Bouquins 2014

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52 livres

par clairemouais

Je viens de ressentir l'irrépressible besoin d'écrire un truc sur le Walter Benjamin mais je n'ai pas assez pour constituer une critique constructive, ou intelligente, ou utile. Alors puisque je le fais déjà pour les films, pourquoi ne pas le faire pour les livres ? Une liste juste pour pouvoir faire des annotations, à titre de mémo-personnel, puisqu'il est bien connu que personne ne lit les annotations. En plus en essayant de faire mes annotations, je réalise que je n'ai pas grand chose à dire. Tant pis. Je n'annoterai que certains, alors. Peut être que le Walter Benjamin.

Je lis peu et lentement, mais se moquer serait cruel.

52 livres, finalement, c'est plutôt naze comme score.

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  • Le Théâtre et son double (1938)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Antonin Artaud

    Relu en janvier.
    (La relecture a franchement du bon, c'est beaucoup plus compréhensible.)
  • L'Espace vide (1968)

    The Empty Space

    Sortie : 1968. Essai.

    Livre de Peter Brook

    Lu en janvier.
    Intéressant, du Artaud version pratique. Du coup, lire le Théâtre de la cruauté avant est nécessaire. Enfin on doit pouvoir s'en passer, mais l'intérêt du livre doit sûrement en être diminué.
  • Novecento : Pianiste (1994)

    Novecento. Un Monologo

    Sortie : 1994. Théâtre.

    Livre de Alessandro Baricco

    Lu en janvier.
    Mignon. Une note largement exagérée, je suppose, mais tout petit morceau de poésie qui met les larmes aux yeux si vous êtes un peu une chochotte, comme moi. L'histoire de Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento s'accroche facilement à vous, et votre nouveau rêve devient vite de l'entendre, lui et son piano, lui sur son bateau. La narration vous prend, et ce personnage si étrange ne peut sûrement que fasciner. Et puis au pire même si vous n'accrochez pas, c'est lu en 30 minutes.
  • Ubu Roi (1896)

    Sortie : . Théâtre.

    Livre de Alfred Jarry

    Lu en janvier.
    Merdre.
  • La Critique de l'École des femmes (1663)

    Sortie : 1663. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu en janvier.
    Drôle, trop méconnu sûrement, rapide, et surtout drôle. Lire surtout pour le passage du "tarte à la crème" qui est absolument génial, en fait.
  • Foe (1986)

    Sortie : 1986. Roman.

    Livre de John Maxwell Coetzee

    Lu quelque part entre octobre 2013 et janvier 2014.
    cf critique.
  • Justine, ou les malheurs de la vertu (1791)

    Sortie : 1791. Roman.

    Livre de Marquis de Sade

    Lu quelque part entre septembre 2013 et février 2014.
    J'ai fait traîner, parce que c'est horriblement long et répétitif. Jeune Justine innocente croise vil libertin qui la viole (ou autres joyeuseries). Justine est un peu déçue, mais bon, continue à croire en la vie et l'amour, repart par les chemins, et croise un gang de vils libertins. En boucle, la pauvre Justine en voit de toutes les couleurs. On se lasse vite, donc, malgré quelques discours sur le libertinage ou des éloges de la sodomie savoureux, et l'écriture de Sade qui garde le lecteur en éveil (heureusement, il faut bien une raison pour persévérer et atteindre la fin !). Sinon, c'est du Sade, donc plein d'histoires qui ne vous mettent pas en appétit. Au début c'est perversement drôle, au bout d'un moment ça donne envie de vomir. Préface intéressante, aussi.
  • Tandis que j'agonise (1930)

    As I Lay Dying

    Sortie : 1930. Roman.

