Journal filmique — 2019

Avatar Venceslas F. Liste de

243 films

par Venceslas F.

Nouvelle année, nouvelle liste, nouveaux films et nouvelle photo d'Elle Fanning en couverture. Encore et toujours des annotations bien trop longues, en somme rien n'a changé. À noter : à partir d'octobre, certains films seront vus pour les Fiches du Cinéma et, dans ce cas, leur traitement sera limité à un bref commentaire. Par la suite, l'annotation complète sera postée, ou alors un lien vous redirigera vers la revue.

Janvier : 28 découvertes et 3 revisionnages.
Février : 19 découvertes et 6 revisionnages.
Mars : 21 découvertes et 1 revisionnage.
Avril : 11 découvertes et 4 revisionnages.
Mai : 19 découvertes et 6 revisionnages.
Juin : 31 découvertes et 1 revisionnage.
Juillet : 25 découvertes et 4 revisionnages.
Août : 4 découvertes et 2 revisionnages.
Septembre : 10 découvertes et 2 revisionnages.
Octobre : 12 découvertes et 1 revisionnage.
Novembre : 14 découvertes et 3 revisionnages.
Décembre : 16 découvertes et 5 revisionnages.

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    Mission : Impossible - Rogue Nation (2015)

    2 h 11 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de Christopher McQuarrie avec Tom Cruise, Jeremy Renner, Rebecca Ferguson

    1er Janvier, découverte.

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/177989005
  • Bande-annonce

    Mission : Impossible - Fallout (2018)

    2 h 27 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de Christopher McQuarrie avec Tom Cruise, Henry Cavill, Rebecca Ferguson

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    Le Désert rouge (1964)

    Il Deserto rosso

    1 h 57 min. Sortie : . Drame.

    Film de Michelangelo Antonioni avec Monica Vitti, Richard Harris, Rita Renoir

    2 Janvier, découverte.

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/178160890
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    Chantons sous la pluie (1952)

    Singin' in the Rain

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie, comédie musicale et romance.

    Film de Stanley Donen et Gene Kelly avec Gene Kelly, Donald O’Connor, Debbie Reynolds

    2 Janvier, découverte. 

    Je hais les comédies musicales. Je fais partie de ces personnes pour qui le genre est insupportable (à deux exception près : La La Land et Dancer in the Dark) et on pourrait donc penser, au vu de ma note sur Chantons sous la pluie, que mon avis concernant les comédies musicales aurait, au moins un minimum, évolué. Mais non, je déteste toujours autant les comédies musicales. À vrai dire, les seules parties du film que j'ai détestées sont les chansons – même la chanson éponyme –, aussi accrocheuses soient-elles. Tout le reste, lui, est à mes yeux exceptionnel. Chantons sous la pluie dégage une énergie phénoménale, un simulacre de spontanéité, encore inégalée aujourd'hui. On se retrouve à rire et à être ému devant ce splendide spectacle en technicolor superbement rythmé, à l'humour toujours efficace (autant par les répliques que le jeu des acteurs, Donald O’Connor en tête) et aux chorégraphies d'un dynamisme impressionnant, à la limite du cartoonesque pour certaines. Également, au-delà d'être une simple romance, comme la plupart des comédies musicales, Chantons sous la pluie est l'occasion d'en découvrir un peu plus sur l'arrivée du parlant au cinéma et de livrer une belle mise en abyme sur le cinéma lui-même. Puis, un épilogue tout simplement magnifique, aussi mièvre soit-il. En somme, Chantons sur la pluie est de ces films qui nous font avoir des étoiles plein les yeux pendant près de deux heures. Même si je hais les comédies musicales, je reverrai celle-ci encore et encore sans aucun problème.
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    La Cité de la peur (1994)

    1 h 33 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Alain Berbérian avec Chantal Lauby, Alain Chabat, Dominique Farrugia

