Films (re)matés en 2013

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278 films

par Nicolas Chaussoy
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    Le Cercle rouge (1970)

    2 h 20 min. Sortie : . Policier, thriller et drame.

    Film de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon, Bourvil, Gian Maria Volontè

    "«Il n'y a pas d'innocents. Les Hommes sont coupables, ils viennent au monde innocents mais ne le reste pas longtemps.» Explique l'inspecteur général de la police au commissaire François Mattei (Bourvil, pour son avant dernier rôle). C'est la grande idée de l'inspecteur, nous précise t-on plus tard : «nous changeons tous, tous les hommes, tous en mal.». Au delà d'être l'idée du personnage, c'est aussi et surtout l'idée du scénariste, Jean-Pierre Melville. Son métrage ne comporte d'ailleurs aucun protagoniste féminin, la raison est simple : le milieu dépeint, celui de la pègre parisienne, est peuplé de solitaires ayant, depuis bien longtemps, fait un trait sur ce bonheur aux allures de grande faiblesse. Les rôles écrits par le cinéaste sont de cette trempe : taiseux, discrets, sans attaches, mélancoliques, méticuleux. [...]"
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    Sergent York (1941)

    Sergeant York

    2 h 14 min. Sortie : . Drame, guerre et biopic.

    Film de Howard Hawks avec Gary Cooper, Walter Brennan, Joan Leslie

    "Alvin Cullum York, ce nom ne vous dit sûrement pas grand chose. Il cache pourtant celui d'un des plus grands héros Américains de la première guerre mondiale. L’Histoire raconte qu'il serait venu, à lui seul, à bout d'une position allemande fortifiée qui engendra la capture de 132 soldats. Ce haut fait lui vaudra de nombreuses décorations, dont la croix de guerre Française 14-18. Lors de la grande parade de l'armistice, en 1919, un homme de trente-neuf ans assiste à l'ovation de York. Ce n'est autre que Jesse Lasky, jeune producteur, co-fondateur de la paramont, voyant là un sujet en or à porter sur grand écran. Il faut pourtant attendre près de vingt ans pour voir le rêve du producteur prendre forme, le temps de trouver un metteur en scène, le grand Howard Hawks, ainsi que l'incarnation du héros, finalement attribuée, grâce au véritable Alvin C. York, fan de l'acteur, à Gary Cooper. [...]"
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    Spring Breakers (2013)

    1 h 34 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Harmony Korine avec James Franco, Selena Gomez, Ashley Benson

    "[...] Conçu, classiquement, comme une pensée, une idée «4 filles en maillot de bain, avec des cagoules sur la tête et portant une arme» le métrage joue d'une certaine opposition, entrevue dans les bandes annonces, reposant sur différentes inspirations pop culture propres à l'époque dont il s'inspire. Le Spring Break, pur lieu de débauche, dont l'anarchie ambiante, faite de sexe, de drogues et d'alcool, est mondialement reconnue, a été choisi pour brasser ses contradictions culturelles. En ce sens, le choix du casting est judicieux, prendre Selena Gomez, ancienne héroïne de sa propre série Disney, ou Vanessa Hudgens, révélée sur grand écran dans High School Musical, un autre Disney, préfiguraient déjà d'une volonté de se faire affronter des figures traditionnellement puritaines, lisses, innocentes à un univers parfaitement immoral, sexué, violent."
  • L'Inévitable Catastrophe (1978)

    The Swarm

    2 h 35 min. Sortie : . Catastrophe et thriller.

    Film de Irwin Allen avec Michael Caine, Katharine Ross, Richard Widmark

    "Énième film catastrophe des années 70, l’inévitable catastrophe porte à merveille son ridicule titre français. Attitré d’un budget conséquent de 21 Millions de Dollars, il réunit, comme d’habitude chez le cinéaste, un casting impressionnant : Michael Caine, Katharine Ross, Henry Fonda, Richard Widmark, Richard Chamberlain. Une distribution probablement attirée par le cachet plus que par la lecture du scénario, qui en ferait fuir plus d’un. Reconnaissons au moins ce talent au réalisateur, il sait convaincre, notamment en mettant en avant les retombées financières d’une présence au sein d’un genre très en vogue à ce moment là. C’est le seul talent qu’on lui reconnaîtra, pour le reste Irwin Allen est un incapable. [...]"
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    Habemus Papam (2011)