    Livre de William Faulkner

    Lu en mars.
    Lu en anglais, premier Faulkner, donc quelques passages me sont restés sûrement plutôt flous. Pourtant, indéniablement génial. Un point de vue par chapitre, tout tourne autour de la mère morte, Addy, tout se croise dans les faits, mais les personnages restent fermés dans leur individualité. La forme, l'écriture, les métaphores, tout, jusqu'au simple schéma narratif, est plaisant. Le récit horrible du dernier voyage d'un corps qui se décompose et vient chatouiller les narines de sa famille détestable, mais plaisant.
  • Le Degré zéro de l'écriture (1953)

    Sortie : mars 1953. Essai.

    Livre de Roland Barthes

    Lu en mars.
    cf critique.
  • L'Œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (1935)

    Das Kunstwerk im Zeitalter seiner technischen Reproduzierbarkeit

    Sortie : 1935. Essai et philosophie.

    Livre de Walter Benjamin

    Lu en mars.
    Si le propos sur l'art en lui-même est intéressant, si vous êtes reconnaissants pour les passages en italiques qui vous font de magnifiques résumés, si le titre est alléchant au possible, cet essai garde pour moi un problème principal : j'étais venue là pour lire un truc sur l'art, pas une éloge du Marxisme.
    Intéressant avis sur cette "perte de l'aura de l'oeuvre d'art", sur cet art qui vient s'installer dans le salon d'un spectateur qui semble déjà devenir expert. On compare théâtre et cinéma, on s'appuie sur Pirandello ou Duhamel : une oeuvre accessible, courte, claire, qui pose des questions intéressantes. Interroger la culture de masse, c'est bien, mais je pense qu'il y a des trucs plus intéressants à lire (Adorno ? J'ai lu des morceaux, je ne peux pas juger, mais ça me parait franchement à creuser.).
  • Baleine (1982)

    Sortie : 1982.

    Livre de Paul Gadenne

    Lu en mars.
    J'ai presque envie de mettre 7, car je crois que je n'arrive pas à comprendre l'engouement général autour de ce livre. Certes, agréablement joli, sur le plan de l'écriture ou de la métaphore, agréablement désespérant, car peu importe ce que vous lisez dans la baleine, elle est morte, avant tout. Un tout petit livre peut être un peu trop ouvert pour moi (je préfère qu'on fasse semblant de me diriger, je crois) et qui pourtant, paradoxalement, se ferme, avec Odile. Trop ouvert et trop fermé, je suppose qu'il y avait là un équilibre qui devait marcher, mais auquel je suis apparemment plutôt insensible, quelle tristesse.
  • Dans la solitude des champs de coton (1987)

    Sortie : 1987. Théâtre.

    Livre de Bernard-Marie Koltès

    Relu en avril.
    Cf critique.
  • L'Afrique du Sud et les états voisins (2013)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Philippe Gervais-Lambony

    Lu quelque part entre août 2013 et avril 2014. Puis relu, puis relu en fiches, puis relu en fiches de fiches, ainsi qu'en fiches de fiches de fiches.

    J'ai absolument rien à dire, ça reste un livre de géo ("donc chiant" ? Qui a osé dire "donc chiant" ?), super intéressant si vous passez l'ENS demain, ou travaillez sur l'Afrique du sud, la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe, le Mozambique, le Lesotho et le Swaziland. D'ailleurs en conclusion je dirais que mon pays préféré est le Botswana, et que je vous le conseille pour les vacances (entre l'Okavango, les dunes rouges du Kalahari et les lions, ça a l'air cool.)
  • Les Onze (2009)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Pierre Michon

    Lu en avril.
    Cf critique.
  • Histoire des Etats-Unis (2007)

    Sortie : juin 2007.

    Livre de Jean-Michel Lacroix

    Lu quelque part entre septembre et avril.
    Plus complet que le Bernard Vincent qui sautait (ou expliquait mal, ou passait trop vite) des passages nécessaires à la compréhension... (peut être aussi plus difficile à avaler).
  • Le Menteur (1888)

    The Liar

    Sortie : 1888. Recueil de nouvelles.

