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73 films

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modifiée il y a environ 2 ans

American Pie
5.4

American Pie (1999)

1 h 35 min. Sortie : 8 décembre 1999 (France). Comédie

film de Paul Weitz et Chris Weitz

Fwankifaël a mis 3/10.

Annotation :

31 décembre

Quel meilleur moyen de finir l'année qu'en regardant une comédie graveleuse et rétrograde ? Probablement un milliard, mais c'est pas grave.

Longtemps effaré par le niveau du film de Paul Weitz, que je n'imaginais pas aussi truffé d'allusions sexistes, humiliantes et virilistes, je dois avouer avoir dû prendre sur moi pour ne pas raccrocher les crampons dès le premier quart d'heure. La fin du film réhausse un poil le niveau, en émettant à faible voix l'hypothèse d'une alternative à l'approche dégradante (de la sexualité, des femmes, des hommes) des protagonistes. Il faut également reconnaître qu'on s'attache un peu aux personnages.

The Lighthouse
7

The Lighthouse (2019)

1 h 49 min. Sortie : 18 décembre 2019 (France). Drame, Fantastique, Épouvante-Horreur

film de Robert Eggers

Fwankifaël a mis 8/10.

Annotation :

30 décembre

Stimulé par les retours conquis de certains de mes éclaireurs et amis sur le dernier né de Robert Eggers, j'avais à cœur de le découvrir avant sa disparition des écrans. Sans vraiment adorer ce film, j'avais quand même été bluffé par l'ambiance et la qualité technique de son premier long "The Witch", sorti en 2016.

Cette fois-ci, plus de doute. "The lighthouse" est un bijou graphique. Son cadre restreint, son sujet, sa photographie, son ambiance sonore participent à la mise en place d'une ambiance claustrophobe et haletante, rythmée par les délires croissants de deux protagonistes gagnés par une terreur paranoïaque de l'autre et d'eux-mêmes. Ce conte prométhéen poisseux (merci Zazashe) est d'une efficacité remarquable, portée par un duo d'acteurs génial : j'ai adoré.

Une vie cachée
7.3

Une vie cachée (2019)

2 h 54 min. Sortie : 11 décembre 2019. Biopic, Drame, Guerre

film de Terrence Malick

Fwankifaël a mis 7/10.

Annotation :

28 décembre

Je passe sans doute pour l'idiot du village à retourner voir un Malick alors que je jure aux grands dieux à chaque fois que je sors d'un film de lui que ce sera le dernier.

"Une vie cachée" ne m'a pas fait mentir. J'y ai retrouvé (presque) toutes les exaspérantes ficèles qui m'exaspèrent dans ses derniers métrages : sa manie de remplacer les dialogues par une narration éthéré ; ses personnages invraisemblables car habités d'une énergie passionnée permanente dans chacun de leurs gestes, regards, étreintes ; ses effets de caméras étouffants, zooms envahissants sur les visages et contre-plongées permanentes ; la multiplication des situations pathétiques où des personnages cabotinent ou s'agrippent sans raison et de façon artificielle. A sa décharge, j'ai aussi retrouvé ce qui fait la beauté incroyable de ses films : une photographie, un goût des espaces naturels et une manière incroyable de les filmer qui ne se démentent pas.

Mais la grande nouveauté (depuis bien des années en tout cas) et la grande richesse de ce film, qui est en fait le minimum qu'on puisse attendre d'un long-métrage, c'est son scénario. Premier bon point : il y en a un. Deuxième : il est beau, car il met en scène un combat intérieur passionnant pour la défense de ses convictions. Il est aussi mis en musique par des acteurices très convaincants, dans un écrin d'une beauté à couper le souffle. La longueur du métrage joue un rôle important dans cette construction où tous les éléments qui m’énervent habituellement trouvent enfin, le plus souvent, un sens. C'était pas si dur...

Star Wars - L'Ascension de Skywalker
5.1

Star Wars - L'Ascension de Skywalker (2019)

2 h 21 min. Sortie : 18 décembre 2019 (France). Action, Aventure, Science-fiction

film de J.J. Abrams

Fwankifaël a mis 5/10.

