Mes expériences de bourgeois individualiste en devenir, dans les cinémas du papy et du grand-oncle de Léa Sexdoux

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99 films

par Adrast

...Mais aussi dans les autres cinémas de Rennes et de ses environs...

Eh oui, moi aussi j'ai cédé à l'appel du Grand Capital : j'ai acheté un Cinépass Gaumont Pathay [après réduction Black Friday Cdiscount, quand même]. A moi les joies de voir plein de films médiocres qui compensent leur vide philosophique par un trop-plein visuel. A moi les joies de la déconnexion passagère après une journée de travail aliénante, avec des gens avec qui je ne partage rien, pas même la sympathie d'un moment passé autour de la machine à café à vanter les exploits de notre Seigneur Macron.

PS1 : et puis en plus de ça j'attrape des puces dans ces fauteuils rouges, c'est gagnant-gagnant.
PS2 : une liste sponsorisée par la compagnie des "c'est ceux qui en parlent le plus qui pratiquent le moins".
PS3 : est-il utile de préciser que je n'aime pas particulièrement le cinéma ; à part peut-être quand il est pornographique ?

PS4 : les likers de cette liste sont complices du mal [ou du "pire", mais ça revient au même en fait]. Cordialement.

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    Astérix : Le Secret de la potion magique (2018)

    1 h 25 min. Sortie : . Animation, aventure et comédie.

    Long-métrage d'animation de Louis Clichy et Alexandre Astier avec Christian Clavier, Guillaume Briat, Bernard Alane

    Expérience Groseille avec retard mental : une femme avec son petit-copain qui n'en menait pas large parlait à voix haute pendant les BA et pendant le film, s'esclaffait à la moindre occasion, et produisait un volume sonore supérieur aux enfants situés juste derrière moi, alors même qu'elle se trouvait 3-4 rangs plus bas.

    Sinon le film était pas bien folichon. Aucune vraie péripétie, un Panoramix trop peu charismatique pour porter tout le film, et un Elie Semoun à peu près aussi bon en doublage qu'en comédie. En plus de ça plusieurs scènes sont téléphonées, alors que je ne suis pas spécialement un grand devin clairvoyant habituellement.
    Les petits de derrière ne semblent pas avoir rigolé tant que ça, donc ça ne vient sûrement pas que de moi.
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    Les Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald (2018)

    Fantastic Beasts: The Crimes of Grindelwald

    2 h 14 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de David Yates avec Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler

    S'poiler :
    Je l'ai vu un jeudi soir, en sortant du boulot, à blanc, sans sieste, avec 6h de sommeil chronique à tout péter. Le noir de la salle aidant, j'ai piqué du nez tellement de fois que mon interprétation narrative du film est décousue. J'ai surtout retenu la scène Adolf-Hitlerisante de Johnny "Grimbergen" Depp et le Paris recouvert de voiles noirs (saucislamiques comme dirait Jean-Marine). J'ai aussi retenu que le héros avait une bonne gueule de BG [plus de mec riche bien fringué, mais les jeunes riches sont quasi toujours beaux] timide cherchant à choper, mais pas n'importe-qui, non, l'élue de son coeur, oui oui oui. J'ai aussi bien retenu les scènes d'assassinat de sang froid de Grinder-Vald et toute sa bande de magiciens maléfiques aristo-eugénisto-aryano-messianiques.

    N'ayant pas vu le 1, c'était encore plus difficile de m'y retrouver. Je retournerai le voir quand j'aurai vu le premier épisode, avant que le film ne quitte l'affiche.
    EDIT : bon ben en fait non, le film a quitté l'affiche avant que j'ai pris le temps de regarder le premier.
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    Mortal Engines (2018)

    2 h 08 min. Sortie : . Fantastique, science-fiction et aventure.

    Film de Christian Rivers avec Hera Hilmar, Robert Sheehan, Hugo Weaving

    En fin de séance, lors du générique, une femme trébuche dans les escaliers, en descendant les marches. Je la crois seule, mais c'est quand elle se retourne pour retourner vers la sortie que je la vois accompagnée de ce qui semble être son copain, l'air contrit, elle, la tête des mauvais jours. Dispute ? Malaise ? Rupture à l'horizon ? Éphémérides ? La finitude qui rattrape l'amûûûûr qui dure toujouuuuuurs ? Je ne saurai jamais.

    Le cinéma, c'est à double tranchant, ça passe ou ça casse, et surtout, ça fait mal aux chevilles.

    Sinon le film était rigolode, la VF magnifiait la nanardise des dialogues et des flashbacks inutiles. C'est le festival des raccourcis pour faire tenir une série en 2h : à côté Peter Jackson reste quand même un génie du mal. Shreik (Shrike en fait) et Twix (sans déc') vous feront sourire intérieurement rien qu'à l'évocation de leurs noms. D'ailleurs le même Shrike vous fera penser au Clint Eastwood en phase de décomposition que l'on connaît tous.

    Pas un mauvais film mais c'est finalement pas très beau [encore cette impression de marron prédominant], même si le mélange steampunk allah Cyberpunk 2077, dystopie dans le ciel façon Bioshock Infinite et Angleterre victorienne allah Dishonored, tout ça avec l'esprit nomade des gitans, est agréable pendant un temps. Ça vaut bien un 5,5 ; même si en VO ça choperait sûrement un 6.

    En résumé c'est l'histoire d'un macroniste conservateur de musée qui se fait embrigader par une mélenchoniste de NDDL. Le macroniste découvre qu'il y a une vie au-delà du suçage des puissants [ici la redingote et le brushing "prince charmant" ont remplacé le costard-cravatezizi comme symbole de puissance], et la mélenchoniste découvre les vertus de l'amûûûrrrr monogame. Entre deux y'a des pan-pans, des boom-booms et des morts avec moult souffrances, mais c'est pas grave, ils étaient maychants.

    Le meilleur moment reste quand même quand l'agent Smith ou la protagoniste (je sais plus trop) s'écrie : "Schreiiiiiiiik !", vous faisant immanquablement penser à ce fameux morceau de Tokio Hotel.
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    Aquaman (2018)

    2 h 23 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de James Wan avec Jason Momoa, Amber Heard, Willem Dafoe

    J'ai failli me faire refouler à l'entrée car l'automate disait que mon code avait déjà été validé, alors que je sortais à l'instant d'une autre séance, celle de l'Empereur de Paris. L'explication de l'ouvreuse ne m'a pas convaincu, comme quoi c'est parce que les 2 séances se chevauchaient de quelques minutes [la première finissant à 18h22, l'autre commençant à 18h20], et qu'en théorie je n'aurais même pas dû (et pas "pu") commander ces deux séances. Les gens s'impatientaient tellement derrière moi qu'un gars [un "jeune con", pour rester poli] est passé en force, prétextant qu'il attendait depuis longtemps [lol ça faisait 3 minutes] et que le film avait déjà commencé, tout ça pour se taper un quart-d'heure de pub une fois dans la salle. Finalement la madame a fini par me laisser passer, ouf, mon faciès discriminant n'aura pas été trop pénalisant cette fois.