    Livre de Henry James

    Lu en avril.
    Il faut déjà réussir à passer par dessus une traduction française assez gênante : on a facilement l'impression de lire de l'anglais traduit avant tout, on ne sent que trop que la fluidité de la syntaxe anglaise se heurte aux difficultés du français, et la première phrase du livre a un goût d'exercice de version. Peut être donc faudrait-il essayer de le lire en anglais.
    Nouvelle agréable à lire, je pense d'abord à cause de ses personnages. Le menteur, sa femme, Lyon, trois personnages qui vous font vite comprendre qu'ici n'est pas seulement l'histoire d'un menteur. Il y a l'histoire d'un amour perdu mais pas oublié, là est l'important. Tout autour il y a la peinture et les mensonges et les histoires rocambolesques, mais le centre, c'est elle.
  • Le Rêve d'un homme ridicule (1877)

    Сон смешного человека (Son smechnovo tcheloveka)

    Sortie : 1877. Recueil de nouvelles.

    Livre de Fiodor Dostoïevski

    Lu en mai.
    Peut-être (sûrement) sous noté par rapport au reste de ma collection, premier Dostoievski.
    Un homme ridicule, un homme vraiment trop ridicule, avec sa deuxième Terre édénique, et je crois que c'est pour ça que je n'ai pas réussi à accrocher vraiment.
    Enfin, je ne sais pas, c'est peut être à cause aussi d'une idée préconçue de ce que devait être Dostoievski.
  • Le Dernier Jour d'un condamné (1829)

    Sortie : 1829. Roman.

    Livre de Victor Hugo

    Lu en mai.
    Déçue, triste de mettre un petit 5 à Victor, il faut peut être penser que je sors de l'étude de Cromwell, qui est une œuvre qui n'a pas de rapport direct (je le concède mais je vais m'expliquer), qui précède ce roman, et qui est à mon sens bien plus complète.
    C'est la dimension politique, la forme quasi-directe (directe, même, sûrement, puisqu'absolument pas cachée. Juste une mise en scène) du plaidoyer qui ne m'a pas convaincue. Reprocher à Hugo de faire de la politique, c'est plutôt stupide, mais il faut quand même remarquer qu'il a su en faire de façon beaucoup plus subtile. Cromwell, c'est une dimension politique absolument revendiquée qui se mêle au drame romantique pur, et c'est beaucoup plus agréable à lire, car la dimension littéraire domine ; ici elle ne paraît presque que biais. Peut être est-ce du fait d'une histoire gardée dans le général : pas de nom, pas de crime énoncé, garder dans le flou pour qu'on ne puisse reprocher la particularité d'un cas qui décrédibiliserait un plaidoyer. Pourtant, on retrouve bien les états d'âme de notre cher condamné, mais -peut être habituée aux états d'âmes grandioses d'un Cromwell abject- rien de particulièrement remarquable.
    Le plus intéressant, finalement, c'est l'idée elle-même : décrire les dernières heures d'un condamné à mort, mais le roman -heureusement court- n'en reste pas moins plutôt ennuyeux.
    Finalement la préface elle-même est plus intéressante que le roman. Un plaidoyer qui ne se cache pas, direct, et qui en plus raconte de vraies histoires sanglantes de têtes qui ne se sont pas détachées au premier coup de guillotine et qu'on a du finir à la main. Forcément toujours plein de prétention, mais c'est bien pour ça qu'on aime Hugo. Et il y a aussi une petite pièce, "une comédie sur une tragédie", plutôt drôle, reprenant un peu la forme de La critique de l'école des femmes de Molière (en fait c'est peut être une forme courante, de faire une comédie pour se moquer de ceux qui s'offusquent d'une œuvre, je n'en sais rien), qui est tout aussi agréable à lire.
  • Dictionnaire des idées reçues (1913)

    Sortie : 1913.

    Livre de Gustave Flaubert

    Lu en mai.
    Parfaitement drôle, à lire.
  • Naissance de Dieu (1986)

    Naissance de Dieu : La Bible et l'historien

    Sortie : . Histoire, essai et culture & société.

