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97 films

par Liverbird
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    Les Voyages du vent (2009)

    Los Viajes del Viento

    2 h. Sortie : . Drame et musique.

    Film de Ciro Guerra avec Marciano Martínez et Yull Núñez

    06/01/2019

    Époustouflé par l'Étreinte du Serpent, que je considère toujours comme un des meilleurs films de ces 10 dernières années, il me fallait voir comment ce fameux Ciro Guerra fit ses armes...

    Les Voyages du vent, sorte de voyage initiatique entre un maître et son apprenti en Colombie, même si parfois trop schématique, s'avère assez prenant. Largement imprégné par le western, le film utilise la musique comme moyen de faire avancer et le récit et le le cheminement intérieur des personnages. De là à y voir du Damien Chazelle...
    Le sens du cadre est déjà là en tout cas, et même si la lenteur domine le tempo du film, certaines séquences sont foutrement prenante. Notamment cet improbable combat d'accordéoniste, en mode " rap battle " de MC's. Génial !
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    Motel (2007)

    Vacancy

    1 h 25 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Nimród Antal avec Kate Beckinsale, Luke Wilson, Frank Whaley

    06/01/2019

    Je l'avais vu au cinéma à l'époque de sa sortie et j'en gardais ma foi un bon souvenir.
    Alors c'est vraiment très con et incohérent, mais pour je ne sais quelle raison, ce petit film de genre, série b de fin de série b fonctionne et nous fait passer je dois dire, un agréable petit moment...
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    La Favorite (2018)

    The Favourite

    1 h 59 min. Sortie : . Historique, drame, comédie, biopic et thriller.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz

    12/01/2019

    Je n'avais jusque-là rien vu de ce Yorgos Lanthimos, mais alléché par la petite réputation que le réalisateur est en train de se faire et surtout par la promesse d'un film en costume au cinéma, je me suis dit pourquoi pas découvrir cela sur grand écran...

    C'est en réalité un bien petit film, à mille lieues des louanges qu'il reçoit depuis sa sortie. Je ne comprends pas le plébiscite autour de lui, il ne fait que donner une énième version, très peu inspirée ici à mon avis, d'un classique du film d'époque: à savoir la dualité de deux courtisanes auprès d'une reine, où basses manœuvres et vanités concourent pour se trouver une place plus près du soleil, en piétinant l'autre évidemment. Archi-rebattu donc, ma foi pas un problème, sauf que ce film arrivé à sa moitié, n'a plus grand chose à dire... Il tourne en rond, ressasse ses idées et ses dialogues, recycle ses maigrichonnes intentions de mise en scène pour arriver à un final qu'on imagine voulu "puissant" par le réalisateur, mais ça tombe tout à fait à plat.

    Je sauve le film pour les décors, pour la photographie "naturelle" qui sied toujours aux fastes des palais mais surtout pour le trio d'actrice, elles, foncièrement investies dans ces rôles de "garces" et évidemment excellentes.

    Bonne nouvelle néanmoins, "La Favorite" m'a donné envie de retourner voir du Paul Thomas Anderson. Grande influence pour ce film je pense, mais l'américain est autrement plus convaincant, lui, lorsqu'il montre l'affrontement et la compétition à l'écran.
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    Old Boy (2003)

    Oldeuboi

    2 h. Sortie : . Drame, thriller et film noir.

    Film de Park Chan-Wook avec Choi Min-Sik, Yoo Ji-Tae, Kang Hye-Jung

    13/01/2019

    Il n'usurpe pas sa réputation de chef-d'œuvre du début de siècle. Je me souviens d'ailleurs, quoique assez jeune pour le voir, du bruit qu'il avait fait à sa sortie.

    Époustouflant de mise en scène, viscéral et je trouve bien ancré finalement dans l'esthétisme thriller/futuriste des années 2000 (Impossible de ne pas penser à Matrix). Et comme tout bon film coréen, un sens du tragique jamais feint et assumé pleinement.
    Il me manque juste un petit quelque chose perso, je le trouve trop poussif arrivé à sa moitié. Mais la dernière demi-heure est une leçon de cinéma. À tous les étages...
    Indispensable, évidemment.
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    L'Antre de la folie (1995)

    In the Mouth of Madness

    1 h 35 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de John Carpenter avec Sam Neill, Julie Carmen, Jürgen Prochnow

    20/01/19

    Bon petit film de genre, "Carpenterien" jusqu'au bout des griffes, avec ce petit coté halluciné et dérageant qui rappelle Lovecraft.
    Le film est aussi délicieusement, daté. Il suinte de partout les 90's, de la bande son heavy Metal (on dirait du Metallica) aux blazer et tailleur des personnages.
    J'aurais juste aimé que la fin soit moins précipitée, et que Carpenter s'attarde davantage sur les monstres, tant les maquillages sont géniaux.
  • Au revoir les enfants (1987)

    1 h 43 min. Sortie : . Biopic, drame et guerre.