    4 Janvier, découverte.

    Bon, voilà. Ma note me paraît tellement logique que je ne sens même pas le besoin de me justifier en réalité. Le fait que La Cité de la peur soit encore si populaire aujourd'hui est clairement dû à la nostalgie, car c'est autrement une comédie assez bas de gamme. (Mais en soit rien de grave à cela : j'adore certains films découverts pendant mon enfance, quand bien même ils soient très souvent d'une qualité médiocre. Nul doute que si j'avais vu La Cité de la peur étant petit, je l'adorerais encore aujourd'hui, au même titre que ces films-ci.) Entre des blagues sur le vomi ou les pets, du comique de répétition qui n'est déjà pas drôle la première fois, de la parodie gratuite qui ne fait aucun sens (celle de Terminator, par exemple) et de l'humour absurde qui consiste seulement à prendre au premier degré des expressions figurées : ce film peine à arracher un sourire, bien qu'il y arrive par moments tant sa stupidité est grande. L'absurde a besoin d'un contexte pour se développer et d'être cohérent avec lui-même pour pouvoir fonctionner, certains films de Quentin Dupieux, Réalité en premier lieu, en sont un parfait exemple. La Cité de la peur fait constamment dans la gratuité, la facilité, et son écriture comique n'est aucunement travaillée – enfin si, on peut dire qu'il est logique que le personnage de Simon vomisse dès qu'il est content puisque le bougre se gave de tête de porc dès neuf heures du matin, mais l'exemple parle de lui-même. En d'autres termes, aucune intelligence dans la connerie, donc aucune intelligence tout court. Autrement, on est proche du néant cinématographique : aucune qualité d'écriture, de mise en scène, de composition ou de jeu d'acteurs – éléments tous corrects mais sans plus. J'aurais limite préféré voir le faux film projeté au début, il avait l'air plus drôle.
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    Une femme d'exception (2019)

    On the Basis of Sex

    2 h. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Mimi Leder avec Felicity Jones, Armie Hammer, Justin Theroux

    5 Janvier, découverte.

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/178342203
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    La Nuit des morts-vivants (1968)

    Night of the Living Dead

    1 h 36 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de George A. Romero avec Duane Jones, Judith O'Dea, Karl Hardman

    5 Janvier , découverte.

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/178496946
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    Boulevard du crépuscule (1950)

    Sunset Boulevard

    1 h 50 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Billy Wilder avec William Holden, Gloria Swanson, Erich von Stroheim

    6 Janvier, découverte. 

    Une nouvelle preuve de mon manque d'inclinaison pour le cinéma classique – en particulier américain – en la personne de Boulevard du Crépuscule, même si je dois bien lui reconnaître des qualités. En particulier pour son scénario, qui donne des motivations solides aux personnages et propose de très bons dialogues. Mais c'est avant tout par son thème qu'il brille : le cinéma. Boulevard du Crépuscule est à la fois un bel hommage, comique et mélancolique, au cinéma muet – à l'image des acteurs principaux mais également certains oubliés de cette époque, dont le grand Buster Keaton, qui ont le droit à une brève apparition – mais aussi une critique acerbe du système Hollywoodien contemporain au film. Boulevard du Crépuscule arrive tout de même à poser, d'une manière globale, un regard tendre sur le cinéma et, notamment, ses acteurs – au sens large du thème, c'est-à-dire artistes et techniciens. D'autant plus que les acteurs jouent souvent leurs propre rôles, si ce n'est leurs propre vies, dans le film, ce qui rend son propos encore plus profond et touchant. Ce mélange entre réalité et fiction se traduit, en premier lieu, par le personnage de Norma Desmond, interprété par la sublime et magnétique – quoique parfois un peu trop caricaturale – Gloria Swanson, actrice ayant connue son heure de gloire pendant la période du cinéma muet. Toutefois, ceci est davantage flagrant avec le personnage de Max Von Mayerling qui n'est que le double de son interprète, Erich von Stroheim, grand réalisateur du cinéma muet qui fut oublié lors de l'arrivée du parlant. Mais voilà, malgré cela, et également une esthétique sobre et sombre magnifiquement mise en avant par les lumières et les cadres, je n'arrive toujours pas à me faire au classicisme – circonscrivant bien trop la créativité les cinéastes à mon goût – des films de l'âge d'or. Dommage pour moi.
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    L'Important c'est d'aimer (1975)

    1 h 49 min. Sortie : . Drame.

