
Halloween Watchlist 2026
Nouvelle rétro spéciale pour ce mois d’Halloween 2026, avec des films d'horreur/épouvante que j’avais envie de revoir, dont certains que je n’ai visionné qu’une seule fois, histoire de se faire plaisir et de possiblement les réévaluer, en bien ou.. en mal.
Un film par jour, du 1er au 31 Octobre, avec annotation/critique.
Watchlist :
1. La Sorcellerie à travers les âges (1922)
2. Frankenstein (1931)
3. Godzilla (1954)
4. La Machine à explorer le temps (1960)
5. Le Voyeur (1960)
6. Les Yeux sans visage (1960)
7. La Maison du diable (1963)
8. Hurler de peur (1961)
9. La Longue Nuit de l’exorcisme (1972)
10. L’emmurée vivante (1977)
11. Dracula, prince des ténèbres (1966)
12. Magic (1978)
13. Dément (1982)
14. Frère de sang (1982)
15. La Ferme de la terreur (1981)
16. The Rocky Horror Picture Show (1975)
17. Les Clowns tueurs venus d’ailleurs (1988)
18. Vampires en toute intimité (2014)
19. La piel que habito (2011)
20. Dellamorte Dellamore (1994)
21. Brainscan (1994)
22. Class of 1999 (1990)
23. Ring 0 (2000)
24. The Eye (2002)
25. Martyrs (2008)
26. Le Loup-garou de Londres (1981)
27. Peur bleue (1985)
28. Simetierre (1989)
29. Prince des ténèbres (1987)
30. The House of the Devil (2009)
31. Halloween 4 (1988)
Halloween Watchlist 2025 : https://www.senscritique.com/liste/halloween_watchlist_2025/4168981
Halloween Watchlist 2024 : https://www.senscritique.com/liste/halloween_watchlist_2024/3926945
La Sorcellerie à travers les âges (1922)
Häxan
1 h 31 min. Sortie : 18 septembre 1922 (Suède). Épouvante-Horreur, Muet
Documentaire de Benjamin Christensen
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
Jour 1
Ce film a beau avoir plus d’un siècle, il peut se targuer d’avoir une résonance intacte, qui lui-même dialoguait avec le moyen-âge et sa contemporanéité, notamment sur l’aliénation et le sort réservé aux femmes, qui de tout temps déclenchait les tumultes d’institutions supérieures, jusqu’à l’exclusion et/ou la condamnation.
Häxan tire le fil de ces superstitions ayant corrompu l’imaginaire de l’homme pour mieux faire porter ses propres affres, remontant aux plus vieilles légendes divinatoires ou métaphysiques, alternant reconstitutions quasi documentaires et représentations surréalistes, donnant une couleur saisissante au film.
Le réalisateur danois Christensen est aussi fort pour montrer des visages expressifs que des trucages à la Mélies, histoire d’illustrer les chasses aux sorcières et autres sabbats, dans un geste pionnier du folk horror, c’est cette rugosité du cadre mêlé au fantastique burlesque qui lui donne une certaine magie, où tout se tient, une sorte de conte didactique en somme.
Note inchangée
Frankenstein (1931)
1 h 10 min. Sortie : 24 juin 1932 (France). Drame, Épouvante-Horreur, Science-fiction
Film de James Whale
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
Jour 2
Un classique que je n’avais pas vu depuis bien 10 ans, entre temps j’ai pu découvrir ou redécouvrir d’autres adaptations de Frankenstein, et du coup je voulais me demander ce qu’il avait de si particulier dans l’histoire du cinéma d’épouvante, si bien qu’à l’évocation du titre le visage de Boris Karloff nous vient régulièrement à l’esprit.