    Film de Louis Malle avec Gaspard Manesse, Raphaël Fejtö, Francine Racette

    25/01/2019

    Peut-être pas à la hauteur de sa réputation mais néanmoins un "joli" film. Le sujet est éminemment sensible et Louis Malle avec cette histoire, raconte une vraie période de sa vie, lorsqu'il n'était encore qu'un enfant dans un pensionnaire sous l'occupation...

    Pudique, touchant, Au-revoir les enfants se concentre sur la vie au sein de l'établissement. De la guerre, extérieure, nous n'en verrons presque rien. Le film se permet des scènes qui paraissent étonnantes dans notre époque qui refusent le recul et la nuance lorsqu'on aborde les sujets de la collaboration et de la vie sous l'occupation: dans un restaurant, un officier allemand rabroue plusieurs policiers français venus arrêter un client juif qui mangeait tranquillement.

    Les enfants ne sont pas toujours très justes, il faut le dire, la mise en scène d'une sobriété dommageable, mais le film sans doute dans une volonté de ne pas verser dans le pathos, trouve un équilibre entre solennité et émotion.

    À voir.
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    My Beautiful Boy (2018)

    Beautiful Boy

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Felix van Groeningen avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Maura Tierney

    27/01/2019

    Le Spleen n'est plus à la mode, C'est pas compliqué d'être heureux... ♫

    ... nous susurre la chanteuse Angèle à l'oreille depuis quelques mois avec son tube " Tout Oublier". My Beautiful Boy de Felix Van Groeningen, qui réalise ici son premier long-métrage à l'étranger, n'a visiblement pas écouté le message de sa compatriote tant le film semble être comme prisonnier de l'apathie de ses personnages. Le sujet est évidemment grave: l'addiction au drogues et ensuite l'inéluctable descente aux enfers pour un jeune homme d'apparence ordinaire. Le film ne raconte pas la douleur sourde qui étreint le jeune héros, tout juste il l'introduit comme un état de fait- probablement l'intention du réalisateur pour montrer l'insaisissabilité du mal-être adolescent- interprété par Timothée Chalamet, nouvelle coqueluche d'Hollywood; et My Beautiful boy par ce choix de départ, et par sa redondance après dans l'effondrement progressif du héros, nous laisse à mon sens trop distancié de son propos. Le film lui aussi apparaît "malade", presque léthargique par moment. Les deux heures sont longues, on s'y ennuie malgré ça et là, il faut le dire, quelques moments réellement saisissants d'intensité. La fin elle, touchée par une sorte de grâce providentielle, sauve un film jusqu'alors trop renfrogné. À noter d'ailleurs la performance très juste de Steve Carell en père dépassé mais néanmoins volontaire, qui malgré l'indicible souffrance de son fils, continue à essayer coûte que coûte de l'aider...
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    Les Demoiselles de Rochefort (1967)

    2 h. Sortie : . Comédie dramatique, comédie musicale et romance.

    Film de Jacques Demy avec Catherine Deneuve, George Chakiris, Françoise Dorléac

    27/01/2019
  • Sylvain Tesson, une liberté vertigineuse (2013)

    Sortie : 2013.

    Documentaire de Bernard Laine

    01/02/2019
  • Les Mutinés du Téméraire (1962)

    H.M.S. Defiant

    1 h 41 min. Sortie : . Action, aventure, drame, historique et guerre.

    Film de Lewis Gilbert avec Alec Guinness, Dirk Bogarde, Anthony Quayle

    09/02/2019

    Plutôt agréable malgré une sobriété apparente. Le coté triangle non pas amoureux ici, mais entre trois "entités" pour garder le contrôle du bateau est très intéressante car elle permet des surprises et donne un coté retord au film. Alec Guinness pue la classe et l'air de rien, les scènes de batailles navales tiennent sacrément la barre. À découvrir !
  • Bande-annonce

    Dragons (2010)

    How to Train Your Dragon

    1 h 38 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie, fantasy et jeunesse.

