Films 2026
13 films
créée il y a environ 2 mois · modifiée il y a environ 7 heuresLe Tableau (2011)
1 h 16 min. Sortie : 23 novembre 2011 (France). Animation, Fantastique
Long-métrage d'animation de Jean-François Laguionie
Manu-D a mis 7/10.
Annotation :
+1 (encore une fois 0 souvenir de l'avoir vu, un peu flippant même si ça date de 2013)
Le résultat final est bien, mais pas si dingue au vu du potentiel de l'idée d'origine. Visuellement c'est pas superbe (ça passe), et ça s'enlise un peu à certaines étapes du récit, mais c'est bien que ça s'appesantisse pas trop sur la "lutte des classes" à l'intérieur du tableau et qu'on en sorte rapidement. Personnages assez cool aussi et passage du dessin au réel assez bien géré
Laurent dans le vent (2025)
1 h 52 min. Sortie : 31 décembre 2025. Comédie dramatique
Film de Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon
Manu-D a mis 8/10.
Annotation :
Beaucoup aimé ce personnage qui erre d'histoire en histoire, à la recherche de quelqu'un qui l'aime assez pour qu'il s'y attache pour de bon. J'ai pas mal pensé à Miséricorde d'Alain Guiraudie, mais sans la froideur formelle qui rendait ce film décevant, et avec un personnage mieux écrit, très bien incarné, comme tous les personnages du film à la psychologie bien singulière, jusque dans leur diction (du coup, un peu surpris d'avoir lu que les 3 réalisateurs avaient abandonné l'impro sur le tournage pour s'en tenir strictement au script, l'inverse m'aurait paru évident vu le résultat)
On frise toujours le ressort comique, le grotesque, mais jamais le film ne ridiculise ses personnages, on en ressort en les aimant tous, sans savoir grand-chose de leur histoire pourtant
Les Harmonies Werckmeister (2000)
Werckmeister harmóniák
2 h 25 min. Sortie : 19 février 2003 (France). Drame
Film de Béla Tarr et Agnes Hranitzky
Manu-D a mis 9/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Critique
Damnation (1988)
Karhozat
2 h 01 min. Sortie : 20 avril 2005 (France). Policier, Drame, Romance
Film de Béla Tarr
Manu-D a mis 8/10.
Annotation :
Revu, -1
Mais très bien
Sátántangó – Le Tango de Satan (1994)
Sátántangó
7 h 30 min. Sortie : 9 mars 2003 (France). Drame
Film de Béla Tarr
Manu-D a mis 9/10.
Annotation :
G vu un flim de 7h30
Je sais pas comment en parler sans faire très long donc je m'abstiens
Mais ct super
L'Homme de Londres (2008)
A londoni férfi
2 h 12 min. Sortie : 24 septembre 2008 (France). Drame
Film de Béla Tarr et Agnes Hranitzky
Manu-D a mis 8/10.
Annotation :
Formellement ça reste du Béla Tarr, avec des plans vraiment magnifiques (le plan séquence d'ouverture sur le bateau, la texture qu'il lui donne, la lumière, le mouvement lent, presque sensuel de la caméra, la façon dont il filme ce bateau avec douceur et dans le détail, pas du tout comme on filme habituellement ces énormes objets inertes.......... Trop beau)
Par contre assez déroutant, d'abord pour les langues parlées mais surtout parce que le cinéaste philosophe par excellence, épris de questions métaphysiques, décide de faire un film policier adapté de Simenon. Exercice compliqué pour quelqu'un qui aime tant les silences mais ça fonctionne, des personnages toujours très marquants, qui errent dans cette ville déserte. Surpris mais pas déçu
Hair High (2004)
1 h 17 min. Sortie : 20 avril 2005 (France). Animation, Comédie, Épouvante-Horreur
Long-métrage d'animation de Bill Plympton
Manu-D a mis 7/10.
Annotation :
Très inventif visuellement. Pas du tout rebuté par le dessin contrairement à pas mal de gens visiblement. Histoire assez cool et bien menée, du coup je m'explique pas trop pourquoi j'ai une petite réserve et pourquoi j'ai trouvé ça bien mais pas incroyable
Pompei - Sotto le Nuvole (2025)
Sotto le nuvole
1 h 55 min. Sortie : 19 novembre 2025 (France). Société
Documentaire de Gianfranco Rosi
Manu-D a mis 8/10.