    Film de Andrzej Zulawski avec Claude Dauphin, Klaus Kinski, Michel Robin

    8 Janvier, découverte.

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/178910594
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    Raging Bull (1980)

    2 h 09 min. Sortie : . Biopic, drame et sport.

    Film de Martin Scorsese avec Robert De Niro, Cathy Moriarty, Joe Pesci

    10 Janvier, découverte.

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/178981346
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    Popstar : Célèbre à tout prix (2016)

    Popstar: Never Stop Never Stopping

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Akiva Schaffer et Jorma Taccone avec Andy Samberg, Jorma Taccone, Akiva Schaffer

    13 Janvier, découverte.

    Comédie américaine grand public très classique (et qui ressemble, étrangement, beaucoup à Fatal), sans grande envergure, mais qui arrive à être plutôt drôle par moments. Si on cherche de la cohérence cinématographique, Popstar : Never Stop Never Stopping ne respecte même pas son parti-pris de base (le faux-documentaire), son scénario est très limité, une pauvre succession de sketchs au sein d'une dramaturgie forcée et expédiée, et la réalisation n'est jamais surprenante, toujours dans le cliché à vrai dire. Mais, en soit, le minimum syndical n'est pas très étonnant venant d'un tel film. Même si l'humour est souvent lourd et que le long-métrage s’essouffle dans sa dernière demi-heure, le tout reste quand même sympathique, drôle, dans une certaine mesure. Et même si c'est quelque chose de bien bas, voir autant de caméo ajoute une plus-value au film. Puis, les chansons sont parfois plutôt prenantes tout en restant humoristiques, et Andy Samberg prouve une nouvelle fois son talent pour la comédie. Un bon moment mais rien de mémorable, une comédie comme une autre.
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    La Piscine (1969)

    2 h. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Jacques Deray avec Alain Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet

    14 Janvier, découverte. 

    Je ne suis vraiment pas loin de dire que La Piscine est un porno sans les scènes de sexe. Autant pour sa dramaturgie très limitée, à cause d'un manque évident d'un véritable conflit entre les personnages, que pour la platitude de sa mise en scène et le jeu de ses comédiens – sauf Schneider, qui s'en sort admirablement. On peut certes se retrouver charmer par l'atmosphère sensuelle présente au début, mais elle s'estompe très vite et laisse place à un vide intersidéral en terme de propos, d’intérêt et de mise en scène. Ça parle encore et encore pour finalement ne pas dire grand-chose, probablement parce que les sous-entendus le sont à un tel point que le tout sonne creux. Puis, le scénario est prévisible et sans aucune intensité. Le tout étant porté par une réalisation simpliste et sans surprise. Au bout d'une petite demi-heure, La Piscine devient soporifique et ce ne sont pas les quelques sursauts d’intérêts, bien trop maigres, qui interviennent de temps à autre, qui vont arranger cela. L'écriture des personnages est bien trop pauvre pour que leur histoire soit passionnante à suivre, d'autant plus que la dramaturgie tâtonne énormément – trente minutes en moins n'auraient probablement pas fait de mal. Cela deviendrait même presque risible vers la fin, autant par la connerie des personnages que de leurs dialogues, si ce n'était pas pour l'énervement grandissant à mesure du développement de l'épilogue – car, sans grande surprise, La Piscine peine à conclure. Pénible et oubliable.
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    La Mort en direct (1980)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Bertrand Tavernier avec Romy Schneider, Harvey Keitel, Harry Dean Stanton

