2017 - Jeux vidéos

Petit listing des zones vidéoludiques que j'ai exploré en 2017.

Liste de 26 jeux vidéo créée il y a plus de 9 ans · modifiée il y a plus de 8 ans
The Legend of Zelda: Ocarina of Time
8.7

The Legend of Zelda: Ocarina of Time (1998)

Zelda no Densetsu: Toki no Ocarina

Sortie : 11 décembre 1998 (France). Action-Aventure

Jeu sur Nintendo 64, GameCube, Wii, Wii U

Annotation :

I. GRANDS CLASSIQUES

MARS

Commencé il y a plus de dix ans, enfin fini cette année. Il y aurait beaucoup trop de choses à dire sur cette aventure pour que je ne puisse le synthétiser dans ce "micro-commentaire".

Mais quelle aventure ! J'ai la sensation que comme Link, lorsque je suis arrivé au temple du temps à huit ans, le jeu a compris que je n'était pas prêt (je ne l'ai jamais dépassé à l'époque). Il m'a fait abandonner la partie et a propulsé ma conscience de joueur treize ans dans le futur, droit vers le Stique adulte, pour qu'il reprenne les rennes et mette un terme au voyage. Avoir vécu l'aventure de cette manière est assez drôle.

Notons que pour la première fois, l'aspect répétitif du double voyage, traditionnel dans les Zelda (exploration des temples, twist, puis ré-exploration des temples) prend tout son sens.

La première partie du jeu voit Link explorer les lieux alliés au Royaume d'Hyrule (les Kokiris, les Hyliens, les Gorons et les Zoras) afin d'obtenir leur approbation, et être digne de la Triforce. Mais il reste bloqué au Temple du Temps pendant sept ans. Il n'a exploré que le sommet de l'iceberg, les lieux "validés" par le pouvoir en place. Et représenter le monde en tant que héros ce n'est pas ça. C'est ainsi que Link entreprendra son second voyage, explorant les même lieux, mais y ajoutant l'ombre inquiétante des Sheikahs, et le Royaume Gerudo, peuple de l'ennemi à abattre. Il s'agit de connaître le monde que l'on représente, et de voir les choses de ses propres yeux. Suivre les prophéties et les belles paroles de Seigneur n’entraînent en général rien de bon.

The Legend of Zelda: Majora's Mask
8.3

The Legend of Zelda: Majora's Mask (2000)

Zeruda no Densetsu: Mujura no Kamen

Sortie : 17 novembre 2000 (France). Action-Aventure

Jeu sur Nintendo 64, GameCube, Nintendo 3DS

Annotation :

SEPTEMBRE

Hypnotisant. On dirait presque un hack de génie d'Ocarina of Time, une version personnelle, malade et intime de la Légende de Zelda. Comme pour Ocarina, difficile de dire tout ce que j'ai à en dire en quelques mots. Thématiquement, le jeu est selon moi très riche, et j'imagine que chacun y trouvera quelque chose qui résonne avec lui.

Pour moi, le coeur du jeu sont ces questions : Quel avenir pour un héros, après la fin de l'aventure ? Dans quel mesure le frisson de l'aventure est-il un plaisir égoïste ? Qu'est ce qu'un héros sans le mal ? Un héros peut-il en venir à désirer la présence du mal pour pouvoir exister ? Quelle valeur pour les tâches quotidiennes, pour les histoires de chacun, pour le personnel ? Ou se situer par rapport à autrui ?

Ce sont celles qui m'ont le plus parlés, et qui sont selon moi les plus intelligemment questionnées par le jeu. Une expérience incroyable qui n'a rien perdu de sa force, dix sept ans après sa sortie.

Au dela de cette portée philosophique et réflexive du jeu, c'est tellement fun. Les transformations, le groupe Zora, le journal des Bombers, la quête d'Anju et Kafei...c'est du plaisir non stop ! Et les donjons sont géniaux.