Annotation :
Très belle image. Tout un jeu d'échelles, avec des images qui surplombent Naples et le Vésuve, puis juste après un gros plan sur une volute de fumée, puis on se retrouve dans les tunnels souterrains de Pompei construits illégalement pour voler les reliques de l'époque antique qui a vu la ville être ensevelie.
Le documentaire fait le choix étonnant de rester en périphérie de la ville. On en trace le contour avec ces plans dans le train ou dans le métro, on écoute les habitants et leurs appels aux pompiers, on survole la ville ou on en voit les sous-sols, on se retrouve avec un Syrien capitaine d'un paquebot amarré à Naples, mais on n'entre pas chez les gens (à l'exception des super scènes dans le magasin du vieux). Choix assez déroutant qui donne au film une teneur moins documentaire mais plus profonde aussi parce que plus suggestive. Le cœur du film nous échappe, on ne le saisit pas, comme une allégorie de cette menace incertaine que la terre va se mettre à trembler, menace dont on n'est jamais sûr qu'elle s'est concrétisée ou qu'elle est fantasmée. La ville est filmée comme une accumulation de couches d'histoire, avec les recoins et les galeries que crée cette accumulation, mais aussi les névroses collectives que crée l'imminence perpétuelle d'un tremblement de terre ou d'une éruption.
Malgré toutes ces super idées je n'ai pas été emporté par le film non plus, il échoue partiellement à les incarner. Peut-être aussi parce qu'il veut montrer tellement de choses qu'il accumule les images. Elles sont toutes belles mais le film aurait peut-être gagné à un montage plus épuré, avec des plans qui dépassent les 6-7 secondes, une caméra qui stagne et qui restitue mieux l'humeur napolitaine.
Le Cheval de Turin (2011)
A Torinói Ló
2 h 26 min. Sortie : 30 novembre 2011 (France). Drame
Film de Béla Tarr
Manu-D a mis 8/10.
Annotation :
Clairement le film le plus âpre de Béla Tarr, et son plus désespéré
2h30 où se succèdent les mêmes scènes : cuire des patates, les servir, les manger à la main en silence, se déshabiller, aller se coucher, se réveiller, s'habiller, aller au puits, sortir le cheval, le rentrer. Quelques rares apparitions rompent ce motif mais sans rien apporter d'heureux (elles dégradent même plutôt l'équilibre précaire du foyer)
Finalement le cheval ne mange plus. On renonce à le sortir. L'eau manque dans le puits. On arrête de cuire les patates. Puis on arrête de les manger. Même la lumière qu'on allumait ne veut plus éclairer. Une critique a dit : "La fin du monde y prend la forme d'un murmure et non d'un grand boum" et ça m'avait marqué quand je l'avais vu y a 10-15 ans
Mais c'est aussi l'aspect "meta" du film qui est intéressant, parce que c'est le dernier de Béla Tarr. Il a longtemps installé ses récits dans la Hongrie post-soviétique, vidée de son idéal et sans attente envers le monde qui vient. En 2007 il a tenté autre chose avec "L'Homme de Londres", adapté de Simenon. Là il revient à quelque chose de plus proche de ses œuvres précédentes, mais 15 ans sont passés depuis que l'espoir est mort, et donc il ne reste plus rien, et Béla Tarr filme en boucle ce rien-là : un homme et sa fille qui mangent en boucle, à la main, des pommes de terre mal cuites et trop chaudes, dans une maison encerclée par la tempête et par le vide. Et même ça on finit par le perdre. Et il arrête son parcours de cinéaste sur ça. Assez fou comme geste, même si le film même est très difficile à appréhender et que c'est pas celui que j'ai le plus savouré
Bel Ami (2026)
漂亮朋友 (Piao liang peng you)
1 h 57 min. Sortie : 28 janvier 2026 (France). Comédie dramatique
Film de Jun Geng
Manu-D a mis 6/10.
