Walt Disney Studios en 2017

Avatar Walter-Mouse Liste de

11 films

par Walter-Mouse

Regroupement de tous les films sous le giron de Walt Disney Studios durant l'année 2017.
Avec comme toujours des commentaires plus ou moins longs pour exprimer mon avis personnel sur ces productions.

La structure des Walt Disney Studios comprend les sociétés de production suivantes:
- Walt Disney Animation Studios
- Pixar Animation Studios
- Walt Disney Pictures
- DisneyToon Studios
- Disneynature
- Lucasfilm
- Marvel Studios
- Touchstone Pictures

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  • Bande-annonce

    L'Empereur (2017)

    1 h 22 min. Sortie : .

    Documentaire de Luc Jacquet avec Lambert Wilson

    Sorti le 15 Février 2017 en France.
    Production: Disneynature / Bonne Pioche.
    Budget: Inconnu.
    Box-office mondial: En cours d'exploitation.

    AVIS:

    Juste retour des choses ou belle ironie du sort que pour la suite de La Marche de L'Empereur, Luc Jacquet collabore avec Disneynature, label qui a justement vu le jour grâce au succès du documentaire précédemment cité. 12 ans après avoir raflé tous les prix dont les Oscars, le réalisateur de La Glace et le Ciel retourne en Antarctique poursuivre son étude du cycle de la vie chez les manchots empereurs. Tourné avec des moyens techniques plus conséquents (drones, caméras 4K) et narré par Lambert Wilson, L'Empereur nous raconte plus ou moins la même histoire que celle du premier film mais sous l'oeil du père ayant vécu le périple quelques années plus tôt et avec un point de vue externe de la part du narrateur. Luc Jacquet emprunte donc une voie plus classique et sans risques mais profite de sa connaissance du terrain pour plonger en compagnie des manchots et nous faire découvrir leur vie sous-marine. Cette étape est une très grande réussite tant par l'immersion que par la beauté des images. La peur de la redite n'est jamais loin, la première partie accumulant les flashbacks maladroits de la grande marche, mais le documentaire parvient à être un bon complément de La Marche de L'Empereur.

    7/10
  • Bande-annonce

    La Belle et la Bête (2017)

    Beauty and the Beast

    2 h 10 min. Sortie : . Fantastique, comédie musicale et romance.

    Film de Bill Condon avec Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans

    Sorti le 17 Février 2017 aux États-Unis.
    Production: Walt Disney Pictures.
    Budget: 160 000 000 $.
    Box-office mondial: 1 263 000 000 $.

    AVIS:

    Projet aussi absurde qu'honteux sur le papier, La Belle et la Bête est probablement le plus mauvais Disney Live que nous ayons eu depuis Old Dogs en 2009. Copiant 75% du dessin animé dont il se vend comme un film-hommage, ce nouveau remake Live est une catastrophe artistique sur tous les points. Bill Condon, roi des yes-man incompétents, pille sans vergogne dans le film de Trousdale et Wise en ne comprenant jamais les choix de mise en scène et d'écriture. De ses fondus au noir dégueulasses, de ses travellings rotatifs gratuits et de sa mise en scène d'une platitude extrême, le réalisateur de Mr. Holmes oublie d'implanter une âme à son "oeuvre", tout est téléguidé, sans vie, sans naturel. On pilote les actions des personnages par un script vieux d'il y a 26 ans et dès qu'on essaie d'approfondir le tout, cela échoue systématiquement. Le casting royal (à l'exception d'une Emma Watson fade à pleurer) ne permet pas de compenser l'ennui créé par ces personnages creux, la direction artistique n'est jamais à son avantage à cause d'une réalisation de téléfilm et d'effets spéciaux très moyens, Alan Menken essaie de retrouver son entrain d'autrefois mais en vain, le compositeur n'est plus ce qu'il était. Pendant deux heures, une seule question dans notre tête: Pourquoi regardons-nous un film que l'on connaît déjà en moins bien fait? La Belle et la Bête est d'une médiocrité profonde. Un navet éternel.