    Voir la critique pour mon avis sur le film. Sinon comme pour Astérix et Les animaux fantastiques [je crois que c'est la taille de la salle qui fait ça, maudite salle 2], j'ai piqué du nez pendant un petit quart d'heure, alors que j'étais face à une scène d'action sous-marine. Je luttais, je luttais, mais rien n'y faisait, je sombrais comme ces innombrables sous-marins de surfaciens coulés au fond des abysses.
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    Utøya, 22 Juillet (2018)

    Utøya 22. juli

    1 h 33 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Erik Poppe avec Andrea Berntzen, Aleksander Holmen, Brede Fristad

    Changer de cinéma est utile pour y constater un changement de population : ici j'ai eu droit à une rangée de (petite)-bourgeoises ébroïciennes qui se disaient - à gorges déployées - comblées par leur séance devant "Au bout des doigts", ce film à la bande-annonce placement produit pour Nespresso et qui avait l'air aussi empli de bons sentiments qu'il puait la condescendance envers les pauvres s'élevant dans l'art du doigté typiquement boubourge (j'vais pas dire "bobo", c'est copyrighted par l'extrême droite). Tout y est passé dans leurs déclamations : de la remembrance collective des plus belles mélopées de Chopin, de Brahms et de Beethove [ne prononcez jamais le n final, sous peine de trahir votre origine sociale de basse classe] en passant par les commentaires éclairés sur leurs dernières découvertes cinématographiques. Qu'elles ne furent pas prises au dépourvu, lorsque la bise chevrotinée fut venue... Comme l'a un jour dit un grand intellectuel honni de ses pairs : "on l'entend un peu moins ta grande gueule hein ?!".

    L'une d'entre elles a même éructé un soupir de souffrance en fin de séance, sans qu'un mot plus haut que l'autre ne sorte de sa bouche. Le signe, certainement, que le film avait fait son effet.

    Cf. la critique pour un commentaire sur le film.
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    Undercover - Une histoire vraie (2019)

    White Boy Rick

    1 h 51 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Yann Demange avec Matthew McConaughey, Richie Merritt, Bel Powley

    Cette fois-ci j'ai pas eu droit aux scrunchs scrunchs du voisin de derrière puisant dans son cornet de pop-corns, mais j'ai eu droit aux petits kicks dans la rangée de sièges, dus à des jeunes cons qui se croyaient dans leur salon. Quand les pieds ne pointaient pas vers le ciel, tendus comme un cul en levrette, les genoux étaient collés à la rangée que seul j'occupais. Quelle calamité.
    Qui plus est, le baraqué de devant, arrivé sur le tard, m'a gratifié de sa lumière portabilisée pendant la première demie-heure. Trop de messages, trop d'hyperconnexion, trop d'amis, trop de "j'm'en ballec' qu'il vibre, c'est pas un vibromasseur bouffon". "Le mode silencieux ? Quoi ? Tu m'as pris pour un tueur à gages ? Tô gueule !".

    Sinon le film était assez planplan du cul. Un beau 5,5.
    Je n'ai pas réussi à déterminer si les vrombissements extradiégétiques de fond venaient du film ou d'une autre salle. Dans le premier cas ce serait un assez bon artifice permettant de pallier la morosité de dialogues en champ contre-champ assez chiants, sinon c'est sûrement Aquaman qui vrombissait dans la salle Dolby d'à côté.

    Mention spéciale pour la bande-son intradiégétique quand même, composée de morceaux Soul/Funk assez finement choisis.
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    Bienvenue à Marwen (2019)

    Welcome to Marwen

    1 h 56 min. Sortie : . Biopic, drame et fantastique.

    Film de Robert Zemeckis avec Steve Carell, Leslie Mann, Diane Kruger

    Outre un film plutôt niais aux allures de conte (à peine) pour adultes, j'ai eu droit à une arrivée tardive, enfin disons 15 minutes après l'heure officielle de début, qui m'a coûté ma place, piquée par de jeunes malandrins groupés en meute, en ce mardi soir où le cinéma est habituellement un peu plus rempli que les autres jours de la semaine. J'ai donc dû me résoudre à prendre une place excentrée, tirant sur mon cou pendant tout le film pour maintenir l'angle de vision adéquat devant un écran bombé comme le boule que décrit Kaaris dans sa fameuse chanson.

    Je me souviens que ça gloussait sévère, du genre de ce gloussement de convenance qu'on entend qu'au cinéma. Ce gloussement léger mais caractéristique par sa fausseté, celui qui fait dire à son voisin : "eh regardez, j'ai compris la blague, il y a une blague là, vous avez vu ? C'est drôle hein, n'est-ce pas ?". Un rire faux pour exister dans cette salle obscure où les personnalités sont désincarnées.

    Sinon je sais pas trop, j'ai dû avoir droit aux habituels coups de pied des gros cons qui savent pas gérer leurs mouvements / leur espace de genoux et qui s'affalent dans le siège, comme si au bout de 2 minutes ça ne faisait pas mal au dos. Mais bon après tout je commence à m'y habituer, ça fait presque sensation 4DX du pauvre.
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    Raging Bull (1980)

    2 h 09 min. Sortie : . Biopic, drame et sport.

    Film de Martin Scorsese avec Robert De Niro, Cathy Moriarty, Joe Pesci

    Séances de cinéma (1 salle)
    Je me souviens maintenant pourquoi j'avais abandonné le visionnage en cours de film lors de ma séance en DivX. Le film est fourbu de la lenteur (relative) des films de Scorsese, cette lenteur empâtée toute hollywoodienne des cinéastes auteurisants américains, de ceux qui veulent se donner de la contenance, poser le game. Car à y regarder de plus près, plein de plans sont assez nerveux, malgré ce noir et blanc d'un autre âge qui a fait bander les critiques de cinéma à l'époque, le consacrant comme le meilleur film des années 80 [selon le chroniqueur affable du Cercle, vous savez le gars de Positif, celui qui parle avec entrain, un peu tête à claques], justement parce qu'il n'a pas l'air de dater de ces années-là.

    Pas trop de souvenir de ma séance avec mes congénères, si ce n'est la dorénavant récurrente réclame pour le Cinépass Gaumont, faisant croire à tous les puceaux un tantinet friqués qu'ils pourront rencontrer l'amour dans les cinés de la famille Seydoux. Petit moment de malaise qui a été rallongé de quelques minutes depuis ce week-end. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour vendre sa camelote ma bonne dame...

    Ah oui, on a aussi eu droit aux raclements de gorge bien sonores d'un homme en fauteuil roulant situé tout devant, collé à l'écran. Je comprends d'ailleurs pas pourquoi ils ont pas prévu un espace intermédiaire dans la salle pour les personnes handicapées, genre au milieu de la rangée de sièges montante. Faut croire qu'il fallait optimiser pour les sousous. Et les emplois, parce qu'une grosse marge bénéficiant en priorité à la famille Seydoux, c'est quelques emplois assurés pour les galériens mal-nés.
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    Edmond (2019)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Alexis Michalik avec Thomas Soliveres, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner

    Séances de cinéma (1 salle)
    J'étais cerné de jeunes petits couples collés-serrés. J'ai eu peur pour mon intégrité de white male cisgenre frustré. Ma voisine de droite m'horripilait un peu car elle remuait tout le temps sa veste sur elle [vous savez, ces vestes en polyester (môme) qui font du bruit dès qu'on les bouge], en guise de couverture, pour se protéger d'un froid qui n'existait que dans sa tête.
    Pourtant c'était tard, y'avait école le lendemain, et c'est pas en se couchant à des heures indues que la France va se relever, ma bonne dame.