    Long-métrage d'animation de Chris Sanders et Dean Deblois avec Jay Baruchel, America Ferrera, Gerard Butler

    10/02/2019

    Sympathique bien que franchement convenu.
    J'aurais aimé qu'ils approfondissent davantage la relation père-fils, et c'est d'ailleurs un peu le problème du film, il reste fort schématique dans le développement de ses éléments. Mais l'univers est suffisamment chiadé et les personnages attachants pour qu'on passe un agréable moment.
    Curieux de découvrir la suite qui parait-il, est encore meilleure...
  • Bande-annonce

    Le Miroir (1975)

    Zerkalo

    1 h 45 min. Sortie : . Drame et biopic.

    Film de Andreï Tarkovski avec Margarita Terekhova, Oleg Yankovsky, Anatoli Solonitsyne

    18/02/2019

    La frontière entre esbroufe et génie est ténue n'est-ce pas ?? ...

    Gueulez pas, je provoque volontairement. D'autant plus que celui-ci me laisse un sentiment d'inachevé, non pas dans sa (non)-construction voulue par le réalisateur mais plutôt dans le fait que malgré l'ennui pesant, cette légère brise redondante dans les plans, poétique et lancinante, esquisse les contours d'une histoire, elle, intéressante.
    Je dois au film une seconde fois, c'est certain.

    Contrairement à Solaris et à Stalker qui eux m'avaient certes déçus mais dont l'intérêt ne passait la barre d'un nouveau visionnage. On en reste là.

    Fragments de souvenirs, inextricable labyrinthe de scènes plus ou moins prenantes, plus ou moins belles, onirisme partout... Mais charme nul part j'en ai bien peur. Hormis les séquences dans la clairière et dans la maison, souvent filmées à la steadycam qui effectivement donne au film une sorte de mélancolie très douce.

    Ce n'est pas encore le Graal trouvé avec Tarkovski, j'en ai bien peur.
    Je dois néanmoins revoir Andreï Roublev (souvenir trop lointain) et découvrir Nostalghia et Le Sacrifice.

    скоро !
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    Green Book - Sur les routes du sud (2018)

    Green Book

    2 h 10 min. Sortie : . Drame, biopic et road movie.

    Film de Peter Farrelly avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini

    1/03/2019

    Voir ma critique.
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    First Man : Le Premier Homme sur la Lune (2018)

    First Man

    2 h 22 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, Claire Foy, Kyle Chandler

    03/03/2019

    Revu hier. Note inchangée, un bon gros 8.

    Toujours autant époustouflé... Toute la dernière séquence sur la lune est sidérante de mise en scène et d'émotion. L'image, le son, impeccable.
    En parlant de mise en scène, j'ai l'impression qu'on sous-estime le film d'ailleurs, les personnages sont constamment soit dans un coin de lumière entouré d'ombres soit peu visibles dans le pénombre. Ce travail sur le clair et l'obscur est saisissant, et je passe évidemment sur les regards, en gros plan, derrière une visière ou non, tellement important dans le film et symboles d'une communication parfois impossible...

    Un grand film qui j'espère prendra du galon avec les années.
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    Pique-nique à Hanging Rock (1975)

    Picnic at Hanging Rock

    1 h 55 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Peter Weir avec Rachel Roberts, Vivean Gray, Helen Morse

    Sentiment en demi-teinte car j'ai adoré, disons le premier tiers, sorte de rêve éthéré très poétique, on croirait assister à une promenade de Tarkovski dans le Bush australien. Mais ensuite tout ce qui suit la disparition m'est apparu fort austère. Alors c'est logique quelque part, marquer la césure entre le surnaturel de la montagne et le milieu codifié du pensionnat, néanmoins, je me suis un peu ennuyé sur la fin...
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    The House That Jack Built (2018)

    2 h 35 min. Sortie : . Drame, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Lars von Trier avec Matt Dillon, Uma Thurman, Siobhan Fallon Hogan

    Décidément 2018 fut l’année de l’introspection projetée à l’écran. Après le film de Kechiche, ce bon vieux Lars Von Trier vient jouer ici pour nous l’arpenteur des enfers, repoussant toujours plus loin les limites de l’interdit et adossant ce rôle avec délectation (et mégalo ?) pour en faire jaillir une lumière. Là je vous «spoil» littéralement le plan final. Désolé pas désolé.
    Le film en ce sens, très méta, questionne sur l’art, sa condition, sa valeur, la perception de chacun par rapport à lui. Sa portée faisant fi ou non d’une morale, etc…