    Livre de Jean Bottéro

    Lu en mai.
    Considérer la Bible non pas seulement comme le livre sacré, commencement, mais la regarder dans une continuité, la poser dans une dimension historique. Ça, c'est intéressant. Dans une première partie, alors, Bottéro retrace les déplacements du peuple d'Israel, convoque d'autres civilisations pour souligner les influences (je ne pensais naïvement pas qu'il y ait eu des récits de déluge avant celui de la Bible), et rappelle l'évidence oubliée : plusieurs auteurs, sur plusieurs siècles : la Bible comme recueil de plusieurs récits expliquant l'histoire du peuple de Yahvé. Ainsi, en considérant les différents auteurs les uns après les autres, les différents prophètes aussi (l'un n'étant pas forcément équivalent à l'autre), c'est l'évolution même de la religion que l'on considère. D'un peuple nomade à un peuple sédentaire, évolution des Lois, passage d'un rapport de Dieu au peuple à un rapport de Dieu à l'individu.
    Dans une seconde partie, on regarde plus précisément des morceaux de l'ouvrage : histoire de Debora, la plus ancienne, différentes versions de la Genèse, considérées les unes après les autres, mais, surtout, en dernier, un passage de l'Ecclésiaste, pour considérer la question du Mal, forcément problématique.
    Ce que je remarquerais en dernier, bêtement, c'est que je n'avais avant jamais vraiment considéré la Bible dans sa dimension purement littéraire. La traduction d'extraits, notamment de ceux évoqués dans la seconde partie, par Bottéro, qui n'est pas lui-même sans souligner le talent de certains auteurs, ne fait que rendre évidente la qualité littéraire, en plus de la dimension historique premièrement mise en avant.
  • Ulysse (1922)

    Ulysses

    Sortie : 1922. Roman.

    Livre de James Joyce

    Lu en juin. Meilleur livre lu cette année.
    Malgré sa taille fort impressionnante, il y a une diversité dans Ulysses qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. Pas le temps de nous ennuyer, et même pas le temps de souffler, pris avec Bloom et Dedalus dans les rues de Dublin, dans les pires endroits pour voir les pires scènes. Une diversité stylistique, une diversité des points de vue : chaque nouvelle partie comme un nouvel exercice que l'auteur s'est imposé, que le lecteur doit résoudre. Il y avait dans ce livre quelque chose de très ludique, une jouissance à voir arriver un nouveau chapitre, et à se demander "qu'est ce que ça va être cette fois ?". Joyce ne déçoit jamais, nous présente même quelque chose qui s'apparenterait à un dictionnaire de stylistique : on voit tout ce qui semble possible, on établit une grille des effets. Oui, ne nous y trompons pas, ici n'est pas un simple et bête exercice, il y a des effets. L'attention du lecteur étant largement acquise, il ne peut que constater que l'équilibre est parfait, entre expérience pure et poésie. Passionnant de bout en bout, il y a quelque chose d'hypnotisant dans les dialogues hallucinés, de jouissif dans le question-réponse absurde, on est pris dans la cadence infernale de la dernière phrase de Molly.
    Ici est donc ce qui semble être l'œuvre la plus complète imaginable, mais reste quelque chose de plaisamment rieur (humble?) : comme le question-réponse, avide de détails sur ce qui se déroule, et n'arrivant finalement qu'à dériver sur des broutilles absurdes, on sent bien ici que c'est à la Littérature que Joyce fait un signe amical, tout en sachant qu'il n'est qu'un de plus à essayer et acceptant parfaitement l'incomplétude dont il essaie de s'éloigner.

    Et qu'est ce qu'on y raconte ? Une journée de Bloom et Dedalus et des autres autour d'eux, des trucs sales et des trucs drôles et des trucs tristes et des trucs humains.
    "J'en suis fatigué de tous ces rochers de la mer, dit-il, et des bateaux et des navires. Et de cette pourriture salée à tous les repas."
  • Regarde, regarde, les arlequins ! (1990)

    Sortie : août 1990. Roman.