    2/10
  • Bande-annonce

    Les Gardiens de la galaxie Vol. 2 (2017)

    Guardians of the Galaxy Vol. 2

    2 h 17 min. Sortie : . Action, science-fiction, comédie et aventure.

    Film de James Gunn avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista

    Sorti le 5 Mai 2017 aux États-Unis.
    Production: Marvel Studios.
    Budget: 200 000 000 $.
    Box-office mondial: En cours d'exploitation.

    AVIS:

    L'archétype de la suite too much. James Gunn veut tout faire en plus gros, en plus fun, en plus déjanté mais oublie de faire un alliage solide. S'éparpillant dans une tonne de sous-intrigues n'ayant pour but que de développer les liens intimes entre les personnages, Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 repose sur une histoire beaucoup trop mince qui met quand même plus d'une heure avant de véritablement démarrer. Trop de blagues tue la blague. On en vient à prier pour que l'émotion ne soit pas systématiquement interrompue par une vanne déplacée. Pas étonnant que le générique de fin propose pas moins de 5 petites scènes, majoritairement des sktechs, pour détendre l'ambiance après un final allant uniquement dans le drame sans la moindre blague et donc étant tout logiquement la meilleure partie du film. D'un côté, il est rassurant de voir que Marvel ne sont plus dans la retenue et vont à fond dans leurs choix (les images improbables de déformation des visages ou des pièges de Rocket) mais le prix à payer est l'étirage des moments comiques virant à l'overdose (les remarques bien grasses sur les pénis ou encore l'idiotie de Baby Groot faisant perdre du temps) et les passages émotionnels sabotés par les punchlines. Le spectacle est garanti et très généreux il faut bien le dire mais bien moins maîtrisé ou intelligemment dosé comme dans le premier film. Nos gardiens ne sont plus bons qu'à se livrer des disputes d'adolescents colériques interminables. Parfois ça marche (la relation compliquée entre Gamora et Nebula) et parfois ça marche pas (Peter et son équipes s'engueulant pour des broutilles). Le tout se finit dans un déluge pyrotechnique à l'image du film. Parfois drôle mais brouillon et surtout écœurant. Un défouloir sûrement bien intentionné mais inégal et fragile.

    6,5/10
  • Bande-annonce

    Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar (2017)

    Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales

    2 h 09 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et fantastique.

    Film de Joachim Rønning et Espen Sandberg avec Johnny Depp, Javier Bardem, Geoffrey Rush

    Sorti le 26 Mai 2017 aux États-Unis.
    Production: Walt Disney Pictures / Jerry Bruckheimer Films.
    Budget: 320 000 000 $.
    Box-office mondial: En cours d'exploitation.

    AVIS:

    Voilà une suite qui s'est fait attendre. 6 ans après La Fontaine de Jouvence, Jerry Bruckheimer et les Studios Disney nous font ré-embarquer pour un cinquième volet voulant retrouver l'esprit d'aventure de la première trilogie. Là-dessus, le résultat est satisfaisant. Joachim Ronning et Espen Sandberg nous servent l'épique et le grand spectacle digne de Pirates des Caraïbes, multipliant les batailles navales, scènes d'actions grand-guignolesques et petites idées visuelles appréciables donnant un peu d'identité à un film à mi-chemin entre sequel et soft-reboot. C'est du côté de l'anti-héros mythique de la saga que ça se gâte. Jack Sparrow en prend pour son grade, réduit à un bouffon perdu sur le plateau incapable de prendre quoi que ce soit au sérieux. Ça fait mal au cœur de dire ça mais on aurait préféré que le film se fasse sans lui tant il empêche l'histoire de contenir la moindre émotion. La Vengeance de Salazar est très inégal, ayant parfois de bonnes nouveautés (le personnage de Carina Smyth, l'évolution de Barbossa) tout comme des choses dispensables (scènes inutiles, expositions bâclées). On se console malgré tout en se disant que tous les arcs sont bouclés si jamais la saga doit s'arrêter maintenant. Et il vaudrait mieux qu'elle s'arrête.

