2025
Mes plus belles découvertes cinématographiques en 2025.... Peu importe la date de production
98 films
créée il y a environ 2 mois · modifiée il y a 30 joursGerry (2002)
1 h 43 min. Sortie : 3 mars 2004 (France). Aventure, Drame
Film de Gus Van Sant
candygirl_ a mis 10/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.
Annotation :
Visionné le 21.02.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Zones humides (2013)
Feuchtgebiete
1 h 45 min. Sortie : 29 mars 2019 (France). Comédie dramatique
Film de David Wnendt
candygirl_ a mis 10/10.
Annotation :
Visionné le 12.09.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Réalisé en 2013 et inédit chez nous durant 6 ans, jusqu’à ce qu'Extralucid Films décident de l'éditer en Blu-ray, Feuchtgebiete aka Zones Humides est un chef-d'œuvre absolu devant lequel il faut néanmoins avoir le cœur bien accroché. Inspiré du roman autobiographique de Charlotte Roche, l'œuvre narre l'adolescence de la névrosée, perturbée et malheureuse Helen qui développe un non-conformisme de plus en plus adéquat au sein de la jeunesse féminine actuelle, surtout depuis le mouvement #MeToo. Sauf que tout se déroule ici quelques années auparavant et que le film nous mène au cœur de la dépression de son héroïne, ainsi que de sa propre quête sexuelle, tel que l'avait imaginé Catherine Breillat à 17 ans lorsqu'elle rédigea le scénario d'Une Vraie Jeune Fille ou encore tels les véridiques récits de quelques centaines d'ados britanniques qui avaient largement inspiré les scénaristes de la géniale série Skins avec Kaya Scodelario. En ce sens, la jeune comédienne Carla Juri reste ici absolument formidable et offre tout autant son corps que son cœur à la très chouette mise en scène de David Wnendt. The perfect movie in this pitiful world.
La Jetée (1962)
28 min. Sortie : 16 février 1962. Drame, Romance, Science-fiction
Court-métrage de Chris Marker
candygirl_ a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Visionné le 12.03.25 - Blu-ray - Découverte
Chris Marker étant réputé d'être à la fois réalisateur, écrivain, illustrateur, traducteur, photographe, éditeur, philosophe, essayiste, critique, poète et producteur de cinéma (ce qui fait beaucoup pour un seul homme), j'avoue que j'ai longtemps hésité à me lancer dans le visionnage de La Jetée, pourtant considéré comme un chef-d'œuvre absolu. Ce qu'il est, arborant la science-fiction sous forme de photo-roman et se situant à 100 000 lieues des grands (et pourtant puérils) standards du genre qui naitront suite à l'immense succès populaire du 1er Star Wars. Avant ces clowneries enfantines, la SF se galvanisait d'adaptations littéraires, le plus souvent celles de H.G. Wells, avant d'être réinventée pour la télévision U.S sous l'égide de The Twilight Zone à partir de 1959. Trois ans plus tard, La Jetée a dû être un véritable coup de massue pour les adeptes du genre, lorgnant sur le fond de 1984, célèbre roman dystopique de l'écrivain britannique George Orwell, paru en 1949 et adapté par deux fois à l'écran avant la production de l'œuvre de Chris Marker. La Jetée étant une véritable révolution expérimentale du genre, le choc artistique reste assurément brutal 63 ans plus tard.
Un homme et une femme (1966)
1 h 42 min. Sortie : 27 mai 1966. Drame, Romance
Film de Claude Lelouch
candygirl_ a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.
Annotation :
Visionné le 03.02.25 - Blu-ray - Découverte
Un metteur en ordre: Robert bresson (1966)
1 h. Cinéma
Documentaire TV de Roland Jarbois
candygirl_ a mis 9/10.