    15 Janvier, découverte. 

    La preuve qu'un bon concept ne suffit pas, encore faut-il l'exploiter correctement. Les prémices de La Mort en Direct sont des plus alléchantes et originales mais le scénario peine à développer son propos et sa dramaturgie – il faut presque une heure pour que les deux personnages principaux se rencontrent réellement ! D'autant plus que le déroulé est bien trop prévisible. De même pour la mise en scène, qui est bien trop classique et ancrée dans son époque. Sans réelle personnalité en somme. Puis, l'écriture manque de profondeur – à peine quelques dialogues sont à garder pour deux heures de film – et ça ne tient tout simplement pas la route, c'est rempli d'incohérences. Clairement, Bertrand Tavernier s'est planté avec ce film. Et quand en plus la distribution ne suit pas – même si on retrouve Romy Schneider, Harvey Keitel, Max von Sydow et Harry Dean Stanton dans les rôles principaux –, alors là rien ne va plus.
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    Incassable (2000)

    Unbreakable

    1 h 46 min. Sortie : . Fantastique et thriller.

    Film de M. Night Shyamalan avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright

    16 Janvier, revisionnage.
    Note inchangée.

    N'ayant rien à ajouter au sujet d'Incassable, je vous renvoie vers mon annotation de l'année dernière : https://www.senscritique.com/activity/170877012
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    Split (2016)

    1 h 57 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley

    17 Janvier, revisionnage.
    +2, +♥

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/821376/17872831
  • Bande-annonce

    Glass (2019)

    2 h 09 min. Sortie : . Thriller.

    Film de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson

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    L'Atalante (1934)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Jean Vigo avec Michel Simon, Dita Parlo, Jean Dasté

    19 Janvier, découverte.

    D'un scénario mélodramatique, somme toute classique, hérité de l'âge d'or du muet et encore en vogue dans les années trente, Jean Vigo arrive à un résultat tout opposé à ce qui pouvait être attendu. L'Atalante est tout d'abord une œuvre plastique étonnante et somptueuse : entre des jeux de lumières toujours plus audacieux et ravissants, des choix de cadrages parfois renversants – qu'on doit à Boris Kaufman, le frère de Dziga Vertov – et un noir et blanc fabuleux, difficile de ne pas être subjugué par les images projetées à l'écran. Entre réalisme et poésie, Vigo signe un film sensuel et sensoriel, dont le summum sera la sublime scène surréaliste sous l'eau. C'est un peu comme si L'Aurore de Murnau rencontrait l'Avant-Garde française. Car, au-delà de la modernité des images, L'Atalante est un film sur le couple : ses débuts et ses premières difficultés. Toutefois, il est assez compliqué de croire en cette histoire, étant donné que tout se déroule dans une temporalité très courte, les actions et motivations des personnages paraissant donc assez faibles – presque dans la caricature du genre par moments. Cela dit, la mise en scène de Vigo, à l'image du charnel montage parallèle entre les deux amants, arrive à redonner quelque peu en crédibilité à l'histoire.

    Une chose qui est cependant bien plus regrettable, c'est le son. Déjà, les accents exagérés des personnages rendent la compréhension des dialogues assez compliquée, empêchant parfois de profiter des discours du pourtant si sympathique Michel Simon, et la prise de son en elle-même n'est pas toujours d'une bonne qualité. Derrière cela se cache tout de même une idée : par ce contraste entre le trivial et le poétique, la beauté de l’œuvre en ressort d'autant plus ; mais au prix de l'intelligibilité. En dernier lieu, L'Atalante peut s'avérer assez rude de par son rythme parfois éprouvant. Ceci étant dû au fait que le découpage n'est pas tant une suite linéaire servant un scénario et cherchant la compréhension du spectateur, mais plutôt une sorte d’anthologie de la vie du couple. En d'autres termes, le découpage est construit par rapport aux personnages et leurs sentiments. Une autre chose qui fait de L'Atalante un film moderne, à contre courant de son époque, presque expérimental par moments ; mais, avant tout, une œuvre d'une beauté renversante.
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    Jeanne Dielman 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles (1976)

    3 h 22 min. Sortie : . Drame.

