Deux-Mille Seize

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257 films

par SpaceTiger7

2014 --> http://www.senscritique.com/liste/Top_des_films_decouverts_en_2014/562797
2015 --> http://www.senscritique.com/liste/Top_des_films_decouverts_en_2015/765573
Pas de top cette année, après m'être rendu compte en 2015 à quel point il était difficile de classer les films à partir d'un certain nombre.

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    Autant en emporte le vent (1939)

    Gone with the Wind

    3 h 58 min. Sortie : . Drame, historique, romance et guerre.

    Film de Victor Fleming avec Vivien Leigh, Clark Gable, Olivia de Havilland

    1er Janvier

    Une fresque romanesque monumentale. "Gone in the Wind" est ancré dans les codes classiques du mélo hollywoodien mais c'est loin d'être un simple drame romantique.
    Dans ce film, nos héros sont des salauds opportunistes et hypocrites jouant des malheurs de la guerre et des sentiments de leurs amants pour s'enrichir et prospérer.
    Fleming montre une Amérique ravagée par la Guerre mais surtout le pouvoir de l'argent et du libéralisme où l'on se ment et se détruit pour une place dans la hiérarchie sociale.
    Le film est long et baisse de régime au milieu mais s'achève dans un grand épilogue tragique et classique, sublimée par de grands acteurs et une photographie romantique.
    Autant en emporte le vent est un modèle de mélodrame fin et subtil, une grande fresque sur l'Amérique du XIXe siècle et ses dénominateurs politiques et sociaux.
  • Bande-annonce

    La Chair et le Sang (1985)

    Flesh+Blood

    2 h 06 min. Sortie : . Aventure et romance.

    Film de Paul Verhoeven avec Rutger Hauer, Jennifer Jason Leigh, Tom Burlinson

    2 Janvier

    Ah le moyen-âge pour Veroheven, un terrain de jeu idéal !
    Immédiatement, ça viole au coin du feu à plusieurs, ça crève dans la boue, ça ferraille de partout, on met des bébés morts dans des tonneaux, tout est là.
    Veroheven dessine un triangle amoureux entre un gueux, un prince et une princesse.
    C'est cruel, c'est sensuel, c'est sexuel, en un mot : jouissif. On est plongés avec ces pouilleux dans ce château assailli par des hommes puis la peste, où la mort et la putréfaction rôdent. Ces aventures mystico-médiévales du Hollandais violent respirent la violence et la barbarie médiévale dans un écrin subversif et érotique typique du cinéaste.
    Poledouris et De Bont achèvent de rendre ce grand spectacle épique et pictural.
  • Le Masque de la mort rouge (1964)

    The Masque of the Red Death

    1 h 29 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Roger Corman avec Vincent Price, Hazel Court, Jane Asher

    3 Janvier

    Une adaptation gothique, sensuelle et charnelle de la nouvelle d'Edgar Allan Poe par Roger Corman. La direction artistique est ambitieuse rejoignant la maîtrise de la caméra.
    Si l'ambiance est bien distillée, elle peine à véritablement angoisser et transcender ses beaux décors. Il manque une musique de qualité (celle du film est assez moyenne) et surement plus de surprises scénaristiques. Par contre, l'écriture, à défaut d'être foncièrement originale, a le mérite de proposer une intrigue faite de dilemmes ardus et d'enjeux intrigants au départ.
    Mais, il faut surtout retenir l'audace visuelle du film, avec sa représentation mystique et symbolique de la Mort Rouge, frôlant parfois le ridicule tout en dégageant un aspect mystérieux et puissant, tel un bras vengeur sorti du fond des ténèbres.
  • Bande-annonce

    Tête brûlée (1996)

    Bottle Rocket

    1 h 31 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Wes Anderson avec Luke Wilson, Owen Wilson, Robert Musgrave

