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La voie d'apprentissage du manga

Avatar Templar Liste de

123 bd

par Templar

#ClassementMangas *Forever in progress*

Mon premier manga lu -> Berserk, en 2011.

Mangaka favori de très très loin -> TAIYO MATSUMOTO (http://sens.sc/1bsfXDO)

Grande admiration:
- Pour le maître OSAMU TEZUKA (même si parfois, la quantité dépasse la qualité). Directement ou indirectement, tous les mangakas lui doivent quelque chose. Le manga ne serait pas ce qu'il est sans lui, et là, je frôle la lapalissade! (https://www.senscritique.com/liste/Osamu_Tezuka_Le_Dieu_du_manga/79161) La preuve en est son "disciple/héritier": NAOKI URASAWA (qui a le même problème que le maître quant à ce qui est de soigner la conclusion d'une histoire)

- Pour le gekigaka HIROSHI HIRATA, qu'il est nécessaire de connaître.

/// Le nombre de tomes mentionné est celui de l'édition française ou US /// Je me permets également de faire des comparaisons entre les éditions anglaises et françaises ///

Work in progress ***** To-read list: https://www.senscritique.com/liste/Quand_j_etais_enfant_je_pensais_que_les_BD_n_etaient_que_pou/68753

Important: Je ne lis jamais de scan et je ne suis pas fan des fiches par tome (surtout dans le cas d'une série à rallonge).

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  • 1

    Ashita no Joe (1968)

    Ashita no Jō

    Sortie : .

    Manga de Tetsuya Chiba et Asao Takamori

    [13 tomes]

    La question ne se pose pas sur le #1... Le pont des larmes, demain, se relever... Ashito no Joe, le grand classique.

    Mon amour pour le manga (le médium) pourrait se résumer à trois titres. Il y a le mangaka au-dessus des autres, Taiyō Matsumoto (prenons son plus onirique, Number 5), il y a le manga moderne (Dorohedoro) et il y a le classique, la grand classique même: Ashita no Joe. Tout trois repoussent les clichés qui me révulsent, ces mangas qui pullulent, à grand renfort de fan service, lisses comme pas permis, etc. Lorsque je regarde la majorité des sorties chez Kana, Pika ou encore Tonkam, ça me déprime totalement. Bref, qui observera un minimum cette liste comprendra ce que que je veux dire.

    Et donc, AnJ est une œuvre incroyable et il est inutile de dire que son influence a été implacable. Son trait a beau rappelée le dieu du manga, Tezuka, son énergie est saisissante et le dessin ne cesse de s'affiner, de se renforcer. En comparant l'apparence de Joe entre le 1er et le 13e tome, on réalise qu'on l'a vu grandir, sortir de l'enfance. L'autre force est l'osmose entre les deux auteurs. Là où mes deux autres mangas fétiches sont l'œuvre d'un seul homme, AnJ est l'exemple le plus éloquent d'une collaboration parfaite. Il faut saluer à quel point ils se jouent des risques de répétitions, évoluant dans un espace narratif aussi restreint qu'un ring, la narration semble pourtant, avec eux, infinie. C'est profondément humain, viscéral et passionné… Et la dimension sociale de l'époque reste bien présente (il faut aussi voir comment le héros et son entraîneur restent dans le même quartier). On suit un homme d'une "naissance" jusqu’au climax de son existence. Souvent, je tremblais en tournant les pages. Les larmes étaient là aussi. Et c’est sans peine que ce manga rejoint le panthéon personnel des œuvres tout genres confondus qui me hanteront pendant très très longtemps. Comme il hante déjà beaucoup de lecteurs, et comme qu'il en hantera encore beaucoup d'autres.
  • 2

    Number 5 (2000)

    Nanbā faibu

    Sortie : .