    Film de Chantal Akerman avec Delphine Seyrig, Jan Decorte, Henri Storck

  • Bande-annonce

    Le Procès (1962)

    The Trial

    1 h 59 min. Sortie : . Drame.

    Film de Orson Welles avec Anthony Perkins, Orson Welles, Romy Schneider

    23 Janvier, découverte. 

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/179719943
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    La Ruée vers l'or (1925)

    The Gold Rush

    1 h 35 min. Sortie : . Aventure, comédie dramatique et muet.

    Film de Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Mack Swain, Tom Murray

    25 Janvier, découverte.

    Difficile de critiquer un film burlesque tant le genre est souvent assez pauvre de par sa nature gaguesque. Dans La Ruée vers l'or, on retrouve des qualités propres au cinéma de Charlie Chaplin (notamment sa composition de plans, son découpage et son humanisme) mais sans que ses qualités soient exceptionnellement mises en scène dans ce film-ci. La plupart des gags sont mémorables bien qu'ils traînent un peu trop souvent en longueur, devenant presque répétitifs par moments. Puis, le scénario, en plus d'être assez simpliste et au-delà du fait que les scènes qui le composent sont trop souvent expédiées au prix des gags, est un peu trop fourni – dans le sens où il y a beaucoup de « sous-scénario » – et aucun ne semble vraiment exploité correctement, à l'image de cette fin quelque peu abracadabrantesque et bien trop hâtive. Ayant vu la réédition de 1942, j'ajouterai à ce sujet que, concernant la voix-off, elle est un ressort comique parfois très efficace – j'ai particulièrement apprécié la manière dont sont « doublés » les dialogues – mais le procédé peut s'avérer assez lourd au bout de quelque temps. La Ruée vers l'or ayant été réalisée comme un film muet à l'origine, l'ajout d'un narrateur fait, malheureusement, assez artificiel.
  • Les Amours d'une blonde (1965)

    Lásky jedné plavovlásky

    1 h 21 min. Sortie : . Comédie dramatique et romance.

    Film de Miloš Forman avec Hana Brejchova, Vladimir Pucholt, Vladimír Menšík

    25 Janvier, découverte. 

    Innocemment, je pensais que, parmi tous les réalisateurs de la Nouvelle Vague tchécoslovaque, Milos Forman serait l'un des plus dignes d’intérêt, vu ses succès à l'international. Autant dire que c'est une désillusion. Quoique la désillusion est au cœur des Amours d'une blonde : en somme, c'est celle de voir que le prince charmant n'existe pas pour le personnage d'Andula. D'où le peu d’intérêt de l’œuvre, puisqu'elle relate les déboires amoureux d'une blondinette et pas grand-chose de plus – le message politique étant très loin en arrière-plan. Le résultat est donc assez mièvre, si ce n'est naïf, même si je conviens qu'on puisse y voir une certaine beauté par instants. Encore que le sujet ne soit pas le principal défaut des Amours d'une blonde, mais bel et bien son manque de personnalité. On peut certes noter un noir et blanc parfois sympathique, quand bien même il ne soit pas exceptionnel, mais l'ensemble est tout de même assez plat ; ce film paraît être réalisé par quelqu'un qui manquait grandement d'inspiration. Les Amours d'une blonde est une comédie dramatique qui n'est pas drôle, ou très rarement, et qui possède un intérêt très limité en matière de dramaturgie. Le tout est finalement assez austère pour pas grand-chose et, malheureusement, assez vite oubliable.
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    L'Impossible Monsieur Bébé (1938)

    Bringing Up Baby

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie et romance.