Deux reproches : la gestion du temps peut être très frustrante, et oblige parfois à refaire des pans entiers de quêtes parce qu'on avait oublié un détail. Et le passage avec la création de statues dans la Tour de Pierre est très laborieuses à cause des cinématiques qui se déclenchent à chaque fois.

Deux éloges : la fin de la quête de Kafei et Anju. Dans les dernières heures du monde, avec cette incroyable musique et ces cloches qui résonnent. Un des plus beaux moments de jeu vidéo que j'ai vécu de ma vie.
Et...Ben Drowned. Après la fin du jeu, cette creepypasta l'a vraiment prolongé, transformé, enrichi d'une certaine façon.

Earthbound Beginnings
7.1

Earthbound Beginnings (1989)

Mother

Sortie : 15 juin 2015 (France). RPG

Jeu sur NES

Annotation :

MAI

Commencé en historien, comme un fardeau, un passage obligé par le premier opus de cette licence si importante pour moi. En fait, c'est la troisième fois que je le tente. Les deux fois d'avant, je m'était arrêté aux environs du zoo.

Et cette fois j'ai été jusqu'au bout. C'était un voyage éprouvant, rude par moments, et j'ai du consulter la soluce plus d'une fois, je l'avoue sans honte. Mais à la fin du jeu, j'était vraiment à fond, comme dans Mother 2 et 3. L'univers est beaucoup moins charmant et excentrique que ce qui fera la marque de fabrique des jeux suivants, mais il y a déjà l'embryon de tout ce qui en fait la force.

Et plus important : Mother 1 a des choses que n'ont pas ses successeurs. Certaines scènes assez belles, l'histoire de Gigyas, Magicant. Son scénario est beaucoup plus simple et classique que dans les jeux suivants, mais je trouve une certaine beauté dans ce classicisme simple, qui renforce l'idée que cette série ne se prend pas trop au sérieux.

Reste que c'est un jeu plein de défauts, hyper maladroit, qui a assez mal vieilli. Mais j'ai aimé y passer du temps.

Dark Souls: Prepare to Die Edition
8.2

Dark Souls: Prepare to Die Edition (2012)

Sortie : 23 août 2012. RPG, Action-Aventure

Jeu sur PC, PlayStation 3, Xbox 360

Annotation :

II. GROS JEUX EXPLORES

JUIN

Refait, pour la troisième fois.
J'ai décidé cette fois, après avoir joué Force deux fois dans le 1, et Agilité dans le 2, de me lancer sur la magie. Ça m'a aussi permis de faire la quête de Logan, qui était la seule qui me manquait.

Et c'était hyper bien, une vraie nouvelle aventure, avec une difficulté et une progression très différente.

Dark Souls II
7.5

Dark Souls II (2014)

Dāku Souru Tsū

Sortie : 14 mars 2014 (France). RPG, Action-Aventure

Jeu sur PC, PlayStation 3, Xbox 360, PlayStation 4, Xbox One

Annotation :

JANVIER

J'ai joué sur la version Scholar of the First Sin, et ait achevé les trois DLC avant de finir le jeu pour la première fois.

Première grosse expérience vidéoludique de l'année menée à son terme, Dark Souls II m'aura particulièrement éprouvé. J'y ai passé une soixantaine d'heures, et les dix dernières m'ont parues longues : je dois avouer que j'avais hâte de finir le jeu et d'en être libéré.

Le jeu est bon et j'y ai passé beaucoup de bons moments. Certaines zones m'ont marqué et quelques boss me secouent encore le cœur. Mais globalement, une mythologie beaucoup plus fragile que celle du premier épisode, un jeu beaucoup moins condensé et un peu trop étalé, et des affrontement largement moins intenses.

Quelques bonnes choses : le Roi Vendrick et tout ce qui tourne autour de lui, la complexification du dilemme entre l'Âge du feu et l'Âge sombre, la découverte du sanctuaire de dragons, Pharos, le Roi d'Ivoire, et la détermination.

