Halloween Challenge 2025
Un film horrifique, voire deux, à visionner chaque jour à partir du 1er octobre et ce jusqu'au 1er novembre, pour dignement fêter Samain, fête celtique à l'origine d'Halloween...
Chair pour Frankenstein (1973)
Flesh for Frankenstein
1 h 35 min. Sortie : 9 octobre 1974 (France). Épouvante-Horreur, Érotique
Film de Paul Morrissey
candygirl_ a mis 7/10.
Annotation :
Visionné le 01.10.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Malgré sa piètre réputation, Chair Pour Frankenstein n'en reste pas moins un film totalement fou lorsqu'on le visionne en V.O sous un master impeccable. En ce sens, le travail effectué par Vinegar Syndrome est parfaitement remarquable et il est clair que la plupart des critiques négatives faites au film n'en sont que plus moribondes aujourd'hui. William Friedkin, par exemple, en a toujours dit du bien. Et il est clair que personne n'a su offrir au mythe de Frankenstein autant d'érotisme pervers que Paul Morrissey, secrètement secondé ici à la réalisation des effets spéciaux et de la scène introductive de l'œuvre par le talentueux Antonio Margheriti. Avec son casting d'inoubliables "gueules" (Monique Van Vooren, Udo Kier) ou physiquement remarquables (Dalila Di Lazzaro, Joe Dallesandro) ou encore totalement poupon (l'adorable et flippante Nicoletta Elmi, âgée ici de 8 ans), Chair Pour Frankenstein n'est en rien un film dit "sérieux" et se voit bichonné d'un humour (très) noir que n'aurait pas renié Franz Kafka. Néanmoins privé d'un scénario dialogué, les comédiens ont improvisé face aux personnages qu'ils interprètent tandis que les enfants, n'ayant pas encore ce talent, restent immanquablement silencieux. Une expérience filmique passionnante et à mille lieues de la catastrophe annoncée par la plupart des spectateurs. Dommage néanmoins que le film reste introuvable dans sa version 3D, l'expérience doit certainement être encore plus amusante face aux scènes gore.
Du sang pour Dracula (1974)
Blood for Dracula
1 h 43 min. Sortie : 22 janvier 1975 (France). Épouvante-Horreur
Film de Paul Morrissey
candygirl_ a mis 5/10.
Annotation :
Visionné le 02.10.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Contraint, sans pour autant être forcé, à enchaîner la réalisation d'un second film après Chair Pour Frankenstein, Paul Morrissey s'attèle cette fois à un véritable script parsemé de dialogues qui dénaturent, plus ou moins, le mythe du vampirisme. Moins sexuel, moins violent et moins rythmé que son prédécesseur, Du Sang Pour Dracula s'enlise rapidement dans une forme de médiocrité qui prouve aisément que Morrissey est très loin d'être un expert en horreur. Débarrassé ici de ses obligations à filmer l'œuvre en 3D, comme ce fut le cas durant le laborieux tournage de Chair Pour Frankenstein, le cinéaste issu de l'underground et petit protégé d'Andy Warhol tente en vain de créer une atmosphère contradictoire au genre avant de littéralement s'y plonger lors du sanglant final. Excepté Udo Kier et Vittorio De Sica, l'intégralité du casting reste à l'agonie et s'enlise imperturbablement dans le dérisoire. Reste néanmoins la qualité de la photo, de la musique et la joliesse de la jeune Silvia Dioniso.
Dracula et ses femmes vampires (1974)
Dracula
1 h 38 min. Sortie : 12 mai 1976 (France). Drame, Épouvante-Horreur
Film de Dan Curtis
candygirl_ a mis 5/10.
Annotation :
Visionné le 03.10.25 - Blu-ray - VOST - Révision
© 1973
TV film britannique diffusé le 8 février 1974 sur CBS, cette énième version de Dracula se rapproche néanmoins, du moins en terme d'introduction, au roman originel rédigé par Bram Stoker. À l'instar de la célèbre version réalisée par Coppola en 1992, le scénario s'inspire allégrement de l'histoire originale avant de brusquement bifurquer vers l'aventure horrifique en lieu et place des thèmes modernes chers à la psychanalyse. Bref, c'est tout à fait regardable et totalement oubliable dès le lendemain. Ce qui n'est certes pas le cas de la sublime version réalisée par Robert Eggers, titrée Nosferatu, qui développe avec intelligence l'analyse psychologique du roman de Stoker. Ici, le casting reste très moyen, Jack Palance en fait inutilement des caisses et seuls les décors et les costumes sont remarquables. Suite à son immense succès public lors de sa diffusion télévisuelle en Angleterre, Dracula Et Ses Femmes (titre français que la Hammer n'aurait certainement pas renié) fut distribué dans quelques salles en Europe. Sans grand succès.