    Film de Howard Hawks avec Katharine Hepburn, Cary Grant, Charles Ruggles

    26 Janvier, découverte.

    J'avais une certaine appréhension à débuter la filmographie d'Howard Hawks étant donné qu'on me l'avait présenté comme le cinéaste de l'âge d'or le plus classique qu'il soit, et je pense que ma faible inclinaison pour cette période du cinéma américain est à présent établie. Finalement, cette découverte a été tout le contraire de ce que je pouvais attendre : j'ai rarement autant apprécié d'autres films de l'âge d'or, quelques Hitchcock tout au plus, que cet Impossible Monsieur Bébé. Classique dans le genre de la screwball comedy, la plus grande qualité de ce film est sans aucun doute son écriture. Les éléments s'imbriquent tous magnifiquement, les gags sont pour la plupart très drôles et les répliques que se servent les personnages sont cinglantes et percutantes, pleines de mordant. L'univers de L'Impossible Monsieur Bébé est loufoque, à la limite du burlesque d'antan, et le film devient de plus en plus drôle au fur et à mesure qu'il développe et pose ses propres règles – à ce titre, les dernières minutes dans le commissariat sont absolument hilarantes.

    Constamment dans la surenchère, avec ses personnages plus fous les uns que les autres, et bénéficiant d'un rythme de folie, où les dialogues s’enchaînent à vive allure, L'Impossible Monsieur Bébé possède néanmoins quelques longueurs – la chasse des léopards notamment – qui sont d'autant plus pensantes qu'elles s'instaurent dans un film autrement subliment écrit et sans réels temps morts. Puis, si on va voir du côté de la mise en scène d'Howard Hawks, on peut saluer le découpage et l’efficacité de sa réalisation mais cette dernière manque tout de même cruellement de personnalité. Cela dit, ce classicisme dans la mise en scène lui permet de s'effacer pour laisser plus d'espace au comique qui, lui, vient principalement de l'écriture. Comique qui provient également des performances de Katherine Hepburn et Cary Grant. Au-delà de l'alchimie flagrante entre les deux acteurs, chacun excelle dans son rôle du début à la fin et ils prouvent tous les deux à quel point ils sont talentueux – en particulier dans les passages dialogués pour Hepburn et dans les mimiques d'exaspération pour Grant. Me redonner de l'espoir quant à la possibilité d'aimer les films de l'âge d'or n'était pas chose aisée mais L'Impossible Monsieur Bébé m'a mis sur la bonne voie.
  • Bande-annonce

    L'Homme de Londres (2008)

    A londoni férfi

    2 h 12 min. Sortie : . Drame.

    Film de Béla Tarr et Agnes Hranitzky avec Janos Derzsi, Ági Szirtes, István Lénárt

    26 Janvier, découverte. 

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/179949176
  • Sylvia Scarlett (1935)

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de George Cukor avec Katharine Hepburn, Cary Grant, Brian Aherne

    27 Janvier, découverte.

    Avec le duo Katharine Hepburn et Cary Grant devant la caméra de George Cukor et un thème aussi surprenant qu'alléchant pour l'époque – le personnage d'Hepburn étant obligé de se travestir pour se cacher des autorités –, puisqu'en avance sur son temps, Sylvia Scarlett avait, en apparence, tout d'un excellent film. Malheureusement, ce sont sur ces points, pourtant si prometteurs, que le film déçoit le plus : les performances, la réalisation et le traitement. Presque impossible de voir ne serait-ce qu'un semblant d'alchimie entre les acteurs, même dans le cas d'Hepburn et Grant, et aucun ne brille réellement pendant l'heure et demi. Puis, la mise en scène de Cukor est assez effarante : dans sa gestion du cadre et de la musique, ou même dans la manière dont est exposé le problème dans la première scène, son Sylvia Scarlett semble avoir dix ans de retard tant il ressemble étrangement à un film muet. Chose qui, lorsqu'il s'agit d'un film sonore, passe très rarement – vous en conviendrez. De plus, la réalisation manque cruellement de rythme, à cause d'un découpage un peu trop hasardeux, ce qui n'est pas non plus aidé par un scénario étrangement structuré.