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Nanni Moretti avec Michel Piccoli, Jerzy Stuhr, Renato Scarpa

    "[...] Le métrage joue de ses nombreux paradoxes, la psychanalyse requérant de l’intime, ce que le Vatican, lieu renfermé par nature, se refuse à concéder. La situation engendre une confusion indémêlable, l’intime monacal n’étant pas vraiment raccord avec celui de ce psy qui ne peut du coup pas travailler mais reste forcé par les cardinaux, ayant connaissance du nom papale, de domicilier au Vatican. La situation, ubuesque, entraîne de drôles de scènes qui affaiblissent, avec recul, la dramaturgie d’un tel contexte. On aurait aimé que les pistes offertes par le récit soient plus fouillées, davantage traitées, de sorte qu’elles soient les principales directions de l’œuvre."
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    Sucker Punch (2011)

    1 h 50 min. Sortie : . Action, fantastique, thriller, aventure et science-fiction.

    Film de Zack Snyder avec Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone

    "[...] Première opposition évidente, mais voulue par le metteur en scène : celle d'immerger ses personnages principaux, cinq jeunes filles innocentes, dans une adversité polluée par le vice. Le film prend du coup le parti d’inventer une société à travers les yeux de ses protagonistes féminins, ce qui, au vu de leur âge restreint, vire à la caricature féminisante. On comprend bien l'intention, Snyder n'est pas non plus un féministe acharné, il ne fait que retranscrire la chimérie de quelqu'un qui a une représentation biaisée du masculin, de par les drames qu'elle a vécues. Le monde rêvé devient pourtant caricatural : les hommes ne sont que d'infâmes salauds représentés, tour à tour, en mac violent (Oscar Isaac), en docteur amoral (John Hamm, scandaleusement absent), en boucher libidineux, en politique dépravé, en beau père meurtrier."
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    Mad Max - Au-delà du dôme du tonnerre (1985)

    Mad Max Beyond Thunderdome

    1 h 47 min. Sortie : . Action, science-fiction, aventure et road movie.

    Film de George Miller et George Ogilvie avec Mel Gibson, Bruce Spence, Adam Cockburn

    "[...] George Miller nous transporte trois ans après le précédent, aux côtés de Max, toujours, qui s'est fait chiper ses biens. A la recherche du voleur, sa route l’amène à Trocville, une cité du désert alimentée en énergie par de la merde de cochons (véridique). A première vue ça commence mal, Max Rockatansky enchaîne les blagues scato, est coiffé comme un jamaïcain, dépose tout son attirail d'armes comme un badass et se déplace à pied. Passé l'heure de film le constat devient plus général : où sont passés les routes, les voitures, les scènes d'actions ? Tout semble avoir disparu."
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    Mad Max 2 - Le Défi (1981)

    Mad Max 2: The Road Warrior

    1 h 35 min. Sortie : . Action, science-fiction, aventure et road movie.

    Film de George Miller avec Mel Gibson, Bruce Spence, Vernon Wells

    "[...] Le budget n'est pas la seule évolution, tout est conjointement un cran au dessus, que ce soit en matière de suspens, d'action ou d'écriture. On se souvient que le Mad Max initial souffrait d'une linéarité qui affaiblissait le sentiment de surprise, sa suite fait l'inverse : elle explose tous les compteurs en terme de rebondissements et d'intensité. Max est sans cesse en danger, ses souffrances sont continues et rares sont les moments où le trépas n'est pas loin. Un héros qui en chie autant, on avait rarement vu ça. Personne ne s'en plaindra."
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    Cotton Club (1984)

    The Cotton Club

    2 h 07 min. Sortie : . Drame, gangster et musique.

    Film de Francis Ford Coppola avec Richard Gere, Gregory Hines, Diane Lane

    "Dix ans après la sortie du Parrain 2, Francis Ford Coppola replonge dans le milieux mafieux qui l'a consacré. En adaptant le roman homonyme de Jim Haskins, le cinéaste a pour idée de traiter d'une époque et non, comme avec la saga du Parrain, d'un siècle entier. Cotton Club se veut moins ambitieux, plus posé, plus léger aussi, comme l'attestent les nombreuses scènes de représentations musicales avec lesquelles le metteur en scène se fait plaisir. N'hésitant pas à les multiplier, comme pour mieux les faire apprécier, le réalisateur fait de la musique le pivot de sa narration, le point essentiel de son histoire. Le choix du club n'est pas anodin, le récit utilise cette place forte du vice et du spectacle pour retranscrire une période : la grande dépression. [...]"
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    Mad Max (1979)

    1 h 33 min. Sortie : . Action, aventure, thriller et road movie.

