Mes films 2015

Avatar Mattchupichu77 Liste de

310 films

par Mattchupichu77

310 films vus et 310 films annotés ou critiqués ! J'ai réussi ce pari ! L'année prochaine risque d'être beaucoup plus chargée (même culturellement, je ne veux plus autant délaisser les livres), aussi ma sélection filmique sera probablement plus qualitative mais cela ne m'empêchera pas d'écrire régulièrement sur ce qui me sera donné à voir. Bonne année 2016 à tous.

Mon top 10 de l'année 2015 : http://www.senscritique.com/liste/Mon_top_10_des_films_vus_en_2015/1066290

Mon flop 10 de l'année 2015 : http://www.senscritique.com/liste/Mon_flop_10_des_films_vus_en_2015/1066293

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    Quand vient la nuit (2014)

    The Drop

    1 h 47 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Michael R. Roskam avec Tom Hardy, Noomi Rapace, James Gandolfini

    Un polar brillamment écrit et interprété, jouant davantage sur les scènes de calme apparent (c'est aussi de cette façon que l'on fait monter la tension) et l'écriture de ses personnages que sur de multiples rebondissements. Personnellement, ça me va parfaitement !
  • Maman Kusters s'en va au ciel (1977)

    Mutter Kusters fahrt zum Himmel

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Rainer Werner Fassbinder avec Margit Carstensen, Irm Hermann, Gottfried John

    Film éminemment politique et social qui "massacre" à la fois ce qu'est l'individu dans le cercle familial et dans la sphère politique dans cette Allemagne de l'Ouest qui nous est présentée ici. C'est très sombre et désespéré mais terriblement efficace.
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    Justice pour tous (1979)

    ...And Justice for All

    2 h. Sortie : . Drame.

    Film de Norman Jewison avec Al Pacino, Jack Warden, John Forsythe

    Justice pour tous est une oeuvre qu'il faut absolument prendre avec un peu de recul. Ici, pas de volonté sociologique de coller au plus près d'une réalité mais plutôt un pamphlet survitaminé qui oublie la nuance pour délivrer un message corrosif contre le joug des juges instrumentalisés et des puissants. Le film a le mérite d'être très bien écrit (les dialogues sont savoureux) malgré quelques facilités scénaristiques (l'enchaînement des emmerdes, le procès de fin). L'oeuvre de Norman Jewison a en plus le mérite d'être drôle. Dans le traitement, ça m'a beaucoup fait penser à un Serpico (même si ce dernier est bien plus sobre) en mode judiciaire, Al Pacino aidant probablement à cette comparaison facile. Ce dernier y est bouleversant d'humanité et délivre encore une fois une prestation de très haut vol.

    Si l'on met de côté les juristes et les thésards en Droit qui risquent de s'arracher quelques cheveux devant Justice pour tous, j'aurais tendance à conseiller ce film à chacun. Son manque de "subtilité" étant à mon avis totalement voulu, c'est donc notre boulot que de savoir faire la part des choses et de profiter de cette oeuvre extrêmement intéressante.
  • Bande-annonce

    Love Actually (2003)

    2 h 10 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Richard Curtis avec Hugh Grant, Liam Neeson, Emma Thompson

    Comédie romantique chorale emplie (un peu trop peut-être ?) de bons sentiments. Le film déverse à tout va sa bonne humeur communicative et son humour gentillet (Bill Nighy étant la caution un peu plus rock du film). Néanmoins, les effets comiques et "dramatiques" sont vraiment trop appuyés. Le film est sympathique mais vraiment dispensable. Lors des fêtes de fin d'année ou de moments de blues, je suis certain que le film fait son petit effet mais je suis moins convaincu de son efficacité à d'autres moments.
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    Les Diaboliques (1955)

    1 h 57 min. Sortie : . Drame, policier et thriller.

    Film de Henri-Georges Clouzot avec Simone Signoret, Vera Clouzot, Paul Meurisse

    Première incursion dans la filmographie de Clouzot et première grosse claque de l'année 2015 ! Les Diaboliques est un thriller frôlant souvent avec le paranormal et nous rappelant les meilleurs films d'Hitchcock et ce dans des paysages pourtant bien gaulois. Le casting est exceptionnel (Vera Clouzot et Simone Signoret en tête mais pas que) et les scènes de tension sont magistralement filmées (je pense à deux moments en particulier mais je préfère éviter de spoiler). Un grand thriller qui se donne le droit d'être assez drôle par instants, j'en redemande !
  • Le Gaucher (1958)

    The Left Handed Gun

    1 h 42 min. Sortie : . Biopic et western.