    Sinon le film est plus qu'une bonne surprise. C'est réussi, émouvant, poétique, ça flatte les mirettes et les acteurs jouent pas trop mal [à part peut-être les deux juifs macros(-nistes) qu'on a fait passer pour des corses]. Un bon film de couple quoi, qui fera pas tache en prime time de France 2. Un (très) bon téléfilm en somme.
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    Les Invisibles (2019)

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Louis-Julien Petit avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky

    Séances de cinéma (1 salle)
    La salle était blindée comme un oeuf, ou comme le cul de ton actrice préférée après une séance d'insémination collective. Pas une seule place de libre, ça faisait longtemps que j'avais vu ça. La dernière fois ça devait être pour Bienvenue chez les Ch'tis. Bon là on était plus dans le pathos du film de gauche pour citadins, alors que Bienvenue chez les Ch'tis c'était plus pour les Gérard de la campagne gavés de Bourvil par la télé.

    D'ailleurs ça faisait longtemps que j'avais pas serré mon manteau comme ça. J'en avais presque oublié l'absence cruelle de porte-manteaux au cinéma. Voilà une innovation disruptive pour notre Président Macron bien-aimé. De quoi relancer la croissance, à coup sûr. Hop, filière courte de producteurs de porte-manteaux, en B2B, du fabricant au cinéma.

    Bon là, pareil, ça riait pas mal, mais quand même plus franchement qu'avec Marwen, sûrement parce qu'il n'y avait pas la barrière de la langue [j'ai vu Marwen en VOST]. Perso j'ai pas mal souri mais pas de quoi se rouler par terre non plus.

    Le film a des allures de feel good movie populo allah Kervern/Délèpine, comme "I Feel Good", mais en moins loufoque et en plus "tatie Danièlo-compatible". Remplacez la communauté Emmaüs pur jus par une communauté de femmes SDF, enlevez Dujardin et remplacez-le par des assistantes sociales, vous aurez votre film plein de pseudo-empathie mais pas trop critique contre les politiques actuelles.

    Ça fait plaisir sur le moment, on pense avoir de la sympathie pour les exclus, puis on oublie tout, on continue à éviter les clodos dans la rue et surtout on laisse les gentils "investisseurs" foutre toute leur caillasse dans la pierre pour arnaquer des étudiants et jeunes travailleurs avec des loyers exorbitants pendant que d'autres n'ont rien et dorment à la rue. Mais que voulez-vous, vouloir le bien commun c'est populiste askip. Et puis la fuite des cerveaux, tout ça... Les riches aux Etats-Unis ["It's a free country!" ("free to fuck your neighbor without consent")], les pauvres en France.

    D'ailleurs, chose rare, des gens ont applaudi en fin de séance, c'était lelelel. J'ai envie de dire que c'est la marque des gens qui vont rarement au ciné, et qui se trouvent emportés par leurs émotions. Ça m'est déjà arrivé d'avoir envie d'applaudir aussi, mais de là à le faire...
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    Creed II (2019)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de Steven Caple Jr. avec Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson

    Je venais de mater le premier juste avant. J'ai pas fait la même erreur qu'avec les animaux fantastiques, donc.

    J'ai eu à subir les coups de pied et de genoux dans le dossier, comme d'hab', assénés ici par un jeune con en doudoune Michelin noire qui luit dans l'obscurité. Le genre de connard qui parle pour ne rien dire pendant tout le film et qui réagit au quart de tour, même quand c'est pas spécialement drôle ou bluffant. Un éveillé quoi, un vrai, un authentique. J'avais qu'une envie, c'était de me retourner et lui coller une droite, pour être dans le ton du film, mais ma couardise, mon surmoi de gauchiste et mes 70 kg tout mouillés, composés à 80% de graisse saturée m'en ont empêché.
    Sans mentionner sa sonnerie de notif en "glouglou de poisson" qui retentissait toutes les 2 minutes avant le film.

    Le film est plutôt décevant par rapport au premier ; beaucoup trop axé sur la relation entre Creed et sa meuf [le joker ultime quand on a rien à raconter]. Et puis ressortir des cartons le Drago russe, qui a entraîné son fils catcheur comme un damné, ça fait un peu forceur quand même. D'ailleurs ils ont osé refaire le coup du fan service à plusieurs reprises : les mêmes scènes d'entraînement que dans le 1, le même plan en haut des marches gravies par Rocky... Comme dans le 1, le scénar' semblait cousu de fil blanc, mais le premier épisode montrait un Rocky en souffrance, un peu comme le catcheur de The Wrestler qui en chiait sa race pour survivre à travers sa passion ; ce qui donnait un parallèle symbiotique entre les 2 personnages "se battant" jusqu'au bout. Là on sait très bien que le champion va rester champion et au final on en a un peu rien à battre de sa famille tant leur relation est d'une normalitude confondante. N'est pas Raging Bull qui veut. Au moins De Niro était un salaud, y'avait de l'entertainment dans la relation de couple, là c'est Jay-Z/Beyoncé qui vivent leur petite vie de beaux gosses bien élevés.

    Aussi, faudra qu'on m'explique comment Rocky gère son bar/restaurant en étant tout le temps en entraînement ou à l'autre bout du pays. En plus c'est pas comme s'il avait une foultitude d'employés pour faire le boulot à sa place.

    D'ailleurs je l'ai pas mentionné mais le côca semble être le fil conducteur de ces 2 films. Je vous laisse deviner à quelles scènes je fais allusion.

    5,5

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    Le Retour de Mary Poppins (2018)

    Mary Poppins Returns

    2 h 10 min. Sortie : . Comédie, fantastique et comédie musicale.

    Film de Rob Marshall avec Emily Blunt, Lin‐Manuel Miranda, Ben Whishaw

    Bon, j'étais limité par le nombre de caractères des listes, mais j'avais pas envie de faire une critique partant dans tous les sens [et puis les posts servent à rien, surtout si c'est pour faire une critique décousue qui parle autant du film que de mon quotidien de boloss'], alors j'ai ressuscité mon Skyblog. Du coup ma diarrhée verbeuse est à lire ici : https://catabase.wordpress.com/2019/01/16/le-retour-de-mary-poppins-et-mon-retour-aussi/

    Si ça peut vous teaser, j'y parle du contrôle au faciès de la Fnac, des incontournables Gilets Jaunes, des petites têtes blondes à baffer [même si la loi me l'interdit], de La La Land et des interruptions involontaires de gro... de film.
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    The Front Runner (2019)

    1 h 54 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Jason Reitman avec Hugh Jackman, Vera Farmiga, Molly Ephraim

    Chiantitude/20. J'y ai trouvé assez peu d'intérêt. La course à l'investiture n'est pas des plus palpitantes, et c'est sûrement le but du réalisateur : montrer l'investissement d'un candidat à la Maison Blanche jouant "vieux jeu", face à l'évolution de la perception et de la représentation du pouvoir, véhiculée par les médias et une partie de l'opinion. On y voit donc un homme de convictions [encore que, ça reste un "démocrate"] perdu dans une shitstorm d'événements qui le dépassent, et plus encore l'éloignent de son but initial : faire de la politique, de fond, de préférence. Les français penseront à notre fabuleux Chirac-bis, Fillon, perdu au sommet de sa gloire, paix à son âme ; qui n'aura donc pu casser le modèle social français comme il l'avait prévu et annoncé. Heureusement, notre fidèle jeune premier, Macron Ier, assume les mêmes responsabilités, sans avoir été aussi clair dans son énoncé de départ.