Annotation :
Visionné le 23.04.25 - Blu-ray - Découverte
Diffusé le 11 mai 1966 ,lors de l'émission Pour Le Plaisir via l'ORTF, Un Metteur En Ordre : Robert Bresson reste un document exceptionnel situé à mille années lumières des bouffonneries actuelles à propos du cinéma telles que Le Cercle ou encore Tchi Tcha. Ici, il n'y a absolument aucune condescendance dans les propos des uns ou des autres et le public n'est pas pris pour le dernier des crétins. Le film Au Hasard Balthazar ayant largement fasciné Marguerite Duras, Louis Malle ou encore Jean-Luc Godard, ces trois personnalités viennent d'abord dire tout le bien qu'ils pensent de l’œuvre avant de laisser la parole à l'équipe du film. Mais c'est surtout la philosophie propre à la cinématographie prônée par Robert Bresson qui reste ici aussi passionnante que stupéfiante. C'est un véritable régal d'écouter cet homme qui ne se considérait pas comme un cinéaste mais comme un simple artiste souhaitant créer une forme de maestria esthétique et psychologique peuplée de non-acteurs afin de conserver la fragilité de l'instant. Un peu ce que fera inlassablement Bruno Dumont durant quelques années, entre 1997 et 2011.
Un metteur en ordre, c'est comme cela que se définissait Bresson et l'entendre s'exprimer sur son art reste formidablement savoureux.
La Maman et la Putain (1973)
3 h 40 min. Sortie : 17 mai 1973. Drame, Romance, Comédie
Film de Jean Eustache
candygirl_ a mis 9/10.
Annotation :
Visionné le 29.05.25 - Blu-ray - Découverte
Œuvre post-soixante-huitarde, La Maman Et La Putain reflète assurément le regard d'une certaine jeunesse d'alors, égarée entre ses profondes convictions amoureuses et une pseudo-liberté consommatrice où l'alcool et le tabac priment. Doté du tardif brassard "nouvelle vague", le film propose de suivre un trio relativement paumé où le sexe et la liberté de ton s'enlisent inlassablement au cœur de ses propres sentiments. Dommage que le cinéma français actuel n'aborde plus ces cruciales questions de fond en lieu et place de situations artificielles relatives à notre époque, ça ferait tout de même du bien de relever un tant soit peu le niveau.
Shoah (1985)
9 h 26 min. Sortie : 30 avril 1985. Historique, Guerre
Documentaire de Claude Lanzmann
candygirl_ a mis 9/10.
Annotation :
Visionné le 01.12.25 - Blu-ray - Découverte
Malgré les multiples accusations sexuelles gratifiées contre lui de la part de nombreuses journalistes féminines avant le mouvement #MeToo, Claude Lanzmann n'eut aucunement à pâtir de ces charges avant son décès survenu en 2018. La réputation du documentariste reste ainsi "propre sur elle" et ses œuvres continuent à exercer une idolâtrie peu commune de la part des spectateurs. Face aux 9h45 de Shoah, son film le plus réputé, il va de soi que le travail fourni reste un exercice peu commun en narrant l'extermination de six millions de juifs de la part des nazis durant la Seconde Guerre mondiale. En prenant le parti de n'utiliser aucune image d'archives, Lanzmann interviewe ici tout autant quelques rescapés des camps de concentration que des anciens nazis ayant pleinement participé, d'une manière ou d'une autre, à l'Holocauste. Tous décrivent une ultra violence qui fut par ailleurs très atténuée dans les nombreuses œuvres cinématographiques qui se penchèrent sur cette période. Finalement, s'il y a bien un seul et unique document à visionner à propos de l'absurde extermination du peuple juif entre 1939 et 1945, Shoah reste inconditionnellement celui-là.
La Double Vie de Véronique (1991)
1 h 37 min. Sortie : 15 mai 1991. Drame, Fantastique, Romance
Film de Krzysztof Kieslowski
candygirl_ a mis 9/10.
Annotation :
Visionné le 21.09.25 - Blu-ray - Découverte
Une sorte de poème cinématographique où la mort et la passion se voient transfigurées entre la polonaise Weronika et la française Véronique, deux personnages quasi semblables interprétés par la formidable Irène Jacob. D'une quête à dénicher l'amour dans une gare (scènes qui se verront par ailleurs ouvertement plagiées par Jeunet dans Le Fabuleux Destin D'Amélie Poulain) à l'amertume envers une absence inconnue, Kieślowski frôle le style fantastique pour conter l'indicible. La géniale musique de Zbigniew Preisner reste mémorable, de même que tout le travail de l'équipe technique (son, lumière, photo...) qui transfigure l'Art cinématographique. Merci du fond du cœur à Torrente pour m'avoir conseillée à le découvrir 🧡
Mysterious Skin (2004)
1 h 45 min. Sortie : 30 mars 2005 (France). Drame
Film de Gregg Araki
candygirl_ a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.