    Film de Arthur Penn avec Paul Newman, Lita Milan, John Dehner

    Superbe western que Le Gaucher, notamment grâce à la prestation totalement habitée de Paul Newman qui nous propose un Billy The Kid bien sombre et ambigu. Le film multiplie les scènes de bravoure en plus de proposer un personnage principal à la personnalité fouillée. Le tout aurait certainement mérité un meilleur montage car on a nettement l'impression qu'il manque 20/30 bonnes minutes au film. Cela l'aurait rendu encore plus grand. Néanmoins, cette oeuvre d'Arthur Penn (un réalisateur que je connais peu mais qui m'impressionne énormément) est vraiment un must-see !
  • Bande-annonce

    Un homme d'exception (2001)

    A Beautiful Mind

    2 h 15 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Ron Howard avec Russell Crowe, Ed Harris, Jennifer Connelly

    Un homme d'exception est un film pas très finaud abordant la frontière ténue qui existe entre génie et folie, entre réalité et hallucinations. Le film se regarde bien, porté par un acteur principal tout à fait convaincant et des seconds rôles honnêtes (à ce niveau, c'est assez inégal). Néanmoins, j'ai du mal à m'enthousiasmer tant la mise en scène vire au grotesque à maintes et maintes reprises, il est vrai peu aidée par un scénario ne nous épargnant pas des lourdeurs et des invraisemblances. Sans être un mauvais film, je trouve l'oeuvre de Ron Howard trop limitée pour mériter la réputation qui la précède.
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    Retour à la 36ème Chambre (1980)

    Shao Lin da peng da shi

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie et arts martiaux.

    Film de Liu Chia-liang avec Gordon Liu, Kara Hui, Hsiao Ho

    J'ai été très surpris par la présence assez importante d'un humour de bon aloi dans ce film de kung fu. Cela est permis par la belle performance de Gordon Liu qui excelle (presque) autant dans le registre de la comédie que dans celui du combat (les scènes d'action sont absolument dantesques). L'idée de l'apprentissage des bases du kung-fu par un autre biais que celui d'un enseignement classique est bonne et donne son originalité à ce film qui n'est par ailleurs pas dénué de quelques défauts regrettables (Gordon Liu mis à part, tous les autres acteurs/personnages sont ridicules et/ou peu fouillés; les bruitages sont assez insupportables; quelques pistes narratives sont peu développées alors qu'elles auraient pu enrichir le récit; la mise en scène est parfois pas très inspirée, etc.). Retour à la 36ème chambre ne fait pas plus que ce que ce pour quoi il a été fait (mélanger humour et arts martiaux) mais il le fait très bien, aussi je vous conseillerais de ne pas faire la fine bouche et de vous faire votre avis.
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    Le Rôle de ma vie (2014)

    Wish I Was Here

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Zach Braff avec Zach Braff, Joey King, Pierce Gagnon

    Clairement, je surnote d'un ou deux points (chacun se fera son avis) ce film parce que Zach Braff est un acteur/réalisateur pour lequel j'ai énormément de sympathie. Aussi, tout ce qui aurait pu me gonfler chez d'autres (le côté guimauve, l'aspect bobo, les tics de réalisation tirés des films indé les plus lourds en la matière) fonctionne à peu près ici par la grâce de "J.D.". Il m'est impossible de l'expliquer mais je le trouve quasi toujours sincère et il se dégage énormément de sympathie du film. Quant à ceux qui parlent d'une simple copie de Garden State, je ne les rejoins pas du tout même si certaines thématiques reviennent.