Flagellations (1974)
House of Whipcord
1 h 27 min. Sortie : 4 janvier 1984 (France). Thriller, Épouvante-Horreur
Film de Pete Walker
candygirl_ a mis 6/10.
Annotation :
Visionné le 04.10.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Œuvre indépendante réalisée par Pete Walker, House of Whipcord (aka Flagellations en France) se verra très rapidement étiquetée au sein de la British sexploitation, tout en dénigrant son message initial confrontant les mœurs d'une Angleterre historiquement passéiste à sa révolution culturelle 70's. Si le trio de tarées sévissant au sein d'une ancienne prison abandonnée reste exceptionnel, le reste du casting se voit malheureusement bien moins promu à l'écran. Néanmoins, la perversité est ici de mise face à l'innocence et marque incontestablement l'esprit. En l'état, si le scénario essaie tant bien que mal de conserver une ligne droite, il se perd toutefois dans le parcours de seconds rôles mal exploités mais, une nouvelle fois, c'est l'esprit de Franz Kafka (en particuliers Le Procès) qui hante indéniablement le récit et sauve ainsi les meubles.
Glissements progressifs du plaisir (1974)
1 h 45 min. Sortie : 7 mars 1974 (France). Fantastique, Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Alain Robbe-Grillet
candygirl_ a mis 7/10.
Annotation :
Visionné le 05.10.25 - DVD - Découverte
Avec la volonté de réaliser un film doté d'un squelettique budget, Alain Robbe-Grillet adapte un scénario inspiré par La Sorcière, l'incontournable essai de Jules Michelet publié en 1862. En l'état, ce sont les visions et les manigances d'une jeune femme accusée du meurtre de sa colocataire qui se voient ici développées au sein de sa cellule. Du haut de ses 17 ans, Anicée Alvina s'amuse à jouer intégralement nue pendant plus de la moitié du film où elle côtoie Olga Georges-Picot, Michael Lonsdale, Jean-Louis Trintignant ou encore Isabelle Huppert. Un casting 5 étoiles pour une œuvre navigant entre l'expérimentation horrifique et l'érotisme… et qui dénonce, 50 ans avant l'affaire Bétharram, les sordides faits de viols et d'agressions sexuelles sur mineurs au sein des établissements catholiques. Imparable.
Phase IV (1974)
1 h 24 min. Sortie : 1 octobre 1975 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de Saul Bass
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 05.10.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
© 1973
Phase IV est le seul et unique film réalisé par Saul Bass, fameux concepteur de génériques pour Otto Preminger ou encore Alfred Hitchcock. Ici, il adapte un script SF de Mayo Simon et plonge les spectateurs dans un centre de recherche où deux scientifiques découvrent l'invasion de la planète orchestrée par une colonie de fourmis. Ils recueillent une adolescente rescapée d'une attaque et vont s'ingénier à essayer de trouver une solution pour enrayer une apocalypse prodiguée par une origine extraterrestre. En intégrant un très chouette aspect documentaire à sa fiction, Bass s'amuse à prodiguer quelques expérimentations soutenues par une B.O électronique lorgnant vers la musique concrète. Brillamment épaulés par la jolie Lynne Frederick, ici âgée de 19 ans, Michael Murphy et Nigel Davenport s'investissent corps et âme au sein d'un drame horrifique qui a indéniablement marqué l'Histoire du 7e Art.
Le Mangeur d'âmes (2024)
1 h 48 min. Sortie : 24 avril 2024. Thriller, Policier, Épouvante-Horreur
Film de Julien Maury et Alexandre Bustillo
candygirl_ a mis 5/10.
Annotation :
Visionné le 06.10.25 - Blu-ray - Découverte
Finalement, il suffit que les deux réalisateurs français adaptent un scénario, en lieu et place de le coécrire, pour que leur travail se regarde sans être dérangée par d'innombrables défauts. Même si ce Mangeur D'Âmes reste immanquablement imparfait (les prises de vue sont néanmoins superbes), le script rédigé par deux débutants en la matière vaut mille fois plus que les inepties rédigées plus tôt par Bustillo, incapable d'écrire des dialogues cohérents malgré son attitude aussi arrogante que prétentieuse. Dans le bonus du Blu-ray, Bustillo décrète qu'il attendait néanmoins de découvrir la pertinence du scénario avant d'accepter la proposition du producteur Fabrice Lambot. Ce type est décidément indécrottable… Bref, si Le Mangeur D'Âmes est certainement le haut du panier dans la filmographie du duo Maury / Bustillo (7 longs-métrages entre 2007 et 2024), il n'en reste pas moins qu'il n'est pas non plus l'immense film qu'il aurait pu être sous le regard d'un Pascal Laugier. Néanmoins, la noirceur horrifique du sujet tient en haleine jusqu'au bout, bien que la finalité reste malheureusement tout à fait conventionnelle. Pour un film distribué via Prime Vidéo, c'est du pain béni. Pour les véritables adeptes de thrillers horrifiques, c'est par contre une autre paire de manches.