Ma plus grosse erreur est d'avoir enchainé tous les DLC au cours de ce premier run. Sans eux, la durée du jeu aurait été impeccable. D'un autre côté, je ne me serais pas senti de refaire le jeu immédiatement, comme j'avais fait pour Dark Souls, et le contenu des DLC est quand même très important, notamment pour aboutir à la "vraie fin".

Dark Souls III
8.4

Dark Souls III (2016)

Dāku Sōru Surī

Sortie : 12 avril 2016. Action, RPG

Jeu sur PC, PlayStation 4, Xbox One

Annotation :

DECEMBRE

Dark Souls 3 c'était ouf, c'était grand, c'était dantesque, épique, le pinnacle de la série, les boss les plus dingues. Quelle aventure !

J'ai décidé de n'invoquer aucun PNJ. C'est le dernier jeu, il faut le vivre à fond. Un problème au dernier boss : son combo, dans sa deuxième phase, me one-shot à chaque tentative. Il faut que je m’entraîne, spécifiquement, à éviter ce combo. Et c'est tellement épuisant de suer sang et eau sur la première phase pour perdre d'un seul coup par la suite...
Allez. J'invoque un PNJ pour passer la première phase (il devrait y mourir et me laisser seul pour la suite), je m’entraîne à éviter le combo, et je me suicide pour retourner faire le combat à la régulière.

Il y a un chevalier solaire à l'entrée, peut être une référence au premier jeu ! Allez on l'évoque. Mais attends...est ce que c'est vraiment un PNJ ?! Il balance des éclairs, enchaîne le boss, en quatre coups il passe la première phase. Pas le temps de quitter, pas le temps de mourir, il tue le boss. Il me vole l'ultime boss, le dernier de la saga, il me vole la sueur et le stress, et me laisse vide, en état de choc, près du dernier feu. Je le laisse s'éteindre.

Le générique défile. Plus d'émotions. Recommencer, la rage aux dents ? Plus envie. Je me retourne sur le jeu. Qu'est ce qui était si bien finalement ? Les retrouvailles avec chacune des zones me fatiguent d'avance. Je n'y suis pas chez moi, dans ces zones linéaires, pas accueillantes.

Et c'est alors que Dark Souls 3 porte le mieux son nom. The Fire Fades. Dark Souls 3 a éteint ma flamme. Chapeau.

EDIT : la suite en 2018...

Dishonored
7.6

Dishonored (2012)

Sortie : 9 octobre 2012. Action-Aventure, Infiltration

Jeu sur PlayStation 3, Xbox 360, PC

Annotation :

FEVRIER

J'y ai passé une quinzaine d'heures. J'ai essayé d'être discret, mais la plupart des niveaux ont finis en boucherie. J'ai ramassé toutes les runes et tous les fragments d'os, et ai donc bien exploré chaque niveau.

Dishonored a été une expérience très sympa. Des zones juste assez ouvertes pour pouvoir prendre plaisir à les explorer sans avoir l'impression de se perdre, un millier de chemins pour un même objectif qui permet d'avoir la réelle impression de faire un choix et non de simplement suivre le sens du jeu.

Le design des personnages et l'esthétique générale est géniale. Le sentiment de "Half-Life-like" très puissant par moment fait chaud au coeur. Petit bemol pour les nombreux livres et informations trouvés ça et la. Sur le papier, l'idée est bonne (enrichir l'univers de la sorte) mais dans la réalité, on a jamais vraiment envie de se pencher dessus, pris par le jeu. L'univers semble ne pas valoir la peine d'une telle attention, cela étant du à des personnages et une histoire assez creuse.

Dommage, cela vient casser tout ce qu'essaie de faire le jeu avec son travail sur l'éthique et la morale, qui aurait pu être très intéressant. Mais tous les ennemis étant des bots similaires avec les mêmes répliques, difficile de faire passer un réel message au joueur sur la valeur d'une vie. Ce qui devait avoir un sens éthique et morale ne devient qu'une question de "façon de jouer".