    Sinon rien de spécial dans la salle, à part une jolie jeune femme qui m'a accueillie sur mon siège à l'arrivée. La salle était loin d'être remplie mais elle s'était assise pile-poil à la place que j'avais réservé. Du coup comme je suis un connard je suis quand même allé dans cette rangée qu'elle occupait seule, et elle s'est proposée d'elle-même pour changer de place. Du coup j'ai été gentil j'ai dit merci et basta, quand même agréablement surpris de cet acte de bonté spontané.
    J'ai eu droit à des combustions spontanées de toux et à des démangeaisons gratouillées à répétition de la part de la même femme. J'ai donc été très content d'apprendre que je n'étais pas le seul à choper des puces au cinéma.
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    La Mule (2019)

    The Mule

    1 h 56 min. Sortie : . Drame, gangster et thriller.

    Film de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Bradley Cooper, Laurence Fishburne

    RAS sur mes congénères auxquels je m'habitue de plus en plus et dont je ne remarque plus aucun travers.

    Pour vous parler du film, La Mule c'est l'histoire d'un vieux croulant [contractuel avec Clint Eastwood donc] qui décide un jour, sur un coup de tête, après avoir fait échouer son business de fleuriste, et après avoir exploité une main-d'oeuvre mexicaine bon marché, de se faire exploiter à son tour par des gros caïds de la gue-dro, eux aussi mexicains. Par contre cette fois comme c'est un blanc il a droit à un vrai salaire de blanc. Du coup le bougre, par l'odeur de la coke et du billet vert alléché, il y retourne, et y retourne, à tire-larigot, au point de rattraper le temps perdu en faisant enfin du bien aux gens qui l'entourent [leur faire du bien = leur acheter plein de trucs, tout le monde le sait]. Du coup pendant tout le film on suit pépé sur la route, comme dans Euro Truck Simulator, mais en plus ricain. Comme dans American Truck Simulator donc. Et comme on est pas trop taquin avec les ambulances qui n'en finissent plus de mourir, et comme il s'agit de son dernier film, on notera pas trop que les mexicanos sont quand même pas mal beaucoup caricaturés dans leur côté brutasse et bling-bling.

    Alors oui, c'est amusant, le vieux a de la répartie, il est bien raciste comme il faut [Gran Torino et compagnie, on a déjà vu], et on se dit que ce serait pas mal de faire la sieste devant un dimanche après-midi, comme devant tous les films d'Eastwood en fait.
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    Deux fils (2019)

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Félix Moati avec Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella

    RAS sur mes congénères, si ce n'est que la salle, avant-première oblige, était bourrée comme un con, ou un coing, selon votre région d'origine.

    En résumé, c'est une déception sans queue ni tête, sans scénario, mais avec Poelvoorde, qui à défaut d'être très présent dans son rôle, a le mérite d'être là. Rien de bien inoubliable, même si y'a Vincent Lacoste (qu'on voit partout en ce moment). Quitte à choisir, dans un autre registre, mais avec le réalisateur en tant qu'acteur, je prends Le Grand Bain et son casting qui était quand même bien foutu.

    Edit : ah si en fait y'avait une après-séance avec le réalisateur, et du coup le public lui a pas mal sucé la bite. Surtout les femmes en fait, dont une qui y a vu un film plein de sentiments et d'émotions [on n'a pas dû voir le même film]. D'ailleurs c'est marrant parce qu'à la sortie de la salle je suis passé à côté de 2 couples qui étaient d'accord pour dire que c'était pas ouf, dont une qui pensait comme moi que le truc était décousu, sans scénario.

    Edit piaf : Ah oui et puis Félix Moati a dit ne pas avoir aimé Saint-Amour quand il l'a vu, après avoir fait "Deux fils", ce qui pour moi est un sacrilège.

    Edit de Nantes : ah oui et j'oubliais ce passage "Malaise Tes V" où un homme en fauteuil roulant a essayé de vendre son scénario sur sa vie à Moati pour qu'il réalise le film. "Vous allez voir vous allez être plié en deux tout du long". Félix n'avait pas l'air convaincu, je ne sais plus par quelle pirouette il s'en est sorti mais le pauvre monsieur a dû repartir la queue entre les jambes. En fait si je sais, il a joué sur le fait qu'il n'avait pas beaucoup de temps et qu'il préférait raconter ses propres histoires pour accoucher de quelque-chose de plus personnel.
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    Colette (2019)

    1 h 52 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Wash Westmoreland avec Keira Knightley, Dominic West, Eleanor Tomlinson

    RAS AS AS RSS SS

    Colette c'est l'histoire d'une bonne femme qui se fait exploiter par son mari cis white male hétéro privilégié. Et comme toutes les femmes (ou tous les hommes) dans un couple, au bout d'un moment elle en a marre, et elle prend son envol. Ce qui, dans un film actuel, veut dire qu'elle commence à fricoter avec les femmes et se découvre une nouvelle sexualité. Alors oui c'est conforme à la Colette qui a vraiment existé, mais les propos prêtés aux acteurs et les situations paraissent quand même plus 21e que 19e, m'enfin on dira que c'est parce que je suis réac' et que je vois des nouvelles recettes appliquées un peu partout qui en réalité n'existent pas.

    Sinon c'est quand même un bon film avec des décors et des costumes très réussis (comme Edmond en fait). Keira Knightley , bien qu'elle parle anglais alors que l'histoire est censée se passer en France, et qu'elle-même dit venir du trou du cul de la France, est assez convaincante et pas aussi énervante que dans d'autres films. Bon l'âge commence à se faire sentir, elle ne peut plus autant jouer sur sa beauté que dans tous les films à femmes [l'amûûûûrrrrrr] dans lesquels elle a joué précédemment, mais c'est tant mieux ; je pense qu'elle vieillira bien en tant qu'actrice. Et elle reste quand même très belle dans son rôle de Natalie Portman X Penelope Cruz de la comédie romantique. Et puis 33 ans bordel, c'est rien, c'est ce que je me dis quand j'essaie de me rassurer sur mon âge.
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    Doubles vies (2019)

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Olivier Assayas avec Guillaume Canet, Juliette Binoche, Vincent Macaigne