    Manga de Taiyou Matsumoto

    [8 tomes]

    L'imagination de Matsumoto dans toute sa splendeur. Une œuvre magistrale prépubliée dans le mensuel Ikki (gage d'une certaine qualité). Un voyage onirique que nous offre le mangaka dont nous n'avons jamais toutes les clés. L'interprétation de certains faits est laissé aux lecteurs et c'est ce que je préfère: quand on nous prend pas pour des cons tout en élevant le medium lui-même. Je vous épargne les éloges côté dessin: on est chez Matsumoto.

    http://www.senscritique.com/liste/Taiyo_Matsumoto_Number_One/134809
  • 3

    Berserk (1990)

    Beruseruku

    Sortie : décembre 1990.

    Manga de Kentaro Miura

    [39 tomes - en cours]

    Mon premier manga et la grosse claque tant graphique que narrative. Une œuvre qui va au-delà du cadre de son médium. Faut juste espérer que Miura crève pas, laissant son chef-d'œuvre inachevé! Ça serait pas cool!

    Mon analyse approfondie: http://www.discordance.fr/berserk-de-kentaro-miura-regards-au-fond-de-l%E2%80%99abime-35115
  • 4

    Ping pong (1996)

    Sortie : juillet 1996.

    Manga de Taiyou Matsumoto

    [5 tomes]

    Le titre le plus humain de son auteur. Forcément incontournable. En fait pour commenter une œuvre de Matsumoto, l'idéal serait une succession de superlatifs, je vais vous épargner cela, mais simplement vous encourager à le lire.
  • 5

    Le Samouraï Bambou (2006)

    Takemitsu Zamurai

    Sortie : décembre 2006.

    Manga de Taiyou Matsumoto et Issei Eifuku

    [8 tomes]

    Ce genre de manga où ta rétine explose à chaque page devant tant de beauté. Au départ, il y avait cette appréhension que Matsumoto n'était pas à l'écriture, mais force est de constater qu'il a trouvé un collaborateur digne de son imagerie, digne de son trait, trait qu'il adapte à merveille ici. Le Samouraï Bambou nous permet ainsi d'explorer une autre facette de ce génie du manga, réapprendre à le connaître et être enchanté de voir qu'il peut nous surprendre, tout en ayant pour repères des thèmes qui lui sont chers. Je pense surtout à au trait d'Hirata ici dont la force est ici similaire. Capter l'âme, l'invisible, pour nous le montrer dans toute sa poésie. C'est très fort comme expérience.
  • 6

    Black Jack (1973)

    Burakku jakku

    Sortie : .

    Manga de Osamu Tezuka

    [17 tomes]

    Tezuka nous livre une série de contes sur la nature humaine avec humour, mais non sans une certaine gravité à travers un personnage emblématique et culte: le médecin marron Black Jack. Le format de segments courts permet à Tezuka de bien structurer ses récits et de ne pas saboter ses fins. Dans mon esprit, on me dit Tezuka, je pense Black Jack. CQFD. Avec le temps, je pense que l'on pourra résumer ce "Dieu" à 3 titres: Black Jack, Bouddha et Phénix.
  • 7

    Monster (1994)

    Monsutā

    Sortie : décembre 1994.

    Manga de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki

    [9 tomes deluxe]

    À la fin de Monster, on ressent véritablement la fin, avec le vide que cela implique, avec la mélancolie qui s'impose, l'amertume, et un peu l'espoir, mais peut-être surtout le vide. Pour un mangaka qui a en général du mal à soigner ses conclusions, c'est très fort d'être parvenu à réaliser cela, surtout après 18 tomes (ou 9 tomes Deluxe, c'est selon) au rythme maîtrisé, à la multitude de personnages qui apportaient tous leur vie et leur humanité au récit. Pas étonnant de ressentir un vide après tout cela. Quel manga!
  • 8

    Yotsuba& (2003)

    Yotsuba to !

    Sortie : mars 2003.

    Manga de Kiyohiko Azuma

    [13 tomes - en cours]

    Irrésistible! THE feel-good manga par excellence: Du pur bonheur en papier qui se lit et se relit à volonté, et rire à chaque fois. Et attendant le prochain tome, on peut toujours se pencher sur Azumanga Daioh, l'autre manga de Kiyohiko Azuma (très inférieur et donc plus loin dans cette liste)
  • 9

    One Piece (1997)

    Wan Pīsu

    Sortie : .