Ginger Snaps (2000)
1 h 48 min. Sortie : 17 octobre 2002 (France). Drame, Fantastique, Épouvante-Horreur
Film de John Fawcett
candygirl_ a mis 9/10.
Annotation :
Visionné le 06.10.25 - DVD - VOST - Révision
En premier lieu, la découverte de Ginger Snaps fut une ÉNORME claque durant mon adolescence. Et redécouvrir l'œuvre 10 ans plus tard, malgré le flot de critiques négatives à son encontre aux quatre coins du net, fut un véritable bonheur. Car s'il y a bien un film qui dépeint à merveille les aléas de l'adolescence féminine, c'est bien celui-ci. Principalement rédigé par Karen Walton, le script reste métaphorique de A à Z. Cette histoire de loup-garou sévissant au cœur d'une petite ville nord-américaine ne sert finalement qu'à démontrer la détresse ressentie lorsque l'on aborde l'adolescence de plein pied. La vision différente du monde sociétal, les pensées suicidaires, la métamorphose du corps, les symptômes menstruels ou encore les premières amours sont superbement décrits ici sous l'égide d'un film horrifique à base de lycanthropie. Que la plupart des garçons ne pigent absolument rien au véritable sujet de l'œuvre n'est pas le plus important puisque Ginger Snaps a été principalement conçu pour les filles. Et en ce sens, Emily Perkins et Katharine Isabelle sont sublimes de conviction. Malgré le manque de moyens financiers attribués ici, Ginger Snaps reste un petit chef-d'œuvre instantané doublé d'une très habile métaphore. Bref, un très grand film ♡
Ginger Snaps : Resurrection (2004)
Ginger Snaps II: Unleashed
1 h 34 min. Sortie : 15 mars 2007 (France). Épouvante-Horreur
Film de Brett Sullivan
candygirl_ a mis 6/10.
Annotation :
Visionné le 07.10.25 - DVD - VOST - Révision
© 2003
Abandonnant ici toutes les métaphores (et l'humour noir) du film original, Ginger Snaps : Resurrection conte la sombre continuité du personnage de Brigitte, génialement incarnée par Emily Perkins, suite au décès de sa sœur Ginger. Si cette dernière apparaît régulièrement ici dans les pensées de sa sœur cadette, c'est surtout la jeune et complètement déjantée Tatiana Maslany (pour son tout premier rôle au cinéma) qui colle aux basques de notre héroïne pour un très noir dessein. Malheureusement, les scènes au sein de l'hôpital psychiatrique sont pompées sur celles de Freddy 3 : Les Griffes Du Cauchemar et la très célèbre scène d'Alien³ où la créature se colle au plus près du visage terrifié de Sigourney Weaver se voit ici réitérée avec un loup-garou. Une nette impression de déjà-vu à 100 000 lieues du premier chapitre mais qui reste néanmoins intéressant dans sa démarche à identifier une jeunesse totalement paumée et accro à toutes sortes de drogues et d'auto-sévices corporels. En ce sens, ce second volet est une formelle réussite, bien que tout le reste manque indubitablement d'imagination.
Ginger Snaps : Aux origines du mal (2004)
Ginger Snaps Back : The Beginning
1 h 34 min. Sortie : 10 juillet 2004 (France). Drame, Épouvante-Horreur
Film de Grant Harvey
candygirl_ a mis 5/10.
Annotation :
Visionné le 08.10.25 - DVD - VOST - Révision
© 2003
185 ans avant le premier volet contant les mésaventures des sœurs Fitzgerald, deux orphelines trouvent refuge dans un fort isolé encerclé par des lycanthropes. Si Katharine Isabelle et Emily Perkins sont toujours aussi formidables, le scénario tend ici à plagier Vorace, réalisé 4 ans plus tôt par Antonia Bird, en remplaçant le cannibalisme par la lycanthtopie. Cela se regarde pour les deux jeunes actrices principales (où Katharine Isabelle tend à jouer ici comme Sheryl Lee) et ça s'oublie aussi vite.
House (1977)
Hausu
1 h 28 min. Sortie : 28 juin 2023 (France). Comédie, Épouvante-Horreur
Film de Nobuhiko Ôbayashi
candygirl_ a mis 7/10.
