2019. Je vais tellement remplir cette liste que t'en auras marre de la voir sur ton fil.

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260 films

par Peaky
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    Don't Breathe - La Maison des ténèbres (2016)

    Don't Breathe

    1 h 28 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Fede Alvarez avec Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette

    1/1

    Un concept original et bien exploité. Des ados cambriolent des maisons pour un meilleur futur. Et lorsqu’il s’introduise chez un vieil aveugle, l’homme se défend. C’est bizarre parce que pour une fois, pendant un temps du moins, on ne peut pas clairement choisir un camp. C’est un home invasion retourné et c’est très sympa. Le film joue intelligemment sur le fait que l’homme est aveugle.

    Ce qui est génial, c’est qu’on est continuellement surpris. Dès le début, des événements inattendus interviennent, les retournements de situation sont nombreux. Mais malgré ça, je comprends vraiment pas l’utilité de commencer par une image de la fin, à part pour donner une vision fataliste, un destin sans issue heureuse.

    La réalisation est très soignée, entre plans séquences ingénieux et cheminement labyrinthique dans la maison. C’est un divertissement plus qu’honnête, avec de l’originalité, bien filmé, bien joué et surtout de l’horreur plausible qui fonctionne sans tricherie. Que demande le peuple ?
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    Sinister (2012)

    1 h 50 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Scott Derrickson avec Ethan Hawke, Juliet Rylance, James Ransone

    1/1

    Ça fait du bien de voir un film d’horreur où les personnages prennent des décisions intelligentes. Et c’est justement ces choix logiques, qui se retournent contre eux.

    L’histoire est très intéressante, avec un écrivain qui enquête sur des meurtres scabreux. Ca légitime le fait qu’il creuse toujours plus loin, alors que des événements dangereux se passent. J’ai trouvé Ethan Hawke excellent dans ce rôle d’ailleurs.

    Malheureusement, comme souvent dans ce genre de films, la bande annonce en dévoile beaucoup trop et ça manque de trouvailles dans les effets horrifiques. Mais le plus gros point faible pour moi, c’est cette fin si décevante, rushée comme jamais, qui tombe comme un cheveu dans la soupe. On ne trouve pas de réponses à nos questions, ça se finit sans aucune apothéose.

    Film d'horreur intelligent avec une ambiance pesante, expérience satisfaisant malgré quelques jumpscares facile et une fin ratée.
  • Guerre et Paix (1956)

    War and Peace

    3 h 28 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de King Vidor avec Audrey Hepburn, Henry Fonda, Mel Ferrer

    1/1

    J’aime tellement Audrey Hepburn qu’il m’était difficile de passer à côté. C’est loin d’être son meilleur rôle, mais elle est si adorable, rayonnante et justement mise en valeur. Pareil pour Henri Fonda, excellentissime acteur mais surement pas le meilleur choix, tant il va à contre-courant. D’ailleurs, j’ai lu qu’il avait admis lui-même qu’il savait qu’il était trop vieux pour le rôle et ne l’avoir accepté que pour l’argent.

    Toujours eu une fascination aussi pour les films ultra ambitieux, avec leur budget colossaux, leurs centaines de figurants réels, leurs mouvements de foule synchronisés. Une mégalomanie qui force le respect à chaque fois.

    Malheureusement, cette adaptation du livre de Tolstoi ne comble pas ses ambitions. La faute à des personnages inintéressants et à un ennui qui s’installe au fil des 3h30. Puis, la pris de son est juste horrible, c’est vraiment dommage.
  • Bande-annonce

    Won't You Be My Neighbor? (2018)

    Won’t You Be My Neighbor?

    1 h 34 min. Sortie : . Biopic.

    Documentaire de Morgan Neville avec Fred Rogers

    2/1

    Faut le voir. C’est LE documentaire qui redonne foi en l’humanité. Ce n’est pas tant le docu que l'individu à qui il est consacré qui est exceptionnel. Fred Rogers est tellement une inspiration. C’est un peu le Jacques Martin américain, il a créé une émission pour enfant qui a bercé la jeunesse américaine pendants des années.

    Mais il va beaucoup plus loin, il parlait de sujets sensibles aux enfants, il leur transmettait une force et une confiance énorme, il traduisait son monde contemporain en mots simples. J’ai rarement vu quelqu’un avec autant d’empathie, ses discours sont puissants et d’une intelligence didactique rare.

    J’en ai eu les larmes aux yeux de voir tant d’humanisme alors que je ne connaissais pas la personne.
  • Bande-annonce

    Les Ensorcelés (1952)

    The Bad and the Beautiful

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Vincente Minnelli avec Lana Turner, Kirk Douglas, Walter Pidgeon

    3/1

    J’ai toujours une affection particulière pour les films qui parlent de cinéma. Qui de mieux qu’Hollywood pour parler d’’Hollywood ? La mise en abîme nous donne plein d’informations en nous plongeant au coeur du système. Tous les jeux de pouvoirs, les amitiés, trahisons entre producteurs, scénaristes, acteurs, je trouve ça assez fascinant. Scorsese disait d’ailleurs que ce film avait été une révélation pour lui.