Abzû
7

Abzû (2016)

ABZÛ

Sortie : 2 août 2016. Aventure

Jeu sur PC, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, Streaming, Nintendo Switch 2

Annotation :

III. EXPERIENCES INDES EN VUE

JANVIER

Première expérience indé de l'année, Abzû amorce les choses en douceur. Enfin, plus ou moins. En fait, Abzû marque la première étape du traitement (en douceur encore une fois) de ma phobie des baleines et des gros animaux marins.

On se surprend à passer plus de temps qu'on ne penserait en compagnie des poissons. Le nombre de sauts que j'ai fait avec les dauphins et les orques frise l'absurdité. L'aspect narratif très doux du titre, servant plus à cadrer et diriger l'émerveillement qu'autre chose, est très bien vu et empêche l'entrée de toute monotonie sans forcer une "profondeur" à ce swimming simulator (elle permet de plus un dernier tiers de jeu vraiment jouissif et plein de surprises).

Je suis assez mitigé sur l'aspect "aquarium interactif", violemment mis en avant par l'option de médiation. Si son aspect relaxant et encyclopédique est intéressant, elle trahit une certaine inutilité du gameplay et désincarne un peu trop, selon moi, cette aventure sous-marine.

Ao oni
5.3

Ao oni (2008)

Sortie : octobre 2008. Aventure

Jeu sur PC

Annotation :

JUIN

Enfin, j'ai joué au mythe !
Ca reste assez banal, mais la créature est tellement cool. J'ai vraiment apprécié mon moment sur le jeu, mais j'ai beaucoup utilisé la soluce quand même.

Anodyne
6.7

Anodyne (2013)

Sortie : 22 mars 2013. Action-Aventure

Jeu sur PC, Mac, Linux, iPad, iPhone, Android, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2

Annotation :

JUIN

C'est modeste, et à la fois ça raconte des choses. Ca met en abime le jeu comme un divertissement pour oublier les "réels problèmes" de la vie, et en même temps ça assume à fond ce rôle : tout est varié, changeant, mystérieux, innatendu. Aucune chance n'est laissé au joueur de s'ennuyer.

C'est divertissant, et ça réfléchit un peu, en étant conscient de sa vanité. C'était intéressant, fun, et un poil touchant par moment, sans qu'on ne sache vraiment ce qui nous touche.

Apotheon
6

Apotheon (2015)

Sortie : 4 février 2015. Plateforme, Action, Aventure

Jeu sur PlayStation 4, PC, Mac, Linux

Annotation :

AOÛT

Relation d'amour haine avec ce jeu. C'est très beau, bien pensé, il y a quasiment une nouvelle idée à chaque niveau, et le vertige d'affronter les Dieux est incroyable. La fin du jeu, et ses derniers niveau sont vraiment épiques au sens mythologique du terme.

Et pourtant à de nombreux moments j'ai eu envie de tout lâcher, à cause d'un gameplay assez brouillon et hermétique. C'est con, j'ai l'impression d'avoir appris à le savourer une fois le dernier niveau atteint, et je pense que j'aurais davantage apprécié le jeu en NG+ (que je n'aurais malheureusement pas le courage de faire).

A l'arrivée, j'ai du mal à savoir si je dois qualifier le gameplay d'hermétique, de confus ou d'exigeant. Probablement un peu de tout ça à la fois.

The Cat Lady
7.9

The Cat Lady (2012)

Sortie : 1 décembre 2012. Aventure

Jeu sur PC

Annotation :

NOVEMBRE

Que penser, que dire sur The Cat Lady ? Jeu narratif pas très beau, d'assez mauvais goût, aux personnages assez binaires. Un aspect point & click assez sympathique par moment, quand il ne se contente pas d'aligner les clichés de torture porn facile. Un début poussif, très difficile d'accrocher.