Annotation :
Visionné le 09.10.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Le point le plus positif de House reste certainement son univers aussi nul que barré en matière de création artistique. S'inspirant (très) librement des mangas pour les adolescentes d'alors, ce film de 1977 délivre exactement la même énergie dotée d'un pouet pouet aussi consternant qu'avenant. Le tout et son contraire, en somme. Fourmillant de 1000 idées à la minute, House est une sorte de gros délire écrit et réalisé sous l'emprise du LSD avec certains plans qui se verront plagiés, quelques années plus tard, par Sam Raimi ou Steven Spielberg. Les ruptures de ton, à l'exemple de ces hommes sortis de nulle part et se goinfrant de nouilles, ont également marqué Les Nuls qui sont devenus des spécialistes en la matière. Quant aux jeunes personnages féminins portant des surnoms définissant leur aspect ou leur spécialité sportive/artistique (Belle, Kung Fu, Mélodie, etc.), aucune ne sait concrètement jouer la comédie. Mais finalement, on s'en fiche puisque l'important est ailleurs. Où ?... Selon votre propre sensibilité et où vous le souhaitez. Ce qui n'arrive pas tous les jours face à une œuvre artistique. Et en ce sens, House est quasiment unique.
Vicious (2025)
1 h 38 min. Sortie : 10 octobre 2025. Épouvante-Horreur
Film de Bryan Bertino
candygirl_ a mis 7/10.
Annotation :
Visionné le 10.10.25 - Paramount+ - VOST - Découverte
Si l'on suit la forme du métrage à la lettre, Vicious s'apparente dans les grandes lignes au célèbre The Box de Richard Kelly. Mais Bryan Bertino, ici scénariste, producteur et réalisateur, préfère nettement se pencher sur le fond qui décrit avec pertinence les aléas d'une trentenaire confrontée à sa dépression. Et en ce sens, le cinéaste semble connaître son sujet sur le bout des doigts et offre à la géniale Dakota Fanning un rôle à sa mesure et digne de son talent. Bien sûr, en prenant le film au pied de la lettre (c'est-à-dire une simple œuvre horrifique), le plus grand nombre de spectateurs va immanquablement rejeter le propos. Mais en se confrontant à sa double lecture, le fond outrepasse clairement la forme avec autant d'habileté que d'intelligence. Bien joué, Mr. Bertino 😉
Mockingbird (2014)
1 h 21 min. Sortie : 7 octobre 2014 (États-Unis). Épouvante-Horreur
Film de Bryan Bertino
candygirl_ a mis 2/10.
Annotation :
Visionné le 10.10.25 - DVD - VOST - Révision
Second film de Bryan Bertino après l'efficace The Strangers avec Liv Tyler, Mockingbird s'adapte à la mode heureusement trépassée du found footage. Après une demi-heure d'introduction aussi inutile que vaine, nous suivons trois situations différentes en temps réel où quelques personnes se voient menées à affronter leur peur face caméra. Peut-être le pire film de Bertino où seule l'introduction, où un enfant se fait violemment assassiner, reste littéralement effrayante. Puis tout sombre dans un ennui total, voire grotesque, propre au genre. Sale, nul, deux ! comme disait l'autre.
Terrifier (2016)
1 h 26 min. Sortie : 16 décembre 2022 (France). Épouvante-Horreur
Film de Damien Leone
candygirl_ a mis 5/10.
Annotation :
Visionné le 10.10.25 - Blu-ray - VO - Révision
Œuvre dédiée à la mémoire de Wes Craven, George A. Romero et Tobe Hooper, l'inexistant propos de Terrifier ne ressemble pourtant en rien à ceux, bel et bien perspicaces, des trois grands cinéastes sus-cités. Car avouons-le, le scénario de Terrifier s'identifie bien plus à un quelconque épisode de la saga Vendredi 13, ici la censure en moins, qu'aux pertinents messages sociaux traduits sous forme horrifique du trio Craven / Romero / Hooper. À mes yeux, tout l'intérêt de Terrifier reste le personnage de Art the Clown, génialement incarné par David Howard Thornton. Le reste n'étant qu'un enchaînement de gore qui tâche sans une once de psychologie dans l'écriture scénaristique. Néanmoins, le film reste parfaitement monté par Damien Leone. Quant au personnage incarné par Jenna Kennel que l'on pense d'abord être l'héroïne, elle subit brusquement le même sort que Janet Leigh dans Psychose. Bref, du déjà vu une multitude de fois au sein d'un métrage ultra gore spécifiquement adressé aux adolescents avides de sensations fortes.