    Couillu, The house that Jack built l’est. Même si j’ai d’abord cru voir en cette voix off une astuce du Danois afin de ne pas totalement assumer ce qu’il donnait à voir. Histoire de garder une distance, disons raisonnable et raisonnée… Mais malin comme il est notre réalisateur, il matérialise par ce personnage en réalité Virgile, guidant Dante à travers l’enfer. Certes, c’est gros, mais cela donne quelques joutes verbales bien senties et cyniques à souhait, tranchant avec les quelques longueurs du film, ou il tergiverse, se regardant un peu le nombril. Et sur le dernier segment, sorte d’épitaphe, l’idée représente de manière très concrète cette traversée ou LVT se veut être un des derniers mohicans de la subversion du cinéma contemporain.

    Soyons honnête, dans cette époque aseptisée et timide, ce film fait du bien par où il passe. Une époque où le communautarisme lorgne sur le cinéma, clivant toujours plus les gens, voulant interdire tel film ou censurer tel autre car son humour serait «problématique», une époque où ce n’est pas tant le propos mais le sujet qui questionne. Le cinéma, et par extension l’art, serait-il un simple vecteur d’une morale ? Ne doit-il pas au contraire SURTOUT s’extraire de ces barrières, se libérer d’un carcan éthique et de valeurs, cadrant comme il faut, ou comme certains voudraient qu’il soit, l’ensemble ?
    La réponse du réalisateur est sans appel, gardez votre morale pour vous et ne l’imposez pas sur ma conception de l’art. Je bâtis mon œuvre avec le matériel que je veux…

    Un film éminemment important aujourd’hui. Peut-être encore plus pour ce qu’il dit, que pour ce qu’il est, malgré des qualités intrinsèques indéniables…
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    La Grande Illusion (1937)

    1 h 53 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Jean Renoir avec Jean Gabin, Dita Parlo, Pierre Fresnay

    Formidable.

    Récemment, je regardais des archives de l'INA sur les pilotes d'escadrilles pendant la Première Guerre mondiale. Ces pilotes, de tous cotés confondus, décrivaient que malgré la couleur de leur étendard, régnaient entre eux un esprit chevaleresque. Ils faisaient ce jeu fou de la guerre, mais avec une sorte de droiture en toute circonstance, même lorsqu'ils abattaient l'ennemi ou l'emprisonnaient.
    Entretenir chez ces pauvres gars au milieu de chaos, dans l'entreprise la plus folle de l'histoire des hommes un minimum de dignité... N'est-ce pas là le plus bel exemple d'humanisme finalement ?

    Jean Renoir démontre cet état d'esprit avec La Grande Illusion, volontairement pacifiste, apaisé, presque «léger». Compagnon de route des communistes, il met un point d'honneur à raconter les différentes classes sociales des soldats, leur fraternité naissante et leurs distances de classe. Sans manichéisme, sans exagération, mais toujours avec ce souci, très littéraire par ailleurs, de différencier les niveaux de langage entre les protagonistes. Un aristocrate comme le capitaine de Boëldieu (splendide personnage !) ne parle évidemment pas comme le pur titi parisien fantastiquement interprété lui par Jean Gabin avec cette gouaille inimitable.


    Mais ce ton "léger" est sans cesse tranché dans le vif par le tragique de la guerre. Certaines scènes sont bouleversantes, soit par la mort concrète d'un prisonnier soit par des idées brillantes de mise en scène, comme cette table trop devenue trop grande depuis que le mari d'une veuve fut tué à Verdun ou encore cette fleure, taillée lors d'un décès, ultime vestige d'un espoir perdu dans une forteresse de guerre.

    Je ne peux que vous conseilleur ce film. Et puis si l'on remet La Grande Illusion à l'époque de sa sortie (1937) certains dialogues prennent rétrospectivement un échos pour le moins troublant...

    Un chef-d'œuvre.
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    Le Chant du loup (2019)

    1 h 55 min. Sortie : . Action, drame, thriller et guerre.