Annotation :
Visionné le 21.03.25 - DVD - VO - Découverte
Girl on Red Couch (2008)
07 min. Sortie : 2008 (Suisse). Drame
Court-métrage de Mathieu Seiler
candygirl_ a mis 9/10.
Annotation :
Visionné le 24.12.25 - YouTube - VO - Découverte
Dans l'esprit de ce que réalisera Mathieu Morel quelques années plus tard, Mathieu Seiler nous propose d'assister à la totale inconscience d'une fillette face aux horreurs transmises par le biais de la télévision. Documentaires et films s'enchainent ici par le biais du zapping de la fillette qui visionne tout cela sereinement en dégustant une sucette. Un court-métrage totalement hallucinant à propos de la dangerosité des images télévisuelles et de la très facile possibilité à ce qu'elles soient visualisées par des enfants.
White Bird (2014)
White Bird in a Blizzard
1 h 31 min. Sortie : 15 octobre 2014 (France). Comédie dramatique, Thriller
Film de Gregg Araki
candygirl_ a mis 9/10.
Annotation :
Visionné le 21.08.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Avec White Bird, Araki refrène un tant soit peu son habituel défouloir analytique envers la (jeune) société U.S afin de mener son public au sein d'une aventure où une adolescente cherche à trouver sa place dans un monde aussi violent qu'incompréhensible. La violence, dans sa définition la plus psychologique qui soit, se voit ici prodiguée par Eva Green (qui tournait en parallèle la sublime série Penny Dreadful), mère de famille aussi malheureuse qu'alcoolique qui disparaît du jour au lendemain. Son ado de fille (excellente Shailene Woodley) se voit ainsi libérée de l'emprise maternelle et concrétise, entre autres, ses besoins sexuels dans le lit d'un flic nettement plus âgé. Finalement, c'est une autre forme d'analyse universelle qu'Araki exerce ici, loin de la torpeur provoquée 10 ans plus tôt avec Mysterious Skin. Moins frontal mais tout aussi perturbant, White Bird frôle le chef-d'œuvre cinématographique absolu. L'histoire se déroulant entre 1987 et 1991, la musique qu'écoutaient mes parents à l'époque (Depeche Mode, New Order, The Cure, Cocteau Twins, This Mortal Coil, Echo & The Bunnymen, The Jesus & Mary Chain, etc.) se voit adroitement disséminée tout au long du film par un Gregg Araki ultra inspiré par le roman White Bird in a Blizzard, rédigé par Laura Kasischke en 1999. Film du mois pour ma part 🧡
The Innocents (2021)
De uskyldige
1 h 57 min. Sortie : 9 février 2022 (France). Épouvante-Horreur, Thriller, Drame
Film de Eskil Vogt
candygirl_ a mis 9/10.
