Liste de

92 films

créée il y a 5 mois · modifiée il y a 1 jour
Legend
6

Legend (1985)

1 h 34 min. Sortie : 28 août 1985. Aventure, Fantasy, Romance

Film de Ridley Scott

Bernadetta-Chirac a mis 4/10.

Annotation :

Flatulence pailletée, des nains, distorsion esthético-temporelles du Bien, du Mal, de la fantaisie noire. Tuer des licornes. Oui, continuez de tuer les licornes s'il-vous-plaît.

Hairspray
6.8

Hairspray (1988)

1 h 36 min. Sortie : 6 juin 1988 (France). Romance, Comédie, Musique

Film de John Waters

Bernadetta-Chirac a mis 8/10.

Annotation :

Le Stupide, vecteur de lutte politique, contre les normes racistes, misogynes. L'excès, la démesure des 1960s, les couleurs pop et les danses à la mode de l'époque, et beaucoup de volume capillaire. Blondie et Divine rencontrent Lesley Gore et Chubby Checker - twisting&limbo bitches.

Symbol
6.9

Symbol (2009)

Shinboru

1 h 33 min. Sortie : 12 septembre 2009. Comédie

Film de Hitoshi Matsumoto

Bernadetta-Chirac a mis 7/10.

Annotation :

Un fond blanc, une tenue colorée, une ambiance pop comics. Toucher des verges chérubines, changer le monde. La démarche conceptuelle et absurde, prend un sens existentiel et religieux en dernière partie de film.

Le pouvoir de l'Homme et de Dieu, ou son absence. Boîte noire (blanche en l'occurence) de création divine. Des causes, des conséquences, beaucoup de hasard.

La Cage aux folles
6.1

La Cage aux folles (1978)

1 h 33 min. Sortie : 25 octobre 1978 (France). Comédie

Film de Édouard Molinaro

Bernadetta-Chirac a mis 6/10.

Annotation :

Il est assez intéressant de voir comment le conflit d'ordre politique et social s'incarne en un conflit esthético-stylistique dans le film. Les décors alternent entre le minimalisme macabre du traditionalisme mystique et le rococo vulgos de l'univers nocturne queer. Pour finir sur un confrontation Jesus contre le sexe homosexuel; la catharsis, le christ et les symboles phalliques.

Kaili Blues
7.1

Kaili Blues (2015)

Lu bian ye can

1 h 50 min. Sortie : 23 mars 2016 (France). Drame

Film de Bì Gàn

Bernadetta-Chirac a mis 7/10.

Annotation :

Exploration onirique du réel, du temps et des espaces. Tout en mouvement, toujours du mouvement: des trains, des bateaux, des pick-ups, des défilés musicaux, des routes, des ponts, des rails. Et le temps qui passe: des mécanismes horlogers, de la musique.

Thématique parfaitement incarnée dans la technique du travelling/plan-séquence: la caméra explore les somptueux paysages humides, donne une impression de continuité entre les différentes actions.

La campagne, la nature, le social mais aussi le folklore, le rêve et le mythe.

Festen
7.8

Festen (1998)

1 h 45 min. Sortie : 23 décembre 1998 (France). Drame

Film de Thomas Vinterberg

Bernadetta-Chirac a mis 6/10.

Annotation :

Aristocratie danoise, outrages et scandales. Pédophilie, racisme, adultère, aucune outrance laissée de côté. Aucune subtilité, de la bonne vieille caricature brute de décoffrage. OK.

Il y a quand même cette tension esthétique assez intéressante entre l'amateurisme formel du dispositif typique dogme95, et le sensationnalisme moral du synopsis.

Phantom Thread
7.1

Phantom Thread (2017)

2 h 10 min. Sortie : 14 février 2018 (France). Drame

Film de Paul Thomas Anderson

Bernadetta-Chirac a mis 6/10.

Annotation :

Contrôle, rigidité, pouvoir, responsabilité; des thèmes traités avec cette élégance des robes en satin et ce classicisme/romantisme musical. Le poison sert à renverser les rapports de force, mettre en place un atmosphère intimiste. Magnifique plastique, dans les textures, dans le regard des acteurs qui donne une charge émotionnelle à chaque scène.

Cette rigidité formelle est pertinente, mais elle manque de relief. Le personnage de Barbara Rose (référence à Barbara Hutton, symbole de la démesure bourgeois des 50s ?) aurait pu apporter un contrepoint à cette esthétique du contrôle. Mais cela n'arrive jamais.

Spermula
4.2

Spermula (1976)

1 h 43 min. Sortie : 7 juillet 1976 (France). Érotique, Science-fiction

Film de Charles Matton

Bernadetta-Chirac a mis 2/10.

Annotation :

Inintelligible.

Film qui surfe sur le style pornosatanique de l'époque, mais je m'ennuie face à cette proposition de vide intersidéral.

Un air de famille
7.3

Un air de famille (1996)

1 h 50 min. Sortie : 6 novembre 1996. Comédie dramatique

Film de Cédric Klapisch

Bernadetta-Chirac a mis 2/10.

Annotation :

Filmer le dérisoire. Des effets de scénario, un peu de cinéma, à dose limitée. Du cinéma de l'efficacité: hop hop hop, voilà ton adaptation, même qu'il y a des bons acteurs!