    Un peu plus de mal par contre avec la façon dont le film est découpé. Encore une fois, on commence par la fin en procédant par flash-backs. Trois personnages sont réunis pour décider s’ils vont accepter de tourner un film avec un certain producteur. Et chacun à leur tour, ils vont raconter leur relation avec celui-ci, décrivant comment leur amour s’est transformé en haine. On sait directement à quoi s’attendre, le montage est d’une prévisibilité qui me sort un peu du film.

    C’est mon tout premier Minelli et force est de constater la finesse, l'élégance de sa réalisation très classique. Le ton cynique est délicieux, Kirk Douglas est monumental. Un portrait juste et fascinant du système hollywoodien, entre hommage et dénonciation.
  • Bande-annonce

    Les Acteurs (2000)

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Bertrand Blier avec Jean-Pierre Marielle, André Dussollier, Jacques Villeret

    4/1


    « Tous les ans les spectateurs commettent des meurtres. Et vous savez quelle est leur arme ? L’indifférence ».

    Je disais hier avec Les ensorcelés que j’aimais les film consacrés au cinéma et bien j’ai été servi ici. C’est ma troisième expérience avec Bertrand Blier (Buffet froid, Beau-père) et c’est encore une grande réussite. Il y a une telle force dans les dialogues, un cynisme, un humour noir qui me fait tomber par terre.

    Je pense qu’il a réussi à réunir le plus grand casting français autour d’un même projet. Tout les grands noms sont là. Même les petits rôles sont marquants et mis en valeur. Beaucoup d’entre eux n’hésitant pas à casser complètement leur image, à rire d’eux-mêmes (Belmondo, Arditi, Depardieu). C’est un combat de coq pour voir qui fera la meilleure performance, déclamera son texte avec le plus d’intonation.

    J’ai trouvé ça évidemment hilarant, ça tombe parfois délicieusement dans l’absurde. C’est beau de voir tous ces acteurs se renvoyer la balle dans des situations burlesques, avec un discours toujours en sous-texte de Blier sur le monde du cinéma (les vieux acteurs délaissés surtout). Le message à son père en scène final est terriblement touchant.
  • L'Ennemi public (1931)

    The Public Enemy

    1 h 23 min. Sortie : . Gangster et drame.

    Film de William A. Wellman avec James Cagney, Jean Harlow, Edward Woods

    5/1


    Les films du pré-code n’avaient définitivement pas froid aux yeux. Mécontent d’une discussion avec sa compagne, James Cagney lui écrase violemment un gâteau dans la figure. Quel choc à l’époque. Wellman prend la décision ici de ne jamais montrer les meurtres, ils se passent toujours hors champ. La caméra se détourne mais le son terrible résonne d’autant plus.

    C’est un film de gangster tout ce qu’il y a de plus classique, James Cagney installe son rôle de petit malfrat ambitieux et sans pitié. On installe tous les codes du genre, mais il reste en-dessous de ses grands frères (White Heat / Les fantastiques années 20). Comme Scarface, il manque notamment d’une vraie ambiance sonore.

    Ce que j’aime dans cette période, c’est que l’histoire est vraie et que le film décrit une situation de son époque avec l’ambition de faire changer les choses politiquement.
  • Bande-annonce

    Fiancées en folie (1925)

    Seven Chances

    56 min. Sortie : . Muet et comédie.

    Film de Buster Keaton avec Buster Keaton, Ruth Dwyer, T. Roy Barnes

    6/1


    Combien de fois il a risqué sa vie dans ce moyen-métrage ? Les cascades se concentrent sur les 20 dernières minutes mais je reste ébahis devant tant de prises de risques, j’imagine pas les 300 fractures à la fin du tournage. On se croirait dans un jeu de plate-formes, avec ces sauts au-dessus d’un ravin ou ces éboulis de pierres. Puis cette foule de mariées qui balaie la ville, c’est tellement impressionnant.

    Avant ce final dantesque, Buster doit trouver une fiancée avant la fin de la journée afin de toucher l’héritage de son grand-père. Et on ne se lasse de le voir prendre des vents, suite à ses maladresses. C’est évidemment très drôle, touchant, léger, burlesque. Avec des pincettes, il brasse plein de sujets sociaux (les mariages inter-raciaux, les mariages pécuniers, les drags queens, les « vieilles filles ») hyper sensibles pour l’époque.
  • Bande-annonce

    Répulsion (1965)

    Repulsion

    1 h 45 min. Sortie : . Drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Roman Polanski avec Catherine Deneuve, Ian Hendry, John Fraser

    Séances de cinéma (2 salles)
    6/1


    Polanski et son éternelle exploration du mal, sous toutes ses formes. On se rapproche ici du Locataires et de Rosemary’s Baby, où c’est un lieu clos (un immeubles d’appartements) qui provoque, ou du moins est témoin des angoisses se transformant en folie.

    C’est un film très feutré, presque silencieux. Deneuve, entre Les demoiselles de Rochefort et les parapluies de Cherbourg, échange un personnage et un univers coloré pour un rôle tout en retrait. Et j’ai juste pas du tout réussi à rentrer dedans, j’avoue avoir décroché après la première heure. En fait, j’ai toujours eu du mal avec les films sombres jusqu’à la moelle (Von Trier, Aronofsky, certains Lynch). Je n’arrive pas à contempler avec satisfaction ce rythme lent, cette esthétique sombre, cette dégradation mentale entre réel et paranoïa.
  • Bande-annonce

    La Vénus à la fourrure (2013)

    1 h 36 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Roman Polanski avec Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric

    7/1


    Une seule pièce. Deux acteurs. En temps réel. Fallait oser. Et ça paie.