    Film de George Miller avec Mel Gibson, Joanne Samuel, Hugh Keays-Byrne

    "Production la plus rentable de l'histoire du Xxe siècle, Mad Max est une œuvre culte qui aura lancé de nombreuses carrières. Celle de George Miller, notamment, affublé, pour sa toute première réalisation, d'un budget rachitique de 350 000 Dollars qu'il rentabilisera 250 fois ! Une prouesse incroyable qui doit beaucoup à son talent ainsi qu'à Mel Gibson, dont le tout premier long métrage lancera sa carrière internationale. La révélation des deux hommes y est pour beaucoup mais ne fait pas tout, Mad Max est une œuvre relativement bien réalisée qui aura su, de rien, retranscrire une atmosphère, une ambiance, une énergie. Formellement pessimiste, l'univers louvoie entre la dystopie et le post-apocalyptique, la société imaginée rendant compte d'une situation de crise où la majorité des états seraient rentrés en guerre pour le pétrole. [...]"
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    Cet obscur objet du désir (1977)

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Luis Buñuel avec Fernando Rey, Carole Bouquet, Angela Molina

    "[...] L'originalité est dominante, comme toujours chez Buñuel, et prend de nombreuses formes. La première concerne le mode de narration : le récit nous est proposé via les confidences de Faber à ses compagnons de cabine dans le train avec lequel il voyage. La temporalité est donc inverse, elle commence par la fin puis se remémore, par son personnage principal, la majeure partie de son histoire. Ce mode de lecture permet, dès lors, les digressions habituelles : traits grossis, exagérations visuelles, entorses au réalisme. Si les rêves usaient du procédé dans le charme discret de la bourgeoisie, ici ce sont les souvenirs qui font offices d'alibi scénaristique."
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    Le Charme discret de la bourgeoisie (1972)

    1 h 40 min. Sortie : . Fantastique et comédie dramatique.

    Film de Luis Buñuel avec Fernando Rey, Paul Frankeur, Delphine Seyrig

    "[...] Le fameux dîner, basique postulat, donne l'impression de succéder à d'autres, telle une orgie de repas à la dimension fastueuse. Il n'en n'est rien : le repas n'a jamais lieu. C'est toute l'intelligence du film, on pense, on croit savoir, alors qu'on se fait prendre à chaque fois. Le procédé revient systématiquement, perdre le spectateur au sein d'une absence de linéarité et de logique chronologique semble pleinement amuser le cinéaste. On peut le nier, mais malgré l'abstraite sensation de se faire duper, on s'amuse aussi. Les bonnes scènes pullulent : Rafael (excellent Fernando Rey) s'agace de son interlocuteur, il se retourne, sort son pistolet et tire. Consternation ! Mais non, ce n'est que le songe de son ami."
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    Dark City (1998)

    1 h 40 min. Sortie : . Fantastique et science-fiction.

    Film de Alex Proyas avec Rufus Sewell, William Hurt, Kiefer Sutherland

    "[...] Mais c'est avec Dark City que Proyas expose toute l'étendue de son talent. A la fois scénariste et metteur en scène, l'ancien clippeur, aidé du célèbre David. S. Goyer, se fait remarquer avec cette œuvre unique, dystopique et mystérieuse qui résonne encore aujourd'hui dans l'inspiration de nombreuses science-fictions. On pense notamment à Matrix, dont il a prêté les décors le temps de quelques scènes, ainsi -par la même logique- qu'à tout ce qui a découlé de la révolution des frères Wachowski. Sauf que dans Dark City, les influences viennent plutôt d'hier : immense et imposante, l'énigmatique cité obscure (qui n'a pas de nom), fait immédiatement penser à Metropolis. Au style baroque, l'architecture conçu par les scénaristes pioche dans les compositions de SF allemandes des années 30, dans les films de Fritz Lang."
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    Les Chariots de feu (1981)

    Chariots of Fire

    2 h 05 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Hugh Hudson avec Nicholas Farrell, Ian Charleson, Ben Cross