    LE film à éviter cette année. On y voit disserter pendant tout le film des acteurs qui ne croient même pas en ce qu'ils racontent, sur l'évolution du monde de l'édition, et la progression affolante du livre numérique, qui bouleverse les usages et les habitudes de consommation. Ça ressemble à une conférence, mais recrachée par la bouche de plusieurs personnages, sous forme de dialogues ne manquant pas de lieux communs. Donc c'est ni satisfaisant comme conférence, ni comme échange de paroles censé mimer le réel des relations humaines.
    Vincent Macaigne est cool à voir dans son rôle de dépressif qui baise quand même, parce qu'au cinéma tout le monde baise, même quand tu tournes au Lexomil. Alors que dans la réalité si t'as plus rien sur le caillou et que tu portes une toison aux joues personne veut de toi ; sobre en tout cas. Pourtant il est pas bien bandant le Vincent, mais il enchaîne, il enchaîne, et ça en est même le sujet de ses livres. Il a besoin de les vivre, ces histoires d'amour et d'adultères, pour avoir de la matière à écrire. Sans ça, rien, le vide, la page blanche. Alors ça cherche, ça dragouille, jusqu'à ce qu'arrive l'inévitable, la tuile : le bébé. A ce qu'il paraît il est content quand il l'apprend. Ça se voit pas trop à l'écran, mais on le croit.

    Sinon comme dans tout bon film actuel, on a droit à une bicurieuse qui elle aussi s'exerce dans l'art du développé-couché baveux. Alors avec tout ça, si vous avez pas l'impression de rien voir, que le film n'a rien à raconter, bah vous êtes fort et je vous en félicite, vous avez réussi à sublimer l'essence du cinéma d'auteur français contemporain.

    NB : quand même mention spéciale à Nora Hamzawi qui me faisait un peu peur dans la BA et qui au final s'avère juste et mignonne à croquer. Peut-être une des plus concernées par son rôle d'ailleurs. En tout cas elle se démarque, c'est sûr ; sûrement par sa diction, qui doit me rappeler sans que je veuille vraiment me l'avouer des personnes que je connais/ai connu dans la vie.
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    Si Beale Street pouvait parler (2019)

    If Beale Street Could Talk

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Barry Jenkins avec Kiki Layne, Stephan James, Regina King

    Séances de cinéma (1 salle)
    Je débarque dans la salle, à la bourre, comme d'hab', avec 10 minutes de retard sur l'heure annoncée, disons. Fait étrange, je vois un type debout, et je pense immédiatement aux gilets jaunes, à un trublion, un hurluberlu qui fait golri ses potos. Puis je vais m'asseoir au siège que j'ai validé sur l'application, au tiers de la salle. Une fois assis, je passe quelques minutes devant une pub allahcon pour Bridgeston ou une autre marque quelconque qui utilise le sport (comme Rebull) pour vendre sa camelote. A la fin de cette pub, le même type en question [j'imagine car le son venait du fin fond de la salle, où j'ai vu le gars levé en entrant] s'est exclamé "Vive le capitalisme !". En vrai j'ai surtout entendu "le capitalisme !" que j'ai reconstitué en "vive le capitalisme", mais dans tous les cas le gars voulait faire chier, et il a réussi puisqu'il a eu le droit à quelques "roh !" onomatopesques.
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    The Hate U Give – La Haine qu’on donne (2019)

    The Hate U Give

    2 h 13 min. Sortie : . Drame.

    Film de George Tillman Jr. avec Amandla Stenberg, Regina Hall, Russell Hornsby

    Je pensais être en retard, mais en fait ils n'avaient pas ouvert la salle, et une tonne d'adolescentes gloussant et trépignant attendaient en meute devant le ruban rouge qui sert de ligne de démarcation à l'entrée de la salle. Alors on a attendu, puis attendu, puis attendu, jusqu'à ce que la bise fut venue. Et lorsqu'elle fut venue, une vaillante jeune femme décida de se séparer de ses copines pour aller prévenir le personnel du cinéma. Et devinez quoi, ces cons avaient juste oublié de faire l'ouverture de la salle. Du coup les pubs commençaient déjà à tourner quand on est rentré, et ils ont même pausé le truc le temps que ce gros troupeau soit rentré. C'est marrant de voir autant d'ados pour un film qui faisait assez teenage mais dont on sentait bien la critique sociale en fond.

    D'ailleurs j'ai eu droit à deux grosses gamines qui se sont crues (comme d'hab') dans leur salon, s'affalant dans leur siège, si bien que je sentais la pression de leurs genoux ou encore les coups brusques donnés lorsqu'elles changeaient de position. J'avais envie de les claquer, mais je me suis pas retourné pour autant. Tout juste ai-je levé les bras au ciel puis je les ai apposés sur le dossier en faisant mine de les passer derrière. Elles ont dû comprendre car je n'ai rien senti dans les minutes qui ont suivi. Mais chassez la connerie et elle revient au galop... D'ailleurs je sais pas comment elles/ils font pour pas avoir mal au cul/au dos en étant étalé(e)s dans leur siège comme ça... Ça me dépasse...
    Pourtant je pensais que c'était bien parti entre moi et elles. Je les pensais malignes, la faute à cette réplique d'une d'entre elles, du style : "ohlala mais c'est vraiment l'horreur les films doublés en français", pour réagir au film à la con sur les parents avec Marc Walhberg ou à celui de la relation père/fils avec l'acteur principal de Bienvenue à Marwen.

    Sinon le film était à bien des égards un peu trop too much. Ça pissait du violon de partout, si bien qu'on avait même plus envie d'adhérer au pathos ambiant à la fin. "Beh bouffe-les tes violons, tu pleureras moins comme ça". Nonobstant, le propos est plus que valable, bien qu'aberrant au 21e siècle. Mais bon faut croire que l'arrivée de Trump au pouvoir a accouché d'une vague de films "piqûres de rappel" sur la question du racisme. Pas du tout un mauvais film, mais un peu trop générique dans la forme, pas spécialement beau artistiquement, et qui vieillira certainement très mal.
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    A cause des filles… ? (2019)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Pascal Thomas avec José Garcia, Marie-Josée Croze, Audrey Fleurot

    Énième bouffonnerie franco-française inutile. Il s'agit d'une succession de saynètes racontant les déboires amoureux/familiaux d'invités ou de connaissances d'invités randoms lors d'un mariage avorté. Pierre Richard est stylé en vieux beau perdu au regard lointain, avec son manteau de prêt-à-porter coûtant un SMIC, mais à part lui et José Garcia y'a pas grand-chose pour sauver le film, dont la qualité se dégrade au fur et à mesure de son déroulement. D'ailleurs ça m'a juste donné envie de voir plus de films avec José Garcia dans des rôles dramatiques ; l'ayant bien aimé dans le sous-Seul Contre Tous "Le Couperet".
    Ah oui et puis y'avait Rossy de Palma au casting [en vrai j'ai vérifié sur Allociné, je ne connaissais que son faciès si caractéristique], incarnant un canon de beauté, alors que dans les faits elle ressemble à la sœur d'Élie Kakou, dans le physique comme dans la parole et la gestuelle. C'est pour ça qu'y faut ricoler !