    Livre de Vladimir Nabokov

    Lu en juin, en anglais.
    Cf critique.
  • La gestion des ressources humaines (2007)

    Sortie : mai 2007.

    Livre de Jean-Marc Le Gall

    Lu en juin.
    Livre qui a l'avantage d'être concis, clair. Ce n'est pas jargonnant, tous les GPEC et autres tas d'initiales sont détaillés puis expliqués, et le dernier des abrutis n'ayant aucune notion dans le domaine peut en sortir avec une idée précise de l'importance de cette gestion, de ses différents champs et moyens d'action. Si l'idée de politique des ressources humaines paraît vite manquer de concret, on n'hésite pas alors à donner des exemples précis, qui nous sortent du vague (et on apprend que Danone sont vraiment trop forts dans la gestion de leurs salariés) et des études, des pourcentages, qui ne s'éloignent jamais de la possibilité de compréhension par les simples mortels. Tout ce qu'on apprend, au fond, on le sait déjà, mais là on y met des mots précis et des modèles réels, des politiques existantes et des exemples éclairants.
  • Le Maître et Marguerite (1940)

    Мастер и Маргарита

    Sortie : 1940. Roman.

    Livre de Mikhaïl Boulgakov

    Lu en juin.
    Première chose gênante : c'est un bordel sans nom la-dedans. On passe de Pilate à Berlioz au Maître, dans tous les sens, un peu comme ça vient, sans raison apparente. Le Maître et Marguerite n'entrent finalement en scène qu'au milieu du livre (et on aurait peut être préféré qu'ils n'entrent jamais, tout bien réfléchi.) et on se dit alors : mon Dieu à quoi ont donc servi les 250 pages derrière moi ? Pas à grand chose.
    Deuxième chose gênante : ce n'est pas très bien écrit. Le style n'est franchement pas digne d'intérêt, peut être même plat : c'est écrit comme n'importe qui écrit lorsqu'il veut raconter une histoire, juste donner des faits. Pas très intéressant tout ça. (Peut être un problème de traduction, mais bon)
    Troisième chose gênante : toute la partie avec Ponce Pilate est franchement chiante et longue. (Et du coup l'épilogue bofbof)
    Quatrième chose gênante : le Maître et Marguerite. Selon mon quatrième de couverture, une des plus émouvantes histoires d'amour. Selon moi, une lutte constante pour supporter la niaiserie des deux lorsqu'ils sont ensemble ("oh non fuis moi, tu te perds avec moi, je suis pauvre, tu mérites mieux" "oh non Maître je t'aime ohlala je ne suis heureuse qu'avec toi, tu es toute ma vie"), alors que Marguerite seule était un personnage plutôt sympa, ce qui, oui, nous amène à voir les côtés positifs :
    Première chose positive : le personnage de Marguerite durant le bal de Satan.
    Deuxième chose positive : le duo Behemot-Koroviev est jouissif de mesquinerie, et serait parfaitement adaptable sur grand écran.
    Troisième chose positive : tout le long du livre on a envie de voir ce que ça pourrait donner au cinéma, cet univers farfelu (la scène du bal de Satan est définitivement ma préférée et je suis sûre qu'on pourrait faire de grandes choses avec ça)
    Quatrième chose positive : c'était quand même plutôt drôle par moments (surtout grâce à Woland).
    C'est un livre à lire, mais on a sûrement toujours des choses plus importantes à lire avant.
  • Le noyau d'abricot et autres contes (1924)

    Sortie : 1924. Recueil de contes et conte.

    Livre de Jean Giono

    Lu en juillet
  • La Bible (2008)

    Sortie : 2008. Essai.