    "[...] L'intention, palpable, du réalisateur est de combiner la puissance du récit à la beauté, divine, de son imagerie. La dernière scène, qui est aussi la première, exemplarise cette volonté : en associant la performance humaine à sa représentation artistique, tout doit s'éclairer. Comme une évidence on s'émeut du brio avec lequel le metteur en scène réussie cette performance, on admire le sentiment métaphysique que se dégage de la photographie. On pense d'ailleurs beaucoup aux portes du Paradis dans sa manière d'explorer le conflit individuel sous des angles métaphysiques, Hudson rappelle, sur bien des aspects, les œuvres de Cimino."
  • La Glorieuse Parade (1942)

    Yankee Doodle Dandy

    2 h 06 min. Sortie : . Biopic et comédie musicale.

    Film de Michael Curtiz avec James Cagney, Joan Leslie, Walter Huston

    "[...] Racontant la véritable existence de George M. Cohan, pionnier de la comédie musicale américaine, Curtiz articule sa narration comme une autobiographie racontée au président des États-Unis. Un Cohan âgé explique donc au président, via les flash-back de sa vie, comment il en est venu à le parodier dans sa dernière production, au crépuscule de sa carrière. Le film s'applique donc à raconter comment la famille Cohan a façonné le Broadway d'aujourd'hui, de la fin du 19e siècle à l'après seconde guerre mondiale. Ce qui marque d'emblée, bien évidemment, c'est le patriotisme outrancier du scénario : drapeaux à foison, chants pour la patrie, fierté affichée à son pays, amour de la nation, défilées militaires ; un pur matraquage visuel en l'honneur d'un pays dont les soldats sont en guerre. A l'écran ça frôle parfois l’écœurement, mais chez Curtiz ça apporte de l'entrain, de l'énergie à sa comédie, comme pour mieux divertir son auditoire."
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    Les Quatre Cents Coups (1959)

    1 h 39 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy

    "[...] Face à cette unanimité qui en rappelle d'autres, on a toute la légitimité de se poser la question : a t-on le droit de ne pas adorer les 400 coups ? La question peut paraître idiote, car toute œuvre est subjective, même si le cinéma comporte certaines objectivités liées au caractère fondamental de certains monuments qui le compose. Les Quatre Cents Coups fait parti de cette catégorie, en dépit de tout ce que l'on peut en penser il préfigure d'un renouveau au sein du cinéma Français : la fameuse nouvelle vague. Intimement liés, Truffaut et le cinéma Français opèrent un refonte de leurs aspirations cinématographiques : plus personnel, plus profond, plus intimiste, ce cinéma là est en amont d'une révolution qui façonnera une génération de réalisateurs."
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    Le Massacre de Fort Apache (1948)

    Fort Apache

    2 h 08 min. Sortie : . Western.

    Film de John Ford avec John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple

    "C'est l'annonce d'un massacre, celui de Fort Apache, comme l'indique l'absurde titre français, mais aussi celui d'un officier, le lieutenant-colonel Thursday (Henry Fonda). Les deux sont indissociables du grand portrait militaire voulu par Ford dans sa quête toujours évidente de traiter le western sous des angles existentiels. Ici il sera question d'interroger sur le culte réserver à certaines légendes qui ne le méritent pas, à prendre pour exemple des figures qui auront fait plus de dégâts qu'autre chose. C'est toute l'histoire de l'armée : combien de supposés héros l'étaient vraiment ? Quel est la part de vérité ou de mensonge qui entoure les personnages les plus respectés de notre histoire ? Ce film c'est la parabole de ces interrogations, c'est la réponse de Ford à ce questionnement philosophique. [...]"
  • Sur les ailes de la danse (1936)

    Swing Time

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie musicale.

    Film de George Stevens avec Fred Astaire, Ginger Rogers, Victor Moore

    "[...] Swing time est un classique du cinéma Américain : Fred Astaire, ses claquettes, ses mimiques, ses chansons, tout est réuni dans cette comédie où Stevens mélange humour, légèreté, quiproquos et romance dans cet archétype du film musical Hollywoodien. Et si de premiers abords Swing Time surprend, notamment par son énergie et sa fluidité comique, tout fini dans le romantique sur-théâtralisée. En cela, le film peut être taxé d'avoir vieilli : intrigues mélo, chamailleries exaspérantes, disputes mielleuses, difficile de s'intéresser à cette histoire d'amour un peu cul-cul. Les trouvailles burlesques n'étant jamais aussi inspirées que lorsque Steven s'écarte de la romance, il est dommage de voir à quel point cette dernière monopolise l'attention. Dommage mais peu surprenant, on connaît l'attachement de l'époque pour le genre et, même s'il peut paraître difficile de s'y attacher de nos jours, il sera compliqué d'attaquer Sur les ailes de la danse sur ces points là. Question de perception en somme."
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    Les Damnés (1963)

    These are the Damned

    1 h 27 min. Sortie : . Drame, fantastique, Épouvante-horreur, romance et science-fiction.

