A la manière d’Elite 2 Frontier, Privateer permettait d’incarner un privé, plus ou moins détective et chasseur de primes, freelance et tutti quanti… sauf que contrairement à cette daube d’Elite, Privateer reprenait les mécaniques des deux premiers Wing Commander et par conséquent leur (relativement) bonne jouabilité ou disons moins mauvaise qu’un Elite Frontier contemporain, certes…
En effet, la jouabilité restait hasardeuse (des sprites en 2d animés à deux images par seconde avec un laser chétif qui fait « pouic-pouic ») d’autant que tout le jeu était en 2d, animée à… 20 im/s (?!) et encore…! En outre, la difficulté générale a toujours connu un problème de calibrage, y compris dans le data disk Righteous Fire sorti après (c’était même encore… bien pire à dire vrai !). Donc à force de faire le canard de l’espace, on se sent un peu fatigué. Et énervé aussi.
Il faut dire en outre que Privateer était uniquement en VGA (et entièrement en anglais d’ailleurs) : viser une bouillie de pixels aussi merdique, avec un maniement aussi pourri, ce n’était pas donné à tout le monde (il en fallait de la patience !). Je me demande avec le recul comment on faisait ? (bah on faisait pas en fait...).
Certes, l’ambiance était excellente et d’ailleurs, les effets sonores sont bien la seule chose qui n’ait pas vieilli (avec la musique)… mais quel terrible et fort désagréable brouillon !… surtout comparé à sa suite, l’excellent Privateer 2 !