    5 Janvier

    Premier film de Wes Anderson pour un résultat convaincant empreint d'un style déjà très marqué.
    Une histoire de losers flirtant entre le polar et la comédie dramatique/romantique sur un ton loufoque et déjanté jouissif.
    On reconnaît déjà le talent du cinéaste, dans les cadres et une caméra virevoltante dans l'action, mais aussi cette touche de tendresse particulière entre deux moments de rire. Prometteur.
  • Cris et Chuchotements (1972)

    Viskningar och rop

    1 h 31 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Harriet Andersson, Kari Sylwan, Ingrid Thulin

    6 Janvier

    Oeuvre extrêmement pesante et dérangeante, "Cris et Chuchotements" brasse des thématiques chères à Bergman.
    Le cinéaste suédois applique une mise en scène clinique dans ses cadres et ses plans, saisissant avec une force peu commune, l'hypocrisie, les remords, la douleur de ces sœurs en plein déchirement. Les cadres sont asphyxiants et prennent à la gorge le spectateur devant des visages crispés, fermés.
    La direction d'acteurs du cinéaste est saisissante, Thulin et Ullman naviguent entre froideur et candeur avec une élégance rare.
    Au-delà des rancœurs et des déchirements, la fin libère le spectateur et offre une respiration aussi belle qu'inattendue.
  • Bande-annonce

    Thelma et Louise (1991)

    Thelma and Louise

    2 h 09 min. Sortie : . Road movie, drame et aventure.

    Film de Ridley Scott avec Susan Sarandon, Geena Davis, Harvey Keitel

    7 Janvier
  • Bande-annonce

    Peggy Sue s'est mariée (1986)

    Peggy Sue Got Married

    1 h 40 min. Sortie : . Romance et comédie dramatique.

    Film de Francis Ford Coppola avec Kathleen Turner, Nicolas Cage, Barry Miller

    7 Janvier

    Le concept est génial (le voyage dans le temps, c'est carrément génial !), et Coppola l'exploite dans une sorte de teenage movie nostalgique, romantique et comique. C'est un film étonnant, plein de fraîcheur et de (fausse) naïveté. Le retour en arrière de Peggy Sue est plein d'humour mais surtout de lucidité sur son parcours, trop vite écrit et tracé. Certes, le film est parfois mièvre mais le charme des sixties opère rapidement, les cabotinages de Cage sont encore tolérables et Kathleen Turner est une héroïne charmante. Sans doute pas un grand Coppola mais un film à la fois insouciant et amer qui utilise malicieusement son concept.
  • Bande-annonce

    Les 8 Salopards (2015)

    The Hateful Eight

    2 h 47 min. Sortie : . Thriller et western.

    Film de Quentin Tarantino avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh

    7 Janvier

    Nouvelle étape de Tarantino dans un genre qu'il avait parfaitement revisité avec Django.
    Cette fois, le cinéaste propose un huis-clos dont la théâtralité est parfaitement assumée.
    Encore une fois, les meilleurs moments dans ce film sont ceux qui précèdent l'action comme chez Leone. Mais sur près de 3h de film, il y a du déchet, des passages inutilement longs, des moments plus plats qui n'apportent rien au récit.
    Le modèle de ce film est "Reservoir Dogs", c'est clair. Mais dans Reservoir Dogs, la construction scénaristique était plus habile, car plus progressive et mieux amenée.
    Ici, la dissection en chapitres casse le mouvement du film, et rend l'ensemble trop schématique (voix-off inutile). Pour ce qui est du ridicule/ caricatural évoqué par les critiques, il n'est gênant que sur quelques passages, où Tarantino abuse d'effets et de ralentis (l'influence de Peckinpah est revendiquée) parfois malvenus.
    Après, c'est aussi le film le plus abouti du cinéaste dans son approche du huis-clos avec une mise en scène intelligente qui joue sur un aspect politique avec La Guerre de Sécession, et les dialogues, qui sont assez riches, preuve d'une certaine "maturité". Pas le meilleur film de QT, pas son meilleur Western, mais un film fidèle à son titre avec son lot de rebondissements et d'ordures notoires.
  • Bande-annonce

    Harakiri (1962)

    Seppuku

    2 h 13 min. Sortie : . Action, drame et historique.