    Le film ne vaut certainement pas vraiment plus de 7 mais je le trouve assez sous-noté ici (par mes éclaireurs) alors je lui rajoute un point de bonus.
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    Accattone (1961)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Pier Paolo Pasolini avec Franco Citti, Franca Pasut, Silvana Corsini

    Première incursion dans l'univers de Pasolini et par la même occasion mon premier film appartenant à la mouvance du néoréalisme italien ! J'ai beaucoup apprécié cette histoire de rédemption ratée. Franco Citti est bluffant de sensibilité refoulée et la mise en scène étrange distille une aura très particulière à ce film pessimiste mais beau sur la possibilité (ou non) de changer lorsque les dés semblent pipés depuis le début. Je ne mets que 7 car je me laisse de la marge pour les prochains Pasolini mais c'est clairement une expérience que je vais réitérer assez rapidement.
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    Hard Day (2014)

    Kkeutkkaji Ganda

    1 h 51 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Kim Sung-hoon avec Lee Sun-kyun, Cho Jin-woong, Jeong Man-sik

    La très très (très ?) mauvaise surprise de ce début d'année en ce qui me concerne ! J'en attendais beaucoup et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai déchanté durant 1h50. Les acteurs varient du moyen (le personnage principal) au grotesque (tous les autres avec une mention spéciale pour le "méchant"), la mise en scène rappelle à tout le monde pourquoi il est difficile d'être réalisateur lorsqu'on est atteint de la maladie de Parkinson (et s'il n'y avait que ça ... La mise en scène d'une des poursuites est un modèle de ce qu'il ne faut pas faire et fera pleurer de rage les fans de The Chaser), le montage est un gros n'importe quoi et l'écriture est catastrophique (les personnages à peine esquissés et/ou au delà de la caricature la plus grossière; l'intrigue qui avait du potentiel mais devient rapidement un grand n'importe quoi; les énormes incohérences en cascade). J'ai une grande sympathie pour le cinéma sud-coréen mais une telle claque me rassure : les mauvais films (comme les bons) n'ont pas de frontière.

    P.S : Je me sens tout de même obligé de préciser que l'humour, s'il n'est pas omniprésent, est plutôt de bon aloi et m'empêche de noter encore plus méchamment.
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    Au nom du père (1993)

    In the Name of the Father

    2 h 13 min. Sortie : . Biopic, drame et thriller.

    Film de Jim Sheridan avec Daniel Day-Lewis, Pete Postlethwaite, Emma Thompson

    Peut-être que je suis un peu trop pessimiste mais j'étais persuadé que mon premier 10 de l'année interviendrait bien plus tard. Que dire sur ce film si ce n'est qu'il émeut comme peu le font ? Daniel Day-Lewis et Pete Postlethwaite sont immenses et tout ce que propose le film confine au sublime. Il y a bien quelques idées dans le montage qui sont un peu plus maladroites, quelques scènes un peu en deçà mais le film est tellement puissant que je me garderais bien de chipoter pour une fois ! La scène d'engueulade entre le père et le fils est pour longtemps gravée dans ma mémoire ... Ne perdez pas plus de temps à lire critiques et avis sur le film mais foncez plutôt le voir !
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    Shock Corridor (1963)

    1 h 41 min. Sortie : . Drame.

    Film de Samuel Fuller avec Peter Breck, Constance Towers, Gene Evans

    J'avais mis un 7 dans un premier temps et je me dis finalement que les défauts sont trop nombreux et trop handicapants, aussi je passe ma note à 6 et je rajoute un coeur car j'aurais tendance à le conseiller malgré tout. La folie est un sujet qui a été traité un grand nombre de fois au cinéma et ces œuvres étaient en général défendues par des acteurs bien plus convaincants. Il faut dire que le scénario part d'une idée de base super intéressante mais casse-gueule au possible et cela ne loupe malheureusement pas. Tout sonne un peu faux dans ce film et il est donc tout à fait possible de rester sur le côté de la route. Restent donc quelques beaux moments avec une mise en scène inventive et plutôt originale ainsi qu'une photographie qui flatte la rétine. Je dois dire que j'attendais beaucoup trop de ce Samuel Fuller et que je le trouve assez méchamment surestimé avec ce 7.5 de moyenne sur le site ...