Terrifier 2 (2022)
2 h 20 min. Sortie : 11 janvier 2023 (France). Épouvante-Horreur
Film de Damien Leone
candygirl_ a mis 6/10.
Annotation :
Visionné le 11.10.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Avec ici bien plus de moyens financiers que lors du tournage du premier épisode, Damien Leone essaie d'écrire un script à la mesure de son sombre clown démoniaque et immortel sans pour autant y parvenir. Ici, on y suit une lycéenne et son petit frère en lutte contre le tueur tandis que leur entourage se fait violemment massacrer. C'est bien fichu en ce sens, gore à outrance, mais l'histoire ne vole pas bien haut. Reste néanmoins le personnage de The Little Pale Girl, incarné par la très jeune Amelie Mclain, âgée de 12 ans lors du tournage, dont l'allure aussi terrifiante que fantomatique marque véritablement les esprits.
Terrifier 3 (2024)
2 h 08 min. Sortie : 9 octobre 2024 (France). Épouvante-Horreur
Film de Damien Leone
candygirl_ a mis 6/10.
Annotation :
Visionné le 12.10.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Si le scénario s'épaissit ici un tant soit peu en matière de démonologie, Terrifier III reste néanmoins une simple addition de scènes gore et d'hommages aux classiques horrifiques des années 1980. À l'instar de Freddy Krueger au fil des épisodes de sa propre saga, le personnage d'Art le clown s'essaie désormais à la parodie et David Howard Thornton en fait inévitablement des caisses dans le rôle de l'immortel tueur. Un 4e volet est néanmoins prévu lors des fêtes d'Halloween 2026… en espérant que ce ne soit pas celui de trop.
L'Homme qui rétrécit (1957)
The Incredible Shrinking Man
1 h 21 min. Sortie : 17 mai 1957 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de Jack Arnold
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 13.10.25 - Blu-ray - VO - Révision
À 100 000 lieues du piètre Tarantula ! réalisé par le même Jack Arnold, L'Homme Qui Rétrécit est l'adaptation d'un célèbre roman de Richard Matheson scénarisé par ce dernier. Si le sujet met en exergue les dangers du nucléaire, il s'attarde principalement sur la métamorphose d'un homme dont toute logique de situation lui échappe. Sublimement écrit et superbement réalisé, cette aventure fantastico-horrifique reste certainement la plus grande réussite artistique de son réalisateur malgré le piètre budget alloué. Quant à la finalité du métrage, dotée d'un discours aussi humaniste qu'intelligemment panthéiste, on frôle ici le chef-d’œuvre absolu.
Le Météore de la nuit (1953)
It Came From Outer Space
1 h 21 min. Sortie : 16 décembre 1953 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de Jack Arnold
candygirl_ a mis 6/10.
Annotation :
Visionné le 14.10.25 - Blu-ray 3D - VO - Révision
Adaptation du roman It Came From Outer Space de Ray Bradbury, ce Météore De La Nuit fut réalisé en 3D pour contrecarrer l'émergence de la télévision au sein des foyers nord-américains et reconduire les spectateurs dans les salles. Le scénario, avec ses gentils extra-terrestres tombés en panne sur notre planète, inspirera grandement E.T. à Melissa Mathison & Steven Spielberg. Néanmoins, faute de moyens ici, seule la 3D s'avère visuellement intéressante. C'est surtout le récit qui prime et montre une humanité avide de destruction, à l'instar de l'excellent Le Jour Où La Terre S'Arrêta ou du pathétique Superman Et Les Nains De L'Enfer, tous deux réalisés 2 ans plus tôt.
Le Château de la terreur (1951)
The Strange Door
1 h 21 min. Sortie : 25 avril 1952 (France). Épouvante-Horreur
Film de Joseph Pevney
candygirl_ a mis 5/10.
Annotation :
Visionné le 14.10.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Publié sous forme de nouvelle en 1878 sous le titre The Sire of Malétroit's Door, Le Château De La Terreur adapte le court récit de Robert Louis Stevenson en drame gothique et horrifique avec Charles Laughton et Boris Karloff dans les rôles principaux. Tourné en 13 jours seulement, le film se voit remarquablement réalisé tandis que Laughton est toujours aussi fabuleux, incarnant ici un châtelain aussi richissime que sadique. Tout le reste bat un peu plus de l'aile mais se laisse néanmoins regarder sans déplaisir.
She-Wolf of London (1946)
1 h 01 min. Sortie : 17 mai 1946 (États-Unis). Épouvante-Horreur, Fantastique
Film de Jean Yarbrough
candygirl_ a mis 7/10.