    5/10
  • Bande-annonce

    Lou (2017)

    6 min. Sortie : . Comédie.

    Court-métrage de Dave Mullins

    Sorti le 22 Juin 2017 aux États-Unis (avant Cars 3).
    Production: Pixar Animation Studios.

    AVIS:

    Dans un petit coin tranquille qui n'est pas sans faire écho à Sunnyside, la garderie de Toy Story 3, Lou, une créature indéfinissable faite de bric et de broc veille à ramasser tous les objets perdus d'une cour de récré jusqu'à ce qu'un mioche turbulent s'amuse à confisquer lesdits bibelots à ses camarades de classe. Afin de laver cet affront, le monstre va vouloir corriger le garnement en lui apprenant la leçon du partage. Mais Dave Mullins dépasse ce synopsis en inversant malignement les rôles de Lou et de J.J, rendant ce premier plus offensif et l'humain plus sensible. La simplicité émotionnelle si chère à Pixar est issue de beaux échanges entre les deux personnages (dont la conclusion très forte) et délicatement intensifiée par le cadre apaisant du court-métrage (une maternelle entourée par les bois sous un soleil radieux, quoi de plus agréable) auquel la partition de Christophe Beck s'accorde parfaitement. Lou n'est pas une claque équivalente à Piper sorti un an plus tôt mais témoigne de la qualité constante des mini-productions de John Lasseter.

    8/10
  • Bande-annonce

    Cars 3 (2017)

    1 h 42 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et sport.

    Long-métrage d'animation de Brian Fee avec Owen Wilson, Cristela Alonzo, Armie Hammer

    Sorti le 16 Juin 2017 aux États-Unis.
    Production: Pixar Animation Studios.
    Budget: 175 000 000 $.
    Box-office mondial: En cours d'exploitation.

    AVIS:

    Dernier tour de piste pour Flash McQueen. 6 ans après l'usurpation de Martin dans une suite complètement ratée officiant à ce jour comme le seul mauvais Pixar officiel, la boîte de Luxo Jr. rattrape ses erreurs avec un troisième opus bien plus ancré dans l'esprit du premier film et apportant une continuation excellente à l'histoire écrite par John Lasseter en 2006. Pour une franchise aussi salie par son aspect commercial dont les supermarchés sont les seuls facteurs expliquant l'existence de suites, Cars 3 comprend ce qu'avait accompli avec succès le premier volet, humaniser ces voitures, leur faire prendre part à un parallèle historique de la construction de l'Amérique ainsi que de son mode de vie. Ignorant les événements de Cars 2 et n'ayant pour référence que le premier film, Cars 3 offre une fin digne de ce nom à un Flash McQueen en bout de course dont la remise en forme a pour thèmes majeurs le passage de flambeau et la prise de conscience. Le bolide est devenu une légende dépassée par la technologie high-tech qui, au fil de son aventure, va apprendre de son idole d'antan et accepter son destin sportif. Pixar retrouvent là toute la maturité de leur filmographie, s'axant les 3/4 du temps sur les échanges entre les voitures et leurs vies personnelles plutôt que sur les courses. Et quelle belle fin pour notre héros! La meilleure qu'on pouvait espérer pour un studio de la trempe de Pixar! On peut toujours réparer ses erreurs. Et Cars 3 en est la preuve.

    8/10
  • Bande-annonce

    Nés en Chine (2017)

    Born in China

    1 h 16 min. Sortie : . Aventure.

    Documentaire de Lu Chuan avec Claire Keim, John Krasinski et Zhou Xun

    Sorti le 21 Avril 2017 aux États-Unis.
    Production: Disneynature / Shanghai Media Group.
    Budget: 5 000 000 $.
    Box-office mondial: 24 000 000 $.