    Manga de Eiichiro Oda

    [76 tomes - en cours]

    Le shonen par excellence, le digne héritier de DB, plus encore: le plus grand phénomène manga de tous les temps (faut voir sa présence au Japon!). Léger, parfois formaté quant à certains arcs, mais une galerie de personnages tout simplement déjantés. Série à rallonge, on a peur que cela s'essouffle, se recycle... Bref, bien qu'héritier de DB, j'espère qu'Oda saura arrêter quand il faudra, parce que franchement, c'est long.
  • 10

    L'Enfant - Vie de Mizuki, tome 1 (2012)

    Sortie : .

    Manga de Shigeru Mizuki

    [Tome 1 sur 3]

    Vie de Mizuki est le complément à Une vie dans les marges de Tatsumi. La vie de l'artiste dans la grande Histoire du Japon, son folklore et sa terrible culture nationaliste en temps de guerre. En traversant les années, Mizuki est le témoin d'un pays en transformation où par la force des choses naît le manga. Commençant par son enfance, Mizuki intensifie l'emphase dramatique qui le mènera à la guerre.
  • 11

    Ultra Heaven (2008)

    Sortie : février 2008.

    Manga de Keiichi Koike

    [3 tomes - en cours(?)]

    Rien que pour le graphisme, ça vaut le trip! Ou comment se sentir sous l'effet de drogue en lisant sur un mec sous l'effet de drogue! Fort, très très très fort. Le seul point négatif, c'est l'attente entre les tomes. C'est looong.
  • 12

    Pluto (2003)

    Purūtou

    Sortie : .

    Manga de Naoki Urasawa, Osamu Tezuka et Takashi Nagasaki

    [8 tomes]

    Chaque œuvre d’Urasawa est un dialogue avec Tezuka. Billy Bat en est la dernière preuve, l’une des plus flagrante. Mais avant, il y a eu Pluto, ce "remake" d'un segment culte d'Astro Boy (à lire impérativement après Pluto dans le tome 5 de l'anthologie). Plus qu’un dialogue ici, c’est un véritable questionnement, la quête la plus méta dans l’univers du manga. Le fils de Tezuka a conseillé Urasawa de voir cette adaptation comme un défi au maître. À mes yeux, Urasawa a adopté le fruit "monstrueux" de Tezuka pour l’élever avec des yeux d’enfants et d’adultes dans le monde d'aujourd'hui et le tout, avec sa personnalité. Un beau tour de force et le manga le plus abouti d'Urasawa (Bon, j'avoue, je dois encore finir Monster). Alors, oui Pluto devant 20th Century Boys car celui-ci reste un tour de force saisissant qui dépasse le cadre des pages de l'œuvre.
  • 13

    Une vie dans les marges, tome 1 (2011)

    Gekiga Hyôryû

    Sortie : mars 2011.

    Manga de Yoshihiro Tatsumi

    [Tome 1 sur 2]

    Pas fan de Tatsumi à la base, il parvient à m'éblouir ici en offrant une œuvre d'une rare richesse et ce, à bien des niveaux. En livrant son autobiographie, c'est l'histoire du manga et du Japon que nous conte l'auteur, un véritable témoignage qui vient se refléter dans la situation actuel du manga. Incontournable et surtout brillant. Mention à la rencontre entre Tezuka et Tatsumi. J'ai vraiment eu le sentiment de rencontrer le maître avec lui!
  • 14

    La Vie de Bouddha (1972)

    Budda

    Sortie : septembre 1972.

    Manga de Osamu Tezuka

    [8 tomes]

    Tezuka le maître, le dieu et son oeuvre la plus transcendante avec Black Jack (bon, pas encore lu Phénix), mais La Vie de Bouddha est un biopic tout ce qu'il y a de Tezukien: ça fait méditer sur le talent de son auteur et sur son sujet et sur la vie, et le monde... La structure biographique sécurise le mangaka dans son récit avec ce qu'il faut de rigueur (pas question de foirer la fin, par exemple, qui tire les larmes aux yeux). J'aurais espéré un meilleur travail d'édition en français, digne de l'œuvre. Dommage. Mais incontournable.
  • 15

    La force des humbles (2008)

    Sortie : mars 2008.