Et pourtant ça finit par fonctionner, et ça finit par être un jeu porteur, qui remonte le moral, cathartique. Parce que cette Susan est forte, et garde le moral même dans l'horreur. Sa relation avec Mitzi est très touchante. Si le jeu s'était moins reposé sur le sang et l'immonde, et s'était concentré sur cette partie (très réussie) de porte à porte dans l'immeuble, cela aurait pu être très chouette.

Le jeu gère le quotidien, mais semble ne pas lui faire confiance, vouloir s'évader vers le plaisir de l'étalage des boyaux et vers les psychopathes qui torturent leur femme.

Child of Light
7

Child of Light (2014)

Sortie : 29 avril 2014. Action, Plateforme, RPG

Jeu sur Nintendo Switch, PC, PlayStation 4, PlayStation 3, PS Vita, Xbox 360, Xbox One, Wii U, Nintendo Switch 2

Annotation :

NOVEMBRE

Annulé. Je n'aime pas trop.
Dans la lignée des Dust, des Ori, des Trine...poésie pré-machée, artificielle, poésie marketting. Ca ne marche plus, ça.

Closure
6.5

Closure (2012)

Sortie : 7 septembre 2012. Plateforme, Réflexion

Jeu sur PC, Mac, Linux, PlayStation 3

Annotation :

MAI

Je ne suis pas très puzzle-game. Le risque, c'est que j'ai l'impression d'y perdre mon temps. Closure a un principe intéressant et une esthétique très sympa. Mais il ne fait jamais éclore ces deux éléments, et à du mal à se complexifier au fur et à mesure de la progression dans les puzzles.

Deux ou trois puzzles m'ont posés de vrais problèmes. Et Closure a rempli son boulot de puzzle-game. Ce que j'y aime c'est surchauffer, pendant une heure, sur une énigme, puis la voir se délier comme par magie, alors que mon cerveau rentre en résonance avec la logique du jeu.

Ce moment de grâce vaut bien la galère qui le précède, et signale que le jeu est parvenu à son objectif de nous faire penser un monde différent, avec une logique propre. Closure est passé à deux doigts de rester un puzzle game bourgeonnant fatigué mais est quand même parvenu à quelques soubre sauts qui font que je suis satisfait du voyage.

Dream
5.1

Dream (2014)

Sortie : 2014 (France). Aventure, FPS, Réflexion

Jeu sur PC

Annotation :

MARS

Je l'attendais depuis que le projet avait été annoncé il y a quelque années, mais les réactions très négatives m'avaient bien refroidi. Pourtant, en ce mois de mars, enfin, j'ai pu visiter les mondes de Dream et voir ce que ce jeu indé - qui aborde un de mes sujets de prédilection - avait dans le ventre.

Ce jeu m'a terrifié comme aucun depuis longtemps, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout. La maison d'Uncle Ed, en elle-même, a quelque chose de terriblement inquiétant, et m'a fait ressentir ce que je ressentais, seul dans la trop grande maison de mes grands parents, quand j'était petit. Je ne parle donc même pas des phases de cauchemars, toutes terriblement bien faites, qui m'ont tétanisés, et auraient pu me faire abandonner le jeu à elles toute seules.

Pour parler des rêves en eux-mêmes, le jeu est assez inégal selon les actes. L'acte 1 est assez génial, il négocie une super balance entre l'absurde et le symbolique, truffé de bonnes idées, avec des "sides dreams" très prometteurs. Sa non-linéarité est aussi très agréable. L'acte 2 est toujours plutôt riche, mais beaucoup moins interactif, on est davantage spectateur et les idées, bonnes, restent moins originales/marquantes. L'acte 3 enfin, est vraiment en dessous, long et peu inspiré, exception faite du rêve des Easter Eggs.

La sensation de jeu en chantier/abandonné/pas fini est assez désagréable, c'est vrai, mais une fois cette sensation dépassée, on peut vraiment apprécier les très nombreuses bonnes idées du jeu, et la richesse de ses propositions. Assez maladroit dans sa balance entre les moments de jeu et les moments de contemplation (à part dans son premier acte) le jeu reste plaisant, surprenant et parfois marquant.

