là encore, l'écriture défectueuse n'entrave pas nécessairement l'implication convoquée pour effectuer les bons choix afin de préserver chaque personnage. On tient à chercher le moindre objet pouvant nous sauver à court ou moyen terme, et à soupeser chaque décision. L'équilibre entre phases de tension, d'exploration et de dialogues est suffisamment réussi pour que le rythme ne souffre jamais des lenteurs parfois inhérentes à des jeux narratifs trop mou. Il est toutefois assez décevant de constater la faible utilité des totems et indices, à moins que je ne sois passé complètement à côté de certains avantages de ceux-ci. Quant à la dose d'horreur, si elle pourra décevoir les plus avides de frissons, le travail esthétique global m'a beaucoup plu et contribue autant si ce n'est plus à rendre l'atmosphère pesante que les jump scare des wendigos.
Malheureusement, Until Dawn exploite bien mal la dimension historique relatives aux accidents mortels de l'ancienne mine et à l'exploitation des terres sacrés. Alors que l'on aurait pu densifier l'histoire avec ces éléments intéressants et politiquement signifiants, ils sont relégués au second plan et à des utilisations tombant dans les bas clichés des mauvais films d'horreur. Confirmant quelque peu son côté film d'horreur proche du navet par endroits mais sauvé par son gameplay interactif et ses graphismes de qualité.
7/10.
[État d'avancement : Histoire principale terminée sans parvenir à sauver tout le monde en 7h de jeu. 13% des trophées PSN.]