Pour une critique illustrée et sans PUB c'est sur Substack : https://open.substack.com/pub/roipierrot/p/worms-armageddon-un-hommage-respectueux?r=6s577q&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true
Au début des années 90, je passais littéralement mes après-midi sur un shareware qui, sans aucun doute rappellera des souvenirs chez certains nés dans les années 80. Le principe de Bang Bang était on ne peut plus simple : un canon à gauche, un autre à droite, une colline au milieu le premier qui touche l’adversaire qui gagne. La particularité du gameplay, c’est qu’il faut choisir son inclinaison et sa puissance de feu en fonction de la force du vent. Pourquoi je vous parle de ce petit jeu sorti en 1993 au succès très intime ? Parce que c’est celui qui m’a donné le goût du tour par tour. Ce qui m’amène à la licence Worms, dès la première démo en 1995 jusqu’à cette version 2024 fêtant les 25 ans d’Armageddon.
Cette édition a eu droit à divers ajustements : adaptation aux résolutions HD, pareil pour l’interface, ajout des versions portables, et un petit musée très appréciable avec des documents d’époque retraçant l’histoire de la licence. Mais ce qui fait le sel de Worms, c’est son gameplay, et pour ça, les sensations sont strictement identiques, pour le meilleur comme pour le pire… mais surtout le meilleur ! C’est toujours aussi grisant de serrer les fesses pour que le tireur adverse rate sa cible… quand il ne fait pas des dégâts contre son propre camp. Un autre point important, c’est le fun : une situation peut rapidement être renversée de par l’imprévisibilité des trajectoires et de l’effet boule de neige de l’arsenal, toujours aussi loufoque et varié.
Il y a plusieurs modes de jeu. Vous avez la possibilité de créer vos équipes en renommant vos Worms et les utiliser dans des matchs à mort, soit pour des missions, soit dans le mode personnalisé avec vos propres règles. C’est, à mon sens, le jeu idéal pour jouer à plusieurs avec une seule manette jusqu’à quatre équipes ! Comme je joue surtout en solo, je me suis penché sur trois modes de jeu :
- L’entraînement, passage obligatoire pour maîtriser les subtilités du gameplay.
- Match à mort, qui commence à 6 contre 2 pour finir à… 2 contre 15 ! Inutile de dire qu’à ce stade, vous devrez connaître les faiblesses de l’IA pour vous en sortir indemne.
- Et enfin les fameuses missions, qui sont au nombre de 33, avec une difficulté très inégale. Certaines vont réussir dès le premier essai avec une médaille d’or, d’autres avec plus d’une dizaine d’essais avec du bronze. Car si vous jouez comme moi, autrement dit pour la nostalgie et le fun, vous vous souviendrez que le soft était relativement exigeant pour l’époque, avec certes une IA un peu débile parfois, mais avec des missions qui demandent régulièrement du pixel près et… de la chance. À force, vous finirez par y arriver !
Mon gros regret reste l’absence de la VF, qui a marqué bon nombre de joueurs : pas de « je te ferai la peau » au menu.
Enfin, pour le trophée platine, rien n’est manquable, certains s’obtiennent au fur et à mesure des parties. Les autres vous demanderont de finir les quêtes solo ainsi que de tester l’intégralité des modes de jeu.
Bref, vous l’aurez compris, j’ai été conquis par cette version anniversaire, qui ne cherche pas à devenir plus que ce que Worms était à l’époque, tout en y ajoutant du fan service. Simple, sobre et efficace !
Worms Armageddon: Anniversary Edition est disponible sur PS4, PS5, Xbox Series X/S et Switch depuis le 25 septembre 2024 au prix de 24,99€ hors promotion, il est régulièrement à -50%.