Annotation :
Visionné le 15.10.25 - DVD - VO - Révision
Œuvre ordinairement mal-aimée, du moins en France, She-Wolf of London reste pourtant un film étonnant où romantisme, arrivisme, manipulation et meurtres s'entremêlent aux alentours d'une luxueuse maison bourgeoise londonienne. Jean Yarbrough, responsable de métrages largement secondaires tels que La Chauve-Souris Du Diable ou encore Le Roi Des Zombies, met ici en scène un superbe scénario co-signé par George Bricker et Dwight V. Babcock. Intégralement tourné en studio, She-Wolf of London manipule son spectateur jusqu'à une finalité somme toute pertinente, dénonçant ici une bourgeoisie aussi contrefaite qu'irrévérencieuse. Sara Haden, habituellement actrice de seconde zone, y est aussi fascinante que détestable et nous guide au cœur d'une incontestable perfidie où l'aspect horrifique n'est pas forcément celui que l'on pense. Dernier film de la série Universal Monsters produit durant les années 1940 avant sa reprise, 8 ans plus tard, avec L'Étrange Créature Du Lac Noir de Jack Arnold, She-Wolf of London reste assurément une œuvre fascinante malgré son (très) maigre budget et le peu d'intérêt de la part des cinéphiles.
Voodoo Man (1944)
1 h 02 min. Sortie : 21 février 1944 (États-Unis). Épouvante-Horreur
Film de William Beaudine
candygirl_ a mis 5/10.
Annotation :
Visionné le 15.10.25 - DVD - VO - Révision
Kidnappings de jeunes femmes et cérémonies vaudous sont ici l'épicentre d'une œuvre certes bancale mais pas inintéressante pour autant. Pour une fois, Bela Lugosi n'en fait pas des caisses pour incarner ce médecin fou amoureux qui essaie, depuis 22 ans, à faire ressusciter son amour perdu en s'initiant au vaudouisme auprès d'un garagiste. Nuit américaine à l'appui durant plus de la moitié du métrage, William Beaudine essaie par tous les moyens de nous effrayer sans véritablement y parvenir. Louise Currie, jeune actrice emprisonnée ici par Lugosi, est physiquement sublime, à l'image de la plupart des grandes stars hollywoodiennes d'antan, mais restera malheureusement irrévélée.
L'Oiseau de nuit (1926)
The Bat
1 h 26 min. Sortie : 14 mars 1926 (États-Unis). Comédie, Thriller, Épouvante-Horreur
Film de Roland West
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 15.10.25 - DVD - VO - Découverte
Adaptation de la pièce homonyme mise en scène 6 ans plus tôt par Mary Roberts Rinehart et Avery Hopwood, The Bat inaugure la visualisation du célèbre Batman créé par le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger en 1939. Il est même hallucinant de constater combien les 2 artistes sus-cités ont pioché dans l'univers de cette œuvre réalisée par Roland West afin de créer la leur. Hormis cela, The Bat aka L'Oiseau De Nuit s'est quant à lui vivement inspiré de l’expressionnisme européen de l'après-guerre pour offrir à ses spectateurs un univers terrifiant au sein d'un manoir hanté par la présence d'un homme vêtu telle une chauve-souris. De l'humour, du mystère et de l'effroi subliment ainsi cette œuvre muette dont le master fut longtemps égaré avant d'être retrouvé au cours des années 1980. Ce n'est pourtant qu'en 2024 que ce fabuleux film catégorisé "old dark house" fut enfin remastérisé en 2K par Undercrank Productions.
Nosferatu le vampire (1922)
Nosferatu, eine Symphonie des Grauens
1 h 34 min. Sortie : 4 mars 1922 (France). Épouvante-Horreur, Fantastique, Muet
Film de Friedrich Wilhelm Murnau
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 16.10.25 - Blu-ray - Muet - Révision
L'histoire est célèbre et n'a pas besoin d'être racontée dans ses détails. Pour résumer brièvement, Murnau s'est vu privé des droits d'adaptation de Dracula par la veuve de Bram Stoker et a donc changé tous les noms des personnages, ainsi que ceux des villes où se déroule l'action. Florence Stoker intenta alors un procès contre Prana Films, société de production gérée par des adeptes de l'occultisme, et remporta le morceau en faisant détruire la quasi intégralité des copies existantes. Quelques-unes ont heureusement échappé au désastre et l’œuvre a ainsi pu être conservée. 103 ans après sa conception, Nosferatu reste un effrayant poème cinématographique. Un GRAND classique, en somme.
The Love Witch (2016)
2 h. Sortie : 27 février 2019 (France). Drame, Thriller, Épouvante-Horreur
Film de Anna Biller
candygirl_ a mis 8/10.