    AVIS:

    Afin de capter au mieux l'esprit se dégageant de la vie animale en Chine, le producteur Roy Conli propose à Lu Chuan, réalisateur controversé, de prendre en charge le prochain documentaire animalier de Disneynature et d'y apporter ses connaissances sur sa terre natale. Avec l'aide de Shanghai Media Group, de cameramans occidentaux et des équipes de storytelling venus de Disney Animation pour rajouter un peu de légèreté à l'histoire, Nés en Chine prend forme. Son récit s'étale sur 4 saisons en suivant pas moins de 5 espèces différentes dont 3 en particulier qui composent le pivot émotionnel du film: Les pandas, les singes dorés et les panthères des neiges. Chacune de leurs parts d'existence est captivante, les trois parlant d'un même thème, l'importance de la famille, et enchaînant fluidement les moments de mignonnerie, de tendresse et de tristesse. Seules les antilopes sont de trop, le métrage ne sachant pas s'il doit s'attarder sur elles ou les traiter comme symboles à l'image des grues. Si on excepte ce minuscule défaut (ainsi que 30 secondes de chanson rock immonde), Nés en Chine est une très belle oeuvre aux messages forts magnifiés par des images somptueuses, une narration maîtrisée et une belle musique.

    8/10
  • Bande-annonce

    Thor : Ragnarok (2017)

    2 h 10 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et fantasy.

    Film de Taika Waititi avec Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Cate Blanchett

    Sorti le 3 Novembre 2017 aux États-Unis.
    Production: Marvel Studios.
    Budget: 180 000 000 $.
    Box-office mondial: En cours d'exploitation.

    AVIS:

    Faisant table rase de la noblesse et du style théâtral installé par Kenneth Branagh, Taika Waititi rebâtit la mythologie Thor sur de nouvelles fondations en se rapprochant de la norme du Marvel Cinematic Universe, plus particulièrement des Gardiens de la Galaxie. La mission la plus compliquée est de se débarrasser de tous les soucis apportés par Le Monde des Ténèbres à commencer par l'éjection de Natalie Portman réglée en un claquement de doigt ainsi que le twist idiot résolu par un Anthony Hopkins congédié. Moins clément est le fan par rapport à la nonchalance avec laquelle plusieurs éléments des précédents films (les Trois Guerriers) sont traités, de même pour les essais dramatiques précipités. Thor : Ragnarok se redirige vers de la pure comédie slapstick en délivrant son quota d'action et de couleurs comme promis. Les trouvailles visuelles (la visite chez Doctor Strange, les souvenirs des Valkyrie) rattrapent une réalisation assez molle et garantissent le dépaysement bien que l'humour varie entre bonnes tranches de rire (le relâchement de Chris Hemsworth) et interruptions inutiles (Korg). La promesse a été tenue mais le regret de voir disparaître les bases du premier Thor demeure.

    6/10
  • La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (2017)

    Olaf's Frozen Adventure

    21 min. Sortie : . Animation, comédie et fantastique.

    Moyen-métrage d'animation de Kevin Deters et Stevie Wermers avec Josh Gad, Kristen Bell, Jonathan Groff

    Sorti le 22 Novembre 2017 aux États-Unis (avant Coco).
    Production: Walt Disney Animation Studios.

    AVIS:

    Initialement prévu pour être diffusé à la télévision sur ABC comme les dernières aventures de Toy Story, Joyeuses Fêtes avec Olaf a été tardivement recalé au cinéma comme ouverture de Coco, le prochain Pixar, John Lasseter considérant que la qualité était suffisamment au rendez-vous pour qu'il soit présenté sur grand écran (et sauver le film de Lee Unkrich du probable naufrage au box-office). Et quelle bonne surprise! Kevin Deters et Stevie Wermers, réalisateurs de Lutins d'Élite, ne sont tombés dans aucun des pièges auxquels nous nous attendions, retrouvant à chaque minute ce qui faisait l'âme de La Reine des Neiges et sa beauté. Et cela tient du symbole qu'est Olaf, le petit bonhomme de neige portant le cartoon sur ses épaules, qui est plus qu'un simple comic-relief puisque sa fonction de lien indestructible entre les deux sœurs est ré-utilisée comme moteur émotionnel jusqu'à une résolution densifiant la relation sororale du premier film, et en particulier une séquence bien connue. Pas d'avalanche de gags puérils comme on pouvait le craindre mais un bel équilibre entre drame intimiste et humour inventif. Les références sont bien dosées, le thème de la famille continue à évoluer, l'animation est soignée et les nouvelles chansons, composées par Kate Anderson et Elyssa Samsel, sont très belles à l'écoute, notamment la magnifique When We're Together qui conclue le moyen-métrage. Un joli cadeau de Noël pour tous les publics.