    Pourtant j'étais bien emballé par l'esprit loufoque de la BA... Et quelques scènes sont assez réussies, comme celle du nu dans l'appartement du vieux lubrique (Stanley), quand Garcia apprend qu'il est cocu ou celle du tatoué full B(e)audelaire... Dommage juste que rien ne se tienne dans un plan d'ensemble et qu'il ne s'agisse que d'une compilation erratique de plus ou moins bons moments. C'est encore moins cohérent que Les Nouveaux sauvages donc bon...

    Sinon la salle était clairsemée, rien à signaler.
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    Glass (2019)

    2 h 09 min. Sortie : . Thriller et fantastique.

    Film de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson

    Mardi oblige, la salle était bondée comme Bondy. Ma rangée était presque pleine à craquer, du coup je me suis retrouvé à côté d'un quadra/quinqua bien grisonnant à lunettes. Le genre de gars dont tu sens qu'il aime pas trop les barbus. Du coup le mâle dominant s'imposait direct en posant ses coudes sur les accoudoirs. Mais par je ne sais quelle manoeuvre il a fini par les enlever et j'ai réussi à caser les miens dans le fin fond des accoudoirs, histoire de lui laisser un peu de place quand même. Le bougre m'a amusé quand il a sorti un truc du genre "c'est casse-couille !" à la deuxième ou troisième réclame pour un quelconque film de cagade intitulé "Parents : mode d'emploi" ou une connerie du genre. Enfin vous voyez, ce genre de film amerikeun sur la parentalité, qui se veut drôle mais en fait permet surtout aux acteurs de se refaire avant de partir en vacances aux Seychelles avec Macron et Trudeau.

    Sinon le film était une belle déception par rapport à l'audace (relative) de Split, qui versait un peu trop dans le pupute pour ados avec toutes ces jeunes filles dénudées façon Hostel, et par son cadre et son ambiance de thriller qui ferait presque penser à Saw. Ça sent le bâclé et le "fourre-moi tout c'que t'as là d'dans" (avec l'accent québecois) à cause d'un zapping de personnalités multiples justifié par une technologie carcérale à base de flashs. Ah oui et puis comme un gamin zozotant ne suffisait pas, il faut que l'actrice incarnant la psychanalyste zozote aussi. Défaut impardonnable depuis l’avènement de Macron Ier donnant envie de faire un autodafé de tous les zozoteurs. Au goulag les zozots premiers d'la classe.
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    Office (2017)

    Hua li shang ban zu

    1 h 59 min. Sortie : . Comédie musicale et romance.

    Film de Johnnie To avec Eason Chan, Sylvia Chang, Chow Yun-Fat

    Pas foule pour cette séance dans le cadre du festival Travelling. Pour une fois, c'était placement libre, alors mon instinct m'a dirigé au même rang qu'un metalleux à qui j'étais destiné. On était que 2, seulement quelques sièges nous séparaient. C'était peut-être le début d'une belle histoire, qui sait ? En tout cas on n'a pas encore fait un bain de bouche pour partager nos restes de repas mais ça ne saurait tarder, puisque dans les cinémas Pathé/Gaumont tout le monde est susceptible de rencontrer l'amour de sa vie. J'y crois encore, autant que je crois en l'existence de la démocratie en France, et à travers le monde. Et au père Noël, accessoirement.

    Sinon le film était bien parti pour m'emballer, me faisant penser qu'il s'agissait d'un La La Land pour "gauchisses", mais c'était sans compter sur le travers (de porc) dans lequel tombent tous les films qui ont épuisé leur matière au bout d'une demie-heure : la romance. Après, ça exit la critique socioprofessionnelle, ou délayée, allongée, édulcorée.
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    Une intime conviction (2019)

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Antoine Raimbault avec Marina Foïs, Olivier Gourmet, Laurent Lucas

    Je suis arrivé à ma séance du vendredi trempé comme une soupe, la faute à une pluie torrentielle qui a à peu de choses près niqué les journées de vendredi et samedi. Du coup j'ai étendu mon bordel d'affaires d'hiver sur les sièges environnants : gants, écharpe, grosse veste so-sex de docker sur le dossier devant moi. D'ailleurs pour gêner un peu plus mes voisins de derrière alors qu'il y avait suffisamment de place, je me suis permis de me placer juste devant le mâle du petit couple situé juste derrière moi. Mh mh mh mh mh... Que je suis machiavélique. Sinon je sais pas trop, je crois pas qu'il se soit passé grand-chose, j'ai oublié. J'ai dû entendre comme d'hab' quelques portables tomber comme des pavés sur la tête des forces de l'ordre (établi).

    A part ça le film était surprenamment bon, même sous ses allures de téléfilm pour France 2. D'ailleurs fait rare : j'ai sursauté comme un con quand le personnage incarné par Marina Foïs s'est mangé une voiture. Plus effroyable (dans le sens d'effroi/épouvante) qu'un film d'horreur. J'ai aimé et pourtant je ne porte pas la justice et son petit bataillon de conformistes parvenus/fils de bourgeois dans mon coeur. Mais c'est parce que je suis un popouliste haineux qui a raté sa vie. CQFD, ça explique beaucoup de choses.


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    La Favorite (2019)

    The Favourite

    1 h 59 min. Sortie : . Historique, drame, comédie, biopic et thriller.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz

    Expérience troublante que de voir un film triple A avec son petit lot d'effets "amateurs" comme la caméra fisheye ou le chapitrage récursif, avec un montage globalement assez épileptique. Une bonne surprise de ce côté-là. Après le reste m'a pas autant convaincu. Faut croire que j'en ai ma claque des intrigues amoureuses femme-femme libertines, sous le manteau. Pourtant le contexte est intéressant, ça s'y prête bien, avec cette reine qu'ils peignent comme une semi-gogole [pardon, mais c'est trop bon ; Chaussée aux moines tmtc] qui gagne en contenance et en maturité de temps à autres quand même, on ne sait trop comment, par la force des coups du sort qui te foutent des claques dans la gueule, certainement. Donc bon, à part comprendre que la consanguinité fait des ravages et que ça broute à tous les étages pendant que les maris sont à la guerre ou se pomponnent sous leur perruque de précieux, y'a pas grand-chose à quoi se rattacher. Le machiavélisme improvisé du personnage d'Emma Stone est le fil conducteur, passant de bolossée à bolosseuse, parce que c'est une bosseuse [LOL], et que comme Macron et sa cour elle sait manier l'art du logos, de la rhétorique et de la casuistique [ou pas pour ce dernier mais ça sonne bien alors on laisse] pour courtiser, embobiner puis baiser son monde.