Annotation :
Visionné le 16.10.25 - Outbuster - VO - Découverte
Second long-métrage d'Anna Biller (ici scénariste, productrice, réalisatrice, directrice artistique, décoratrice, costumière, monteuse et compositrice), The Love Witch est certainement le film qu'aurait rêvé de réaliser George A. Romero à l'époque de Season of the Witch, œuvre ultra féministe datant de 1972 que le célèbre cinéaste de Pittsburgh rêvait de "remaker" avec bien plus de moyens. En l'état, The Love Witch reste un véritable bijou kitsch où le rêve rejoint allégrement la réalité dans un univers innocemment mortuaire. Dans le rôle principal, Samantha Robinson, déjà croisée chez Tarantino, resplendit tout autant de beauté que de frustration en incarnant à merveille une utopiste en mal d'amour. Plus concrètement, Anna Biller narre ici le parcours de milliers de jeunes femmes à travers le monde qui rêvent tout simplement du grand amour sans ne jamais le croiser. La sorcellerie restant ici un simple mythe permettant de jeter des sorts ne conduisant qu'à l'insatisfaction. Exactement comme dans Season of the Witch, en somme.
The Island (1985)
Sang sei sin
1 h 29 min. Sortie : 11 octobre 1985 (Hong Kong). Épouvante-Horreur
Film de Po-Chih Leong
candygirl_ a mis 5/10.
Annotation :
Visionné le 16.10.25 - Blu-ray - VOST - Découverte
Tout en s'inspirant fortement des œuvres horrifiques U.S de la même époque, Po-Ching Leong mixe néanmoins différents genres pour mettre en valeur ses personnages. Comédie, drame et horreur s'enchaînent ainsi ici sans temps mort, sauf peut-être pour les purs adeptes de l'horreur qui doivent patienter 70 minutes avant de voir des adolescents se faire zigouiller par trois frères complètement tarés qui aiment bien kidnapper des jeunes femmes pour les métamorphoser en esclaves sexuelles. Les ados en questions sont des acteurs débutants et seuls leur professeur et leurs agresseurs savent parfaitement jouer la comédie. Personnellement, j'ai visionné le métrage d'un œil terne, peu habituée à cet humour hongkongais que je ne trouve pas très amusant. Et puis qu'un prof' fasse débarquer des élèves mineurs sur une île soit-disant déserte et renvoie le bateau afin que ce dernier ne revienne que 48h plus tard, je n'y crois pas une seule seconde 🙄
Double Date (2017)
1 h 29 min. Sortie : 27 novembre 2019 (France). Comédie, Épouvante-Horreur
Film de Benjamin Barfoot
candygirl_ a mis 7/10.
Annotation :
Visionné le 17.10.25 - Outbuster - VO - Découverte
Comédie horrifique britannique superbement interprétée et réalisée, Double Date sort indéniablement du lot face aux torrents d’œuvres similaires qui se voient éditées chaque année. Si le scénario en lui-même n'est pas du plus original (on y reconnait aisément l'humour de Clerks et le final avec le grand-père impotent de Massacre À La Tronçonneuse), c'est le chouette casting qui nous transporte indéniablement vers un intéressant cheminement où l'on finit par jubiler face aux situations. Par ailleurs, le mirifique et sanglant combat entre une Kelly Wenham totalement déchaînée et un Michael Socha complètement dépassé par la situation reste une réussite aussi jouissive qu'exemplaire. Idem pour la petite réunion familiale lors d'un anniversaire sous ecstasy. Bref, c'est drôle, torride, sanglant... et incontestablement britannique.
Link (1986)
1 h 43 min. Sortie : 5 mars 1986 (France). Épouvante-Horreur
Film de Richard Franklin
candygirl_ a mis 6/10.
Annotation :
Visionné le 18.10.25 - Blu-ray - VO - Découverte
© 1985
Immédiatement après le succès public du célèbre The Karate Kid, Elisabeth Shue se voit invitée en Grande-Bretagne pour incarner une étudiante en zoologie se confrontant à Link, un orang-outan un brin assassin, sous la férule de Richard Franklin. Face aux animaux extraordinairement bien dressés, il aurait certainement fallu un scénario bien mieux maitrisé. Car Link, en l'état, reste un simple survival horrifique produit pour le grand public et prône son efficacité dans l'action sans émettre une seule once de psychologie face à ses personnages. Car même si l'excellent duo d'acteurs (Elisabeth Shue et Terence Stamp) fait ici ce qu'il peut, l'incarnation des personnages patine un tant soit peu. Malgré tout, la réalisation de Franklin sauve les meubles et offre un chouette moment de cinéma horrifique, mais sans pour autant passionner son monde... Il faudra néanmoins que je me plonge un jour dans la version longue composite proposée en bonus dans l'édition Blu-ray du Chat Qui Fume. Parfois, 20 minutes ajoutées au métrage offrent un autre sens à ce dernier. À l'exemple de The Survivor, réalisé en 1981 par David Hemmings, dont la version longue reste indéniablement supérieure à son montage cinéma.