Annotation :
Visionné le 10.11.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Il faut quasiment remonter jusqu'aux années 1970 pour déceler autant de délicatesse dans une forme de terreur. En ce sens, The Innocents reste une remarquable surprise emplie tout autant de magie que d'effroi face au mystérieux machiavélisme lié à l'enfance. L'horrible scène avec le chat démontre par exemple combien les gosses peuvent être cruels par simple curiosité pernicieuse et Eskil Vogt analyse cela avec une débonnaireté extrêmement rare, au point qu'elle en devient quasiment incomprise. Car l'aspect du fantastique, en tant que genre, dans The Innocents reste tout simplement la différence de compréhension entre celle d'un adulte et celle d'un enfant. Une intellection que nous avons, malheureusement, tendance à oublier en murissant et qu'Eskil Vogt nous renvoie en pleine face. Tous les enfants n'ont pas tendance à être cruels, bien évidemment, mais l'analyse, ne serait-ce que l'observation, face à cette propension humaine se voit ici subtilement détournée vers un fantastique aussi profond qu'éclairé. Le choix du casting reste par ailleurs extrêmement judicieux, ces quatre gamins étant totalement géniaux en développant des rôles compliqués. En incarnant une autiste, Alva Brynsmo Ramstad nous ramène indéniablement au talent d'Adèle Haenel dans Les Diables, son premier film, tandis que Rakel Lenora Fløttum, petite sœur de la première, reste fascinante d'ingéniosité. Les deux autres, Mina Yasmin Bremseth Asheim et Sam Ashraf, sont tout autant doués et amènent indéniablement l'œuvre à transcender son propos à travers leurs personnages. Pour la plupart des spectateurs, l'aspect fantastique en mode X-Men semble ici être une parenthèse de trop alors qu'elle offre, me semble-t-il, l'avantageuse manière de se glisser dans la peau de ces enfants avides de découvertes universelles. Et en ce sens, The Innocents reste certainement l'un des plus beaux films du monde, jusqu'à ce que la réalité le rattrape et le salisse de toute sa misérable crasse. À un point près du chef-d'œuvre absolu !
L'Oiseau de nuit (1926)
The Bat
1 h 26 min. Sortie : 14 mars 1926 (États-Unis). Comédie, Thriller, Épouvante-Horreur
Film de Roland West
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 15.10.25 - DVD - VO - Découverte
Adaptation de la pièce homonyme mise en scène 6 ans plus tôt par Mary Roberts Rinehart et Avery Hopwood, The Bat inaugure la visualisation du célèbre Batman créé par le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger en 1939. Il est même hallucinant de constater combien les 2 artistes sus-cités ont pioché dans l'univers de cette œuvre réalisée par Roland West afin de créer la leur. Hormis cela, The Bat aka L'Oiseau De Nuit s'est quant à lui vivement inspiré de l’expressionnisme européen de l'après-guerre pour offrir à ses spectateurs un univers terrifiant au sein d'un manoir hanté par la présence d'un homme vêtu telle une chauve-souris. De l'humour, du mystère et de l'effroi subliment ainsi cette œuvre muette dont le master fut longtemps égaré avant d'être retrouvé au cours des années 1980. Ce n'est pourtant qu'en 2024 que ce fabuleux film catégorisé "old dark house" fut enfin remastérisé en 2K par Undercrank Productions.
Boulevard du crépuscule (1950)
Sunset Boulevard
1 h 50 min. Sortie : 18 avril 1951 (France). Film noir
Film de Billy Wilder
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 15.01.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Grand classique hollywoodien de l'année 1950, Boulevard Du Crépuscule aborde le même sujet de fond que Babylon de Damien Chazelle. À savoir l'évolution au cœur de l'industrie cinématographique et les inconditionnels ravages créés chez certains artistes lors du passage du muet au parlant. Enfermée dans son monde où mégalomanie et TPL (le portrait en ce sens et à cette époque est édifiant) confèrent une description mentale fascinante à la principale protagoniste, campée par Gloria Swanson (elle-même ancienne star du muet). L’œuvre de Billy Wilder frôle ainsi la perfection et inspirera l'un des meilleurs épisodes de The Twilight Zone à Rod Serling (The Sixteen-Millimeter Shrine, avec Ida Lupino) quelques neuf années plus tard.
Jeux interdits (1952)
1 h 26 min. Sortie : 9 mai 1952. Drame, Guerre
Film de René Clément
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 16.12.25 - Blu-ray - Révision
Découvert lors de mon enfance et revisionné plusieurs fois par la suite, Jeux Interdits reste toujours et encore un immense film malgré l'évolution du temps. Brigitte Fossey, ici âgée de 5 ans, est formidable du début à la fin en subissant un véritable calvaire humain qui se voit atténué par sa complicité enfantine avec un petit garçon de 11 ans, excellemment incarné par Georges Poujouly, qui la recueille au sein de sa famille résidant au cœur de la campagne française. Tiré du roman Les Jeux Inconnus de François Boyer, que l'écrivain scénarisa lui-même, Jeux Interdits reste certainement l'un des plus immenses films à traiter de l'innocence enfantine à travers la tragédie de la guerre. L’œuvre reçut, entre autres, le Lion d'Or à la Mostra de Venise en 1952 et l'Oscar du Meilleur film étranger l'année suivante.
