Wheelmates (2026) est un petit jeu coopératif vous proposant d’incarner une voiture télécommandée dans des environnements du quotidien. Comme dans la plupart des jeux du genre, le fait d’explorer des pièces du point de vue d’un jouet est toujours grisant, le sentiment de découvrir sa cuisine ou son salon sous un autre angle nous rappelle la glorieuse époque de Toy Story (1995), de la franchise Army Men, du récent est génialissime Hypercharge : Unboxed (2020) ou, pour corroborer avec le genre des voitures, les miniatures de chez Hot Wheels ont donné une pléthore de jeux depuis les années 90. Bref, jouer un jouet est une constante que j’apprécié beaucoup dans le monde du jeu vidéo même si cela reste très souvent des titres de niche. Malheureusement, le titre de Firevolt m’a semblé très convenu avec des environnements bien moins travaillé que dans certains jeux précités, avec un level design pas toujours très inspiré, et une maniabilité hasardeuse qui ne m’a pas du tout convaincu. Nos voitures télécommandées sont assez capricieuses rendant des trajectoires, normalement simples à aborder dans n’importe quel autre jeu de voiture, difficiles et aléatoires. Ce qui est assez frustrant au demeurant. Le fait de débloquer des capacités permettant de déverrouiller de nouveaux passages est une bonne idée même si on peut se poser la question de la pertinence du genre Metroidvania dans un tel jeu. Cela n’apporte pas grand-chose si ce n’est étirer un peu la durée de vie. Au cours de vos pérégrinations, Wheelmates, de manière tout à fait incongrue, proposera même des énigmes à résoudre basée sur la logique et les mathématiques. Honnêtement, j’ai décroché à partir de là. Je ne vois pas du tout ce que viennent faire des énigmes dans un jeu comme celui-ci. Oui, c’est subjectif, certains d’entre vous apprécieront sûrement la proposition, pour moi c’est un refus catégorique et je prends cela comme un hors-sujet. Je ne vois pas ce que vient foutre de telles énigmes dans un jeu amusant où l’on contrôle des voitures télécommandées, c’est comme avoir une course de karting dans un Call of Duty. Cela n’a aucun sens et jure avec la promesse initiale. J’attire votre attention sur le fait que ces énigmes ne sont pas optionnelles, elles sont littéralement obligatoires. Nonobstant ces quelques défauts, Wheelmates reste un titre tout à fait jouable, sans bug et potentiellement gratuit sur Steam via le « passe ami », c’est-à-dire qu’un seul joueur a besoin d’acheter le jeu pour y jouer à deux. Attention, la personne jouant via le passe n’aura pas droit au succès et ne pourra évidemment pas lancer le jeu sans le détenteur de la licence.
Un jeu coopératif à deux reste toujours une bonne surprise par les temps qui courent mais si cela ne signifie pas pour autant qu’il faut être indulgent. En ce qui concerne Wheelmates, il demeure un jeu sympathique, en particulier si vous n’avez jamais tenté les jeux cités au début de mon avis, mais il est très largement en dessous d’Hypercharge alors qu’il en reprend certaines mécaniques dont la collecte d’orbes (en annexe, il faut fouiller chaque niveau de fond en comble pour les compléter à 100%). Oui, ce ne sont pas les mêmes jeux, mais quand même. Explorer des environnements familiers avec une voiture télécommandée semblait être une bonne idée sur le papier mais la maniabilité trop sensible, les décors trop punitifs et peu inspirés (les mondes imaginaires entres autres) et l’inclusion d’éléments perturbateurs comme des énigmes freinant la progression en font un titre correct mais sans plus.