    Je peux pas m’empêcher de me demander quel est l’intérêt cinématographique de ce genre de films. Pourquoi en faire quelque chose de plus qu’une pièce de théâtre, si c’est pour reprendre tous ses codes.

    Mais je suis agréablement surpris, on est quand même tenu en haleine sur la durée grâce à la joute verbale endiablée. C’est drôle, sensuel, érotique même. La relation entre les deux acteurs évolue petit à petit, au fil du texte de la pièce qu’ils répètent.

    J’ai un peu de mal avec le personnage de Wanda, tellement insaisissable. Sur un sujet, elle passe pour une imbécile et sur le suivant elle est une surdouée avec une compréhension du texte supérieure à celle du metteur une scène. Et cette variation dans son « intelligence », elle est tellement variable et aléatoire (ce n’est pas juste le côté théorique qu’elle ne connait pas et le côté technique qu’elle connaitrait, ce qui aurait pu être logique). Je pense aussi, sans remettre vraiment en cause la prestation de Seigner, que le film aurait mieux marché avec une jeune actrice débutante, sans expérience. Saigner a 45 piges et parle vulgairement dans un langage jeune, je trouvais ça ne correspondait pas au personnage. Mais bon on connait l’amour de Polanski, c’est vraiment une de ses actrices fétiche.

    Le challenge était truffé d’obstacles mais l’essai est transformé.
  • Bande-annonce

    Public Enemies (2009)

    2 h 20 min. Sortie : . Biopic, policier, drame et historique.

    Film de Michael Mann avec Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard

    8/1

    Il avait tous les ingrédients pour faire une belle recette. Et pourtant, à la dégustation, la sauce ne prend pas.

    Il est clair que Mann a voulu reproduire à l’identique le schéma de Heat.
    On a un braqueur de banque et un policier chargé de l’arrêter en tête d’affiche. Le braqueur tombe amoureux et révèle assez vite ses activités à sa belle. Les deux protagonistes ne se rencontrent que très peu et très tard (une fois au milieu, une fois à la fin).

    Mais Depp n’est pas De Niro et Mann n’est plus ce qu’il était. Les personnages sont juste ratés, leur opposition est inexistante. Le film échoue à les rendre intéressants alors que l’histoire vraie est riche. Par exemple, Dillinger était adoré du grand public, ne volant que les banques et non le contribuable. C’est mentionné dans le film, mais on ne voit jamais les conséquences de cela. Pour Bale, excellent acteur au demeurant, il est perdu dans une froideur austère, il n’est jamais mis en valeur.

    Même au niveau de la réalisation, Mann, qui ne nous jamais habitué à ça, se loupe. Une caméra à l’épaule qui tremblote, un tout numérique où on ne retrouve pas dans l’ambiance d’époque, pour moi le film parait beaucoup trop « neuf », il n’y a pas d’indices de la grande dépression, pas de sentiment d’époque. Je peux vous dire que j’en ai bouffer des films des gangsters des années 30 (j’ai vu Public Enemy hier d’ailleurs, l’un des films fondateurs du genre) et si Mann reprend les codes (les gangsters en costume, les tommy gun, les voitures d’époque Ford caractéristiques…), le sentiment d’époque n’est juste pas là.

    Par contre, la collection de lunettes dans ce film est exceptionnelle.
  • Bande-annonce

    Incassable (2000)

    Unbreakable

    1 h 46 min. Sortie : . Fantastique et thriller.

    Film de M. Night Shyamalan avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright

    9/1

    Un revisionnage nécessaire et qui fait du bien. Je l’avais déjà dit il y a trois ans, je trouve que c’est hyper inventif et réfléchi dans la réalisation, qu’il y a des idées de mise en scène à chaque plan. Que ce soit de très longs plans-séquences presque imperceptibles, des plans renversés ou miroités, des jeux de couleurs frappants, Shyamalan joue avec les codes des comics comme jamais auparavant.

    L’opposition des deux personnages est parfaite, le twist fonctionne à merveille avec un dernier monologue d’une puissance énorme. Le côté assez lent, morne ne me dérange plus du tout, le film se regarde d’une traite sans problème.
  • À l'assaut du boulevard (1917)

    Bucking Broadway

    53 min. Sortie : . Western et muet.

    Film de John Ford avec Harry Carey, Molly Malone, L.M. Wells

    9/1

    Moyen-métrage toutefois sympathique du début de carrière de John Ford. Il sait toujours où poser sa caméra, il y a des plans avec une grande profondeur de champ qui sont assez déjà très impressionnants, qui fonctionnent bien avec le classique filtre sépia. On passe du ranch à la ville, à la poursuite d’une fiancée à récupérer. C’est pas terrible comme histoire, je comprends pas trop les personnages et la morale, mais ça se laisse agréablement regarder grâce à un mélange de genres et un rythme soutenu.