Annotation :

27 décembre

Nous y voici donc. Évacuons-le de suite : j'ai chialé à deux reprises à la fin, vous savez quand, je vous fais pas un dessin.

Once again, je suis sorti assez enthousiaste du ciné, parce que voilà y a des bisous et des câlins. Je n'ignorais pourtant pas qu'on nous avait pris pour des melons pendant deux heures : une annonce qui n'a rien à voir avec la fin de l'épisode précédent et qui semble simplement permettre de rebooter l'action, un début de film chaotique dans son rythme, des "Deus ex machina" tous les quarts d'heure parce que les scénaristes ont pas su construire leur intrigue, un grand méchant sith qui revient de nulle part avec une flotte qui a dû prendre cinq systèmes solaires de ressources à construire sans que personne s'en aperçoive...

Bref il y a beaucoup de choses qui ne vont pas, et malgré tout je suis sorti content. Une explication ?

La Reine des Neiges
6.1

La Reine des Neiges (2013)

1 h 42 min. Sortie : 4 décembre 2013 (France). Aventure, Fantastique, Comédie musicale

film de Chris Buck et Jennifer Lee

Fwankifaël a mis 6/10.

Annotation :

25 décembre

Six ans de fuite haletante, d'embûches évitées, d'esquives virevoltantes. Pour finalement me retrouver, le jour de Noël, devant "La Reine des Neiges". Je n'en suis pas mort, merci.

Et je dois d'ailleurs reconnaître que ce dessin animé n'est pas mauvais. Si Anna est un personnage réjouissant, Olaf est sans doute le personnage le plus bienveillant et attachant de tout l'univers Disney. Elsa est quant à elle un personnage assez intrigant, surprenant pour un Disney et présenté par la communauté LGBTQ+ comme une allégorie de l'homosexualité, thèse qui ne me déplait pas.

Sa solitude, sa culpabilité, ses insécurités pourraient être bouleversantes si le personnage n'était pas traité avec autant de distance. Le film demeure par ailleurs assez prévisible - j'avais vu venir le bellâtre à dix milles - et le "méchant" vieux comte m'a fait souffler plusieurs fois tellement son personnage était mal écrit.

Star Wars - Le Réveil de la Force
6.3

Star Wars - Le Réveil de la Force (2015)

2 h 16 min. Sortie : 16 décembre 2015. Action, Aventure, Science-fiction

film de J.J. Abrams

Fwankifaël a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

21 décembre

Revu. +1

Comme à sa sortie, je sors de ce visionnage hyper enthousiasmé par ce "Réveil de la Force". En 2015, c'est l'après-coup, et probablement la lecture ici et là de critiques aiguisées, qui avaient fini par me convaincre que ce film était moyen.

Mais si j'écoute mon cœur (aisément corruptible comme dirait Galadriel), je dois admettre que j'ai vraiment passé un bon moment, auquel mon émoi croissant pour Adam Driver ne doit pas être étranger. Il y a du rythme, on retrouve l'humour qui avait déserté la deuxième trilogie de Lucas, les nouveaux personnages sont attachants et l'idée - battue depuis en brèche par le troisième volet - que le pouvoir de Rei ne vient pas de son sang, est assez stimulante.

The Irishman
7

The Irishman (2019)

3 h 29 min. Sortie : 27 novembre 2019 (France). Drame, Gangster, Policier

film de Martin Scorsese

Fwankifaël a mis 7/10.

Annotation :

19 décembre

C'est dans un interminable souffle que Scorsese semble conclure, comme beaucoup l'ont suggéré, sa formidable saga sur les gangsters américains. "The Irishman", un peu comme "Silence" il y a deux ans, est un film d'une très grande richesse où la maîtrise technique de la réalisation répond à un casting dont la performance est assez incroyable. Al Pacino y joue d'ailleurs pour moi son plus grand rôle.