Déjà le film est court (1h10) et évacue bon nombre d’intrigues/sous-intrigues du roman de Shelley pour reprendre ses grandes lignes, au passage j’aime assez l’intro de l’annonceur en guise de préambule, promettant au spectateur de 1932 l’horreur comme il n’en a jamais vu, poussant même le détail lors du générique en ne créditant pas Karloff en « Monster » (remplacé par un « ? »). L’histoire est donc assez épurée afin d’exposer le projet de Henry Frankenstein, donner vie à un corps mort, non pas par idéalisme mais par mégalomanie, entachant gravement ses aspirations matrimoniales, jusqu’à ce que l’on comprenne que la créature composée d’un melting-pot de cadavres est guidée par le cerveau d’un criminel.
Le plus notable dans ce film reste la nature de cette créature, qui, entre ses accès de pulsions de mort qu’elle ne semble pouvoir contrôler, se comporte comme venant de naitre, ne sachant pas ce qu’elle fait dans ce monde, et gardant en elle une part d’humanité assez touchante. En ce sens les scènes du lac avec la petite fille et du moulin ravagé par les flammes sont équivoques, là où Shelley brossait le portrait du monstre acquérant le savoir à des fins de vengeance Whale le résume à des plans quasi muets, où tout se passe par l’image, une économie de narration qui porte ses fruits, puisque mémorable à bien des égards.
Ce que j’apprécie beaucoup moins, c’est la place encombrante qu’occupe le père de Henry dans l’histoire, sorte de ressort comique, ou du moins de légèreté, afin de contrebalancer le ton sombre du film, possiblement les codes du cinéma d’antan ayant comme prérogative de rassurer l’audience, j’avoue ne pas avoir bien saisi, la dernière scène semble sortir d’un Billy Wilder et ne fait pas sens par rapport à la tragédie l’ayant précédé.
Frankenstein n’en reste pas moins un classique, convoquant l’imagerie gothique du roman originel, magnifiquement mise en exergue par son noir et blanc satiné, avec un duo Colin Clive - Boris Karloff vraiment épatant, certains plans restent indélébiles, je n’irais cependant pas le qualifier de grand film, disons une adaptation audacieuse.
Note inchangée
Godzilla (1954)
Gojira
1 h 36 min. Sortie : 14 mars 1957 (France). Science-fiction, Catastrophe, Fantastique
Film de Ishirô Honda
JimBo Lebowski a mis 7/10 et a écrit une critique.
Annotation :
Jour 2
L’impression d’avoir eu un souvenir quelque peu altéré de ce film, n’ayant gardé en mémoire que ses scènes spectaculaires en carton-pâte, Godzilla est en fait bien plus profond, qui contraste avec la plupart de ses homologues SF américains de l’époque, davantage obnubilés de voir dans la menace inhumaine l’ennemi rouge, les japonais, eux, se remettent à peine du traumatisme terrible de la bombe H.
Ishiro Honda voit dans ce monstre marin l’image du péril atomique, réveillé depuis le Crétacé par les essais nucléaires, les anciens du village en appellent à la légende du dévoreur de l’humanité, les scientifiques soulignent son aspect titanesque et l’armée est sur le pied de guerre, mais à échelle de la population civile demeurent des questions et surtout des dilemmes, peuvent-ils ou doivent-ils la détruire ?
Les personnages du pendant nippon d’Oppenheimer et de la paléontologue illustrent ce dilemme, l’un expérimente des armes corrosives pouvant déboucher à la pire désolation, tandis que l’autre, par la voix de son père, veut préserver la créature à des fins de découverte scientifique, seulement la réalité vient rattraper ces considérations car les dégâts de Godzilla sont considérables, au prix de vies humaines.
En définitive l’intrigue se résout par la notion de sacrifice, faisant d’une pierre deux coups en tuant Godzilla au fond de l’océan tout en emportant le secret de la bombe à oxygène, pouvant causer entre de mauvaises mains l’extinction de la Terre, je dois même dire qu’au delà de la dimension scénaristique la scène sous-marine est assez belle, presque poétique, la musique joue son rôle il faut aussi le dire.
J’ai toujours certaines réserves sur le film, surtout pour la première apparition du monstre manquant plus ou moins de suggestion, ou ce triangle amoureux dénué d’intérêt si ce n’est pour remplir les cases du script, cela dit je reste indulgent concernant les effets spéciaux, qui avec du recul font leur effet et donnent un charme délicieux à ce pionnier du genre kaiju.