    Sinon rien de vraiment spécial dans la salle, à part qu'on m'avait piqué ma place et que comme j'ai eu qu'à me décaler de quelques sièges, j'ai pas ramené ma fraise. Je crois me souvenir que c'est à cette séance que les gens ont semblé révulsés quand ils ont vu une pub mettant en scène des handicapés physiques se surpassant au sport, avant le dernier plan montrant une voiture se surpassant aussi pour ses clients. Les gens, je pense, trouvaient odieux qu'on utilise ces personnes à des fins mercantiles, et elles ont bien raison. Je crois aussi que c'est à cette séance qu'un type a rigolé à plein poumons devant la BA avec le dernier film avec Laurent Garcia, où il joue un aveugle, pile-poil au moment où un type doit sauter à l'élastique d'un pont et que Garcia le perturbe au moment de son saut. HI-LA-RANT. A tel point que le gars continuait à rire après que la BA soit passée.
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    Good Time (2017)

    1 h 41 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Ben Safdie et Joshua Safdie avec Robert Pattinson, Ben Safdie, Buddy Duress

    /!\ Dans le cadre du festival Travelling, pas au Gaumont mais à l'Arvor (le cinéma de PPDA) /!\ [oui je triche mais bon on est dans un monde de menteurs/tricheurs alors c'est bon en définitive je respecte les règles du jeu]

    C'était l'enfer cette séance : une salle blindée que je ne connaissais pas, je me suis retrouvé à côté d'un gars qui rigolait assez facilement, alors que le film était pas excessivement drôle non plus. Il m'avait l'air très sympathique en tout cas, juste pas la même classe d'âge [plus âgé comme la moyenne à l'Arvor], mais j'ai fait mon petit sexe et j'ai rien dit. Y'a que le vieux situé à deux sièges de moi qui m'a lâché un "on a la même veste !?" alors que non en fait, mais comme elles faisaient frotti-frotta sur le même siège, c'était l'occasion d'échanger des palabres.
    Épidémie de tout ce que tu veux oblige [enfin surtout épidémie de bronchite chronique à cause de la fumette je pense], j'ai eu droit à un concert de toux en 5.1 : juste derrière moi, j'avais régulièrement de gros "eukh eukh !" remplis de miasmes que j'imaginais propulsés vers le sommet de mon crâne. "Si avec tout ça je ne suis pas malade à mon tour, demain je me convertis au buddhisme", me suis-je dit, enfin presque. Et vous savez, ce genre de connerie, la toux, c'est comme le bâillement, c'est contagieux. Du coup mon voisin s'est mis à tousser, d'autres personnes de la rangée de derrière aussi, le vieux et la vieille à ma gauche idem. J'étais le seul con à ne pas me joindre à la chorale. Et une emmerde en entraînant une autre, j'ai eu à subir la flotte tombant sans discontinuer sur la ville de Rennes, résonnant dans la salle comme si elle se situait sous une véranda au plafond de verre bien plat. Même son caractéristique, même emmerdement : un non-sens acoustique pour une salle de cinéma. J'ai quand même été assez débile pour croire, au départ, que la pluie était dans le film. Mais bon au bout de 3 scènes ayant lieu dans des endroits différents, le doute est levé.

    C'est aussi à cette séance qu'un type [un vieux de ce que j'en ai vu, la 60aine quoi] a quitté la salle, et juste au moment de passer les portes de sortie, a repris à voix haute une réplique outrancière d'un des persos, du genre "fuck this shit man!". Les gens ont eu l'air surpris et amusés, rien d'étonnant.

    La pré-séance présentant le film et ses réalisateurs était cool sinon, bien menée, avec pas mal d'infos, animée par un passionné, ça se sentait.
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    Holy Motors (2012)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Leos Carax avec Denis Lavant, Edith Scob, Eva Mendes

    Plusieurs personnes ont quitté la salle avant la fin du film. Mon voisin de droite, arrivé avec 10 minutes de retard, a rejoint son groupe d'amis puis échangé quelques mots, me perturbant un peu pendant une des scènes en limousine. Après ça, j'ai eu droit à quelques commentaires bien sentis sur l'absurdité du film, du genre "c'est quoi ce film !?", mais surtout, surtout, j'ai eu droit à une respiration nasale comme j'adore, à base d'inspiration sifflante et d'expiration à pleines narines. Le genre qui te donne envie d'être multimiyardaire pour avoir sa propre salle de cinéma sur son yacht à 5 milliards. Histoire de baiser le game comme Jeff Bezos. En position d'amazone, de préférence.
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    Eva ne dort pas (2016)

    Eva no duerme

    1 h 27 min. Sortie : . Historique et drame.

    Film de Pablo Agüero avec Gael García Bernal, Denis Lavant, Imanol Arias

    ♫ "Je triche je triche je triche, mais c'est pour le bien de la Patrie et de notre Economie..." ♫

    Alors oui, j'étais pas au Gaumont mais à l'Arvor, pas loin des Côtes d'Arvor, là où habite Patrick Poivre-d'Armor, le critique littéraire communiste. Cette fois la belette que je suis ne s'est pas faite attraper une seconde fois : j'ai loupé 2001 l'Odyssée de l'Espace car j'ai voulu prendre ma place trop tard, on ne m'y reprendra plus ! Festival Travelling, tiens-toi bien ! J'arrive avec 3/4 d'heure d'avance, je prends ma place et je repars. Quand je reviens, une jolie ouvreuse brune m'attend. Troublée par ma belle barbiche mal taillée (autrement appelée "bouc" [alors que ça n'en est évidemment pas un] par une ex-collègue pas disparue mais désormais honnie de ses pairs parce qu'elle a piqué le plan cul d'une autre collègue, alors c'est tout comme), elle en a déchiré mon ticket, chose à laquelle j'ai répondu par un "c'est pas grave, je ne les collectionne pas" (LOL, mon humour fait toujours mouche).

    Arrivé dans la salle, j'avais beau avoir 5 minutes d'avance sur l'heure de début, la salle était déjà bien occupée, pire qu'en 40, et j'ai dû me résoudre [snif snif] à prendre une place dans les premiers rangs [en fait non c'est ce que je préfère mais pour la tension dramatique c'est mieux de dire que j'ai été contraint].

    Bon, je couvais déjà une crève, alors j'étais peut-être pas assez réceptif au film, mais ça m'a semblé pas loin d'être un synonyme de vacuité. Vous savez, ce morceau de Gojira, avec cet énième riff qui singe la démarche pachydermique de Godzilla ? Au bout d'une heure et demie, j'ai eu l'impression d'avoir rien vu, de ne rien connaître de la vie d'Eva, de ne pas davantage avoir connu ses derniers jours, ni vraiment compris les enjeux des intrigues politiques derrière sa dépouille. Eva avait l'air d'être une chic femme, dans tous les sens du terme, son amour du peuple [oui à l'époque c'était pas interdit et sanctionné par un "populiste !" tautologique encore plus automatique que les antibiotiques en 1960] ne l'empêchant pas de se fringuer comme une pimbêche aristocrate. Mais bon, comme tout bon dirigeant animé par la VRAIE justice, et pas celle de bourgeois protégeant les intérêts de leurs camarades, elle eut une vie plutôt courte, un cancer fulgurant l'emportant dans la petite trentaine.

    La suite sur mon skyblog [lâche tes coms !!!!!] : https://catabase.wordpress.com/2019/02/17/eva-ne-dort-pas-mais-le-spectateur-du-fond-si/
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    Vice (2019)

    2 h 12 min. Sortie : . Biopic, comédie et drame.