L'OST est très bonne, la sensation de rêve tombe parfois très juste (d'ou la peur qui m'a habité quasiment tout le jeu) et le mariage de l'intrigue générale à tous ces rêves éparpillés est...plutôt réussie. Elle ne prend pas trop de place, mais est présente tout du long en arrière plan.

Dust: An Elysian Tail
7

Dust: An Elysian Tail (2012)

Sortie : 15 août 2012. Action, Beat'em up, RPG

Jeu sur PC, PlayStation 4, Xbox 360, Nintendo Switch, Linux, Mac, iPhone, iPad, iPod, Nintendo Switch 2

Annotation :

MARS

Pour le moment, j'arrête, après environ deux heures de jeu. Le système de combat est sympathique, mais l'univers est détestable, l'esthétique pleine de mauvais gout. J'ai l'impression de jouer à une fanfiction de collégienne insupportable.

L'animation est réussie, mais le chara-design est à vomir. J'ai rarement vu pire. Et j'ai rarement méprisé à ce point un jeu auquel je joue. Même Muv-Luv ne m'avait pas fait ressentir ça. En fait, je déteste.

Fran Bow
7.8

Fran Bow (2015)

Sortie : 27 août 2015. Point’n’click, Aventure, Survival horror

Jeu sur PC, Mac, Linux, Android, iPad, iPhone, Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch 2

Annotation :

AOÛT

L'acte 1 annonce un jeu à l'aspect angoissant très réussi, mais se reposant uniquement sur les poncifs de l'horreur basique, essayant d'en caser le plus possible au delà de toute réelle réflexion sémantique.
L'acte 2 laisse supposer que, peut être, il y a quelque chose dans Fran Bow.
L'acte 3 nous prouve qu'il y a quelque chose de plus, une réflexion, une construction.

L'acte 4 est une légère redescente, mais agit surtout comme une transition.
L'acte 5, malheureusement, conclut le jeu en en faisant une version creepy d'Alice au pays des Merveilles mêlant jusqu'à l’écœurement l'absurde, le gore et l'humour en laissant de côté la force des quatre premiers actes. Il évite au moins une fin trop évidente ou inintéressante, mais perd selon moi la cohérence des quatre premiers actes.

Gone Home
6.3

Gone Home (2013)

Sortie : 15 août 2013. Inclassable, Aventure, Fiction interactive

Jeu sur PC, Mac, Linux, Wii U, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, iPad, iPhone, Android, iPod, Apple Vision Pro, Nintendo Switch 2

Annotation :

NOVEMBRE

C'est trop dommage, ça aurait pu être tellement bien !

Le principe du jeu est très efficace, et fonctionne vraiment bien. Il s'agit de reconstituer la vie d'une famille, simplement en fouillant leur immense maison. Les objets, les lettres, les traces de vie. On découvre avec Gone Home comment une maison est habité par le passé et le présent, même en dehors de la présence de ses habitants. La maison est immense, pleine de passages secrets, et c'est un réel plaisir de l'explorer, et de réunir les moindres petits détails sur la vie de cette famille.
Chaque personnage cache son histoire personnelle, ses relations, ses démons. Rien d'incroyable, pas vraiment de grand drame familial, mais justement : la vie quotidienne peut vite devenir passionnante, surtout quand elle est parsemé comme ça aux quatre coins d'un manoir.

Mais il faut le dire : le fil rouge n'est pas terrible. En fait il n'est pas intéressant, d'une mièvrerie dingue, il en fait des caisses et son principe même tire une balle dans le pied du jeu. Régulièrement, au cours de notre exploration de la maison, une partie de témoignage nous est lu, en réponse à la découverte d'un objet, d'une image d'archive, d'un document. Témoignage qui ne sera pourtant trouvé qu'à la fin du jeu.
Un moyen de rendre le jeu plus accessible, peut être. Mais qui casse l'intérêt du principe du jeu. Réunir les indices, en tirer nos conclusions, visiter la maison. Ces enregistrements audio, sortis de nul part, nous volent notre travail, et sapent l'intérêt de Gone Home.