Très nostalgique et tendre, proposant un rythme et un montage assez inédits, ce film m'a touché, même s'il m'a fallu deux jours pour en finir. Scorsese est au sommet de son art, mais c'est surtout la forme de désenchantement qui l'habite qui émeut, parce qu'il fait écho, comme il aime tant le rappeler, à la fin d'une ère dans le cinéma.

Marriage Story
7.3

Marriage Story (2019)

2 h 17 min. Sortie : 6 décembre 2019 (France). Drame, Romance

film de Noah Baumbach

Fwankifaël a mis 9/10.

Annotation :

9 décembre

Le casting avait de quoi séduire et il a tenu ses promesses. Avec "Marriage Story", Noah Baumbach livre un superbe drame familial, très tendre, équilibré et juste. Délivrant à grand flot la parole de ses acteurs, en particulier celle de Scarlett Johansson qu'on aime à découvrir autrement que par son physique, il déconstruit un couple aux torts humbles et partagés, qui découvre dans la souffrance de l'incompréhension mutuelle les abysses de la parole.

Remarquablement interprété, le film jouit également d'une réalisation travaillée, alternant plans-séquence, gros plans et jeux de lumière qui jettent un regard cru sur la douleur des protagonistes. Des scènes d'une légèreté rare parsèment le métrage, comme son introduction, ce regard échangé lors de la fermeture d'un portail ou cette sublime scène de chant interprétée par un Adam Driver toujours aussi surprenant. On y trouve aussi une matière militante féconde mais subtile, dans la manière d'aborder la domination masculine. Bref, il y a mille et une raisons d'apprécier de chef d’œuvre d'une tendresse et d'une patience peu communes pour ses personnages.

Les Misérables
7.5

Les Misérables (2019)

1 h 44 min. Sortie : 20 novembre 2019. Drame

film de Ladj Ly

Fwankifaël a mis 7/10.

Annotation :

2 décembre

Preuve qu'il s'agit d'un grand film, j'ai beaucoup de mal à tirer au clair mon sentiment à son égard. "Les Misérables" m'a plu, c'est certain. Il y a dans sa mise en scène, sa théâtralité, sa matière réaliste, son jeu d'acteurs essentiellement amateurs, une fibre puissante qui emporte beaucoup de chose dans le spectateur. Son empathie, ses idées préconçues sur la société et la vie en banlieue, son équilibre émotionnel...

En sortant de la séance, j'ai également ressenti un fort sentiment d'imposture en comparant mes combats quotidiens, tout à coup triviaux et ésothériques, avec la réalité de la situation que vivent les protagonistes. Rappeler que Ladj Li a voulu surtout réaliser un film sur la misère n'est pas vain, dans la mesure où elle investit toutes les brèches du film et suinte de chaque situation, revêtant tour à tour des habits sociaux, sociétaux, culturels, matériels ou intellectuels.

Pourtant, aussi happé que j'ai pu l'être, notamment face à la dernière scène du film, proprement terrifiante, il me reste un goût d'imperfection dans la bouche dont je ne parviens à trouver la source. Lire des critiques m'aide et m'aidera certainement à mettre des mots dessus...

Yes Man
6.1

Yes Man (2008)

1 h 44 min. Sortie : 21 janvier 2009 (France). Comédie, Romance

film de Peyton Reed

Fwankifaël a mis 4/10.

Annotation :

27 novembre

A peine deux minutes passées qu'on a compris les enjeux du film, sa fin prévisible et les péripéties par lesquelles passera son héros. Zooey Deschanel a beau être charmante, la sauce ne prend pas. Pire, j'ai rarement eu autant l'impression que Jim Carrey se faisait chier. Son génie comique - déjà souvent lourdingue - n'arrive pas à s'exprimer dans ce film plat où il n'est pas un aspect technique qui émerge non-plus.

Le Traître
7.2

Le Traître (2019)

2 h 33 min. Sortie : 30 octobre 2019 (France). Biopic, Policier, Drame

film de Marco Bellocchio

Fwankifaël a mis 8/10.