    Film de Adam McKay avec Christian Bale, Amy Adams, Steve Carell

    Séances de cinéma (1 salle)
    Je crois que j'étais pas trop à la bourre cette fois (environ 10 minutes après l'heure annoncée), mais ça ne m'a pas empêché de tomber sur une salle remplie à ras-bord, si bien que j'ai dû me faufiler vers mon siège J2 alors occupé par des blousons, cerné de part en part par des demoiselles en couple. A ma droite, une femme très discrète, raide dans son siège, silencieuse ; à ma gauche, une machine à soupirs qui se tordait pour se rapprocher de l'être aimé. Alors c'est sûr, cette dernière semblait plus venu pour "concrétiser" [comme dirait ce grand poète de l'amour bronzé] que pour le film, assez déstabilisant par certains aspects de la réalisation et du montage. Personnellement j'ai apprécié, malgré la relative longueur/lenteur globale, la psychologie du personnage étant assez vite cernée. En soi, ça ressemble à un film "coumplotiste", mais fait par l'intelligentsia tout ce qu'il y a de plus propre sur elle, donc c'est validé par le tout-venant qui lit Libération et L'Obs. Heureusement, ils ont évité l'écueil du 11 septembre comme Inside job, ça leur aurait coûté un oscar. Dans quelques années peut-être ? Faudrait demander à Larry Silverstein de produire le film. Étonné quand même de voir qu'ils ont squeezé la scène où Colin Powell présente une fiole d'anthrax devant l'ONU, assez emblématique selon moi des mensonges de l'administration Bush. Étonné aussi qu'ils évoquent succinctement ce que les méchants d'extrême-droite confusionnisto-populistes appellent "l'Etat profond", soit les lobbyistes [mais pas que] de grands groupes placés à des postes-clés, sans jamais vraiment creuser le sujet, pourtant fondamental [coucou LREM, coucou Pénicaud-Danone, coucou Wargon-Danone, coucou Philippe-Areva, coucou Macron-Rotschild "je suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche"/"moi aussi je sais ce que c'est de vivre avec 1000€ par mois [d'argent de poche]".
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    My Beautiful Boy (2019)

    Beautiful Boy

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Felix van Groeningen avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Maura Tierney

    "La drogue c'est mal m'voyez", en gros, c'est le leitmotiv du film. En voyant la bande-annonce en VF, je me disais que c'était le film à fuir à tout prix, mais un coin de ma rationalité en phase terminale m'a susurré "mais non, c'est sûrement la faute à la VF, comme c'est pas la faute aux gilets jaunes cette fois-ci, dis-toi que c'est juste la VF". Alors ni une ni deux, j'ai décidé d'affronter le froid sibérien du brouillard épais rennais, d'enfourcher ma bécane sans moteur et de voir cet énième film avec Steve Carell [le 3e depuis le début de l'année, si le compte est bon]. Résultat des courses, c'est bien moins pire en VO, bien moins drama bas de gamme hystéro-larmoyant que prévu. Par contre j'ai pas compris l'utilisation à outrance et mal contextualisée d'envolées Post-Rock. D'ailleurs c'est plutôt marrant, car ils semblent avoir épuisé leur budget musique dès le premier tiers du film. Alors que tout s'enchaînait, passant de Sigur Ros à Nirvana sans sourciller, on tombe vite dans le calme plat du drame familial, une seringue dans l'avant-bras. Pour faire court, c'est beaucoup trop long, les rechutes successives du petit drogué de la famille ne faisant pas avancer le schmilblick et l'empathie ressentie d'un père pour son fils laissant place à la lassitude chez le père comme chez le spectateur. Finalement, et c'est le plus surprenant, c'est le générique de fin qui est le plus réussi, avec cette récitation d'un poème en prose de Bukowski sur sa surconsommation de catins et de psychotropes dans une vie passée. Dommage que toute la plèbe n'ait pas eu le courage de rester jusqu'à la fin, c'était peut-être le plus poignant au final, ledit poème faisant bien écho à tout ce qui avait été développé avant, jusqu'à cet encart final en "la drogue est la première cause de mortalité des moins de 50 ans aux US" consacrant définitivement le credo "drug is bad m'kay".

    A part ça je sais pas qui étaient les cons derrière, dans l'autre moitié de la salle, mais ils m'avaient l'air bien dissipés, à se lever pour aller pisser/chercher des trucs à grailler, à discuter, à faire couiner le dossier de leurs sièges, à faire bruiter le "pschitt" de leur bouteille de soda... Sans compter sur mon voisin de derrière qui malgré l'énorme espace séparant chaque rangée de siège, a quand même trouvé le moyen de faire vibrer la rangée que j'occupais seul. Hop, quelques regards de travers mal placés dans sa direction et le gars n'a pas recommencé. #lavirilité.
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    Alita : Battle Angel (2019)

    2 h 02 min. Sortie : . Action et science-fiction.

    Film de Robert Rodriguez avec Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly

    Je m'y prends à la bourre pour rédiger une bafouille, donc je ferai court : la salle était à dominante masculine, avec du geek au look chatoyant à tour de bras. Donc forcément assez démonstratif quand il s'agit de commenter/réagir à ce qu'on leur inflige. Par exemple, à ma droite, un mec était révulsé à la vue de la BA pour Toy Story 4, bien naze en effet, mais le type s'est quand même senti obligé de le dire à haute voix. D'autres commentaires de sa part sur d'autres trucs, mais j'ai un peu oublié. Finalement un public plus critique que la moyenne j'ai l'impression. C'est ce que la Macronie appelle le "cynisme" (de la (plus très) nouvelle génération) [coucou Florian Bachelier, j'espère que tu ne me feras pas de procès ; bien que ce soit ta tasse de thé en tant qu'avocat défenseur de la veuve (poignet) et de l'orphelin (enfin surtout quand il s'agit de ponctionner son héritage, après tout tu es avocat d'affaires ; la belle affaire !)].

    Sinon le film était loin d'être mauvais, en tout cas bien moins pire que ce à quoi je m'attendais, pas ennuyeux pour un sou, plutôt divertissant, assez innovant, rien que dans le placement des sous-titres, peu orthodoxe mais pas du tout gênant. La fin ouverte peut laisser sur sa faim, mais c'est sans compter sur les diverses péripéties qui ont cours pendant le film et qui donnent assez d'éléments pour se faire sa propre fin ; et c'est pas plus mal. Péripéties qui créent autant de situations grotesques, comme cette baston dans la taverne, un peu nanarde ; comme ce grand/gros méchant, un peu neuneu ; comme cette héroïne candide (re)découvrant le monde, un peu niaise mais vigoureuse. Tout est un peu téléphoné, le cahier des charges étant exécuté pour ne pas trop perturber le spectateur, mais quand même moins que dans Mortal Engines, qui se voulait plus mature dans le ton mais prenait clairement le specateur pour un débile. Ici on est entre le conte pour enfants allah Disney et le film de speed freaks pour geeks allah Wachowski période Speed Racer, couplé à la mode des super-héros Marvel. Parce qu'il ne faut pas s'y tromper, sous ses airs de film SF technoïde que n'aurait pas renié Spielberg, Alita incarne parfaitement la figure du super-héros, découvrant petit à petit ses pouvoirs, dans une quête initiatique où elle se découvre autant qu'elle explore son environnement et s'impose au monde comme indispensable.