    Film de Masaki Kobayashi avec Tatsuya Nakadai, Akira Ishihama, Shima Iwashita

    8 Janvier

    Une oeuvre aboutie tant d'un point de vue stylistique qu'historique. Kobayashi propose un récit dans un cadre très fermé, rendant le climat angoissant et hypnotique à coup de cadres serrés et d'une musique mystique et spectrale.
    La progression de l'intrigue et de la psychologie des personnages s'opère finement, à coup de flash-backs éclaircissant les mystères du Rônin. Le film avance doucement, laissant se découvrir un Ronin au corps meurtri, un visage marqué et un esprit tourmenté. La limpidité du film permet une primauté formelle, iconisant Nakadai en martyr vengeur.
    La mise en scène joue d'un symbolisme fort, démystifiant le Samouraï avec une audace rare pour sublimer le Rônin dans sa pureté et son humanité.
    Une oeuvre puissante et audacieuse, Palme d'or méritée.
  • Bande-annonce

    Razzia sur la chnouf (1955)

    1 h 45 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Henri Decoin avec Jean Gabin, Marcel Dalio, Lino Ventura

    8 Janvier

    Un polar français solidement mis en scène et doté d'une photographie réussie. Il faut s'accrocher pour tout capter, puisque Gabin et Lino s'amusent à parler clope au bec et sans articuler (d'où les sous-titres). Le scénario est assez simple, avec de longs passages décrivant les composantes du métier de truand avec quelques intermèdes romantiques.
    L'épilogue est très bien amené, bien construit visuellement avec une tension accrue et un bon twist à l'ancienne.
    Gabin fait du Gabin, Ventura compense à s'imposer tout doucement mais ne tient pas encore la comparaison.
  • Bande-annonce

    Conan le Barbare (1982)

    Conan the Barbarian

    2 h 09 min. Sortie : . Fantasy et aventure.

    Film de John Milius avec Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones, Max von Sydow

    9 Janvier

    Ça, c'est épique. Pas autant qu'un "Lawrence d'Arabie" qui a ce côté majestueux propre aux grandes fresques.
    Mais tout de même. La voix-off, la scène d'intro, les légendes divines donnent tout de suite une tonalité mystique au film.
    La première partie est moyennement convaincante. Le film décolle véritablement dès que la soif de vengeance de Conan vient à lui. S'en suit alors, une inconisation du personnage rendu invincible et tout-puissant. Milius s'aventure alors sur les terres du fantastique croisant le film médiéval et le film de fantasy.
    Ce mélange détonnant rend ce "Conan the barbarian" épique, mystique, incandescent dans un final sauvage et poétique.
    Les cuivres et les percussions titanesques de Poledouris laissent alors place aux chœurs dans un élan désenchanté.
  • Bande-annonce

    Dracula, prince des ténèbres (1966)

    Dracula, Prince of Darkness

    1 h 30 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Terence Fisher avec Christopher Lee, Barbara Shelley, Andrew Keir

    10 Janvier

    Cette suite du "Cauchemar de Dracula" perd en qualité d'écriture ce qu'elle gagne en ambiance. Si le premier, opposait deux personnages forts et charismatiques tels que Van Helsing et Dracula, ici c'est différent. En effet, Peter Cushing n'est plus là et Dracula est (sensé être) mort. Le film se concentre sur des touristes anglais, sans grand relief mais l'ambiance est très efficace. La direction artistique est aboutie, comme tout film de la Hammer qui se respecte. Et l'ambiance avec ce château vide et lugubre fonctionne toujours. Ce qui est génial, c'est l'idée de disparition de Dracula. Il est là sans être là, pendant un moment.
    La suite est plus classique, Lee se pointe et le schéma habituel est déroulé avec savoir-faire et rythme soutenu.
    Avec tout de même, une petite originalité à la fin aussi surprenante que loufoque !
  • Bande-annonce

    Rushmore (1998)

    1 h 33 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Jason Schwartzman, Bill Murray, Olivia Williams