La strada (1954)
1 h 48 min. Sortie : 11 mars 1955 (France). Drame, Road movie
Film de Federico Fellini
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 31.07.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Pur road movie à l'italienne sublimement réalisé par Fellini et doté d'un formidable trio d'acteurs (Giulietta Masina, Anthony Quinn et Richard Basehart), La Strada se glisse éperdument entre la comédie romantique et le drame râpeux au sein d'un conte poétique où s'entremêlent substantialisme et réalisme. Du cinéma comme on n'en fait plus aujourd'hui...
Les Égarés (1955)
Gli Sbandati
1 h 42 min. Sortie : 12 septembre 1958 (France). Drame
Film de Francesco Maselli
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 27.11.25 - DVD - VOST - Découverte
En Italie, 1943 reste une année totalement confuse où le pays voit le débarquement anglo-américain sur ses terres comme une libération. Si je me souviens bien de mes cours d'histoire, c'est également cette année-là que le pays rompt son alliance avec l'Allemagne nazi et déclare la guerre à ses anciens alliés. C'est donc un retournement de situation qui va mettre dans l'embarras les fascistes italiens qui redoutent que la situation se retourne inévitablement contre eux. Pour la première fois dans l'Histoire du cinéma, ce thème se voit abordé dans Les Égarés, écrit et réalisé par Francesco Maselli, alors à peine âgé de 24 ans et scénariste des deux premiers longs-métrages de Michelangelo Antonioni. D'abord titré chez nous Les Déroutés lors de sa sortie en salles en 1958, ce premier long-métrage reste tout à fait exceptionnel de par sa dénonciation de l'attitude d'une bourgeoisie évitant consciencieusement toute zone de conflits dans leur propre pays, délaissant ainsi les plus pauvres à leur triste destin. Jusqu'à ce que l'État ordonne à ce que chaque famille loge des réfugiés sans-abris au sein de leur luxueuse maison secondaire. Une nouvelle qui va déplaire à la comtesse Luisa, contrainte et forcée d'accueillir de pauvres bougres au sein de sa propriété. Son fils Andrea, accompagné ici de ses amis, aussi oisifs qu'appartenant pleinement à la jeunesse dorée, va tomber fou amoureux de Lucia, 20 ans, une migrante bien plus consciente de la dangerosité du monde d'alors… Une histoire sentimentale qui pourrait être fort simple, sauf que Maselli s'intéresse bien plus à la lâcheté du principal personnage masculin, incarné avec soin par Jean-Pierre Mocky, face à la douloureuse ténacité de Lucia personnifiée par la toujours aussi géniale Lucia Bosè. Dotée d'une finalité aussi stupéfiante qu'irracontable, l'œuvre reste un très grand film. De plus, bien qu'il ne soit pas nommé au générique, c'est le débutant Mario Girotti qui incarne le soldat agonisant lors d'une scène particulièrement intense. 12 ans plus tard, il crèvera l'écran sous le pseudonyme de Terence Hill.
La Traversée de Paris (1956)
1 h 20 min. Sortie : 26 octobre 1956. Comédie dramatique, Historique
Film de Claude Autant-Lara
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 11.02.25 - Blu-ray - Découverte
Au-delà de son aspect comique, Autant-Lara signe un film sombre, influencé par le cinéma expressionniste et dresse le portrait d'une poignée de Parisiens et des comportements humains sous l'Occupation allemande. La peur, la veulerie, la lâcheté, l'héroïsme ou encore le zèle de la police française sont dépeints ici avec beaucoup de pertinence et font de cette traversée une véritable odyssée. Si Bourvil et De Funès sont brillants, Gabin est magistral en type imprévisible et venu de nulle part. Un GRAND film superbement écrit et mis en scène.