Note inchangée
La Machine à explorer le temps (1960)
The Time Machine
1 h 39 min. Sortie : 7 décembre 1960 (France). Science-fiction, Aventure, Romance
Film de George Pal
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
Jour 4
Adaptation du roman SF de H.G. Wells par George Pal, cinéaste d’animation, qui explore le voyage dans le temps d’un inventeur à l’aube du XXème siècle, traversant les guerres mondiales pour aller jusqu’à 800 000 ans en avant, et se retrouvant prisonnier d’une époque entre deux peuples survivants d’un cataclysme nucléaire, les Élois et les Morlocks.
Il faut bien avouer que le film fait son âge, bien que délicieusement kitsch, à l’image de l’apparence de la machine molletonnée ou ses couleurs feutrées, les effets spéciaux restent cependant corrects pour 1960, enfin il n’y en a pas tant que ça, en gros pour le montage accéléré et les costumes des Morlocks, en plus de quelques maquettes et autres maquillages pour vieillir les personnages. Et en terme de rythme le contrat est plutôt bien rempli, dans une logique de divertissement sans forcément insister sur le fonctionnement du procédé scientifique, pour jouer à fond la carte de la fantaisie, il suffit de constater la vision du futur pour s’en convaincre.
Et disons que ce qui me dérange vient de la romance entre George et Weena, prenant trop de place dans l’intrigue et zappant la dimension sociale du bouquin de Wells, d’ailleurs on ne saisit pas trop la logique d’anticipation si ce n’est les conséquence du péril atomique, la morale du film n’insiste pas du tout la dessus, préférant la mélancolie romanesque. Puis la dernière partie s’avère un peu expédiée, alors qu’elle s’annonçait comme le sommet de l’intrigue, n’entachant pas non plus sa qualité de spectacle de cinéma, où Rod Taylor s’avère taillé pour le rôle, s’ouvrant alors à une carrière de premier ordre après avoir longtemps été cantonné au petit écran.
J’ai pris du plaisir à revoir ce classique à la renommée bien méritée, bien que quelques défauts m’ont définitivement sautés aux yeux.
-1
Le Voyeur (1960)
Peeping Tom
1 h 41 min. Sortie : 21 septembre 1960 (France). Drame, Thriller
Film de Michael Powell
JimBo Lebowski a mis 8/10.
Annotation :
Jour 5
Considéré par certains comme le premier slasher, et sorti la même année que Psychose, Le Voyeur a tout du thriller avant-gardiste, tant il propose une lecture à la fois psychanalytique sur la pulsion meurtrière et analytique sur la manière de le montrer, où l’image prend une part considérable, avec un sous-texte absolument passionnant sur le cinéma.
Rien que l’intro en vue subjective de l’objectif de la caméra dit beaucoup de choses, procédé assez inédit pour l’époque, afin d’être le témoin principal de l’assassinat d’une prostitué, sans mobile apparent, et où l’on voit sur le plan suivant le tueur de dos contemplant insatisfait son œuvre dans sa salle de projection. Le mystère étant de comprendre les motivations de ce type introverti ne quittant jamais sa caméra, vivant au dessus de l’appartement d’une jeune femme sur lequel il semble jeter son dévolu, allant jusqu’à lui diffuser sa propre exposition sur écran, d’un traumatisme remontant à l’enfance, d’un père qui prenait un plaisir sordide à filmer ses angoisses.
On saisit rapidement que Mark, par une filiation maladive, cherche à capturer la peur dans l’œil de ses victimes, d’une étincelle de vérité, et ça n’est pas pour rien qu’en guise de fil rouge nous avons ce tournage chaotique où il travaille en tant que caméraman, avec un réalisateur qui n’arrive à rien tirer de son actrice, répétant en vain une multitude de scènes, comme pour quelque part dire qu’un certain cinéma arrivait en bout de course. Il y a de toute évidence une dimension méta dans Le Voyeur, et que le meurtre serait une manière de sacrifier l’illusion au profit de la vérité, ce que reprendra notamment Brian De Palma pour la fin de Blow Out.