    P.S : Je lui fais perdre encore un point. A la réflexion, j'ai trouvé ça franchement médiocre et pas simplement moyen +.
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    A Most Violent Year (2014)

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de J.C. Chandor avec Oscar Isaac, Jessica Chastain, David Oyelowo

    A most violent year, c'est un scénario béton porté par deux acteurs géniaux au top de leur forme et des dialogues franchement très bien chiadés. Le film montre durant presque deux heures à quel point il est difficile de ne pas s'écarter du chemin légal lorsque tout ou presque nous pousse à tricher. L'ambiguïté morale des personnages rend le tout insaisissable mais passionnant ! J.C Chandor (aussi réalisateur du très bon huis-clos financier Margin Call) est un nom à surveiller de près !
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    Coup de fouet en retour (1956)

    Backlash

    1 h 24 min. Sortie : . Western et romance.

    Film de John Sturges avec Richard Widmark, Donna Reed, William Campbell

    Petit western dont je n'attendais rien mais qui m'a très agréablement surpris ! Le scénario fonctionne vraiment bien (on est à la lisière entre le western et l'enquête policière), les acteurs sont vraiment très bons avec en particulier un Richard Widmark parfait (acteur que je connais peu mais que j'aime déjà beaucoup). En plus de ça, le film arrive à développer pas mal de choses de façon non superficielle en un temps record. Je ne saurais que trop le recommander aux fans de western qui ne veulent pas regarder un film trop long.
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    Stand by Me (1986)

    1 h 29 min. Sortie : . Aventure et drame.

    Film de Rob Reiner avec Wil Wheaton, River Phoenix, Corey Feldman

    Stand by me est une magnifique oeuvre sur l'enfance et l'amitié. J'ai rarement été aussi happé par des performances d'aussi jeunes acteurs qu'ici (River Phoenix est monumental mais je savais à quoi m'en tenir après le Sidney Lumet). En plus de ça, le film est esthétiquement très réussi et la narration est plutôt bien foutue avec cette voix off qui fonctionne bien. Je le recommande vivement à tous les fans d'aventure !
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    L'Arrangement (1969)

    The Arrangement

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Kirk Douglas, Faye Dunaway, Deborah Kerr

    Ayant vu le film alors que j'étais particulièrement crevé, c'est déjà un miracle qu'il atteigne la jolie note de 8. Il faut dire que cette dénonciation de l'American way of life est particulièrement savoureuse parce qu'elle est mise en valeur par une réalisation très audacieuse et originale en plus d'être servie par des acteurs géniaux. Peut-être que la fatigue a joué mais j'ai trouvé que L'Arrangement était parfois un tantinet brouillon même si cela n'enlève rien à la force de ce drame. Le début m'a davantage marqué que la fin mais la fatigue a certainement joué un rôle dans ce constat. Un peu dans le même esprit, je préfère malgré tout The Swimmer qui est pourtant plus méconnu encore.
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    The Pledge (2001)

    2 h 04 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Sean Penn avec Jack Nicholson, Robin Wright, Aaron Eckhart

    The Pledge est un petit thriller sympathique mais maladroit. Ses quelques maladresses dans l'écriture (incohérences nombreuses, personnages pas assez fouillés, etc.) et dans la réalisation (les scènes "d'hallucination" sont franchement mauvaises) l'empêchent d'être un très bon film même si le tout est franchement regardable (une mise en scène la plupart du temps inspirée si on excepte les quelques ratés cités précédemment, une région des USA qu'on ne voit pas si souvent et qui a un charme dingue, une volonté de casser à certains moments les habitudes que l'on a devant un polar, etc.). Bref, je suis certainement un peu sévère mais je m'attendais probablement à un peu mieux. Toutefois, il est à préciser que le film se regarde sans déplaisir et que les deux heures passent à une vitesse impressionnante, ce qui n'est pas forcément négligeable et il me semble que c'est très rarement mauvais signe.
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    L'assassin habite au 21 (1942)

    1 h 24 min. Sortie : . Comédie, policier et thriller.

    Film de Henri-Georges Clouzot avec Pierre Fresnay, Suzy Delair, Jean Tissier

    Le film de Clouzot est drôle, impertinent et profond. Que demander de plus ? Les acteurs sont tous géniaux (notamment Pierre Fresnay) et la mise en scène est absolument incroyable elle aussi. L'idée du presque huis-clos est fantastique. Dans le genre du polar, il y en a peu qui peuvent se targuer d'aussi belles réussites que sont L'assassin habite au 21 et Les Diaboliques (les deux ayant un ton vraiment très différent en plus de ça). Foncez le voir ou le revoir, vous ne le regretterez pas !
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    L'Épouvantail (1973)

    Scarecrow

    1 h 52 min. Sortie : . Drame et road movie.