    8/10
  • Bande-annonce

    Coco (2017)

    1 h 45 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie, fantastique et comédie musicale.

    Long-métrage d'animation de Lee Unkrich et Adrian Molina avec Anthony Gonzalez, Gael García Bernal, Benjamin Bratt

    Sorti le 22 Novembre 2017 aux États-Unis.
    Production: Pixar Animation Studios.
    Budget: 200 000 000 $.
    Box-office mondial : En cours d'exploitation.

    AVIS:

    Beaucoup d'espoirs placés en ce Coco qui se devait de raviver la flamme en tous les fans de Pixar et force est de constater que Lee Unkrich, réalisateur du superbe Toy Story 3, a réussi à rappeler ce qui fait la force des messages transgénérationnels du studio de Luxo Jr. Coco nous emporte dans un cadre inhabituel pour une production Pixar puisque celle-ci se déroule dans un Mexique peu évolué et traditionnel où Miguel, le jeune héros, va devoir découvrir son passé et les secrets entourant le passage de la vie à la mort. Aucun film n'avait auparavant apporté une telle image du décès puisque Coco s'axe plus sur la vie à travers la mémoire que celle sur Terre. Si sa première partie est trop rapide, trop bruyante et qu'Adrian Molina n'est pas toujours très fin, c'est la dimension dramatique que prend l'histoire dès la magnifique scène de la "seconde mort" qui change le ressenti général. Chaque personnage devient plus riche, chaque élément mineur prend une autre forme, chaque scène fait gagner en intensité au récit en crescendo jusqu'à un dernier quart d'heure bouleversant. Malgré ses quelques limites, Coco est un des meilleurs films de l'année par la justesse incroyable de son message, ses émotions fortes, son ambiance musicale excellente et son travail graphique impressionnant.

    9/10
  • Bande-annonce

    Star Wars : Les Derniers Jedi (2017)

    Star Wars : The Last Jedi

    2 h 32 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Rian Johnson avec Daisy Ridley, Adam Driver, John Boyega

    Sorti le 15 Décembre 2017 aux États-Unis.
    Production: Lucasfilm.
    Budget: 200 000 000 $.
    Box-office mondial: En cours d'exploitation.

    AVIS:

    Plus qu'un chapitre intermédiaire, Star Wars : Les Derniers Jedi est une opportunité pour Rian Johnson de réinstaller sur des bases neuves les dilemmes et les sous-intrigues de la nouvelle Trilogie après un septième opus assez avare tant au niveau créatif que thématique. Les 2h30 de film, pourtant menées tambour battant, ne semblent pas tout à fait suffisantes pour exploiter comme il se doit le flot de personnages et d'arcs narratifs. Cet Épisode VIII est par ailleurs en surabondance de détails, allant un peu dans toutes les directions et alternant entre propositions pertinentes et fausses bonnes idées. Il est nécessaire de se lancer dans un tri pour se faire un avis définitif. Esthétiquement au poil mais maladroitement découpé, Les Derniers Jedi est servi par la mise en scène extrêmement efficace et réfléchie de Rian Johnson là où il est défavorisé par un humour envahissant empêchant certaines séquences d'atteindre leur apogée dramatique. Les fautes de goût et les lourdeurs d'écriture ne se comptent plus mais sont rééquilibrées par une nouvelle génération d'acteurs toujours aussi talentueuse et de vrais beaux moments de bravoure faisant honneur à l'esprit Star Wars. Le deuxième volet de la Postlogie va provoquer des débats pendant longtemps mais en sera méritant pour avoir essayé de s'affranchir des canons d'une saga sacralisée.

    7,5/10