Soudain l'été dernier (1959)
Suddenly, Last Summer
1 h 54 min. Sortie : 23 mars 1960 (France). Drame, Thriller
Film de Joseph L. Mankiewicz
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 10.08.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
© 1960
Sa Majesté des mouches (1963)
Lord of the Flies
1 h 32 min. Sortie : 2 juin 1965 (France). Drame, Aventure
Film de Peter Brook
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 26.08.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Bien que le film ait considérablement vieilli, le fond reste intense et d'actualité. La réalisation est très appliquée malgré le manque de moyen et nous emporte allègrement au cœur de mœurs aussi fascistes que barbares. Du coup, je souhaite absolument découvrir le roman original de Golding pour m'en faire une autre idée (ou pas).
Des filles pour l'armée (1965)
Le soldatesse
1 h 59 min. Sortie : 31 août 1966 (France). Drame, Guerre
Film de Valerio Zurlini
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 28.05.28 - arte - VOST - Découverte
Liant faits historiques et relation amoureuse non concrétisée en temps de guerre, Des Filles Pour L'Armée reste une œuvre imparable menée avec brio par Anna Karina, Marie Laforêt, Léa Massari et Valeria Moriconi, incarnant des prostituées guidées vers des camps de soldats italiens, face à l'excellent Tomás Milián, lieutenant raide dingue amoureux de l'une d'entre elles mais obéissant aveuglément aux ordres. Une œuvre aussi touchante que passionnante qui n'a jamais été éditée en Blu-ray dans notre pays mais que la chaîne arte diffuse actuellement en VOST.
La Femme dans la Résistance (1965)
La donna nella Resistenza
48 min. Sortie : 9 mai 1965 (Italie). Portrait
Documentaire TV de Liliana Cavani
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 27.11.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Avant d'être la fameuse réalisatrice d’œuvres cinématographiques réputées telles que Portier De Nuit ou encore La Peau, Liliana Cavani, très politiquement engagée, débute sa carrière de cinéaste en concrétisant des documentaires portés sur la Seconde Guerre mondiale pour la télévision italienne. En 1965, La Femme Dans La Résistance reste ainsi le tout premier docu' à aborder le rôle de ces courageuses civiles qui ont pris les armes contre l'oppresseur nazi. Interviewées ici, chacune narre sa cause à effet, son parcours chaotique ou sa simple vengeance à avoir été persécutée par l'envahisseur. Un documentaire enchaînant les interviews d'interlocutrices qui ont visiblement beaucoup souffert de la situation et se sont défendues armées de courage et de volonté à retrouver leur liberté. Un portrait littéralement passionnant.
Au hasard Balthazar (1966)
1 h 35 min. Sortie : 25 mai 1966. Drame
Film de Robert Bresson
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 22.04.25 - Blu-ray - Découverte
Œuvre noire glorifiant tout autant la beauté que la laideur humaine sous le regard passif d'un âne prénommé Balthazar, à l'instar du Roi mage issu de la religion catholique, ce huitième film de Robert Bresson dresse un portrait bien peu reluisant de l'humanité. Avec ses personnages campagnards issus des Pyrénées-Atlantiques, Au Hasard Balthazar taille des portraits sans concession face à ses protagonistes. L'âne lui-même étant le premier maltraité, il est férocement compliqué de manifester un quelconque plaisir face à l'insensibilité du métrage. Pourtant, Bresson réalise ici un très grand film, cruel et sauvage, où l'humanité se voit empêtrée dans les pires vices moraux. Une œuvre qui aurait, selon Marguerite Duras ou encore Jean-Luc Godard, marqué un véritable tournant dans l'art cinématographique... Pour la petite histoire, Godard serait tombé raide dingue amoureux de la jeune héroïne du film, Anne Wiazemsky, durant le tournage de l'œuvre lors de l'été 1965. Malgré leurs 17 années de différence, il finira par l'épouser et la fera plusieurs fois tourner dans ses propres films avant de se séparer d'elle, 3 ans plus tard.