Annotation :

24 novembre

Bellochio signe un film tout en maîtrise, exquisement lent et particulièrement bien rythmé qui revient sur un évènement judiciaire majeur de la lutte contre la mafia sicilienne de la fin du siècle dernier : l'affaire Tomasso Buscetta. Bande-son et musique impeccables, jeu et direction rigoureux, le film trouve également sa richesse dans une approche originale, peu tape à l'oeil, et très documentée de la Cosa Nostra.

On y découvre la duperie et les vicissitudes de personnages hauts en couleurs, de grands gamins qu'on a baigné trop tôt de violence et de prébende, dans un contexte social d'abandon de l'état (à moins qu'il n'ait jamais parvenu à s'y développer)... La proximité émotionnelle assumée du metteur en scène avec son sujet interroge toutefois sur le mythe, très classique, de la mafia et la forme de tendresse qu'éprouve généralement l'industrie du septième art à son encontre.

La Belle Époque
7

La Belle Époque (2019)

1 h 55 min. Sortie : 6 novembre 2019 (France). Comédie dramatique, Romance

film de Nicolas Bedos

Fwankifaël a mis 8/10.

Annotation :

16 novembre

Très belle surprise signée Bedos, que je découvre à la réalisation. Il livre un film sensible sur le temps qui passe, ingénieux et savoureux dans son scénario et touchant dans l'interprétation de Daniel Auteuil. Guillaume Canet, que je ne porte pas dans mon cœur, trouve un rôle qui lui sied bien. Je suis plus mitigé sur Fanny Ardant, excessive tout au long du film, sauf dans les derniers instants. Écrit avec beaucoup de verve, parfois presque un peu tape à l’œil, "La Belle Époque" impose un rythme efficace et livre en toute fin un twist subtil qui n'est pas déplaisant.

El Camino - Un film Breaking Bad
6.4

El Camino - Un film Breaking Bad (2019)

2 h 02 min. Sortie : 11 octobre 2019. Drame, Thriller

film de Vince Gilligan

Fwankifaël a mis 5/10.

Annotation :

16 novembre

D'une facture assez remarquable, notamment caractérisée par des plans toujours aussi audacieux que dans la série, "El Camino" est décevant. Sans nier l'affection que j'ai pour la série et pour le personnage de Jesse Pinkman en particulier, je dois admettre que je ne vois dans ce film qu'un fan service dispensable, malgré un rythme intéressant.

Le Seigneur des Anneaux - Le Retour du roi
8.1

Le Seigneur des Anneaux - Le Retour du roi (2003)

3 h 21 min. Sortie : 17 décembre 2003 (France). Aventure, Fantasy

film de Peter Jackson

Fwankifaël a mis 10/10.

Annotation :

11 novembre
Revu - VF - Version longue

Des trois films, c'était le seul que je connaissais en version longue, mais que je n'avais pas vu ainsi depuis... près de quinze ans.
La version longue, justement, trouve ici un peu plus de sens dans au moins une scène, pour infidèle qu'elle soit au livre : la mort de Saroumane, sans laquelle la découverte par Pippin du palantir n'aurait aucun sens.
Sinon, je n'ai rien à redire au final de cette fresque magique. La tension se dénoue dans un final grandiose, catharsis totale devant laquelle je vide irrémédiablement mes glands lacrymales.

Le Seigneur des Anneaux - Les Deux Tours
7.9

Le Seigneur des Anneaux - Les Deux Tours (2002)

2 h 58 min. Sortie : 18 décembre 2002. Aventure, Fantasy

film de Peter Jackson

Fwankifaël a mis 9/10.

Annotation :

10 novembre
Revu - VF - Version longue -+1

Là aussi, c'est la première fois que je découvre "Les Deux Tours" en version longue. Même constat ici qu'avant : il n'y a guère à sauver dans ces scènes supplémentaires sinon les gags de Gimli que Jackson a bien fait de ramener à un rôle plus sérieux. Et surtout pas les atermoiements sirupeux entre Aragorn et Eowyn. J'avoue tout de même m'être plus pris au jeu de ces petites pépites disséminées dans le film et qui ont donné une saveur nouvelle à mon visionnage.