    Longtemps considéré comme perdu, ils ont retrouvé une copie en 2002 en France et elle fut restaurée au CNC. Ils en parlaient au JT, le travail de détective que c’est pour remettre en ordre le film, restaurer la pellicule et surtout trouver de quel film il s’agit, c’est passionnant.
  • Sonate d'automne (1978)

    Höstsonaten

    1 h 37 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Ingrid Bergman, Liv Ullmann, Lena Nyman

    10/1


    Ça ne sert pas à grand chose que je fasse une annotation, je sais bien que je suis le seul au monde à ne pas aimer Bergman à sa juste valeur. Pourtant, j’essaie. Vraiment.

    Alors j’ai préféré celui-ci à Crimes et Chuchotements tout de même. Je trouve les deux actrices assez exceptionnelles, quel duo de rêve Ingrid Bergman et Liv Ullmann. Il y a une scène où elles pètent un câble, c’est affolant tellement c’est bien joué. J’ai bien aimé la scène du piano aussi.

    Mais je n’arrive juste pas à rentrer dans ce type de cinéma. C’est froid, austère, anti-démonstratif au possible, bavard. Une ou deux pièces, deux ou trois acteurs, presque du temps réel. Je n’arrive pas à me passionner pour cette histoire, où mère et fille racontent leur vision contrastée du passé. J’ai cru à un moment qu’on allait virer dans le fantastique, mais non. Il y a un minuscule passage fantastique, on sait pas pourquoi il est là mais il y avait peut-être quelque chose à faire.

    En fait, je me sens juste mal dans les films de Bergman. C’est éprouvant comme expérience. C’est surement le but recherché, mais c’est juste pas ma tasse de thé. Par exemple, le personnage de la soeur, j’ai vraiment du mal.

    (Et encore une fois, je suis bien conscient que je suis absolument minoritaire à ne pas aimer, me frappez pas).
  • Prologues (1933)

    Footlight Parade

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie musicale et romance.

    Film de Lloyd Bacon avec James Cagney, Joan Blondell, Ruby Keeler

    11/1

    C’est exceptionnel, je suis à deux doigts de lui mettre 10.

    Excusez mon langage mais les films du pré-code s’en battaient les cou*****, comme dirait De Bruyne. Tant dans la forme (les plans sous-marins, aériens) que dans le fond (l’adultère, les couples au lit, les dialogues corrosifs, la diversité ethnique, le message politique), on redéfinit la façon de faire un film musical. C’est inventif, neuf, osé, scandaleux pour l’époque.

    C’est une comédie musicale avec une force encore plus grande que Signin’ in the Rain. Tous les numéros sont concentrés dans les 30 dernières minutes, dans une explosion folle. Les décors monstrueux, les chorégraphies psychédéliques à la Fantasia, les chansons entêtantes forment un tout fantasmagorique.

    C’est aussi une part de l’histoire du cinéma qui est racontée. Au début des années 30, les grands cinéma de la ville ne montraient pas seulement un film, mais aussi un prologue, un numéro musical thématique introduisant le film.

    James Cagney est au centre de tout, il n’hésite pas à casser complètement son image de gangster. Il a déjà l’expérience du vaudeville et c’est génial de le voir faire des claquettes et chanter avec une telle maîtrise alors que c’est le « tough guy » par excellence de l’époque. Son personnage est incroyable de résilience. Le type perd quand même sa femme et son boulot d’entrée, travaille comme un déchaîné pour se faire voler ses idées, est arnaqué par ses patrons. Mais jamais il ne se décourage, repart toujours de l’avant, cherche une solution à chaque problème avec une pugnacité, une vivacité dingue.

    Ce film est juste parfait, la rythmique est endiablée, c’est drôle et étourdissant. Quelle patate.
  • Bande-annonce

    Green Book : Sur les routes du sud (2019)

    Green Book

    2 h 10 min. Sortie : . Drame, biopic et road movie.

    Film de Peter Farrelly avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini

    Séances de cinéma (2 salles)
    13/1


    It’s alright.

    C’est juste dommage que ce soit aussi formaté, aussi calibré Oscars. Y a pas une ligne de dialogue qui surprend, pas un événement que tu ne peux pas anticiper. Tu lis le synopsis et tu connais absolument tout le déroulement du film, surtout que tous les bons moments sont dans la bande annonce. Ça en devient presque exaspérant de voir à quel point le film ne prend pas de risques. Alors quand en plus, on est dans un road trip à la réalisation ultra classique…

    Cette histoire, on l’a déjà vu des milliers de fois, sous toutes ses déclinaisons possibles. Deux personnes réunies qui viennent de milieux opposés, ça n’a rien de neuf. Ce qui est à la limite original, c’est l’inversion des rôles, le noir-américain est l’intellectuel, comparé à son compère italo-américain, plus en contact avec la réalité.

    Mais j’ai eu un gros problème avec le personnage de Mahershala Ali au début. Il est présenté si antipathique, coincé, présomptueux, prétentieux, dans un premier temps. En fait, il y a un vrai problème de ton. On annonce que plus on va descendre dans le Sud, plus la situation va se compliquer. Mais j’ai l’impression que Farrelly s’est rendu compte en cours de route, que le côté feel-good marchait bien mieux que le côté dramatique. Et du coup, c’est presque l’inverse qui se passe. D’ailleurs, j’ai trouvé la seconde moitié du film largement meilleure que la première.