    Film de Antonin Baudry (Abel Lanzac) avec François Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz

    10/03/19

    Me voilà bien embêté…

    Le Chant du Loup représente le cas typique du film plein de défauts mais qu’on a envie de défendre. Parce qu’en plus d’être une sorte d’anomalie dans le paysage cinématographie français, le film est bourré de bonnes intentions. Il est si volontaire dans sa tentative de rendre l’action crédible et authentique, notamment lors de séquences sous-marines (le plus réussi) où il multiplie les effets pour aboutir à l’immersion voulue, qu’on oublierait presque ses maladresses (pour rester courtois) quand il retrouve le plancher des vaches… Là franchement le ridicule n’est jamais loin. Le film serait tiré des studios d’Hollywood qu’on le qualifierait de nanar sans hésiter. Entre dialogues kitschs et ficelles scénaristiques grosses comme un sous-marin nucléaire, les ballasts sont remplis pour sombrer…

    Heureusement le film ne coule pas. Grâce à ce travail sur le son- il a parfaitement compris que la réussite de ce genre passe par la méticuleuse combinaison des bruitages inhérents au huis clos immergé- et grâce aussi il faut le dire aux énormes moyens alloués au film pour qu’il ait de la gueule. Certains plans sentent le grandiose, « comme chez les grands frères ricains » et le montage, quoique académique, propulse efficacement l’énergie déployée du film.

    Le Chant du loup a du cœur. Il donne sans retenue malgré quelques coups de barre aberrants. Espérons en tout cas qu’il inaugure une nouvelle audace des studios français à rempiler dans le film d’action…
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    Aquaman (2018)

    2 h 23 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de James Wan avec Jason Momoa, Amber Heard, Willem Dafoe

    16/03/19

    Black Panther avec des branchies. Mais bien plus sympathique que son cousin des savanes. Franchement c'est tout à fait oubliable mais j'ai apprécié l'effort de créativité du film et sa mise en scène parfois chiadée. L'air de rien, il y a quelques jolis plan.
    Par contre... Le doute m'habite:
    DC Comics ils ne sont pas censé être ridiculement plus 1er degré que chez Marvel ?
    Aquaman ressemble en tous points à une production bien dans le courant de chez eux, avec cet humour nul désamorçant les moments plus graves.
    Un petit charme des films d'action 90's aussi, ce coté carte au trésor dans sa seconde partie etc... Sympathique encore une fois.
    La musique par contre est dégueulasse. La reprise de Toto au milieu... L'instigateur de ce truc mérite d'être lesté au fond des abysses pour cette infamie.
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    L'Homme qui tua Liberty Valance (1962)

    The Man Who Shot Liberty Valance

    2 h 03 min. Sortie : . Western.

    Film de John Ford avec John Wayne, James Stewart, Vera Miles

    17/03/19

    Un Western de transition, entre l'Ouest encore sauvage, régi par les six-coups et l'inéluctable train de la modernité en marche... Le choix, délibéré j'imagine, du noir et blanc corrobore cette illustration de monde en pleine mutation.
    Le film en cela est très fort, et donne une dimension ample et tragique à son histoire. Le coté politique, très en avant d'ailleurs, prenant le pas progressivement sur les éléments traditionnels du western, appuie de plus la création des mythes fondateurs des États-Unis.

    Un beau casting de shérifs, avec en outre un Lee van Cleef en homme de main de Lee Marvin. Stewart et Wayne, puent la classe, et personnifient à merveille, les deux mondes qui s'entrechoquent. De là naîtra l'Amérique moderne...
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    Border (2018)

    Gräns

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Ali Abbasi avec Eva Melander, Eero Milonoff, Viktor Åkerblom

    23/03/2019

    Les Frères Dardenne chez les X-men.

    Border est un film à la fois clair dans ses intentions, à savoir questionner sur la condition de la frontière, qu'elle soit géographique, humaine, etc... et assez laborieux dans sa construction. Il lorgne tour à tour vers différents genres, ce qui lui confère cet aspect "ovni" dans le paysage cinématographie (celui-là vanté par les critiques dans les différents festivals). D'ailleurs le film en cela est une vraie proposition de cinéma, mais il peine à garder une vitalité tout le long. On s'y ennuie souvent...

    Le plus réussi sont ses moments onirique et animistes, j'aurais aimé qu'il approfondisse davantage cet aspect, plutôt que de tirer vers le drame social bien moins original. On pense parfois au fameux "Under the Skin" pour son coté sensoriel exacerbé ou aux tableaux imaginaires de Tarkovsi.