    Manga de Hiroshi Hirata

    [One-shot]

    Le genre d'oeuvre capable de questionner la nature humaine sans sombrer dans la spiritualité pompeuse. Et puis c'est d'une beauté... Ajoutons à cela le dévouement d'Hirata pour ses personnsages (réels, il faut le dire) et son sens de l'humour subtil, mais prononcé.
  • 16

    Amer Béton (1993)

    Tekkon kinkurīto

    Sortie : novembre 1993.

    Manga de Taiyô Matsumoto

    [3 tomes ou intégral]

    Matsumoto... Oh, Matsumoto, que tu es aussi génial qu'incontournable! Me fiant à la première édition française en 3 tomes, je dois dire que la traduction a été assez bâclée (rien que les noms = N'importe quoi!), m'ayant rabattu sur la version anglaise, j'ai pu apprécier ce monde propre au mangaka, à la fois lumineux et sombre, comme ses deux personnages.
  • 17

    Quartier lointain : L’Intégrale (2006)

    Haruka-na machi e

    Sortie : .

    Manga de Jirô Taniguchi

    [2 tomes réunis en intégrale]

    La nostalgie de l'enfance et qui n'aimerait pas connaître cette expérience? La simplicité des sentiments rend l'œuvre extrêmement humaine, voire mélancolique. Taniguchi marche un peu sur un fil avec ce manga, mais il s'en sort parfaitement, sans jamais virer dans l'outrance fantastique comme par exemple dans le grotesque Un ciel radieux.
  • 18

    Sunny, tome 1 (2014)

    Sortie : .

    Manga de Taiyou Matsumoto

    [6 tomes]

    Matsumoto revient avec un manga plus personnel, à tendance autobiographique, mais toujours emprunt de sa poésie si particulière et de son incroyable style graphique (plus fin, et un trait plus léger). Sunny serait basé sur des souvenirs d'enfance du mangaka, il explore surtout une nouvelle fois l'univers de l'enfance (ici des orphelins, dans une "foster home") et de leur façon de s'accorder au monde, celui des adultes comme ces parents absents, invisibles. Le seul père que l'on verra interagir avec sa progéniture sera un ivrogne fini qui préfère se bourrer la gueule plutôt que de réparer ses dents manquantes. Alors les enfants doivent se définir par eux-mêmes, avec leur imaginaire, exacerbé par cette voiture abandonnée: Sunny.
  • 19

    Diamond is Unbreakable - JoJo's Bizarre Adventure, saga 4 (1992)

    ダイヤモンドは砕けない

    Sortie : .

    Manga de Hirohiko Araki

    [18 tomes]
  • 20

    Le Survivant - Vie de Mizuki, tome 2 (2013)

    水木しげる伝

    Sortie : .

    Manga de Shigeru Mizuki

    [Tome 2 sur 3]

    Vie de Mizuki est le complément à Une vie dans les marges de Tatsumi. La vie de l'artiste dans la grande Histoire du Japon, son folklore et sa terrible culture nationaliste en temps de guerre. En traversant les années, Mizuki est le témoin d'un pays en transformation où par la force des choses naît le manga. Dans ce tome, Mizuki n'hésite pas à détailler les évènements de la guerre du Pacifique, faisant de son manga un important cours d'histoire militaire, et reflet d'un Japon trop fier pour respecter la vie humaine. Tragique.
  • 21

    Steel Ball Run - Jojo's Bizarre Adventure, saga 7 (2004)

    スティール・ボール・ラン

    Sortie : 2004.

    Manga de Hirohiko Araki

    [24 tomes]

    (je n'ai pas fini la saga 6 et en ignore donc la fin)

    Araki accomplit une prouesse avec SBR. Alors qu’il se retrouve piégé dans sa timeline, il décide de rebooter son mythe avec de nouvelles règles, en conservant les mêmes codes narratifs. Il y a toujours les stands, toujours des situations désespérées dont on sait que les héros s’en sortiront, mais comment? etc.