Il reste au jeu de très bonnes idées. On y passe un bon moment, et en plus ce n'est pas très long. Ca valait le coup.

Her Story
7.3

Her Story (2015)

Sortie : 24 juin 2015. Aventure, Simulation, Inclassable

Jeu sur Android, PC, Mac, iPad, iPhone

Annotation :

AOÛT

Her Story mérite vraiment qu'on s'y intéresse. Il vous prendra deux heures de votre temps, ce qui, je trouve, est une durée parfaite pour l'expérience : cela vous prendra le temps d'un film, en vous maintenant en activité intellectuelle constante.

Je ne sais pas si c'est dans le champ du jeu vidéo qu'Her Story est le plus intéressant (quoi qu'étymologiquement, cela tombe curieusement juste). J'aurais davantage envie de parler d'expérience de cinéma interactif novatrice passionnante.

Ce système ouvre des possibilités de narration assez dingues, et j'aimerais voir plus d'oeuvres prendre ce type d'initiatives.

Hiveswap: Act 1
6.3

Hiveswap: Act 1 (2017)

Hiveswap

Sortie : 14 septembre 2017. Point’n’click

Jeu sur PC, Mac, Linux

Annotation :

SEPTEMBRE

(Acte 1) Hiveswap, c'est sympa, vraiment sympa même. Mais c'est du Homestuck adouci. L'image est belle, mais plus douce, plus traditionnelle. Tout est plus simple, plus logique, moins fou. Les dialogues sont plus basiques, et plus nettement militants (là ou la force d'Homestuck était d'amener son aspect progressiste comme une évidence, ce que j'ai rarement vu aussi bien fait.) La musique aussi est adoucie, Toby Fox est "normalisé" par un collaborateur qui rend le tout plus symphonique et moins touchant.

Mais c'est sympa, et j'ai quand même hâte d'avoir la suite. Juste, ça n'a rien à voir avec la force d'Homestuck. Ça ressemble plus à ce que ses fans en ont fait.

Kona
6.4

Kona (2017)

Sortie : 17 mars 2017. Aventure

Jeu sur PC, Mac, Linux, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2

Annotation :

MARS

Passionant et immersif.
On s'y croirait, on a envie de tout fouiller. Le jeu de la carte au trésor est trop bien. Par contre la fin hyper torchée est décevante. Mais l'enquête est vraiment géniale.

Lumino City
7.2

Lumino City (2014)

Sortie : 2 décembre 2014. Aventure, Point’n’click

Jeu sur Mac, iPad, Apple TV, iPhone, PC, Android

Annotation :

JUILLET

Lumino City est un petit point & click très sympa, avec des énigmes inventives, et une esthétique superbe. Il a quelques très bonnes idées (la maison qui se retourne, les adresses de lettres à reconstituer, le flipper) mais n'arrive jamais à dépasser ce statut de "petit jeu sympa".

Il reste un petit indie timide qu'on apprécie en un week-end. On ne l'oubliera pas et on en garde un bon souvenir, mais on ne s'en souviendra pas particulièrement.

MOTHER: Cognitive Dissonance
-

MOTHER: Cognitive Dissonance (2014)

Sortie : 2014 (France). RPG

Jeu sur PC

Annotation :

MAI

C'est une symphonie, une ode à la série, un de ses meilleurs jeux, et un superbe moyen de se retourner sur tout ce qu'on a traversé après avoir fait les 3 Mothers.

Je conseillerai presque Mother 1 rien que pour avoir la possibilité de faire celui la par la suite.

