Mes souvenirs d'avoir bouclé le premier Yakuza remontant à plus de 12 ans, j'en ai gardé encore aujourd'hui le souvenir d'une odyssée urbaine particulièrement dense. Baigné dans l'ambiance des néons du quartier de Kamurochö, on incarne Kazuma Kiryu surnommé le Dragon de Dojima, à savoir le genre de mec dans le clan des Yakuza qu'il vaut avoir à ses côtés plutôt qu'en face de soi. Mais la fureur de la bête va s'adoucir lorsque son chemin va croiser la jeune Haruka, avec laquelle des liens aussi indestructibles que le béton armé vont se créer: en effet, le pendentif que porte la jeune fille semble extrêmement convoité et il faut la protéger. Entre complot de famille et bagarres violentes, très réussies avec son gameplay efficace, rappelant les délires jouissifs des beat'em all urbain des années 90, Sega avait réussi à l'époque le lancement d'une nouvelle licence. Qui aurait prédit qu'elle deviendrait la grosse locomotive de la firme sur le marché actuel? Ce titre a permis d'offrir aux joueurs une belle alternative au looong congé-maladie (à durée indéterminé) pris par Ryo Hazuki après le flop de Shenmue II.