    Araki n’a décidément pas son pareil pour créer des situations extrêmes. Avec SBR, sa première idée brillante est de placer la quête au sein d’une course. Cette mécanique permet au mangaka de faire aller et venir des personnages en dehors du noyau de protagonistes, en maintenant une double dramatisation (course + quête). Alors que dans les arcs précédents, les ennemis étaient des étapes à franchir, ici ils gravitent autour des deux héros, pouvant même passer d’ennemi à allié. La quête doublée de la course renforce donc la tension.

    L’autre audace réside dans le personnage de Jojo, Johnny Joester, qui n’est pas vraiment le personnage principal, mais davantage l’acolyte de Jayro Zepelli (oui, un Zepelli, tout de même). Aussi, nous assistons à l’évolution de Johnny, à la renaissance d’un être à la base pathétique et pitoyable, tandis que le charisme de Zepelli s'effrite, ou disons s'humanise. Un équilibre se trouve ainsi entre les deux protagonistes, au sein d'une quête, mais aussi d'un apprentissage.

    Graphiquement, c’est toujours aussi canon, bien qu’un tantinet le bordel sur quelques pages. Mais les combats ne s’éternisent pas, et le rythme reste maîtrisé. Et puis ce nouvel arc permet à Araki de réintroduire Dio, ce qui n’est pas rien. Voyons comment tout cela va se conclure... À suivre... Mais il reste à ma connaissance le meilleur arc avec Diamond is Unbreakable.
  • 22

    Dorohedoro (2000)

    Sortie : .

    Manga de Kyu Hayashida

    [21 tomes - en cours]

    Bijou prépublié dans le mensuel Ikki. Autant le manga culte auquel on le compare ne m'avait pas conquis (Gunnm), autant je suis par terre devant cette histoire de sorciers pleine de violence, et jamais dénuée d'humour au graphisme unique entre rétro et modernisme, et donc particulièrement moderne, voire parfois étrangement comicbookesque. Tous les personnages sont travaillés et nous fascinent, la narration est rafraîchissante: pas de ligne directrice d'un point A à un point B, ici, les personnages vivent leurs trucs, presque slice of life, ce qui fait respirer le récit. Dommage que la narration s'essouffle dans les derniers tomes, peinant à maintenir l'intérêt du lecteur que je suis.
  • 23

    20th Century Boys (2000)

    Nijūseiki Shōnen

    Sortie : .

    Manga de Naoki Urasawa

    [20 + 2 tomes]

    Urasawa est un des plus grands mangaka actuels et 20th Century Boys est aussi dense que palpitant. Le thème de l'enfance y est traité et magnifié comme rarement. L'auteur n'hésite pas au passage de parler du manga en lui-même et de son "pouvoir," Du grand art. Si seulement il savait se restreindre et s'appliquer dans ses dénouements: quelle idée aussi d'étirer la sauce, parasitant la puissance de la première partie. Une réussite, et un beau gâchis.
  • 24

    Blame! (1998)

    Buramu!

    Sortie : juin 1998.

    Manga de Tsutomu Nihei

    [10 tomes]

    Un univers magnifiquement oppressant où on est complètement largué, du coup, on est loin des sentiers habituels alors forcément, c'est kiffant. D'ailleurs, Blame! qui s'apparente davantage à une l'expérience qu'à une simple lecture conventionnelle.
  • 25

    Le Chant d'Apollon (1977)

    Apolo no Uta

    Sortie : 1977.

    Manga de Osamu Tezuka

    [One-shot]

    Tezuka au sommet dans un récit astucieux, véritable terrain de jeu dans la forme et dans le fond pour son auteur et quand c'est édité chez Kana, c'est encore plus beau!
  • 26

    Gogo Monster (2005)

    Gōgō Monsutā

    Sortie : .

