Wild Arms 3 est peut-être l'épisode de la saga qui a la plus belle introduction animée. Il a aussi des personnages attachants : Virginia, à la recherche de son père ; Clive, étonnant père de famille obsédé par les recherches archéologiques ; Jet, le ténébreux ; Gallows, le shaman défroqué débrouillard.
L'environnement est attachant, avec comme fil rouge une Filgaia gagnée par le désert, où la vie s'épuise, et ou se succèdent une série de méchants dont on apprend qu'ils sont manipulés par un autre méchant qui observait tout en arrière-plan, si bien que j'ai cru plusieurs fois être proche de la fin. J'ai quand même trouvé les dialogues trop verbeux pour leur propre bien, avec des révélations qui tombent un peu à plat tant l'univers est compliqué. ça m'a rappelé le roman Radix, ce qui n'est jamais bon signe.
Dommage, car l'univers est riche, mais trop pour son propre bien.
Par ailleurs le jeu souffre d'un défaut commun à son époque : une contradiction entre un gameplay qui pousse à explorer et un trop grand nombre de rencontres aléatoires. Et un système qui oblige à avoir parlé d'un endroit pour qu'il apparaisse sur la carte après l'avoir localisé avec un ping. C'est le genre de jeu pour lesquels il fallait acheter le guide complet (d'ailleurs on combat des guides de soluces à un moment). Et il y a aussi une tendance à rallonger la durée de vie par des quêtes optionnelles reposant sur du grind.
Mais ce côté mal équilibré, fait à la diable a au fonds quelque chose de touchant. Ce sont des erreurs de conception, mais les erreurs de conception d'une équipe qui a travaillé à l'unisson, ça se sent.
Car la partie combat est profonde et bien pensée, avec des choix de builds assez originaux (quoique pas sans défaut, comme le fait que changer d'assignation les forces magiques remet à zéro la répartition de leurs points de compétence pour chaque personnage). On peut gagner un combat de bien des manières, et c'est très satisfaisant.
Le début est un peu poussif, jusqu'à ce que le sandcrawler soit débloqué, et le jeu devient vraiment agréable une fois le véhicule volant (je n'en dis pas plus) acquis.
Un jeu sympathique, pas exempt de défauts mais doté d'une âme.