    D'un film à l'originalité certaine dans le paysage cinématographique de son époque, Sylvia Scarlett perd peu à peu en fraîcheur et en singularité pour, au final, rejoindre le rang : le dernier quart se concentrant sur une banale romance sans grand intérêt. Le fait qu'Hepburn se déguise se limite presque à un simple détail coquasse dans le tout de l'histoire ; autrement, il ne sert qu'à traiter la question de l'identité sexuelle assez maladroitement et à la va-vite. Pour en revenir au scénario, il n'y a pas que sa fin qui porte préjudice au long-métrage, la manière dont est conduit le récit tout du long étant le véritable problème. Entre un net manque de cohérence et de profondeur, une structure alambiquée qui cause bien trop de rupture de ton, des gags trop souvent attendus et la perte d'originalité susmentionnée, Sylvia Scarlett s'avère être une déception en presque tout point. Certes, il revêt certaines qualités, notamment dans sa première demi-heure, mais le tout est finalement plutôt bancal et oubliable à l'arrivée, malgré des atouts de taille.
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    Élégie de la traversée (2001)

    Elegija dorogi

    48 min. Sortie : 2001. Drame et fantastique.

    Film de Alexandre Sokourov avec Alexandre Sokourov

    27 Janvier, découverte. 

    Élégie de la traversée n'est pas le déclic qui me permettra d'apprécier et me donner envie de découvrir le cinéma d'Alexandre Sokourov, mais il y a déjà une nette amélioration dans mon appréciation de ce cinéaste avec ce moyen-métrage. Peut-être parce que, encore plus que dans Faust et Mère et Fils, on ressent dans ce film une véritable inspiration provenant de cinéma de Tarkovski. De par sa narration à la logique onirique, sa poésie et sa mélancolie, ainsi qu'un caractère parfois obscur, Élégie de la traversée ne serait pas sans rappeler Le Miroir et ses scènes de rêves, dans une version toutefois plus nocturne. Un voyage dans les terres d'Europe, un voyage à la frontière entre le réel, le rêve et l'art, dans lequel Sokourov livre par moments des passages de pure poésie. Cependant, j'ai toujours un peu de mal avec son esthétique, ni belle ou significative à mes yeux, qui devient parfois presque grossière : probablement que le problème est avant tout technique mais les quelques zooms numériques qu'on retrouve ici sont absolument horribles et font, immédiatement, perdre tout charme à l’œuvre pendant au moins quelques instants. Puis, ces effets de vaguelettes dignes d'imovie ou Windows Movie Maker, je ne m'y fais pas non plus – mais, pour ne pas être mauvaise langue, je dois avouer que ce type d'effets n'est pas non utilisé à outrance dans ce film-ci. Également, j'ai beaucoup de mal avec la voix-off de Sokourov, qui est omniprésente et qui, à mon humble avis, empêche son œuvre de respirer, et donc de révéler sa véritable beauté. Néanmoins, dans sa globalité, le film reste brillant dans sa création et son développement d'ambiances visuelles et sonores, malgré quelques imperfections techniques ci et là. Sans être une découverte particulièrement exaltante, Élégie de la traversée est peut-être la première pierre d'un édifice qui, à la longue, me réconciliera avec son auteur après des débuts difficiles.
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    César et Rosalie (1972)

    1 h 50 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Claude Sautet avec Yves Montand, Romy Schneider, Sami Frey

    27 Janvier, découverte.

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/821376/494827
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    Last Action Hero (1993)

    2 h 10 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et fantastique.

    Film de John McTiernan avec Arnold Schwarzenegger, Austin O'Brien, F. Murray Abraham

    27 Janvier, découverte. 

    Comment est-ce possible que je ne découvre Last Action Hero que maintenant ? C'est plus que tout ce que j'aurais pu espérer, même dans mes rêves les plus fous. Last Action Hero est une comédie d'action-aventure tout à fait jouissive qui bénéficie d'un scénario des plus originaux ; scénario qui permet une envolée d'action et d'humour comme cela c'est rarement vu dans un film de cet acabit – car il est bien plus qu'une simple bonne idée de base. Entre des scènes d'action grand-guignolesques mais dantesques et des répliques nulles mais, paradoxalement, bien trouvées (certaines sont même de l'ordre du génie, etles plus mauvaises sont probablement en partie volontaires), et c'est sans parler des one-liners hilarantes de Schwarzenegger, je ne peux qu'adorer ce film tant sa générosité est hors-norme.