    Livre de Philippe Sellier

    Lu en juillet.
    C'est plutôt ennuyeux. Beaucoup de simple paraphrase de la Bible, suivie par une liste forcément non exhaustive d'oeuvres ayant repris un passage particulier, dans l'idée d'un : "Babel c'est ça. On parle de Babel dans les frères karamazov et dans un Borgès". Sans plus d'explication, sans mise en perspective du mythe dans les œuvres, sans rien.
    Cela semble être écrit par un croyant pour les croyants (malgré l'indication contraire en préface), mais pour des croyants vraiment pas très sérieux, puisqu'on est presque face à une Bible pour les nuls, où on nous résume chaque passage.
    Et c'est quand même fou de déformer des citations de Descartes, et d'en modifier le sens.
  • Cadastre (1961)

    Sortie : 1961. Poésie.

    Livre de Aimé Césaire

    Lu en juillet (Cadastre + Moi, laminaire...)
    Je ne suis pas très poésie, mais avec Césaire, oui. On est parfaitement emportés (agressés ? endormis ?) par l'humidité chaude de la négritude, par le poison magnifique de terres lointaines, par le découpage des phrases, par l'enchaînement sec mais juste et auditivement parfait des mots (ça craque sous la dent).
    (Mon problème en général avec la poésie c'est que je n'arrive pas a enchaîner les poèmes et ma lecture s'étale jusqu'à perdre tout sens : ici on est pris entre les volcans et les vomissures, dans les mots en escaliers, on glisse, on suit.)
    (Je crois que je vais partir explorer la négritude.)
  • Le Tramway (2001)

    Sortie : 2001. Roman.

    Livre de Claude Simon

    Lu en juillet.
    Si j'avais du noter à la moitié du bouquin, j'aurais mis 5 ou 6. J'avais alors l'impression d'un livre anachronique : anachronie de l'écriture, avec une ponctuation presque totalement rejetée. Quelques virgules se perdent par là, puis tout d'un coup on nous prive même des points, puis on les retrouve, ça a presque l'air d'un test (si on m'avait demandé une date de publication, j'aurais parlé plus facilement d'une moitié vingtième que de 2001), d'une expérimentation sur immenses phrases-serpents-découpés et emmêlés. Anachronie dans l'histoire : nous parler encore des gueules cassées au 21ème siècle, nous servir encore des histoires d'enfance dans le sud, et pire : se tourner vers son enfance, vers la mort de sa propre mère, pour se voir mourir soit-même, utiliser le tramway, ce train, pour faire défiler le paysage de sa vie (on court après pour l'attraper, et les rails se finissent évidemment en s'enfonçant dans le sable, tournés vers la mer infinie. -même si ce n'est pas si lyrique, l'image reste quand même usée).
    Puis, finalement, incapable de dire si le livre évolue ou si l'on s'habitue, mais l'écriture commence à plaire (surtout les portraits osseux), et l'entremêlement de deux temporalités prend de l'intérêt (les passages à l'hôpital sont plutôt intéressants -hors passage des bidets, énervant de condescendance naïve du narrateur. Les portraits à la peau jaune et aux nez d'oiseaux sont bien.), et le livre finit, tardivement, par marcher.
  • Le Sel Noir (1960)

    Sortie : 1960. Poésie.

    Livre de Edouard Glissant

    Lu en juillet.
    Cf Cadastre : il y a toujours cette odeur d'étrangeté, mais le format est cependant très différent de celui de Césaire et son Cadastre : long poème découpé en paragraphes ou, au contraire, quatre lignes ininterrompues et dépourvues de ponctuation. Glissant a ce côté plus poète (dans l'idée rimbaldienne que je me fais de la chose) où Césaire semble plus réfléchi, travaillé (n'excluant pourtant pas le fait que Césaire soit poète et Glissant travailleur). Plus dur à suivre et peut être plus proche de ce que j'avais déjà vu en poésie, je ne peux nier que l'écriture de Césaire me parle beaucoup plus : plus obscur, Glissant m'échappe, mais une relecture ne serait sûrement pas du luxe.
  • Le Conte du coupeur de bambous (900)

    竹取物語

    Sortie : 900. Conte.

    Livre

    Lu en juillet.
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