    Film de Joseph Losey avec Macdonald Carey, Shirley Anne Field, Viveca Lindfors

    "[...] Contextualiser une œuvre de science fiction est une bonne idée, contextualiser un mélo près d'une heure pour balancer une intrigue fantastique aussi énorme en plein milieu, ça passe moins. Losey ne maîtrise manifestement pas son sujet, cette histoire invraisemblable renvoie à son remake, celui de Carpenter : Le village des Damnés. Sauf que le maître de l'horreur avait su directement installer ses enjeux, Losey les foire complètement. La dernière demi-heure s’enlise dans le grand n'importe quoi et enchaîne les scènes ridicules (celle des militaires en combinaisons pourchassant les enfants est assez risible). cela se termine dans l'interrogation la plus totale, l'incompréhension la plus diffuse, le nihilisme le plus absolue. Tout le contraire, en somme, de la première partie."
  • Panique (1947)

    1 h 39 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Julien Duvivier avec Viviane Romance, Michel Simon, Max Dalban

    "[...] Pourquoi accusent-ils ce pauvre Désirée (c'est son prénom) ? N'ayons par peur des mots : parce qu'il est juif, parce qu'il est seul (donc forcément suspect), parce qu'il est bon et honnête (donc forcément hypocrite), parce qu'il fait peur. Et la peur, c'est connu, se nourrit de l'ignorance des plus idiots, des plus malhonnêtes. Le véritable assassin profite donc de l'opportunité pour le faire accuser à sa place, bien aidé par sa complice et aimante, la belle Alice. Duvivier n'épargne personne, hormis le touchant Docteur Hire (charismatique Michel Simon), tout le monde est pointé du doigt, jugé pour ses vils faiblesses, les femmes comme les hommes, les policiers comme les commerçants, les jeunes comme les vieux, son portrait de la société Française est brut, sans concessions, impitoyable."
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    The Bay (2012)

    1 h 24 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de Barry Levinson avec Kristen Connolly, Christopher Denham, Jane McNeill

    "[...] Cinématographiquement ça donne une expérience pas désagréable, à la frontière entre le film de zombie et celui de Piranhas. Un genre de rencontre improbable entre Aja (le fun en moins) et Romero (le found footage en plus). Les deux cinéastes partagent de fait la même obsession idéologique, on se souvient que Romero c'était aussi essayé (avec une réussite dont chacun sera juge) à ce sous genre subjectif du film d'horreur. Diary of the Dead portait déjà en lui le message politique inhérent à toutes les réalisations du cinéaste, Levinson suit les mêmes traces en alliant la puissance du documentaire, le propos engagé et l'horror teen movie. La mixture vaut qu'on s'y attarde, The Bay a paradoxalement le goût de déjà vu en même temps que celui du travail bien fait. "
  • Quatre de l'espionnage (1936)

    Secret Agent

    1 h 26 min. Sortie : mai 1936. Thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec John Gielgud, Madeleine Carroll, Peter Lorre

    "Buddy movie avant l'heure, Quatre de l'espionnage est clairement un des Hitchcock les plus mineurs de sa filmographie. Alliant légèreté, humour, intrigue d'espionnage, le maître du suspens propose un scénario plus simpliste qu'à l'accoutumée : Edgar Brodie (John Gielgud), militaire britannique déclaré pour mort, est envoyé en Allemagne afin de démasquer un espion Allemand. Pour cela il est accompagné du Général (Peter Lorre, fanfaron de service), un sud-américain vulgaire et sans scrupules, et Elsa Carrington (sublime Madeleine Carroll), qui se fait passer pour son épouse. Dès les premières minutes on croit à la comédie, Peter Lorre gesticule dans tous les sens, aboie son horrible accent, il est la caution comique du métrage. Carroll la caution sensualité et romance, John Gielgud celle du sérieux, de l'agent secret qui prend son rôle au sérieux. [...]"
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    The Red Riding Trilogy : 1983 (2009)

    Red Riding: The Year of Our Lord 1983

    1 h 40 min. Sortie : . Thriller et drame.