    Border n'emprunte ce sentier que trop parcimonieusement, mais il reste un film assez atypique pour mériter d'être vu, sorte de conte mutant et fantastique sur l'altérité de toute choses.
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    Leviathan (2013)

    1 h 27 min. Sortie : .

    Documentaire de Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel avec Declan Conneely, Johnny Gatcombe, Adrian Guillette

    30/03/19

    J'avais adoré leur précédent documentaire " Sweetgrass" qui racontait la transhumance d'un troupeau de mouton dans le Montana. On retrouve ici exactement la même " radicalité " dans le parti-pris. Pas de contexte, pas de voix off, presque aucun dialogue, jute une caméra bringuebalée pendant 1h30 sur le pont de ce chalutier, et parfois même par-dessus bord et dans l'eau.

    Il faut évidemment s'accrocher, c'est très extrême, fond et forme, et je pense que le spectateur lambda se demandera pourquoi il continue à regarder ce film sans queue ni tête (de poisson) pour lui.

    Mais si vous êtes comme moi fasciné par la mer, par ce ballet incessant d'hommes et d'éléments naturels, ce flux et reflux des vagues, ces filets de pêches énormes remplis de poiscailles fraiches, ces hommes mutiques et affairés comme des bêtes à leur tâches. Vous serez comme absorbé par ce documentaire.

    Frottez-vous y, l'expérience mérite un effort. Prenez juste un essuie pour l'essorage.
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    La Mule (2018)

    The Mule

    1 h 56 min. Sortie : . Drame, gangster et thriller.

    Film de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Bradley Cooper, Laurence Fishburne

    02/04/2019

    Voir ma critique.
  • Bande-annonce

    Mortal Engines (2018)

    2 h 08 min. Sortie : . Fantastique, science-fiction, aventure et action.

    Film de Christian Rivers avec Hera Hilmar, Robert Sheehan, Hugo Weaving

    06/04/19

    La promesse d'un univers steampunk assez chiadé au cinéma est toujours alléchante. C'est le seul et unique point fort de ce film. Les décors sont sympas, les costumes aussi. Pour le reste, on circule dans le film d'aventure pour adolescents bien balisé. Sorte d' "Hunger games" version industrielle.
    Vu et archi revu, prévisible au possible et terriblement long dans sa dernière partie.
    Néanmoins quelques moments plaisants, comme celle de la genèse de la relation entre le ""Terminator"" et l'héroïne. J'ai trouvé toute cette séquence assez poétique.

    Le reste n'est pas très intéressant, c'est dommage car on sent le potentiel de cet univers, l'influence d'ailleurs de Peter Jackson pour cette terre du milieu futuriste se fait par moments sentir. Mais le film n'exploite pas ce background, il ne fait que jeter les personnages, ou archétypes c'est selon, dans l'action. Mécaniquement.
  • Bande-annonce

    La Folle Histoire de Max & Léon (2016)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie et guerre.

    Film de Jonathan Barré avec David Marsais, Grégoire Ludig, Alice Vial

    07/04/2019

    Le film est sympa sans plus. À l'image du Palmashow, tantôt drôle, tantôt poussif.

    L'intérêt pour moi avec ce film est qu'il a été tourné en partie sur mon lieu de travail.
    Et je dois vous avouer que voir le palais où je bosse flanqué de drapeaux nazis et exploser ensuite en flammes... Ça fait quelque chose ! ^^
  • Bande-annonce

    Kursk (2018)

    1 h 57 min. Sortie : . Historique.

    Film de Thomas Vinterberg avec Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth

    09/04/2019

    J'ai l'impression que ce film est sorti dans l'anonymat le plus complet...

    Production européenne, Thomas Vinterberg au périscope, film de genre adapté d'une véritable tragédie, "Kursk" est un film étrange. À la fois terriblement classique dans sa narration - dans le mauvais sens du terme - et par moments sur fond et forme étonnant de par ces choix...

    Le cadre notamment. Le film commence et se termine sur du format 1:66. Tandis que la majorité de l'histoire est tournée en Scope. C'est je pense une astuce pour embrasser le point de vue de l'enfant sur son père parti en mer. Étonnant.

    Sur l'histoire en outre, le film fait le choix de ne pas montrer Vladimir Poutine. L'homme-clé de tout cet épisode fraîchement élu à la tête de la Russie. Est-ce une décision de ne pas représenter le pouvoir, de garder une distance afin de lui conférer une opacité et une déshumanisation manifeste ? Ou est-ce plutôt comme on est en droit de le penser une faiblesse de Vinterberg qui ne voudrait pas réveiller le courroux des Russes, fortement chargés ici il faut bien le dire ?