Là encore, je suis ébloui par ce film. Il y a du bon à le redécouvrir, car chaque nouveau visionnage permet de déceler de nouvelles astuces de réalisation et des détails intéressants. La tension dramatique autour de la bataille du gouffre de Helm est palpitante, et j'aime beaucoup le personnage de Théoden, assez poignant. L'émergence d'Eowyn comme personnage féminin fort est également à saluer dans une trilogie qui ne réussirait pas le test de Bechdel...

Le Seigneur des Anneaux - La Communauté de l'anneau
8

Le Seigneur des Anneaux - La Communauté de l'anneau (2001)

2 h 58 min. Sortie : 19 décembre 2001. Aventure, Fantasy

film de Peter Jackson

Fwankifaël a mis 9/10.

Annotation :

9 novembre
Revu - VF - Version longue

Pour la première fois je parviens à venir à bout de la version longue de "La Communauté de l'anneau". Deux constats s'imposent. Le premier : le montage définitif du film sorti en salle en 2001 est parfaitement judicieux. Nombre de scènes de la version longue sont inutiles et diluent l'action et le rythme du métrage.

Le deuxième : quel film, mille sabords ! A mesure que je redécouvre biannuellement ou presque le chef d'oeuvre triptyque de Peter Jackson, je suis effaré par son rythme, sa technique et son impact. Certains plans estomaquent, les effets visuels n'ont quasiment pas pris une ride et le travail sur l'univers est grandiose. Je ne me lasserai jamais de ce film, que je confirme avec le plus grand bonheur en haut de mon top 10.

Debout sur la montagne
5.5

Debout sur la montagne (2019)

1 h 45 min. Sortie : 30 octobre 2019 (France). Comédie dramatique

film de Sébastien Betbeder

Fwankifaël a mis 6/10.

Annotation :

9 novembre

Ce n'est pas avec les meilleures prédispositions que j'allais voir ce film, mais je fus agréablement surpris par la légèreté de sa comédie. Un peu décousu, voire franchement lunaire par moment, "Debout sur la Montagne" offre un écrin ludique à une réflexion somme toute intéressante sur le traumatisme. Ou comment, après bien des années à porter un fardeau dont on ignorait le poids et la nature, le retour aux sources permet de résoudre les angoisses qui nous habitent.

Le Dernier Maître de l'air
3.9

Le Dernier Maître de l'air (2010)

1 h 43 min. Sortie : 28 juillet 2010 (France). Action, Fantasy, Aventure

film de M. Night Shyamalan

Fwankifaël a mis 3/10.

Annotation :

2 novembre

Un mauvais film, qui ne rend pas justice à la série d'origine. Pour une fois, les défauts tiennent peu au style, assez fidèle, mais au scénario expéditif qui font s'interroger : pourquoi Shyamalan s'est-il lancé dans cette aventure si c'est pour pondre ce truc sans âme ? Les acteurs sont globalement à la peine.

Hors Normes
7.3

Hors Normes (2019)

1 h 54 min. Sortie : 23 octobre 2019. Comédie dramatique

film de Olivier Nakache et Eric Toledano

Fwankifaël a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

2 novembre

Soyons clairs d'emblée : "Hors Normes" n'est pas un film sur l'autisme. C'est un film sur une institution réelle, fortement critiquée par la profession, et où l'autisme est traité de manière subalterne et, pour tout dire, caricaturale. C'est en revanche un film sur l'engagement, l'humilité, le respect de la différence et l'émancipation des personnes autistes ou des travailleurs sociaux qui travaillent auprès d'elles.

Film de Nakache et Toledano oblige, on échappe pas à un débordement de bons sentiments. Mais on échappe en revanche (de peu) à un certain angélisme et au manichéisme. Ce film brille surtout par ses acteurs et la gestion de son rythme, tous remarquables (recette qui avait très bien fonctionné dans "Intouchables"). Malgré des aspects critiquables quand on s'y connait (ce qui n'est pas mon cas), "Hors Normes" constitue donc un film plein et assez bouleversant.