    Film de Jerry Schatzberg avec Gene Hackman, Al Pacino, Dorothy Tristan

    L'épouvantail est un pur produit du Nouvel Hollywood avec ce que cela comprend de liberté de ton, de choix audacieux et de nouveaux acteurs qui marqueront durablement la mémoire des cinéphiles. On suit ici le parcours (ou devrais-je dire le trajet ?) de Lion et Max, deux jeunes hommes que tout oppose. Le premier est un bout en train qui cache en lui une mélancolie lancinante, le second est un gars bourru et bagarreur qui ne révèle qu'avec parcimonie sa sensibilité et son bon fond. L'un préfère rire de tout et en particulier de lui-même tandis que l'autre privilégie ses poings pour régler les problèmes qu'il rencontre. On y voit ici que l'amitié fonctionne un peu comme un couple : il faut savoir apprivoiser l'autre et traverser de véritables épreuves avec lui avant de l'aimer complètement. Je recommande vivement ce très bon buddy and road-movie.
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    Baby Cart 5 : Le Territoire des démons (1973)

    Kozure Ôkami: Meifumadô

    1 h 29 min. Sortie : . Action.

    Film de Kenji Misumi avec Tomisaburo Wakayama, Michiyo Yasuda, Akihiro Tomikawa

    Que dire sur ce 5ème opus Baby Cart ? Comme d'habitude, l'histoire n'est qu'un prétexte à un défouloir au sabre particulièrement prenant et spectaculaire. Si l'histoire n'est qu'un prétexte, cela n'empêche pas le tout d'être relativement bien écrit et l'on s'attache autant à Daigoro qu'à Ogami Itto, deux personnages très intéressants malgré leur mutisme et leur goût marqué pour le sang. En plus, le tout est très bien filmé et les paysages sont magnifiques. Bref, j'aurais du mal à être précis sur un épisode en particulier puisque la série a (pour l'instant) une certaine homogénéité : tous les épisodes sont sensiblement de même niveau (c'est-à-dire très bons et divertissants) et les thématiques abordées sont souvent les mêmes (trahisons de clan, vengeance, évolution des rapports entre le père et le fils dans un contexte particulier, etc.). Si vous aimez les chambaras décomplexés où l'on fait plus parler les sabres que les préceptes des samouraïs, je vous recommande vivement cette saga !
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    Boyhood (2014)

    2 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Richard Linklater avec Ellar Coltrane, Patricia Arquette, Lorelei Linklater

    Boyhood a tout du film casse-gueule : un concept osé mais qui peut rapidement se retourner contre l'oeuvre en question, beaucoup d'acteurs totalement novices et une histoire qui se contente de raconter le temps qui passe. Aussi, j'étais très excité à l'idée de voir le dernier Linklater mais j'avais une certaine appréhension. Que dire de plus si ce n'est que le film est en ce qui me concerne une réussite totale ? C'est vraiment dans ces petits riens qui sont filmés à hauteur de Mason que l'on saisit la beauté de ce grand tout qu'est la vie ! Les êtres s'aiment, souffrent, régressent puis évoluent mais le film garde une légèreté et un humour qui empêchent la mièvrerie de s'installer. Bref, en un mot comme en cent, Boyhood est une expérience qu'il faut absolument faire !
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    Network - Main basse sur la TV (1976)

    Network

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sidney Lumet avec Faye Dunaway, William Holden, Peter Finch

    Oeuvre terriblement pessimiste ou incroyablement lucide (c'est selon les goûts) sur le monde de la télévision US au milieu des années 70 (et donc terriblement actuel même pour les petits français de 2015 que nous sommes). En plus de l'aspect télévisuel ici abordé, il y a aussi une vraie réflexion sur la vérité et le mensonge, sur l'artificiel et le réel. Film éminemment politique donc mais qui se permet aussi des saillies d'humour noir, très bien senties. William Holden est décidément un énorme acteur (je ne le connaissais pas ou que trop peu il y a de ça 2 ans) et le reste du casting est incroyable avec Peter Finch en illuminé qui nourrit la grande machine dont il croit dénoncer les méfaits. Network est un monument de cynisme qui ne vous laissera pas indemne !
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    Un tramway nommé désir (1951)