    Manga de Taiyou Matsumoto

    [One-shot]

    Matsumoto explore sans concessions le monde de l'enfance, de l'imagination, du fantastique... Sans jamais nous donner toutes les clés, à nous de combler les blancs. Mention à une utilisation du noir à tomber par terre! De toute façon, graphiquement, Matsumoto est un Maître!
  • 27

    Zero (2018)

    Sortie : .

    Manga de Taiyô Matsumoto

    [2 tomes]

    Zero ou l’histoire du boxeur trentenaire Goshima. C’est un Taiyō Matsumoto qui prend ses marques, qui débute, un univers graphique et thématique à l’état embryonnaire qui ne demande qu’à se développer, qu’à exploser: utilisation poétique de métaphores, la marginalité du personnage principal… Plusieurs éléments qui feront la puissance de Ping Pong. Le découpage du premier tome est très conventionnel, alors que le second aura tendance à se libérer des contraintes à mesure que la folie gagne du terrain et que le climax se rapproche. L’utilisation du noir est magnifique et le tome 2 est marqué par certaines cases particulièrement sublimes. D’un point de vue narratif, le contrepied est ici de prendre un personnage en fin de carrière alors que les mangas de sport ont tendance à s’attarder sur les jeunes en pleine ascension et de suivre cette ascension. Cela dote le manga d’une certaine mélancolie malgré la folie de Goshima, tout en se concentrant sur la fin d’une ère, d’un rêve. Et c’est ce qui est absolument brillant dans ce titre (aux antipodes d’un Coq de Combat): à travers un match occupant tout le second volume, Matsumoto développe une connexion entre deux personnages, et l’action n’est que le prétexte d’une transmission tissée subtilement, puis ostensiblement au cours des chapitres. En plus d’être de plus en plus palpitant, Zero est extrêmement touchant, malgré ses petits défauts qui paradoxalement renforcent cet attachement. Zero est aussi le titre le plus tragique de son auteur, le plus éprouvant, le plus mélancolique. Mais Zero était surtout une promesse, celle d’une grandeur à venir, et on sait depuis longtemps que cette promesse a largement été tenue.
  • 28

    Wet Moon, tome 1 (2014)

    Sortie : .

    Manga de Atsushi Kaneko

    [3 tomes]

    Soil nous rappelait déjà Twin Peaks. Wet Moon aussi, sauf qu'ici Atsushi Kaneko abandonne tout ce qui peut prêter à rire ou même à sourire pour nous plonger dans un récit étouffant, jouant avec le temps et l'espace jusqu'à nous perdre, nous et le personnage. Plus que Lynchien, on vire parfois chez Kafka. Wet Moon est d'une beauté graphique remarquable, de celle qui fait du bien dans le monde du manga (je vais éviter de me répéter quant à mon dégoût des dessins stéréotypés, mais pas de ça ici) s’appuyant sur un charme et un cadre rétro. AK sait utiliser les lignes, le noir et le blanc, mais il nous surprend par une utilisation intelligente et parsimonieuse de la couleur. La fin de Wet Moon invite à sa relecture. Une fin qui lève un voile sur l'esprit de ce qui est raconté tout au long des trois tomes, où comme à l’instar de Twin Peaks, au-delà du mystère et de la folie, on nous parle d'amour.
  • 29

    Rêve écarlate (2016)

    Sortie : .

    Manga de Toshio Saeki

    [One-shot]
  • 30

    Soil (2003)

    Sortie : mars 2003.

    Manga de Atsushi Kaneko

    [11 tomes]

    Blue Velvet and Twin Peaks meets Black Hole (je réalise que tout le monde le dit, mais disons que â saute aux yeux comme un alien en chaleur enragé et cocaïnomane), ça donne une résultat aussi "salé" que savoureux (vanne pourrie: check!), mais surtout palpitant. Narration et rythme implacable. Les révélations s'accumulent le long de la descente dans le mystère. La résolution d'une question apporte deux nouvelles énigmes. Kaneko maîtrise son récit magistralement. Mention au concept des couverture, vraiment cool! Conseil: ne pas trop écarter le temps de lecture entre les volumes en raison de la densité de l'intrigue.