    Alors pourquoi voir ce film ? D’abord pour la prestation exceptionnelle de Viggo Mortensen. Quel acteur quoi, on ne le dit pas assez souvent mais ce type peut tout jouer. T’as l’impression de voir Joe Pesci quoi. Deuxièmement, pour des dialogues intelligents, qui donnent le sourire.

    Ce n’est pas un drame, c’est un bon petit feel-good ultra ultra calibré qui fera gentiment son bout de chemin aux Oscars.

    « The world is full of lonely people afraid to make the first move ».
  • Bande-annonce

    Le Guépard (1963)

    Il Gattopardo

    3 h 07 min. Sortie : . Drame.

    Film de Luchino Visconti avec Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon

    14/1

    C’est tout ce que j’aime en même temps.

    Ces grandes fresques historiques qui me rappellent les films de David Lean. Dans la forme et le fond, y a vraiment un quelque chose de Lawrence d’Arabie, du docteur Jivago. Y a même quelque chose de Barry Lyndon, Visconti utilisant les mêmes techniques de prise de lumière naturelle. Déjà quand tu cites ces films, ça te donne une petite idée du phénomène.

    On se croirait presque dans un western spaghetti, les décors siciliens sont exceptionnels. Tu m’étonnes que Martin Scorsese ait déclaré que ce soit son film favori. Puis il ya une psychanalyse profonde du peuple sicilien, c’est très touchant. Ça donne juste envie d’acheter un ticket aller simple, tout est sublimé.

    On dit tellement souvent « chaque image est un tableau » à tort et à travers, mais si on ne le dit pas ici, on ne le dit jamais. Tous les plans sont inspirés de grands peintres, ça saute aux yeux. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, chaque chose est millimétrée, à une place précise. Puis j’adore cette époque, l’aristocratie de la fin du 19e, elle a une classe incroyable. La révolution violente à l’extérieure laisse la place aux grands bals et leurs valses viennoises.

    Alain Delon est dingue. Burt Lancaster est dingue. Claudia Cardinale fait plus de la figuration qu’autre chose, elle a quelques malheureuses lignes et n’en tire pas grand chose, se mordant horriblement les lèvres à tout va, mais c’est pas très grave. Pas très grave non plus la qualité moyenne du son, inhérente à tout film italien d'époque.

    C’est indéniablement un immense film, une part d’histoire sublimée par une attention aux détails maladive, des cadrages absolument époustouflants et par un passage de témoins touchant en trois générations qui ne se comprennent plus.
  • Bande-annonce

    Kagemusha, l'ombre du guerrier (1980)

    Kagemusha

    3 h. Sortie : . Drame, historique et guerre.

    Film de Akira Kurosawa avec Tatsuya Nakadai, Tsutomu Yamazaki, Ken'ichi Hagiwara

    15/1

    Jamais vu Kurosawa s’amuser autant avec les couleurs. Elles sont hyper prononcées, devenant irréelles, à l’image de ce rêve fantaisiste et multicolore (c’est rare une touche de fantastique chez lui, j’ai pas d’autres exemples en tête). C’est très impressionnant visuellement comme d’habitude, le nombre de costumes différents est juste improbable.

    C’est une histoire certes classique en Asie (parce que cela s’est réellement passé dans plusieurs pays), où le roi est remplacé par un double identique. C’est souvent pour sa sécurité (je vous conseille du côté coréen Masquerade avec le grand Lee-Byung-hun), ou comme ici pour dissimuler la mort du chef et prolonger la puissance du clan. L’intrigue féodale est assez complexe, il faut un peu de temps pour comprendre tous les enjeux. Mais au fur et à mesure, on se prend au jeu, on prend de la sympathie pour ce brigand fait chef et qui assimile les coutumes de son rôle.

    J’ai trouvé qu’il y avait quelques petites longueurs, même si c’est assez prenant, avec quelques touches d’humour très bien placées. Je pense que j’ai une petite préférence quand même pour Ran, où les scènes de bataille sont davantage impressionnantes.
  • Bande-annonce

    Glass (2019)

    2 h 09 min. Sortie : . Thriller et fantastique.

    Film de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson

    16/1


    Je l’ai vu le jour de sa sortie évidemment. C’est intéressant de lire tous les avis contrastés. Je me place largement dans les défenseurs de ce film. C’est pour moi le film le plus cérébral de Shyamalan. Il est en tout cas bien plus dans la continuité d’Incassable, que de Split.

    Je dis cérébral parce que tout est réfléchi. C’est vraiment l’accomplissement d’un processus, la conjonction de multiples chemins. C’est tellement clair que Shyamalan savait exactement ce qu’il faisait, qu’il a délivré exactement ce qu’il voulait.

    Commençons par la fin. Je la trouve parfaite malgré quelques choix douteux. Sur le coup, j’ai pensé à d’Infinity War, en me disant, la larme à l’oeil, que l’émotion était encore plus forte ici. La dernière demi-heure m’a terrassé. Pas vraiment de twist unique, mais un enchainement de surprises qui prennent sens au fur et à mesure. J’ai trouvé génial qu’on ne finisse pas en bataille général à l’immeuble comme prévu par exemple. A partir du moment où ils organisent leur évasion, un chronomètre démarre, à la Dunkirk. La montée en puissance ne s’arrêtera plus, l’apnée peut débuter. Très gros coup de chapeau au mixage de son d’ailleurs. Si la musique en elle-même peine à exister, l’ambiance sonore contribue largement à l’expérience.