Oxenfree
6.9

Oxenfree (2016)

OXENFREE

Sortie : 15 janvier 2016. Aventure

Jeu sur PC, Mac, Linux, PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox One, iPhone, iPad, Android, Windows Phone, Nintendo Switch 2

Annotation :

AOÛT

Qu'est ce que je pense d'Oxenfree, avec le recul ?

Il y a ce côté "série américaine", entre Life is Strange et Strangers Things, un peu fatiguant (le fantasme obsessionnel autour de la radio résonne pas mal avec ça). Et puis l'histoire n'est pas géniale, et l'aspect interactif est assez limité.

Mais il y a cette esthétique que j'aime beaucoup. Et puis il y a cette gestion des dialogues,qui s'approche de ce qui m'intéresse beaucoup dans le jeu à choix contemporain. J'y oppose aux grosses ficelles du choix narratif (qui résulte sur la prise d'un embranchement dans l'histoire) celles du choix poétique, "inutile", qui permet au joueur de dessiner, par petites touches, l'histoire et les personnages à sa façon, en plus de proposer un réel sentiment immersif.

Lorsque le groupe s'anime, parle, s'affole, rigole, il est possible de parler. Bien sur, le temps est restreint, il faut réagir avant qu'ils ne passent à autre chose. Il faut être socialement efficient, et choisir la phrase qui fera mouche, pour ne pas se faire dépasser par les événements. Choisir en temps réel quelle bêtise répondre à un jeu d'Action ou Vérité, choisir d'engager la conversation avec son récent beau frère ou le laisser parler tout seul, en plan.

Ces petites touches discrètes ne sont elles pas plus intéressantes, plus sensible, que ces grosses décisions stratégiques faites pour essayer que le personnage que l'on préfère ne meurt pas ? Alors c'est sur, à première vue, c'est moins puissant, moins choc. Mais au bout du compte, le choix poétique est le seul à ne pas montrer ses limites, à ne pas se limiter à une série d'embranchements dont le jeu essaie de préserver l'illusion. Le jeu ne jette plus de la poudre aux yeux alors (Vous avez le CHOIX ? Tout dépend de VOUS !) mais travaille avec le joueur à construire un portrait sensible.

Tout cela est aussi grandement du au fait que la plupart des dialogues du jeu se passent en marchant. La discussion n'est alors plus une "phase de jeu", elle fait partie intégrante de l'existence du personnages. On marche. On parle, ou pas. On existe quoi.

C'est ainsi, que malgré son histoire typiquement "nostalgique série B 80's", Oxenfree arrive à créer une situation d' "être au monde social" qui touche du doigt certaines choses intéressantes.

(Je dis "touche du doigt", car le jeu repose quand même toujours sur les grosses ficelles du jeu à choix narratif, avec ces éternels pourcentages finaux, "Vous et blabla% des joueurs ont fait ça")

Pony Island
6.8

Pony Island (2016)

Sortie : 4 janvier 2016. Réflexion

Jeu sur Mac, PC, Linux

Annotation :

MARS

C'est dommage. Le jeu est très sympa, et vraiment inventif, mais je l'ai quasiment déjà oublié. La faute à deux choses : il est très court, et ne fait rien qui n'ai déjà été fait.

Le jeu méta est à la mode, et malheureusement j'en ai vu d'autres avant lui. Au lieu du mind-blown que je sentais que les développeurs cherchaient à déclencher, j'était plutôt accompagné perpétuellement d'un sourire en coin mental, sachant là ou le jeu voulait en venir en permanence. Très appréciable, mais ça s'arrête là.

Il y a quelques années, j'aurais sûrement adoré !

Sonic Mania
7.4

Sonic Mania (2017)

Sortie : 15 août 2017. Plateforme

Jeu sur Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, PC, Nintendo Switch 2

Annotation :

SEPTEMBRE

Sonic Mania. Comment se remettre à un autre Sonic après celui la ? Quelle douceur, quelle finesse, on se balade, on se laisse aller, on est bien.

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