    Téléfilm de Anand Tucker avec David Morrissey, Lisa Howard, Chris Walker

    "1983, troisième et dernier opus de la trilogie britannique The Red Riding, à la dure tâche de clore une saga jusque là très moyenne. Épousant le polar ultra classique au rythme soporifique, aucun des deux précédents cinéastes n'avaient véritablement convaincus. On s'attendait donc logiquement au pire pour ce chapitre final, spécialement par le choix du nouveau metteur en scène : Anand Tucker, assez méconnu. D'autant qu'il est le seul à ne pas avoir lu la série de romans policiers dont la trilogie est adaptée. Et là, miracle : le film est bon. On l'avait pas vu venir mais l'évidence se fait tout du long : c'est bien plus complexe que les deux premiers, bien plus audacieux dans la mise en scène et dans la narration, le casting est supérieur (Mark Haddy en tête), le scénario tient mieux la route. 1983 n'est pas exempt de tous défauts, loin de là, mais il cumule nombre de qualités qui en fait, de loin, l'opus le plus cohérent jusque à présent. [...]"
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    The Red Riding Trilogy : 1980 (2009)

    Red Riding: The Year of Our Lord 1980

    1 h 33 min. Sortie : . Thriller et drame.

    Téléfilm de James Marsh avec Warren Clarke, Paddy Considine, James Fox

    "[...] Ce qui sauvait le premier film c'était son excellent casting grâce, notamment, à son trio clinquant Andrew Garfield – Rebecca Hall – Sean Bean. Des têtes d'affiches aux charismes certains qui relevaient la platitudes des nombreux dialogues. La relève n'est pas du tout à la hauteur, ça pioche dans le comédien moyen Britannique, une brochette d'inexpressifs incapables de nous intéresser au scénario. Toute la faute ne leur incombe pas, évidemment. C'est juste ultra classique pour un polar, ça n'a aucune identité, une fois visionné rien ne ressort : une bonne scène ? On cherche encore. Un dialogue qui sort du lot ? Ils se ressemblent tous. La mise en scène ? Soporifique. Le scénario ? Convenu et sans surprises. N'en jetez pas : ça n'a aucun intérêt. Le genre de téléfilm a passer un jeudi soir sur France 3 pour endormir pépé mémé. Deux films ratés, le troisième fait craindre le pire : Anand Tucker, son réalisateur, n'a pas bonne réputation. Affaire à suivre..."
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    The Red Riding Trilogy : 1974 (2009)

    Red Riding: The Year of Our Lord 1974

    1 h 41 min. Sortie : . Thriller et drame.

    Téléfilm de Julian Jarrold avec Andrew Garfield, David Morrissey, John Henshaw

    "[...] 1974 est donc le premier opus de la saga, il suit les investigations d'un ambitieux journaliste (Andrew Garfield, plutôt bon) sur l'enquête de jeunes filles disparues. Ce premier volet trouve sa source, comme le reste de la saga, d'une série de roman policier de David Peace. Le polar façonne donc chacune des parties, chaque réalisateur proposant sa version, sa mise en scène, son ambiance du Yorkshire des années 70-80. Chez Jarrold c'est un lieu triste, gris, sa photographie enclenche sa vision des choses : elle est terne, pluvieuse, ennuyeuse, cette déception visuelle affaiblit le propos, pas très passionnant non plus. La première heure se révèle même être un calvaire, ce polar fade, dépressif, enchaîne les scènes de dialogues à la platitude tenace sans montrer un seul signe d'intensité ou d'une maîtrise du suspens."
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    La Dernière Tentation du Christ (1988)

    The Last Temptation of Christ

    2 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Martin Scorsese avec Willem Dafoe, Harvey Keitel, Paul Greco

    "[...] «Je suis menteur, hypocrite, J'ai peur de tout. Je ne dis jamais la vérité. Je n'en ai pas le courage.» avoue Jésus, on est loin de la version dogmatique du personnage. La version du metteur en scène préfère présenter un homme qui se décourage de constater le paradoxe entre sa propre incarnation, renfermée par «tous mes péchés» comme il l'explique lui même, et sa grande destinée qui, selon lui, nécessite quelqu'un d'autre, loin de l'être incomplet qu'il pense représenter. On doute avec lui, Scorsese ne prend pas parti, il se limite à mettre en scène le plus astucieusement possible (contraint par son budget, limité) les contradictions du personnage, de sa croyance. Defoe l'incarne avec fragilité et ferveur, très impressionnant l'acteur apporte au rôle l'ambivalence qui lui convient."
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    Man of Steel (2013)

    2 h 23 min. Sortie : . Action, aventure et fantastique.