    Cérébral, parce que le message est très fort. A travers le personnage du docteur, les 3 personnages voient leurs convictions chamboulées. Et si finalement, ils étaient bien plus ordinaires qu’ils ne le pensaient ? Et avec eux, le spectateur perd espoir aussi, devant les arguments scientifiques avancés.

    Cérébral, pour ses univers de couleurs encore plus appuyés que dans Incassable. Le violet pour la royauté, le vert pour la vie, l’ocre pour la religion. La couleur est représentative de l’émotion, de la croyance ou non en super-héros (les vêtements du Dr. sont de couleurs neutres). Chaque personnage pense être le héros de l’histoire. Ils ne sont ni vilains ni héros, ou les deux à la fois (comme M. Night dans sa carrière).

    Cérébral, parce que les idées de réalisation foisonnent. J’ai arrêté de compter le nombre de plans filmés à travers du verre, ou en reflet. Une flaque d’eau, une fenêtre, un pare-brise de voiture…, on voit constamment la réalité à travers un médium.

    C’est un thriller psychologique plus dans la veine d’Incassable que dans la sur-démonstration de Split. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, les scènes de psychanalyse sont longues, mornes et c’est sûr qu’il y a quelques problèmes de
  • 42ème Rue (1933)

    42nd Street

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie, comédie musicale et romance.

    Film de Lloyd Bacon avec Warner Baxter, Bebe Daniels, George Brent

    22/1

    Il va de paire avec Prologues, le chef d’oeuvre de Lloyd Bacon, sortis seulement quelques mois plus tard. Deux comédies musicales qui révolutionnent le genre, Scorsese en parlait dans son documentaire.

    C’est tellement osé, le code Hays a malheureusement été créé à cause de ce genre de films. Que de libertés prises, impensables pour l’époque, allant jusqu’à chorégraphier les tragédies humaines (le viol, le meurtre, le suicide en quelques secondes). Berkeley, le chorégraphe qui travaille avec Bacon a un talent monstre pour les comédies musicales. Encore une fois, toute la folie se déchaine dans le final, avec un enchainement de numéros musicaux à couper le souffle.

    C’est encore aujourd’hui un des shows les plus populaires de Broadway, avec toute sa galerie de personnages fous. Ils sont cependant trop nombreux pour une si courte durée et bien moins aimables que dans Prologues.

    42nd Street est une grande répétition avant Prologues, qui le surpasse en tout points. Les deux films sont cependant indissociables, tant ils se font écho.
  • Bande-annonce

    American Gangster (2007)

    2 h 37 min. Sortie : . Biopic, policier, drame et gangster.

    Film de Ridley Scott avec Denzel Washington, Russell Crowe, Chiwetel Ejiofor

    23/1

    Sérieusement, à quand remonte le dernier bon film de gangsters ? Heat en 1995 ? Snatch en 2000 ? On a encore des très bons westerns mais des films de gangsters, même Mann et Ridley n’arrivent pas à proposer quelque chose de neuf.

    Alors c’est sympa, on ne voit pas les 2h37 passer, le rythme est très soutenu malgré qu’il n’y ait que peu de coup d’éclat (à part le final, je vois rien d’autre en fait). Le casting est fou, Denzel fait la gueule du début à la fin (on dirait qu’il réagit constamment au fait qu’il ne gagne pas l’oscar), le petit rôle d’Idris Elba est cool.

    Mais est-ce qu’il y a une once d’originalité dans ce film ? Est-ce qu’on est une fois surpris ? Tout est téléguidé, sur des rails droits. Combien de fois on a abordé ce genre d’histoire où une unité spéciale de policiers enquêtent sur des ripous ?

    Pour moi, le film se trompe complètement de focus sur son sujet. L’histoire réelle est dingue de chez dingue. On aurait pu faire un filmer complet sur les dix dernières minutes, la fin est expédiée comme jamais alors que ces dix dernières minutes sont 100 fois plus intéressant que les 2h20 qui précèdent. Parce qu’avant cela, il n’y a AUCUNE confrontation entre les deux protagonistes. Et la magie fonctionne quand ils se parlent enfin et collaborent. Les rôles changent, Frank Lucas n’est plus dans le camp des méchants.
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    Suspiria (2018)

    2 h 32 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Luca Guadagnino avec Dakota Johnson, Tilda Swinton, Mia Goth

    24/1


    Je pense avoir aimé, vraiment. La proposition est tellement radicale, que je ne peux que saluer l’essai.

    Alors j’ai détesté le début (sauf la scène avec Chloe évidemment), il y avait un goût d’Aronofsky qui m’a repoussé. C’était vite dans la sur-démonstration. Mais au fur et à mesure, ça m’a intrigué. J’étais content que Mia Goth ait sa part de lumière, puis Tilda Swinton est exceptionnelle de subtilité. Le casting est tellement bien choisi je trouve.