Annotation :
Assez déçu. Première moitié du film assez dispensable. De très belles scènes à la fin avec les deux amants. Le couple lesbien est beaucoup moins intéressant, moins travaillé, ça ressemble presque à des personnages prétextes pour pas faire un film exclusivement masculin. La photo est cool mais pareil j'imaginais un truc plus texturé, et la bande annonce laissait espérer un récit un peu plus surprenant et bordélique que ça
Mais quelques très belles scènes
Memory (2023)
1 h 40 min. Sortie : 29 mai 2024 (France). Drame
Film de Michel Franco
Manu-D a mis 9/10.
Annotation :
Mon premier Michel Franco. Ça m'avait pas tenté à sa sortie et c'est sûrement parce que c'est une histoire pas très facile à vendre. C'est vraiment le type de cinéma qui me parle le plus parce que tout y est suggéré. Souvent même rien n'est suggéré du tout : Franco expose une situation avec des informations parcellaires, il prélève des éléments du récit qui le rendent peu compréhensible et forcent le spectateur à être actif face au film, à faire lui-même des liens (et Franco aime beaucoup semer des fausses pistes).
Forcément le thème de la mémoire épouse parfaitement cette méthode, les personnages eux-mêmes évoluent dans une grande incertitude, leurs propres souvenirs sont incertains. Saul parce qu'il est atteint de démence, Jessica parce que ce qu'elle a subi est remis en cause par sa famille, alors même qu'elle en a été témoin. Mais même pour Saul on peut se demander dans quelle mesure le deuil n'est pas à l'origine de sa maladie.
Cette volonté de laisser au spectateur le soin de faire lui-même des liens entre les éléments exposés pousse Franco à souvent poser sa caméra en plan fixe. Elle adopte un point de vue et elle s'y tient sur toute une scène. Ça donne des scènes magnifiques, comme celle de Saul qui ne sait plus dans quelle chambre entrer. La tendresse entre les deux personnages, la subtilité avec laquelle on filme l'évolution de leur relation créent aussi des moments hyper beaux, comme cette dernière scène qui déborde d'amour avec pourtant si peu d'effusion et si peu de gestes
Il y aurait plein de trucs à noter sur certaines récurrences et certains motifs : les portes qu'on traverse, qu'on ferme à triple tour, qu'on surveille ; les scènes de vaisselle ou de ménage (c'est un peu là que l'intimité se révèle) ; le traitement de la question des violences sexuelles et de l'inceste, l'attitude ambivalente de la famille et de la soeur, la place que tiennent les enfants dans cet univers où rien n'est jamais dit ; le personnage du frère de Saul, que Franco a l'intelligence de ne pas du tout traiter comme le méchant de l'histoire (au contraire c'est une figure rationnelle et protectrice, mais du coup une figure castratrice aussi, finalement proche de ce qu'incarne Sylvia aux yeux de sa fille)
Kouté Vwa (2024)
1 h 17 min. Sortie : 16 juillet 2025 (France). Drame
Film de Maxime Jean-Baptiste
Manu-D a mis 8/10.
Annotation :
Forme assez déroutante, je savais pas si je regardais un documentaire ou une fiction tout le long. En fait ils ont choisi de raconter l'histoire réelle de cette famille guyanaise et de leur cité, endeuillées depuis dix ans par la mort de Lucas, en faisant jouer aux protagonistes réels leur propre rôle, et en scénarisant tout. Je trouve le procédé vraiment très réussi, ça donne une puissance de fou à l'interprétation, aux dialogues. Le réalisateur a expliqué que le revers de la médaille c'était que certaines scènes étaient impossibles à retourner, sûrement parce que l'émotion était trop forte et parce que dans ces conditions, certaines scènes ne peuvent être que spontanées
Au milieu de ce film naturaliste quelques scènes entrecoupent le récit de rêveries bleues qui présentent la Guyane comme une sorte d'univers immaculé, alors que la question de la violence, de la culture, voire un peu du déracinement (avec la figure de Melrick) traversent le reste du film
Les Filles d'Avril (2017)
Las Hijas de Abril
1 h 43 min. Sortie : 2 août 2017. Drame
Film de Michel Franco
Manu-D a mis 7/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Critique