Chambre 212
6.3

Chambre 212 (2019)

1 h 26 min. Sortie : 9 octobre 2019 (France). Comédie dramatique, Romance

film de Christophe Honoré

Fwankifaël a mis 6/10.

Annotation :

27 octobre

On passe un bon moment devant cette comédie innovante, à la mise en scène ludique, qui disserte de manière assez légère sur la notion de fidélité. Ciara Mastroianni et Vincent Lacoste cabotinent généreusement sans tomber dans l'outrance, à l'inverse d'un Biolay éteint et plat que je n'avais pas vu sur grand écran depuis des années. Certaines scènes semblent de trop, mais la fin rattrape bien un scénario un brin novateur dans son approche.

Joker
7.7

Joker (2019)

2 h 02 min. Sortie : 9 octobre 2019 (France). Policier, Drame, Thriller

film de Todd Phillips

Fwankifaël a mis 8/10 et a écrit une critique.

Annotation :

23 octobre

Voir critique

Terra Libre

Terra Libre (2021)

2 h 05 min. Sortie : 22 septembre 2021 (France). Écologie, Société

film de Gert-Peter Bruch

Fwankifaël a mis 7/10.

Annotation :

21 octobre - en présence du réalisateur

Porte-parole revendiqué du cacique Raoni, figure emblématique des peuples autochtones d'Amazonie, Gert-Peter Bruch brosse longuement le profil d'une lutte sisyphéenne pour la reconnaissance des droits des peuples d'Amazonie face au consciencieux péril du capitalisme dévorant. En immersion totale, ce documentaire rare et précieux, quoique très long, retrace cinq années de mobilisation des autochtones contre la destruction de leur Terre. Militant assumé, il ne se prive pas d'écorcher les décideurs de tous pays qui éliminent à bon compte d'une main ce qu'ils prétendent protéger de l'autre.

De cette séance, je devrais tirer une énergie nouvelle pour poursuivre la lutte hasta la victoria siempre. Mais c'est l'abattement qui domine devant le cynisme d'une poignée d'individus, et l'indifférence de la majorité dans un contexte où l'espoir devient déjà dur à entretenir.

Le Déclin de l'empire américain
6.6

Le Déclin de l'empire américain (1986)

1 h 35 min. Sortie : 4 février 1987 (France). Comédie dramatique

film de Denys Arcand

Fwankifaël a mis 5/10.

Annotation :

20 octobre

Qu'est ce que c'est bavard comme film ! ça me dérangeait pas dans "Conte d'été" de Rohmer, qui déliait et allongeait jusqu'à plus soif, pour notre immense plaisir, la conversation badine et fraiche, prélude délicieux à la séduction amoureuse. C'est beaucoup plus emmerdant ici, quand on est abreuvé pendant deux heures de péroraisons sexistes, racistes et homophobes sur les vertus supposées de l'adultère. Heureusement, la fin du film justifie quelque peu la purge que l'on s'est infligée.

Denys Arcand, dont je découvre le cinéma, livre ici une satyre usante - mais non moins partiellement réussie - d'une intelligentsia imbue d'elle-même et déconnectée de la réalité du monde, profondément malheureuse et hypocrite au fond. Mais dans quel but ? C'est bien ce qui m'échappe après deux heures d'un film qui a visuellement un peu vieilli mais réserve parfois des plans surprenants.

Matthias & Maxime
6.7

Matthias & Maxime (2019)

1 h 59 min. Sortie : 16 octobre 2019 (France). Drame, Romance

film de Xavier Dolan

Fwankifaël a mis 8/10.

Annotation :

18 octobre

He's back ! Après un semi-échec retentissant, Dolan renoue avec une forme de grandeur. Moins abouti qu'un "Laurence anyways", mois poignant et bouleversant qu'un "Mommy", "Matthias et Maxime" exhale tout de même un parfum de réussite. Dans un numéro d'équilibriste dont il a l'habitude, Xavier Dolan jongle entre humour, vulnérabilité et violence des sentiments. Il y a beaucoup de vérité dans la dégradation de la relation entre les deux protagonistes, animés chacun d'une logique et d'une dynamique propres, tiraillés par des besoins contradictoires.