    A Streetcar Named Desire

    2 h 02 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Vivien Leigh, Marlon Brando, Kim Hunter

    Je reconnais au film toute sa force et sa vigueur, sa tension sexuelle lancinante mais j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, probablement parce que le tout me semblait trop exagéré, trop théâtral que l'on parle du jeu ou de la mise en scène (oui, je sais c'est normal. Mais j'ai le droit de ne pas apprécier plus que ça :p). Restent des dialogues (trop ?) bien écrits et une jolie étude de moeurs de personnages que je n'avais pas souvent eu l'occasion de croiser la route dans mes périples cinématographiques récents. Le côté hystérique du tout m'a rappelé une autre mini déception (les deux étant de toute façon des grands films) : "Qui a peur de Virginia Woolf".

    P.S : Le film a une photographie admirable.
    P.S 2 : Dans le genre "tension sexuelle de fou" chez Kazan, je préfère nettement La fièvre dans le sang (Splendor in the grass).
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    Blue Ruin (2014)

    1 h 30 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Jeremy Saulnier avec Macon Blair, Devin Ratray, Amy Hargreaves

    Très belle surprise que ce Blue Ruin dont je n'attendais pas grand chose ! J'ai longuement hésité à lui mettre un point de plus mais il a un petit défaut qui rogne légèrement sur sa qualité principale. Alors que le film fait dans l'épure quasi totale (le film est très peu explicatif et les dialogues se font très rares), il finit en étant beaucoup plus bavard et sachant que ce n'est pas amené avec une finesse dingue, cela casse un peu l'immersion. Malgré ce petit bémol, le film est très beau (j'ai beaucoup aimé la photo et la mise en scène qui instaurent une ambiance hypnotique), plutôt bien voire très bien mené et l'acteur principal sort une grosse performance. En plus, le tout se permet quelques saillies d'humour noir très bien senties. Je vous recommande vivement ce polar assez inédit dans son genre (ce n'est pas une première mais on a tendance à privilégier des thrillers assez explicatifs de nos jours).
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    Classe tous risques (1960)

    1 h 43 min. Sortie : . Policier, drame et film noir.

    Film de Claude Sautet avec Lino Ventura, Sandra Milo, Jean-Paul Belmondo

    Pour ma première incursion dans la filmographie de Claude Sautet, j'ai voulu privilégier un policier qui disposait d'un casting royal et d'un scénariste (José Giovanni) qui a également travaillé sur ce merveilleux film qu'est Le Trou de Jacques Becker. Encore une fois, l'écriture est vraiment superbe même si on retiendra davantage les dialogues que l'intrigue qui est finalement assez classique et convenue bien que cette dernière fonctionne relativement bien. La mise en scène est franchement impeccable et contrairement à ce que j'ai lu ici et là, les scènes d'action ne font absolument pas tâche. Ventura et Belmondo sont merveilleux. Voilà deux acteurs français que je ne connais que trop peu mais qui m'éblouissent à chaque fois. Leur amitié, qui naît dans le bruit et les fracas d'une cavale, est vraiment réjouissante à suivre. Il y a quelques défauts ici et là qui freinent très légèrement l'enthousiasme : un montage un peu bizarre parfois, une voix-off assez mal utilisée et un fin un peu trop abrupte/violente/rapide. Il serait tout de même dommage de passer à côté d'un tel polar alors qu'on se plaint à longueur de journée de la qualité des films policiers français actuels.
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    Boulevard du crépuscule (1950)

    Sunset Boulevard

    1 h 50 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Billy Wilder avec William Holden, Gloria Swanson, Erich von Stroheim

    Magnifique réflexion sur le temps qui passe et sur la destruction des idoles d'antan. Hollywood crée des monstres mais les range au placard dès que la machine à billets frétille un peu moins. En plus d'être une superbe étude de ce milieu, Boulevard du crépuscule est un film noir incroyable porté par des interprètes géniaux et magnifié par des décors sublimes ! La voix off a rarement aussi bien fonctionné et j'ai passé un moment délicieux aux côtés de William Holden, Gloria Swanson et Erich von Stroheim qui font se succéder les scènes d'anthologie et les dialogues d'exception ("« Je suis une grande ! Ce sont les films qui sont devenus petits ! »") ! Comme d'habitude, je ne suis pas déçu par Wilder , cet immense metteur en scène qui savait s'attaquer à tous les genres.
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    Night Call (2014)