    Car Kursk est à charge, il pointe maintes et maintes fois l'incompétence des Russes, ce pays à peine sorti de 70 ans de communisme et encore en proie à ce que Sylvain Tesson appelle le "dépeçage eltsinien". On peut lui reprocher ce manque de nuance, l'Occident et l'Otan en tête sont presque ridicules de sang-froid et de professionnalisme en opposition à l'État-major russe. La différence de traitement est dommageable.
    Ceci dit, le film montre bien que la raison d'État est toujours la plus forte et cet épisode aussi dramatique qu'il est, matérialise à la perfection cette folle idée qu'est parfois l'enjeu géopolitique.

    Kursk s'embourbe parfois, néanmoins son sujet et les quelques moments efficaces et anxiogènes exposés font de lui un film pataud mais pas inintéressant.
  • Bande-annonce

    Les Oiseaux de passage (2018)

    Pájaros de verano

    2 h 01 min. Sortie : . Drame, thriller, film noir et gangster.

    Film de Ciro Guerra et Cristina Gallego avec José Acosta, Natalia Reyes, Carmiña Martínez

    10/04/19

    Voir ma critique
  • Bande-annonce

    Lost in Translation (2003)

    1 h 41 min. Sortie : . Drame et comédie romantique.

    Film de Sofia Coppola avec Bill Murray, Scarlett Johansson, Giovanni Ribisi

    20/04/19

    +1

    Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie et je dois dire qu'avec les années, ce film prend encore de l'épaisseur. L'âge faisant sans doute...

    Ce qui est particulièrement réussi dans Lost in Translation, et qui est propre aux grands films, c'est de créer un monde, cohérent et défini, où tout ce qui est montré prend sens. Une sorte de film cocon, sensoriel et désabusé, drôle et touchant, qui en dit beaucoup sur le spleen moderne de nos générations, perdues dans les dédales inextricables des mégapoles mondialisées.

    Un film éminemment inspirant et romantique. Et puis au milieu de tout ça... Scarlett Johansson. Effacer de sa simple présence un Bill Murray désenchanté et cynique était une sacrée gageure et pourtant...
    Elle n'a jamais été aussi belle et désirable que dans ce film.
  • Bande-annonce

    Maps to the Stars (2014)

    1 h 51 min. Sortie : . Drame.

    Film de David Cronenberg avec Julianne Moore, Mia Wasikowska, Olivia Williams

    22/04/2019

    C’est étrange la représentation de Los Angeles dans la culture… La mégapole nourrit véritablement un sentiment de perdition pour ses habitants, comme une sorte de laboratoire géant où les dépravés en tout genre passent de l’introspection à la fuite en avant. Que ça soit par le cinéma ou la littérature, de Sunset Boulevard à John Fante, de James Ellroy aux plus récents Under The Silver Lake et Hank Moody de Californication, le miroir aux alouettes que tend Hollywood et son univers n’en finit pas d’inspirer les auteurs...

    Map to the Stars donne une énième version de ce thème via l’étude d’une famille dysfonctionnelle au cœur du système. Postulat intéressant mais Cronenberg peine à animer cet ensemble, et il faut attendre la première heure pour se sentir concerné par les pérégrinations de chaque membre de cette famille, qui au-delà de leur histoire, expose la dernière tare à la mode.

    Poussif, pas toujours inspiré, néanmoins cyniquement drôle, on a vu notre cinéaste plus en jambes… Reste la jolie brochette d’acteurs à l’intérieur qui joue les névrotiques à merveille.
  • Bande-annonce

    Arctic (2019)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame et aventure.

    Film de Joe Penna avec Mads Mikkelsen, Maria Thelma Smáradóttir et Tintrinai Thikhasuk

    25/04/2019

    Suis plutôt client et bon public pour les survivals, genre que j'affectionne, mais cet Arctic ne s'avère ni très intéressant ni passionnant.

    Alors rien n'est désagréable, la trame est certes éculée mais le "twist" du milieu de film vient redonner un peu de vigueur à une histoire résolument engourdie.

    Je comprends qu'il soit passé inaperçu, Arctic est d'une banalité confondante. Sur fond et forme.