    Alors c’est sûr qu’il n’a pas les qualités du film d’Argento. Il n’a pas son étrange fascination, sa découverte terrifiante et progressive du manoir même si Guadagnino s’y essaie rapidement. Il livre au contraire très rapidement ses cartes, comprenant que la plupart des spectateurs connaissent déjà la vérité de l’intrigue.

    Il m’a fait pensé à A Cure for Life, que j’avais adoré, dans une exploration jusqu’au-boutiste de la démarche. Alors on peut complètement décroché et rejeté la proposition tellement cela nous emmène loin. Mais il y a quelque chose de fascinant, qui ne te lâche pas, qui ne peut laisser indifférent.
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    Sinister 2 (2015)

    1 h 30 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Ciaran Foy avec James Ransone, Shannyn Sossamon, Robert Sloan

    24/1


    A revoir parce qu'on m'a signalé que je m'étais endormi vers la fin. J'étais un peu déçu de ne plus retrouver Ethan Hawke, grande force du premier opus que j'avais vraiment bien aimé. Néanmoins, c'est sympa d'avoir conservé le shérif adjoint pour garder une certaine continuité.

    J'ai trouvé que le film avait du mal a trouvé sa raison d'être, à se renouveler. Il n'y a pas d'effets horrifiques intéressants. Par contre, la relation entre les différents enfants offre quelques beaux moments comme celle, drôle et touchante, entre le shériff et la maman.

    Je trouve pas ça mauvais mais je n'y trouve pas beaucoup d'intérêt.
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    A Star Is Born (2018)

    2 h 15 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et romance.

    Film de Bradley Cooper avec Lady Gaga, Bradley Cooper, Andrew Dice Clay

    26/1


    Je suis tout à fait client de ce genre de faux/vrai biopic musical. Puis ça fait 10 ans que je suis admiratif du travail de Stefani Germanotta. Et c’est une grande satisfaction, une fierté de la voir congratulée par les plus grandes sphères de la profession. Après des années à être relayée au rang de paria, il était temps que son talent soit reconnu.

    Après j’en attendais tellement, que j’ai une légère pointe de déception. Il a vraiment fallu la dernière demi-heure pour que l’émotion prenne et ce fameux « It was you I idolized ». A partir de cette phrase, d’une justesse dévastatrice, tout est parfait. Le film s’échappe enfin de sa structure classique grâce aux performances exceptionnelles de Cooper, Gaga et Sam Elliot. C’est pas du tout volé qu’ils soient nominés aux oscars et j’espère sincèrement qu’ils gagneront (même si Viggo forever).

    Le côté musical / performances est tellement plaisant. C’est quand même autre chose que les foules pixelisées horribles de Bohemian Rhapsody. Ils ont eu l’excellente idée de tourner ces scènes à de vrais festivals et l’encore plus excellente idée d’enregistrer les voix live et non en studio. Ça donne un naturel, un charme, une immersion incomparable. Très appréciable aussi le caractère semi-autobiographique du film, qui rajoute encore de la justesse. Entre les problèmes d’alcool de Cooper et les débuts difficiles de Gaga, la double lecture est passionnante.

    Voilà, j’aurais aimé être plus vite pris dans l’émotion, que la structure soit moins classique, mais j’en ressors très satisfait. La preuve en est que j’écoute en boucle la soundtrack, en me replongeant allègrement dans le film.
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    La Rumeur (1961)

    The Children's Hour

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de William Wyler avec Audrey Hepburn, Shirley MacLaine, James Garner

    27/1

    Passion Audrey Hepburn.

    Dans la veine de La Chasse, il m’a terrassé celui-là. On croirait presque à un film du pré-code, tant il est audacieux, avant-gardiste. William Wyler a dû monté son film habilement pour passer outre la censure.

    C’est déconcertant de voir un film qui parle aussi justement de l’homosexualité féminine et des dommages irréversibles des racontages. On est en 1961 et avec ce scénario Wyler donne un grand coup de pied dans la « normalité », s’ouvrant à un tabou interdit. Et c’est absolument terrible parce que les personnages sont conditionnés par la société, convaincus qu’ils sont eux-mêmes coupables d’un crime terrible.

    C’est porté par l’intouchable Hepburn, dans une de ses performances les plus subtiles, et surtout pas Shirley MacLaine, torturée jusqu’au bout. Comme dans La Chasse, les rumeurs partent des enfants, avant d’être réinterprétées et propagées par les adultes. Et je sais que c’est mal, très mal, mais j’ai jamais eu autant envie de mettre une torgnole à une gamine, elle est (volontairement) insupportable.

    Bref voyez-le, c’est un film nécessaire et sublime, ça fait évidemment encore écho aujourd’hui.
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    Il était temps (2013)

    About Time

    2 h 03 min. Sortie : . Drame, fantastique et romance.

    Film de Richard Curtis avec Domhnall Gleeson, Rachel McAdams, Bill Nighy

    27/1


    Dans la même veine que Love Actually, Curtis remet le couvert 10 ans plus tard. C'est mignon tout plein, devenant même émouvant par moments grâce aux bonnes bouilles Rachel McAdams et de Gleeson. Ca fait du bien de voir des personnages vraiment bons et gentils, tu veux ne leur voir arriver que de bonnes chances. Ils ont une bonne alchimie entre eux, dont pas de soucis du côté la romance, même si ça reste gentillet.