Et c’est aussi amusant de constater dans l’intrigue que la police reste aveugle en ayant le tueur sous leur nez, tandis que paradoxalement la mère aveugle de sa voisine voit clair en lui, et finira par le démasquer, sonnant le début de sa fin pour ne plus contenir ses pulsions et laisser trop d’indices derrière lui, débouchant sur un épilogue terriblement lourd de sens, où la tragédie se mêle à la poésie, en témoigne ce dernier plan très équivoque. J’en profite pour souligner la beauté de la photographie du film, l’inverse aurait été un comble, et la présence froide et juste de Karlheinz Böhm dans la peau du voyeur, Michael Powell poussera même le méta en interprétant son père à l’écran.
+1
Les Yeux sans visage (1960)
1 h 28 min. Sortie : 2 mars 1960. Drame, Épouvante-Horreur
Film de Georges Franju
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
Jour 6
Note inchangée (7/10)
Je viens de m’apercevoir que c’est le seul Franju que j’ai vu dans sa filmographie, et qu’il faudrait que je m’attaque un jour au Sang des Bêtes et Thérèse Desqueyroux, Les Yeux sans Visage reste sans nul doute son long métrage le plus réputé, jusqu’à traverser les frontières et devenir une référence pour un multitude de cinéastes étrangers, la légende voudrait d’ailleurs que Carpenter se soit inspiré du célèbre masque blanc d’Édith Scob pour son Michael Myers.
Le film a tout du thriller à l’intrigue bien ficelée, où l’on se demande quand et comment la police va mettre fin au projet macabre du médecin et de son assistante, lui qui séquestre sa fille dans le but de remplacer son visage défiguré par un accident, et l’autre appâtant de jeunes femmes pouvant servir de greffons avant de se débarrasser des corps. On nous laisse témoin des exactions du duo et de la détresse de Christiane, contrainte de rester sans sa chambre affublée de sa prothèse faciale, la scène de l’opération afin d’extraire le visage d’une victime est extrêmement réaliste et perturbant, surtout pour l’époque.
Les échecs de greffes de peau s’accumulent, ce qui donne d’ailleurs un moment de body horror vraiment superbe, sans doute mon préféré, faisant défiler des diapositives avec une voix-off, et laissant constater la dégradation du visage de Christiane, c’est la seule note naturaliste du film, où l’on sent que Franju vient du documentaire. L’intrigue n’oublie pas d’alterner les points de vue histoire d’appuyer le suspense quand le dénouement semble s’approcher, notamment par le Dr Vernon, ancien petit ami de Christiane, alerté mystérieusement par une voix familière au bout du téléphone, l’étau se resserre et un piège est tendu au médecin.
On apprend aussi la nature d’un autre personnage, dissimulée sous un collier, ironiquement une piste de l’enquête policière, mais l’enjeu final se jouera ailleurs, lors d’un épilogue un peu trop expéditif à mon goût, je trouve que le film aurait mérité de laisser durer davantage la tension, tout en creusant la psychologie de Christiane. Car symboliquement il faut avouer que cette quête de liberté a du sens, et qu’on peut y voir plusieurs degrés de lecture, comme briser les chaines du carcan paternaliste ou d’une revanche quasi mythologique en brossant un tableau surréaliste, dans tous les cas ça reste plutôt inattendu.
Note inchangée
La Maison du diable (1963)
The Haunting
1 h 52 min. Sortie : 4 mars 1964 (France). Épouvante-Horreur
Film de Robert Wise
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
Jour 7
Je ne connais pas la genèse du film mais il est assez étonnant que Robert Wise l’ai réalisé entre West Side Story et la Mélodie du Bonheur, deux salles deux ambiances, il adapte le roman néo-gothique de Shirley Jackson qui raconte l’histoire d’un groupe de personnes réunies pour leur spécificités dans un manoir réputé hanté, afin de sonder ses secrets dans un but parapsychologique.