    13 Janvier

    Oui, on retrouve la patte Wes Anderson dans cette comédie dramatique mais je reste dubitatif. Je conçois l'immaturité des personnages, notamment celle de Max qui peut être amusante au début, mais qui assez vite devient lassante et agaçante. Contrairement à Fantastic Mr. Fox ou même The Grand Budapest Hotel, il n'y aucune prise de conscience des personnnages. Je regrette aussi le traitement amer et romantique de l'intrigue, certains passages étant peu convaincants.
    Là où Wes Anderson brille, c'est quand il dynamise ses cadres à l'aide de travellings (la scène des aquariums) ou lorsqu'il manie l'humour absurde et décalé dans des pièces de théâtre.
    Un second film rempli d'idées mais trop inégal dans l'ensemble.
  • Bande-annonce

    Furyo (1983)

    Merry Christmas, Mr Lawrence

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Nagisa Ôshima avec David Bowie, Tom Conti, Ryuichi Sakamoto

    13 Janvier

    C'est chiant. Parce qu'il manque des enjeux captivants mais aussi car les personnages sont peu développés, pas spécialement attachants et que la vie sur le camp se résume à du cassage de prisonniers. Seul le personnage de Bowie a un background intéressant développé dans de bons flash-backs qui sont les meilleures scènes du film. Tout ce qui passe dans le camp est lourd et sans intérêt, quelques scènes étant plus risibles qu'autre chose (la musique n'y est pas étrangère).
    Un film qui passe à côté de son sujet, aucune sensualité derrière la violence des camps ne se dégage, l'écriture patine vraiment.
    Dommage.
  • Bande-annonce

    L'Homme qui venait d'ailleurs (1976)

    The Man Who Fell to Earth

    2 h 19 min. Sortie : . Fantastique.

    Film de Nicolas Roeg avec David Bowie, Buck Henry, Candy Clark

    15 Janvier

    Une oeuvre déroutante, inclassable qu'on pourrait qualifier d'OFNI.
    Bowie, dans ce rôle taillé sur mesure (on pense à Ziggy Stardust) incarne un alien décidé à sauver sa planète grâce aux ressources présentes sur Terre. Nicolas Roeg expérimente sur le plan esthétique, avec une photographie lumineuse. La réalisation et le montage sont très dynamiques, avec une alternance excessive, limite épileptique. Une oeuvre qui tente beaucoup, avec des thématiques autour de la génétique et du rejet social (un mix entre Spielberg et Cronenberg). Audace esthétique et narrative avec un jeu temporel osé mais brouillon, rendant le fil narratif confus et illisible. Un film qui mérite d'être vu pour son audace et David Bowie, superbement capté par la caméra de Roeg en alien translucide et fragile.

    P.S : Candy Clark joue très mal.
  • Bande-annonce

    Excalibur (1981)

    2 h 20 min. Sortie : . Aventure, drame, fantasy et romance.

    Film de John Boorman avec Nigel Terry, Helen Mirren, Nicholas Clay

    16 Janvier

    Boorman adapte la légende Arthurienne dans un film pictural et flamboyant. La mise en scène se plie à la grandeur du mythe intégrant parfaitement le mysticisme au récit. Médiéval et magique, le récit est mené tambour battant avec un vrai souffle épique (les joutes, la quête du Graal) et de beaux personnages comme Lancelot et Guenièvre tiraillés entre fidélité et désir.
    Boorman capte parfaitement ce que représente le Roi à l'époque, une entité humaine soumise à des puissances de l'Au-delà écrasant le commun des mortels. Le seul bémol de cette réussite pourrait être les dialogues, trop théâtraux et parfois trop présents pour surligner les images.
  • Opération Peur (1966)

    Operazione Paura

    1 h 25 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Mario Bava avec Giacomo Rossi-Stuart, Erika Blanc, Fabienne Dali