Easy Rider (1969)
1 h 35 min. Sortie : 27 juin 1969 (France). Road movie
Film de Dennis Hopper
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 21.04.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Véritable manifeste cinématographique de la contre-culture en mode "flower power" dans les années 1960 aux États-Unis, Easy Rider reste un film mythique qui n'a aucunement perdu son âme malgré ses 56 ans d'âge. Présentée en 1969 au Festival de Cannes, cette première œuvre réalisée par Dennis Hopper s'est justement vue remportée le Prix de la première œuvre et reste toujours et encore aussi intemporelle. Vision sans concession du faux-rêve américain et de la société U.S. d’après-guerre, dont Hopper fait la critique à travers le voyage initiatique de ses protagonistes, Easy Rider reste une représentation antilibérale face à une société éprise de racisme, de bêtise et de violence. Rien n'a changé, finalement.
La Résidence (1969)
La Residencia
1 h 39 min. Sortie : 9 août 1972 (France). Thriller, Épouvante-Horreur
Film de Narciso Ibáñez Serrador
candygirl_ a mis 8/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Visionné le 17.04.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Le Bouc (1969)
Katzelmacher
1 h 28 min. Sortie : 22 novembre 1969 (Allemagne). Comédie dramatique
Film de Rainer Werner Fassbinder
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 20.11.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Aussi singulier que minimaliste, ce second long-métrage de Fassbinder nous mène au cœur d'une petite cité de Munich en nous présentant 4 couples qui nous guident au cœur de leur pauvreté intellectuelle où s'entremêlent médisances, jalousies, tromperies, prostitutions, racisme, ennui et fatalisme. Un portrait bien peu reluisant, tourné sur 9 jours seulement, d'une Allemagne désœuvrée qui se voit ici incarnée par un casting autant parfait qu'inspiré. Irm Hermann, aussi dominante que malheureuse, sort incontestablement du lot. À l'instar de la célèbre Hanna Schygulla, plus que parfaite en jeune femme maltraitée et en manque crucial d'amour. Une œuvre incontestablement triste mais puissante de par son réalisme.
Le Soldat américain (1970)
Der amerikanische Soldat
1 h 20 min. Sortie : 9 octobre 1970 (République fédérale d'Allemagne). Drame, Film noir, Gangster
Film de Rainer Werner Fassbinder
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 23.11.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Œuvre lorgnant sur le mouvement de la Nouvelle Vague et le cinéma noir nord-américain revu et corrigé par Jean-Pierre Melville (certaines personnes sur SC assimilent ce fait au précédent film de Fassbinder, Les Dieux De La Peste, qui n'a franchement pas grand-chose à voir avec du Melville, ce qui prouve aisément que quelques-uns ici critiquent des films qu'ils n'ont jamais vus en recopiant les erreurs disséminées sur le net 😁). Bref, Fassbinder s'amuse ici à remixer le cinéma qu'il aime (comme le fera Tarantino quelques années plus tard) et ça fonctionne à merveille, tordant inlassablement le cou de chaque situation avec une stratégie artistique totalement inédite pour l'époque. Eddie Constantine, dont Fassbinder adorait le jeu, aurait été formidable dans le premier rôle en incarnant ce tueur sans foi ni loi, mais néanmoins tout penaud face à sa maman. Visiblement, pas grand monde ici n'apprécie ce film alors que l'on effleure pourtant le chef-d’œuvre absolu.
Fassbinder Produziert: Film Nr. 8 (1971)
30 min. Sortie : 27 janvier 1971 (Allemagne). Making-of
Court-métrage documentaire de Michael Ballhaus et Dietmar Buchmann
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 23.11.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Excellent documentaire relatant une partie du tournage du long-métrage Le Soldat Américain, réalisé par Rainer Werner Fassbinder en 1970, avec ses 9 jours de tournage, ses 70 plans journaliers et ses 6 jours de montage. Un véritable marathon où, entre deux scènes, Fassbinder trouve également le temps de se marier avec Ingrid Caven. Le type de reportage que l'on ne fait plus du tout aujourd'hui, où, ici, les problèmes, les contrariétés et les mauvaises nouvelles s’additionnent avant de trouver LA solution la plus positive qui permettra d'avancer. Cela m'a fait penser à 101, le documentaire sur la tournée américaine du groupe Depeche Mode en 1988 qui soulevait, lui aussi, tous les problèmes rencontrés lors d'une tournée. Depuis maintenant 25 ans, la grande majorité de ce type de reportages compile des torrents de louanges mielleuses où tout le monde est génial, doué, fort, beau, bronzé, etc. etc. Là, ça bosse, ça râle, ça s'engueule et ça se réconcilie, toujours pour le meilleur. La vie, quoi.