    Il s'opère un véritable retournement des codes pendant plus de deux heures, qui fait que Last Action Hero est plus qu'une parodie simpliste aux répliques cultes et aux références faciles : le film enchaîne idée originale sur idée originale jusqu'à laisser son spectateur pantois d'admiration. Car la maîtrise des codes ainsi que du sujet parodié est totale, et le caractère outrancier tout à fait volontaire, créant dès lors une sympathie sans limite envers l'œuvre. Toutefois, on peut peut-être regretter que la mise en scène ait par moments du mal à suivre ce que propose le scénario, mais ces moments sont bien trop rares pour porter un réel préjudice à l'ensemble.

    Puis, ce qui fait le cœur de Last Action Hero, et le propulse bien au-dessus de beaucoup d'autres films qui ont pu proposer des choses similaires (Ready Player One, notamment), au-delà de la justesse du traitement, c'est la sincérité du propos : Last Action Hero est une magnifique métaphore du rapport entre les films et les spectateurs de tous âges, en premier lieu les enfants. Car n'est-ce pas un rêve de gosse que de penser que ce qui est projeté à l'écran est tout aussi réel que notre monde ? De penser que les films, c'est la vie ? En définitif, Last Action Hero, avant même d'être une brillante comédie d'action, est une lettre d'amour au cinéma et à sa magie, l'une des plus belles par ailleurs.
  • Bande-annonce

    La Femme défendue (1997)

    1 h 40 min. Sortie : . Romance et comédie dramatique.

    Film de Philippe Harel avec Sophie Niedergang, Julien Niedergang, Zinedine Soualem

  • Bande-annonce

    Je suis FEMEN (2014)

    I am FEMEN

    1 h 34 min. Sortie : .

    Documentaire de Alain Margot

    29 Janvier, découverte.

    Annotation : https://www.senscritique.com/activity/180232043
  • Bande-annonce

    Les Enchaînés (1946)

    Notorious

    1 h 41 min. Sortie : . Drame, romance et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Cary Grant, Ingrid Bergman, Claude Rains

    30 Janvier, découverte. 

    Dans Les Enchaînés, on retrouve toute l'élégance que peut avoir la mise en scène d'Alfred Hitchcock… mais seulement pendant une vingtaine de minutes tout au plus. Le reste du temps, sa réalisation paraît bien trop quelconque, impersonnelle. Seule la séquence de la réception – et deux ou trois autres où le réalisateur fait preuve d'une minutie remarquable en matière de scénographie – est un minimum mémorable, notamment grâce à un découpage intelligent et une mise en scène inventive. Cette séquence est la seule des Enchaînés digne du « maître du suspens ». Autrement, le film manque grandement de dynamisme, mais ce n'est pas forcément qu'à cause de la mise en scène. Entre des décors surannés, une esthétique globale assez stérile, une bande sonore pauvre et des acteurs aux tons bien trop souvent monocordes – quand ils ne font pas des grimaces exagérées – et, surtout, un scénario lacunaire où les motivations et les enjeux sont particulièrement faibles et les ficelles scénaristique très voyantes : difficile de faire un film qui tient la route. Les Enchaînés repose sur ses acteurs, mais ces derniers ne sont pas forcément dans leurs meilleurs jours : encore que, dans le cas d'Ingrid Bergman, la casse soit assez limitée ; c'est davantage Cary Grant qui déçoit tant l'acteur semble ici dépourvu de tout son génie. Au final, heureusement que c'était le grand Alfred Hitchcock à la réalisation, sinon le résultat aurait pu s'avérer désastreux.