    17 Janvier

    J'aime bien Mario Bava pour son amour du genre et son cinéma parfois artisanal et d'autant plus sincère. Mais cette oeuvre ne supporte pas le poids du temps. Les mécanismes et les effets distillés par Bava sont attendus et prévisibles. L'ambiance ?
    Elle ne persiste que par le biais de la musique mais se dissipe vite devant une menace anecdotique et un scénario basique (Bava tournait quasiment 3 films par an, ceci explique cela).
    Une oeuvre que j'avais envie d'apprécier mais qui ne m'a jamais surpris, intrigué, captivé. Une mise en scène vieillotte, des personnages stéréotypés et une histoire de fantômes déjà vue.
  • Bande-annonce

    La Famille Tenenbaum (2001)

    The Royal Tenenbaums

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Gene Hackman, Anjelica Huston, Ben Stiller

    22 Janvier

    Wes Anderson dans un registre légèrement plus dramatique, approfondit son univers loufoque et rêveur. Cette fois, il aborde la paternité et la fin de vie, des thèmes forts mais traités avec légèreté, comme toujours. Les cadrages sont toujours soignés, les choix musicaux irréprochables (les Stones, Nick Drake, Bowie, etc) et la maîtrise du récit est parfaite. Un découpement en chapitres et une mise en scène au plus près des personnages, tantôt posée pour faire ressortir cette mélancolie latente inhérente à des personnages dépressifs, tantôt dynamique dans un registre comique, décalé et absurde.
    Une alchimie qui fonctionne très bien, et avec un si beau casting, aussi bien dirigé, c'est encore plus beau.
  • Bande-annonce

    Les Duellistes (1977)

    The Duellists

    1 h 37 min. Sortie : . Guerre, historique et drame.

    Film de Ridley Scott avec Keith Carradine, Harvey Keitel, Albert Finney

    23 Janvier

    Première réalisation de Ridley Scott, tout de suite marquée par un travail esthétique remarquable et une photographie automnale lumineuse. Le film part d'un postulat assez simple, qu'il déroule sur une quinzaine d'années avec son lot de mésaventures. Scott joue au départ, sur un antagonisme entre deux personnages aux caractères opposés mais opère un rapprochement subtil sur la notion d'honneur et de soumission.
    Plus le film avance, plus le rapport de force s'équilibre au point que l'opposition tourne au duel psychologique choisissant de prendre à contre-pied un récit jusque-là balisé. Il faut aussi souligner l'intérêt que porte Scott à l'histoire, puisqu'il parvient à nouer le destin de ses personnages à celui d'une nation. Et même si cette approche politique est plus effleurée qu'autre chose.
  • Bande-annonce

    La Vie aquatique (2004)

    The Life Aquatic With Steve Zissou

    1 h 59 min. Sortie : . Aventure, comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Bill Murray, Owen Wilson, Cate Blanchett

    27 Janvier

    Wes Anderson donne dans l'hommage à Cousteau avec un drôle de film. Le ton très particulier reste dans une tonalité tragi-comique, burlesque et absurde. Les trouvailles et les idées pleuvent, la mise en scène virevolte et Wes enferme son acolyte Bill Murray dans une rêverie désenchantée. Plus que jamais déroutant, ce film est maîtrisé mais déséquilibré. Tellement qu'on aurait pu en faire plusieurs films. Mais Wes a préféré condenser cette folie aquatique en 2 heures, très riches, à la limite de l'indigestion par moment. Une oeuvre pleine d'audace.
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    Les Tontons flingueurs (1963)

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie, action et policier.

    Film de Georges Lautner avec Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche

    28 Janvier

    Sans être subjugué comme le sont certains, il faut reconnaître la qualité des dialogues d'Audiard (peut-être ses meilleurs), la mise en scène efficace de Lautner et les acteurs, tous parfaits.
    Le scénario est léger, un peu trop, ne proposant qu'un enjeu peu palpitant, et accumulant les quiproquos et malentendus un peu facilement. A ce niveau-là, les Frères Coen sont plus doués.
    Mais ce Lautner reste un bon film, comme "Les Barbouzes", efficace et parsemé de quelques scènes mémorables.
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    1492 : Christophe Colomb (1992)

    1492 : Conquest of Paradise

    2 h 34 min. Sortie : . Aventure, biopic, drame et historique.