Numéro Zéro (1971)
1 h 50 min. Sortie : 22 janvier 2003. Portrait
Documentaire de Jean Eustache
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 19.05.25 - Blu-ray - Découverte
En 1971, Jean Eustache laisse s'exprimer Odette Robert, sa grand-mère, face à deux caméras au sein de l'appartement du jeune cinéaste. Du haut de ses 70 ans, la sympathique et attachante vieille dame raconte sa vie, son bonheur durant l'enfance jusqu'au triste décès de sa maman. Par la suite, ce seront des années d'errance, face à son immonde belle-mère, son débauché de mari, deux Guerres mondiales ou encore les décès prématurés de ses quatre fils. Durant presque 2 heures, Odette narre son parcours de vie avant de conclure par cette terrible phrase : "Ça ne m'intéresse pas, tu sais, de vivre". Eustache, lui, l'écoute en s'enquillant whisky sur whisky.
3 ans plus tard, le 21 juillet 1974, alors que vient de commencer le tournage de Mes Petites Amoureuses, Jean Eustache apprend la mort de sa grand-mère. L'autodestruction du cinéaste s'étendra alors durant 7 ans, avant son suicide du 5 novembre 1981.
Faustine et le bel été (1972)
1 h 38 min. Sortie : 14 janvier 1972 (France). Comédie, Drame, Romance
Film de Nina Companeez
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 08.11.25 - Blu-ray - Découverte
© 1971
Après avoir longtemps scénarisé et monté les œuvres de Michel Deville, Nina Companeez réalise son premier film en 1971 en s'inspirant d'œuvres littéraires qui ont indéniablement marqué son parcours telles que L'Éducation Sentimentale de Gustave Flaubert ou encore Les Caprices De Marianne d'Alfred de Musset. En souhaitant aborder le sujet de l'éveil adolescent avec modernité, le film fut rapidement catégorisé comme étant une simple œuvre érotique alors qu'elle s'éloigne volontairement du genre en abordant frontalement les appétences du désir d'une adolescente. Du haut de ses 16 ans, Faustine observe longuement les us et coutumes d'une famille bourgeoise résidant près de chez sa grand-mère où elle passe l'été (les plans immortalisant l'Epte, rivière bordant Montreuil-Sur-Epte dans le Val-d'Oise, sont par ailleurs sublimes). Le regard sur la vie d'une famille de nantis, dont les tromperies d'une femme mariée éprise du fils de son époux, vont faire fantasmer l'esprit de Faustine qui va finir par jeter son dévolu sur un quadragénaire (ce qui reste une envie, pas forcément un acte déraisonné), père célibataire pas forcément attiré par les adolescentes. Une initiation amoureuse plus que pertinente qui semble pourtant être totalement incomprise par le grand public qui n'y voit qu'un film érotique à la Just Jaeckin. Et bien que le casting fasse démentir son appartenance au genre (Isabelle Adjani, Jacques Spiesser, Francis Huster, Jacques Weber, Georges Marshall ou encore Isabelle Huppert pour sa toute première apparition à l'écran), le grand public n'y voit malgré tout qu'une initiation sexuelle formatée par Muriel Catalá qui apparait à diverses reprises dans son plus simple appareil (elle a par ailleurs un corps sublime). Bref, quand l'impressionnisme se voit vulgairement traité d'érotisme pervers (et ce depuis 54 ans maintenant), l'on se dit qu'il y a encore ÉNORMÉMENT de boulot en matière d'éducation cinématographique.