    Nightcrawler

    1 h 57 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Dan Gilroy avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed

    Le cynisme et la dénonciation du système médiatique par le biais des pigistes cameramen qui filment tout ce qu'il y a de plus tape-à-l’œil, pourquoi pas ? Il aurait été intéressant de ne pas se contenter de balancer ça tel quel et de proposer un ton affirmé et d'amener un point de vue original et/ou pertinent sur le sujet qui est traité ici. Night Call nous propose la même chose pendant 1h57 : les personnages n'évoluent pas d'un iota, tout coule de source jusqu'à l'explosion de violence finale. On sait dès le départ où cela va nous mener et tout ça est digne de la finesse d'un pachyderme dans un magasin de porcelaine. On retiendra tout de même la belle performance de Jake Gyllenhaal (très bon mais pas transcendant non plus) et quelques dialogues très drôles ici et là. Je vous recommande vivement l'excellente critique de CableHogue sur le film. Il y résume à la perfection ce que je pense de l'oeuvre de Dan Gilroy : http://www.senscritique.com/film/Night_Call/critique/41770836
  • Bande-annonce

    Mon oncle (1958)

    1 h 57 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jacques Tati avec Jacques Tati, Jean-Pierre Zola, Adrienne Servantie

    Ce début d'année 2015 est celui des grandes premières : j'ai pu découvrir Clouzot par deux fois mais aussi Pasolini, Schatzberg, Fuller et Linklater notamment. Avec Mon oncle, j'ai décidé de m'attaquer à la filmographie à la réputation extrêmement flatteuse de Jacques Tati. Par où commencer ? Le film est d'une poésie dingue, un véritable hymne à la jeunesse, celle du coeur et non de l'âge. En plus d'être drôle et très impressionnante au niveau formel (et je parle autant du travail sur l'image que du travail sur le son), cette oeuvre est émouvante au possible dans ce qu'elle nous montre des relations à l'autre et nous amène à réfléchir (même en 2015) sur nos sociétés occidentales contemporaines sans pour autant user d'un ton acerbe et/ou cynique. Ici, on se moque gentiment et avec énormément de tendresse du foutoir que représentent les quartiers un peu plus populaires et on se montre à peine plus acide lorsqu'on aborde les quartiers résidentiels. Je n'ose imaginer la dose de travail qui a permis d'atteindre une telle perfection ! Les scènes d'anthologie se succèdent à vitesse grand V et on en vient à se dire que le film est finalement bien trop court ! Merci Monsieur Tati et à très très vite !
  • Bande-annonce

    Breathless (2008)

    Ddongpari

    2 h 10 min. Sortie : . Gangster et drame.

    Film de Yang Ik-june avec Kim Kkobbi, Lee Hwan, Yang Ik-june

    Breathless, c'est un peu comme cette personne qui fait tout pour se faire détester : elle hurle, pleurniche, saute dans tous les sens et se montre agressive à qui a le malheur de croiser sa route. Mais Breathless, c'est aussi l'émotion la plus pure et la plus brute, une belle radiographie de ce que provoque cette violence en chaîne et quelques scènes ahurissantes de vérité et de non-dits qui pourtant nous racontent tout. La première heure du film fut un véritable calvaire : la mise en scène était horrible (le réalisateur est un autodidacte et ça se voit pas mal), les personnages étaient antipathiques au possible et l'histoire peinait cruellement à décoller. Et d'un coup, l'émotion a fini par prendre, comme par magie. Et pour le coup, le film atteint des sommets d'intensité puis nous secoue brutalement jusqu'à sa fin, terriblement juste dans ce qu'elle apporte de beau mais aussi dans ce qu'elle propose de cruel. Il est trop tard pour faire un grand film mais il est suffisamment tôt pour me marquer durablement. Le film n'est pas des plus agréables de prime abord mais il finit par emporter l'adhésion. Et pas qu'un peu. Je ne mets que 7 parce que le début fut houleux mais je le recommande vivement.