    Film de Ridley Scott avec Gérard Depardieu, Armand Assante, Sigourney Weaver

    30 Janvier

    Quelques qualités ça et là, notamment en terme de reconstitution historique et de photographie, le savoir-faire formel est une qualité qui ne fait jamais défaut à Scott.
    Mais ce qui ne fonctionne pas ici tient du scénario, des personnages, de la mise en scène même. Scott n'est pas Malick, il se pose avec ses gros sabots et ses poncifs pour décrire le Nouveau Monde, la vision colonialiste d'un côté et humaniste de l'autre. Tout est surligné et les dialogues s'égarent sans finesse ni pertinence. Et la deuxième partie frise même l’ennui devant un enchaînement d'affrontements sans intérêt dans ce récit.
    Au final, il vaut mieux retenir le personnage de Colomb, mercenaire converti humaniste de manière simpliste mais parfaitement interprété par l'immense Depardieu.
    Ce qui contraste avec la fadeur et la pauvreté des personnages secondaires (même pas un beau personnage indigène !).
    Musique sympa de Vangelis.
    Pour ce qui est du Nouveau Monde et des indigènes au cinéma, autant aller faire un tour chez Malick.
  • Les Vierges de Satan (1968)

    The Devil Rides Out

    1 h 36 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Terence Fisher avec Christopher Lee, Charles Gray, Nike Arrighi

    31 Janvier

    Encore un film produit par la Hammer et réalisé par Terence Fisher d'une efficacité diabolique. Sans révolutionner le film de secte satanique, Fisher impose une ambiance mystique et ésotérique avec ces incantations et possessions.
    Les enjeux sont simples, le film ne s’embarrasse pas d'un discours scientifique ou religieux superflu mais instaure une ambiance réussie, avec des passages d'hypnose inquiétants.
    La fascination inhérente aux sectes et leurs adhérents subsiste au même titre que l'inaltérable charisme du grand Christopher Lee.
    Une réussite de plus pour le duo Fisher-Lee.
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    Le Magnifique (1973)

    1 h 35 min. Sortie : . Action et comédie romantique.

    Film de Philippe de Broca avec Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset, Vittorio Caprioli

    5 Février

    Un film surprenant et malin qui s'amuse des stéréotypes du cinéma d'action avec intelligence et humour. Un divertissement entre rêve et amertume avec un univers fantasmé et littéraire délirant.
    De Broca s'amuse en utilisant cet univers comme un miroir sur la réel avec un vrai sens de l'auto-dérision chez Belmondo. Qui compose d'ailleurs un duo plein d'humour avec Jacqueline Bisset.
    A mi-chemin entre la parodie et la BD, De Broca dynamite le cinéma d'action et d'aventure en jouant avec son imaginaire.
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    Seul sur Mars (2015)

    The Martian

    2 h 21 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Ridley Scott avec Matt Damon, Kate Mara, Jessica Chastain

    6 Février

    Troisième gros film spatial après Gravity et Interstellar, ce "The Martian" opte pour un ton différent. Scott choisit de s'appuyer sur une recette efficace en mixant le feel-good movie et le survival spatial. En résulte un film agréable et dynamique aux enjeux limpides et au scénario convenu mais captivant.
    Le film joue de sa simplicité pour faire ressortir une touche comique et légère désamorçant l'aspect lourdingue du mélo.
    Très peu de contemplation et de lamentation mais pas mal de réflexion scientifique, Scott préfère extraire de l'espace son aspect insolite et imprévisible. Malgré une dernière partie un peu longue et une morale typiquement Yankee : " Le travail paye toujours", "The Martian" joue la carte du divertissement décomplexé et ça fonctionne ! Le meilleur Scott depuis American Gangster.
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    L'Oiseau au plumage de cristal (1970)

    L'Uccello dalle piume di cristallo

    1 h 32 min. Sortie : . Thriller, Épouvante-horreur et policier.