    Pareil du côté de la comédie, ce n'est jamais lourd, j'ai ri plusieurs fois. C'est vraiment un bon feel-good, ça fait du bien là où ça passe, que demande le peuple.
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    Première Année (2018)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Thomas Lilti avec Vincent Lacoste, William Lebghil, Michel Lerousseau

    28/1

    C’est exactement ce qu’on attend du film. Le sujet est délimité, il n’y a jamais aucune surprise, aucune route prise à contre-sens. J’ai trouvé la première heure très bonne dans ce style, c’est drôle, l’opposition des personnages fonctionne bien.

    J’imagine qu’ils ont fait assez de recherches pour coller à la réalité, on voit bien cet esprit de compétition terrible, instauré par un système infâme et inhumain. C’est pas du tout ma spécialité mais ça se voit qu’ils vulgarisent pas mal pour le public (la représentation du sang dans le coeur) ou à l’inverse compliquent inutilement pour impressionner (le vocabulaire).

    Mais ça s’en tient strictement à ce que le sujet offrait de base, on ne va jamais plus loin. Du coup, c’est devenu vite lassant dans la seconde moitié. Puis j’ai trouvé la fin sonnait tellement mais tellement faux. Tu n’aurais pas pu trouver une fin plus « film », artificielle. A la limite je peux encore comprendre la décision de Benjamin (même si on a que très peu, voire aucun, indice qui mène à cela. Mais alors la probabilité pour que cela tombe pile juste, on l’a fait à d’autres (surtout que Benjamin ne peut pas anticiper cela).

    C’est très sympathique mais bon dieu un peu d’ambition n’aurait pas fait de tort.
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    Chercheuses d'or (1933)

    Gold Diggers of 1933

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie musicale.

    Film de Mervyn LeRoy avec Warren William, Joan Blondell, Aline MacMahon

    29/1


    Que serait une comédie musicale sans son chorégraphe ? Son rôle est aussi important, voire plus encore, que celui du réalisateur.

    Busby Berkeley est un des premiers génies dans la profession. Le premier à avoir compris que le cinéma musical ne se filmait pas comme un numéro à Broadway. Il est beaucoup plus libre, plus mouvant, la caméra peut se faufiler partout, suivre des angles fous. Et en l’an 1933, Burkeley délivre ses chorégraphies les plus folles, enchainant les succès entre 42nd Street, Prologues et ce film.

    Ses tableaux sont immenses, les décors tellement impressionnants. Les éléments fantastiques kaléidoscopiques sont créés à partir de formes géométriques complexes, filmées sous tous les angles. Alors certes, lorsqu’on enchaine les numéros du monsieur, on repère une certaine répétition mais l’ébahissement est toujours présent.

    Quant au film alors ? Toujours le pré-code, toujours une liberté dévergondée. Je trouve tellement le film féministe, c’est presque effarant pour l’époque. Elles mènent les hommes par le bout du nez, qui passent pour des benêts complets. Elles prennent toutes les décisions, dictent leur volonté, parviennent toujours à leur fin. Elles monopolisent le temps de parole et c’est très bien comme ça.

    C’est très drôle et charmant, en avance sur son temps avec un lead féministe, les numéros musicaux sont impressionnants.
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    Sorry to Bother You (2019)

    1 h 51 min. Sortie : . Comédie, fantastique et science-fiction.

    Film de Boots Riley avec Lakeith Stanfield, Tessa Thompson, Danny Glover

    Séances de cinéma (1 salle)
    30/1


    C’est complètement barré, c’est déjà ça. Puis j’adore ce casting. Les vrais qui regardent Atlanta auront reconnu Darius et son flegme charismatique, sa démarche bossue. Puis en plus de Danny Glover, y a des persos de Westworld, The Walking Dead et Brooklyn 99.

    Mais je n’en peux plus des films qui surfent sur la vague Get Out. Ça se veut subversif, edgy, provocateur, dénonciateur mais j’ai l’impression d’avoir vu ça mille fois depuis 2-3 ans. Le sous-texte est en caractère arial 64, ils empruntent tellement de gros sabots pour passer leur message que ça en devient exaspérant. A côté, Spike Lee c’est le maître de la subtilité.

    Après, je comprends très bien qu’on puisse rentrer dans le délire, c’est pour ça que je mets la reco. C’est assez drôle, on ne s’ennuie pas mais la satire sans subtilité, qu’on te crie dans les oreilles avec un mégaphone, faut doser.
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    Rocky III : L'Œil du tigre (1982)

    Rocky III

    1 h 39 min. Sortie : . Drame et action.

    Film de Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young

    31/1


    C’est vraiment une suite pour en faire une. Les combats sont horribles, tout parait si peu naturel, c’est pas possible de mettre de tels bruitages. A chaque frappe, on dirait qu’un avion s’écrase. Ils ont presque appris à faire une garde, mais je peux pas prendre de plaisir. Puis le nombre de têtes à claque dans ce film quoi. Entre le catcheur débile et Mr. T qui sait juste grogner mais absolument pas jouer, faut le subir.

    Je suppose que c’est cool de voir Rocky et Creed bosser ensemble, toujours de la sympathie pour les personnages. Mais faut vraiment être nostalgique pour lui trouver quelque chose (ou aimer les ralentis sur la plage et les corps luisant de sueur).