Il faut dire que l’ambiance est accrocheuse dès les premières secondes, présentant cette bâtisse construite au milieu de nulle part, photographiée avec un noir et blanc lugubre et menaçant, où personne ne semble pouvoir y entrer impunément et encore moins en sortir, poussant ses hôtes au suicide et autres accidents étranges. On suit principalement au cœur de cette troupe Eleanor, par sa voix intérieure, qui fait d’elle en quelque sorte la narratrice indirecte de l’intrigue; et une des constatations est que le film s’avère assez explicatif en terme d’exposition, surtout lors de leurs réunions, peut-être son aspect le plus classique, demeure néanmoins un non-dit entre les deux femmes, sans doute davantage explicité dans le roman, je ne sais pas.
Mais le principal intérêt de The Haunting reste indubitablement son ambiance et son pouvoir de suggestion, notamment par le son et les angles de caméra, on sent par moment que l’horreur peut exploser, qu’une porte va s’ouvrir et dévoiler quelque chose, qu’une ombre va se porter au mur.. Et le plus effrayant est que Wise ne montre jamais rien, capturant l’angoisse en nous pour faire vivre cette histoire, jusqu’à pousser la maison, tel un personnage à part entière, à posséder Eleanor, où il émane dans la dernière partie du film une sorte de fièvre, encore une fois diablement bien réalisée, j’adore la scène de l’escalier et son jumpscare très efficace.
J’aime par contre un peu moins la conclusion, lorsque les protagonistes déclament après la tragédie; j’insiste sur la poussivité des dialogues, rallongeant parfois inutilement les séquences, même sans le savoir on peut deviner les yeux fermés que c’est une adaptation littérale. Néanmoins ça ne m’a pas tant gâché que ça l’expérience de ce revisionnage, car je dois avouer que les frissons étaient présents, et c’est bien là le principal.
Note inchangée
Hurler de peur (1961)
Taste of Fear
1 h 22 min. Sortie : 22 novembre 1961 (France). Épouvante-Horreur, Thriller
Film de Seth Holt
JimBo Lebowski a mis 7/10.
Annotation :
Jour 8
Une production Hammer assez singulière, qui délaisse un temps ses monstres ayant fait sa renommée pour s’essayer au thriller psychologique, dans les rails de Psychose ou Les Diaboliques, afin de tracer un filon nouveau dans les années 60 qui s’avèrera couronné de succès, autant critique que commercial. Pour ma part, je ne gardais quasi aucun souvenir de mon premier visionnage, totale redécouverte donc.
Et avec du recul il faut dire que le film fonctionne toujours, déroulant une enquête construite de manière à ce que l’on croit le personnage féminin principal, notre point de vue presque tout du long, celui d’une infirme en fauteuil roulant qui revient dans la maison familiale y voir son père, ce dernier est absent selon les dires de sa belle-mère, mais voilà que son corps apparait dans divers endroits de la demeure, apparemment sans vie.
Taste of Fear joue des faux-semblants, notamment par une ambiance paranoïaque suite aux prétendues hallucinations de Penny, et qui seront relativisées par le médecin, interprété par un Christopher Lee au jeu insidieux, elle se croit victime d’un complot et ne trouve de l’aide qu’auprès du chauffeur de son père, une romance va alors naître. On pense le film plus ou moins prévisible mais il réserve des surprises en pagailles dans sa dernière partie, où son relief fantasmagorique va d’un coup se parer d’un pragmatisme tout aussi terrifiant.
À vrai dire toute cette machination manque de cohérence, l’épilogue pose plus de questions qu’il n’en résout, nous obligeant à redéfinir tout ce que l’on a vu précédemment, dont la séquence qui ouvre le film, et certains points paraissent vraiment fort de café en y repensant. Pourtant cette avalanche de révélations suscite une certaine excitation, où chaque twist est aussi fou que le précédant, on souffle un bon coup arrivé au générique en se disant que malgré ce sentiment d’entourloupe le tout est diaboliquement bien mené, et que la patte Hammer se cachait dans les détails.
Note inchangée