    Film de Dario Argento avec Tony Musante, Suzy Kendall, Enrico Maria Salerno

    6 Février

    Premier film du jeune Dario Argento, une oeuvre qui préfigure déjà toutes celles à venir. Les qualités aperçues ici (réalisation fluide et audacieuse, musique entêtante, suspense assez bien mené) et les défauts (acteurs en roue libre, mise en scène peu soignée, invraisemblances nettes) reviendront sans cesse.
    Après, le choix revient au spectateur, faut-il retenir l'ambiance malsaine et envoûtante ou les personnages apathiques voir risibles ? Surement les deux, pour un résultat mitigé mais traversé de coups d'éclats fulgurants.
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    À bord du Darjeeling Limited (2007)

    The Darjeeling Limited

    1 h 31 min. Sortie : . Comédie dramatique et road movie.

    Film de Wes Anderson avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman

    11 Février

    Je pourrais plus ou moins répéter mes dires à propos des précédents films de Wes Anderson. Toujours aussi agréable d'un point de vue esthétique avec de belles couleurs et une mise en scène millimétrée. Un film de Wes Anderson, c'est un peu comme une belle boîte de chocolats, à l'intérieur vous avez un peu de tout, et pas que du bon, mais au final il en reste une saveur agréable.
    Surement grâce au cachet particulier qu'ont ses films et à l'émotion qu'ils diffusent, même si ce contrôle total du cinéaste peut parfois la neutraliser et la contenir, malheureusement.
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    Abattoir 5 (1972)

    Slaughterhouse-Five

    1 h 44 min. Sortie : . Drame, science-fiction et comédie.

    Film de George Roy Hill avec Holly Near, Gary Waynesmith, Peter King

    14 Février

    Oeuvre pour le moins étrange aux contours ambigus, à la narration fragmentée, aux personnages excessifs. On navigue dans un mélange entre science-fiction, film de guerre, romance au coeur d'une narration disséquée et avec pour seul fil rouge, le destin d'un homme. Malheureusement, l'ambition de départ s'efface devant le manque de maîtrise du récit, jonglant avec maladresse entre candeur et brutalité et entre passé et futur. Le mélange de genres est audacieux mais ne prend pas, rendant l'oeuvre brouillonne et inégale. Sur ce type d'essai narratif, "Cloud Atlas" est bien mieux agencé et ici on retiendra surtout les scènes à Dresde qui ne perdent rien de leur force émotionnelle.

    P.S : Les personnages féminins sont difficilement supportables.
  • Bande-annonce

    Z (1969)

    2 h 07 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Costa-Gavras avec Yves Montand, Irène Papas, Jean-Louis Trintignant

    15 Février

    Un film d'enquête en forme de puzzle politique dont l'aspect nébuleux cache une machination du pouvoir. Costa-Gavras livre une oeuvre puissante à la fois mise en abîme des régimes totalitaires qui ont jalonné le XXe siècle et réquisitoire contre la corruption institutionnelle et politique. Costa-Gavras ne cherche jamais la subtilité ou l'implicite, il envoie ici un film en forme d'uppercut en impliquant chaque rouage du pouvoir.
    Corruption généralisée mise en avant à travers un complot politique organisé en haut-lieu et se déplaçant sur le terrain populaire à travers la violence des manifestations. Le cinéaste propose à ce titre, dans la séquence-pivot du film, un affrontement nocturne tendu et sanglant, où le seul compromis possible se trouve dans la violence et la brutalité. Une oeuvre implacable.

    P.S : D'autant plus intéressant juste après avoir lu "1984".
  • Bande-annonce

    Les Trois Lumières (1921)

    Der müde Tod

    1 h 34 min. Sortie : . Muet, drame et sketches.

    Film de Fritz Lang avec Lil Dagover, Walter Janssen, Bernhard Goetzke

    16 Février

    L'expressionisme allemand dans un conte funèbre et tragique.
    Une belle oeuvre, un peu inégale au niveau des histoires et longue à démarrer véritablement mais dotée d'une très belle conclusion.