L'Île du docteur Moreau (1977)
The Island of Dr. Moreau
1 h 39 min. Sortie : 13 juillet 1977. Aventure, Fantastique, Épouvante-Horreur
Film de Don Taylor
candygirl_ a mis 3/10.
Annotation :
Visionné le 18.10.25 - Blu-ray - VO - Découverte
Seconde adaptation cinématographique du célèbre roman de H.G. Wells, cette version, mise en scène par Don Taylor en1977, n'arrive malheureusement pas à dépasser le petit orteil de la première, sublimement réalisée par Erle C. Kenton en 1932, avec Charles Laughton dans le rôle titre. Ici, malgré la présence d'une fabuleuse équipe technique, tout sonne malheureusement faux dès le début du métrage. Burt Lancaster essaie pourtant de faire de son mieux, à l'instar de Michael York et de Barbara Carrera, mais rien ne fonctionne pour autant. Il en est de même pour la réalisation qui s'essaie pourtant à quelques prouesses techniques mais qui s'enlise inlassablement dans la médiocrité. Un véritable coup dans l'eau artistique de la part de American Internation Pictures. Dommage.
La Dernière Maison sur la gauche (1972)
The Last House on the Left
1 h 24 min. Sortie : 18 août 1982 (France). Épouvante-Horreur
Film de Wes Craven
candygirl_ a mis 7/10.
Annotation :
Visionné le 18.10.25 - Blu-ray - VO - Révision
Remake 70's non déclaré de La Source, imparable film suédois réalisé par Ingmar Bergman en 1960, La Dernière Maison Sur La Gauche reste le premier long-métrage de Wes Craven qui est l'un des rares cinéastes U.S. à avoir su offrir un énorme classique par décennie (celui-ci en 1972, Les Griffes De La Nuit en 1984 et Scream en 1996). Une œuvre certes imparfaite, techniquement parlant, mais qui remue encore les tripes 53 ans après sa réalisation de par sa violence frontale. En alliant des pornstars de l'époque (Lucy Grantham, Fred J. Lincoln...) à des comédiens débutants (Jeramie Rain, future épouse de Richard Dreyfuss, la jeune et jolie Sandra Peabody ou encore le flippant David Hess, musicien dans l'âme), Craven réalise ici l'un des plus effroyables films d'horreur de tous les temps, sensiblement marqué par la violence radiophonique et télévisuelle du conflit au Vietnam. Pour alléger son effroyable propos, le réalisateur à néanmoins la mauvaise idée d'embarquer deux flics totalement abrutis dans son aventure, offrant ainsi de très mauvaises scènes de comédie entre deux massacres. Une faiblesse de la part d'un cinéaste débutant qui deviendra, par la suite, l'un des plus grands réalisateurs hollywoodiens de séries B.
La Dernière Maison sur la gauche (2009)
The Last House on the Left
1 h 50 min. Sortie : 22 avril 2009 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Dennis Iliadis
candygirl_ a mis 4/10.
Annotation :
Visionné le 19.10.25 - Blu-ray - Unrated Cut - VO - Révision
© 2008
Remake du célèbre premier long-métrage éponyme de Wes Craven, cette version produite 36 ans plus tard réduit vigoureusement l'aspect "documentaire" et alternatif du film original. Ici, nous faisons simplement face à un spectacle horrifique hollywoodien comme il en existe déjà des milliers, happy end inclus. La réalisation est certes soignée mais le casting des agresseurs psychopathes reste malheureusement d'une banalité confondante. La riche famille Collingwood se voit quant à elle bien mieux incarnée et Sara Paxton campe une Mari tout à fait honorable. Hormis cela, le fond reste totalement absent alors que le film de Craven se voyait saupoudré de divers thèmes autant politiques que sociaux au sein de sa violence. Reste peut-être, du moins dans le montage unrated, la sauvagerie du viol de Mari qui s'étend longuement. Néanmoins, le massacre est nettement plus percutant dans le film original de 1972. Par contre, le choix du génial morceau Dirge de Death In Vegas, durant le générique final, reste assurément une excellente idée, voire même la meilleure du métrage.

