Ce film explore de manière assez discrète mais très efficace la tension, si souvent dénoncée, qu'opère sur l'homme l'image imposée d'une masculinité forte, genrée, et hétérosexuelle. L'observation de la nature à la fois stable et perpétuellement mouvante d'un groupe d'amis, donne également lieu à de grands moments. Avec une plus grande discrétion que d'habitude, mais sans jamais totalement renoncer à ce qui fait sa signature, Dolan donne à son œuvre une forme performante, rythmée, et émaillée de plans somptueux dont il a le secret.

Port Authority
6.5

Port Authority (2019)

1 h 34 min. Sortie : 25 septembre 2019 (France). Drame

film de Danielle Lessovitz

Fwankifaël a mis 6/10.

Annotation :

6 octobre

Un premier film sincère, apparemment sur un sujet de niche (le monde de la nuit LGBTQ afro-américain dans le Bronx) mais assez essentiel, dans le débat contemporain, sur les thématiques abordées. Le scénario ne nous épargne pas quelques lourdeurs mais celles-ci participent efficacement à l'intrigue. Le héros manque un peu de charisme à mon goût.

Bacurau
6.8

Bacurau (2019)

2 h 12 min. Sortie : 25 septembre 2019 (France). Drame, Thriller, Épouvante-Horreur

film de Juliano Dornelles et Kleber Mendonça Filho

Fwankifaël a mis 7/10.

Annotation :

4 octobre

Plaisant, rythmé, dépaysant, militant, "Bacurau" cochait en effet beaucoup de cases pour faire des vagues au dernier festival de Cannes où il reçut le prix du jury. Il y a dans sa construction une similitude avec "Parasite" qui n'a d'ailleurs pas dû échapper à ce dernier : le milieu du film marque un tournant vers l'affrontement physique entre les classes.

La violence joue dans ce film, comme dans celui de Bong Joon-ho, une manifestation de dernier recours, inéluctable, de la résistance face à l'arbitraire. Le propos est ici plus subtil dans la dénonciation que son homologue coréen, ce qui ne le rend pas plus tranchant d'ailleurs. Ceci dit, l'écueil localiste auquel aurait eu du mal à céder un film français sur le même thème (tradition "irréductible village gaulois" oblige) est ici brillamment évité, donnant à la lutte d'un village pour sa survie un accent universaliste - oserais-je dire internationaliste - affirmé, comme l'illustre la diversité galvanisante des origines et des couleurs de "Bacurau".

Ce village-monde, empreint de solidarité et de mythes, ouvert mais méfiant, sincère en toute circonstance, frappe par sa résilience et incite le spectateur à s'interroger sur les modes de résistances qui nous sont offerts face à la marchandisation du monde. Une leçon d'autant plus percutante qu'elle est servie dans l'écrin d'une culture de la diversité et du paradoxe comme seul le Brésil peut en offrir.

Ad Astra
6.5

Ad Astra (2019)

2 h 05 min. Sortie : 18 septembre 2019 (France). Aventure, Drame, Science-fiction

film de James Gray

Fwankifaël a mis 5/10.

Annotation :

29 septembre

5,5/10

Formellement impeccable, ce nouveau long de James Gray me réservait une surprise de taille : une performance émouvante et puissante de Brad Pitt, dont j'ai déjà regretté ça et là la maigre palette d'interprétations. Ce saut dans l'espace est donc l'occasion pour l'acteur quinca de trouver un second souffle, en donnant notamment la réplique à un vibrant Tommy Lee Jones.

Mais au-delà de ces qualités, Ad Astra pèche largement par un scénario facile que Gray essaie vainement d'enrichir de péripéties sans enjeu qui n'ont d'autre visée apparente que de retarder l'inévitable. La critique facile d'une société humaine aux abois qu'elles permettent ne fait jamais écho avec la quête du héros dans l'accomplissement de son deuil.