    Film de Zack Snyder avec Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon

    "[...] Il est de coutume de dire que le naturel revient toujours au galop, Man of Steel n'y fera pas exception. L'intention était honnête, louable, vouloir s'éloigner du matériau d'origine ou des anciennes adaptations était une bonne idée. Vouloir s'éloigner du Blockbuster traditionnel aussi. On y a même cru pendant une bonne heure : Zack Snyder y parviendrait-il ? Sa volonté d'en faire une œuvre réaliste, intimiste triompherait elle ? La réalité nous renvoie sur terre, elle sonne le glas des espérances. La réussite n'est que partielle, son échec aussi, personne ne condamnera celui qui se tire une balle dans le pied. Tout le monde n'est pas capable de savoir tout mettre en scène, Snyder échoue là où on l'attendait le plus, il réussit là où on l'attendait le moins. C'est toute l'histoire du film. N'est pas Nolan qui veut."
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    Welcome to the Rileys (2010)

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jake Scott avec James Gandolfini, Kristen Stewart, Melissa Leo

    "[...] Le parallèle affectif est évident, il en sera question tout le film : cette famille voit en Mallory la fille qu'ils ont perdu. N'hésitant pas à emménager chez elle, à retaper son appartement, à la ré-éduquer ou à l'empêcher de se prostituer, ce couple bourgeois cherche désespérément ce quelque chose qui a disparu, cette joie de vivre qui leur fait désormais défaut. Jake Scott met en scène ce rapport filiale de manière intimiste, humaine, sans jamais dramatiser les événements ou appuyer les émotions. Tourné dans les décors naturels de la Nouvelle Orléans, le film n'oppose aucune musique, ou très peu.

    Toujours à la lisière des sentiments de chacun, le cinéaste propose une histoire authentique, véritable, dénuée de tout tire-larme, ou s'impose l'immense James Gandolfini."
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    Révélations (1999)

    The Insider

    2 h 37 min. Sortie : . Biopic, drame et thriller.

    Film de Michael Mann avec Al Pacino, Russell Crowe, Christopher Plummer

    "[...] Le thriller va comme un gant au réalisateur, son habileté à la suggestion par l'image est remarquable. Son utilisation de la musique aussi, façon course contre la montre, le temps est imparti. L'allégorie du temps se veut d'ailleurs flagrante, Révélations c'est la lutte psychologique permanente d'un homme qui voit le temps défiler, ses espoirs aussi. Russel Crow l'incarne de manière stupéfiante, l'acteur est épatant en individu désespéré qui mise sa vie et sa famille. Il n'est pas seul car le film, au delà de la maîtrise de sa mise en scène, repose essentiellement sur les comédiens qui la compose : Crow, Pacino, Plummer, autant de grands aux services d'un récit à l'apparence manichéenne mais au rendu prenant, haletant, qui n'oublie pas son évident caractère politique matent à mal les connivences entre pouvoir financier et pouvoir médiatique."
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    Superman II (1980)

    2 h 07 min. Sortie : . Action et science-fiction.

    Film de Richard Lester avec Christopher Reeve, Margot Kidder, Gene Hackman

    "[...] Les conceptions se mélangent. L'adaptation humoristique de Lester s'emmêle à la transposition de Donner. Le script, à force d'avoir été tiraillé de tous côtés, ne présente plus aucune logique scénaristique. Les incohérences sont légions, les faux raccords visibles (Zod qui marche sur l'eau, ridicule), les raccourcis pullulent, rien n'est à sa place, le massacre est total. Les différentes interprétations ne sont pas en restes, Terrence Stamp est risible costumé en acrobate de cirque, Gene Hackman s'auto-caricature, Marlon Brando, parti après le renvoi de Donner, avait plus de présence et de charisme en dix minutes sur le premier film que tous les seconds rôles sur le suivant. Même l'action, chorégraphié avec les pieds, ne sauve Superman II du naufrage."