Portrait de la jeune fille en feu
7.4

Portrait de la jeune fille en feu (2019)

1 h 59 min. Sortie : 18 septembre 2019. Drame, Historique, Romance

film de Céline Sciamma

Fwankifaël a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

26 septembre

8,5/10

Sciamma livre un film parfait, d'une simplicité rare, sur l'amour fugace. Adèle Haenel, dont je peinais jusqu'à présent à trouver un rôle qui me convainque totalement, livre ici une partition exemplaire, au diapason d'une Noémie Merlant surprenante. De tableau en tableau (certaines scènes sont étourdissantes de beauté), la réalisatrice tisse une romance tragique mais sans fard, puissante et positive, qui me fait m'interroger sur la nature du véritable amour : ces quelques instants volés à l'histoire de l'amant.e ne sont-ils pas, finalement, la plus sincère et véhémente expression de ce qu'est l'amour ?

Me voilà plus romantique que jamais en sortant de la salle, ému par l'insoutenable puissance de la dernière scène, plus que jamais convaincu que Don Juan - au delà de ses atours et de sa posture - touchait à la vérité en ne cherchant que le sublime immédiat de la rencontre une seule fois consommée.

Deux moi
6.4

Deux moi (2019)

1 h 50 min. Sortie : 11 septembre 2019. Comédie dramatique

film de Cédric Klapisch

Fwankifaël a mis 4/10.

Annotation :

14 septembre

Dans son interview "Popcorn" réalisée par SC à Deauville il y a quelques jours, on voit Klapisch descendre Tarantino en avouant son dédain pour un réalisateur "qui n'a plus rien à dire". J'aurais pu passer sur l'affront - illégitime si l'on en croit la note de "Once upon a time... in Hollywood" - si "Deux moi" avait été un chef d’œuvre novateur de la comédie française.

Non seulement ce n'est pas le cas, mais en plus son réalisateur y déroule continuellement un ramassis de clichés et de poncifs sans guère de propos ou d'idée. Tout est "Klapsich" dans ce film (musique, montage, scènes métaphoriques, décor) qui ne renouvelle en rien ce que le cinéaste a pu avoir à dire par le passé, au contraire. J'étouffe aussi de ces films français invariablement tournés à Paris (je le pardonne aux petits budgets) et qui négligent par paresse les possibilités offertes par la "province", nous enfermant toujours dans les mêmes schémas stéréotypés au premier rang desquels le fameux métro-boulot-dodo.

Alors bien sûr, les acteurs sont bien dirigés et mettent du cœur à l'ouvrage (plus Civil que Girardot d'ailleurs), livrant quelques scènes drôles ou touchantes, mais Cédric, y a vraiment pas de quoi la ramener.

Une fille facile
5.4

Une fille facile (2019)

1 h 31 min. Sortie : 28 août 2019. Comédie dramatique

film de Rebecca Zlotowski

Fwankifaël a mis 4/10.

Annotation :

13 septembre

Sans atteindre le pinacle, je gardais de "Grand Central", le deuxième film de Rebecca Zlotowski, l'image d'un métrage puissant et nouveau. J'attendais donc de "Une fille facile" qu'il vienne à nouveau me saisir par sa justesse, curieux aussi de comprendre pourquoi Zahia Dehar, l'escort à la sulfureuse réputation, avait attiré l'oeil de la jeune réalisatrice.

Il m'a bien fallu constater que ce film n'est pas très intéressant. Au delà d'un physique hors-norme que l'actrice et la metteuse en scène s'évertuent à mettre constamment en lumière, il faut reconnaître que Zahia n'a aucun talent d'actrice. A elle seule, elle plombe un peu ce film initiatique, empreint pourtant de bonnes intentions : explorer les avenirs possibles d'une adolescente prise dans les filets de sa grande cousine michtonneuse. Mina Farid est très bien, mais c'est à peine si sa bleuette platonique avec le vieillissant Magimel m'a ému. Je n'ai pas compris, en définitive, ce que voulait nous montrer Zlotowski et, pour un film de cet acabit, c'est assez dérangeant.