Chais pas, est-ce qu'on chercherait pas à cacher le vide derrière la sobriété, le classicisme, l'imitation du théâtre ? Ramenez moi Bresson, les autres français sont trop attachés à cette théâtralisation timide du cinéma.

La Cité des enfants perdus
7.1

La Cité des enfants perdus (1995)

1 h 52 min. Sortie : 17 mai 1995 (France). Aventure, Fantastique, Science-fiction

Film de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet

Bernadetta-Chirac a mis 5/10.

Annotation :

Un cauchemar d'enfant dans un cadre steampunk macabre avec des freaks, des animaux, beaucoup de créativité. Un univers entre Querelle de Fassbinder et Majora's Mask, avec ce ton apocalyptique, maritime, de mauvais goût.

Cette identité stylistique très marquée de Jeunet, mais aussi cette bouillie digitale de Pitof. Qu'est-ce que c'est laid... Et ces histoires cryptopédophiles donnent envie de vomir. Et ce filtre jaune pisse avant que ce soit devenu tendance par l'IA générative.

Neeeeext.

La Dixième Victime
6.3

La Dixième Victime (1965)

La decima vittima

1 h 32 min. Sortie : 10 février 1967 (France). Science-fiction, Thriller

Film de Elio Petri

Bernadetta-Chirac a mis 5/10.

Annotation :

Rétrofuturisme "dangereusement sexy" (expression honteusement volée à mubi). Violence et spectacle. Joli concept, mais la majeure partie du film se concentre sur un jeu de chat et de la souris, sans aucune violence, sans aucune tension sexuelle, sans aucune intensité.

Quelques bonnes idées, mais très limité en termes de créativité spéculatives, de mise en scène, de logique narrative, d'érotisme. Décevant :(

Blancanieves
7.3

Blancanieves (2012)

1 h 44 min. Sortie : 23 janvier 2013 (France). Drame, Fantastique, Muet

Film de Pablo Berger

Bernadetta-Chirac a mis 4/10.

Annotation :

uuggghhghhh Blanche Neige en Espagne! b&w, mais sans aucune prise de risque, les codes esthétiques des films muets ne sont ni imités ni réinterprétés. Un père lit le petit chaperon rouge, un nain est surnommé "petit poucet"; quel magnifique hommage aux contes. Quelques idées correctes, fin féministe avec commercialisation du corps endormi de Blanche Neige dans son cercueil de cristal. M'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie m'ennuie

We’re All Going to the World’s Fair
5.5

We’re All Going to the World’s Fair (2022)

1 h 26 min. Sortie : 22 avril 2022 (États-Unis). Drame, Épouvante-Horreur, Fantastique

Film de Jane Schoenbrun

Bernadetta-Chirac a mis 6/10.

Annotation :

Junko Posing dans un cimetière

Regard très juste posé sur la solitude à l'ère d'internet, avec des références aux ARGs, creepypastas, légendes du web, défis tiktok. Les tendances schizotypiques d'une jeunesse enfermée dans sa chambre sans fenêtre, dans le noir, en interaction avec des pédophiles du web et différents types d'internet freaks.

Magellan
6.8

Magellan (2025)

Magalhães

2 h 43 min. Sortie : 31 décembre 2025 (France). Biopic, Drame, Historique

Film de Lav Diaz

Bernadetta-Chirac a mis 7/10.

Annotation :

Composé presque exclusivement de plans fixes, cette rigidité fait écho à l'omniprésence de la mort, de la misère (ou pire, de l'espoir religieux) dans ce contexte de colonisation et d'exploration.

L'austérité catholique écrase et détruit les autres cultures. La croix contre le Yakyak et l'esprit du vent. Soleil cou coupé (Aimé Célaire).

Perdus dans l'océan, dans les terres humides des clans autochtones. Des cadavres, des têtes coupées et des flammes.

Il est rare de voir un film ou chaque image est aussi bien composée. Il n'y en a pas une moins intéressante visuellement que les autres. C'est si généraux qu'on pourrait même reprocher au film d'en faire un peu trop.

Trenque Lauquen - Partie I
7.5

Trenque Lauquen - Partie I (2022)

Trenque Lauquen parte I

2 h 09 min. Sortie : 3 mai 2023 (France). Drame, Thriller

Film de Laura Citarella

Bernadetta-Chirac a mis 8/10.

Annotation :

J'ai envie de voir la suite, il me semble que c'est tout l'intérêt du film.

Trenque Lauquen - Partie II
7.3

Trenque Lauquen - Partie II (2022)

Trenque Lauquen parte II

2 h 13 min. Sortie : 3 mai 2023 (France). Drame, Thriller

Film de Laura Citarella

Bernadetta-Chirac a mis 8/10.

Annotation :

Dans un village sans vie, un château d'eau érigé en OVNI, un lac rond qui cache des mutants, et un récit épistolaire pornographique.

Le chapitrage du film permet d'alimenter le mystère de Laura, de comprendre la motivation de ses actions. Quel est le moteur de la vie, finalement ? Il y a un dimension existentielle derrière la recherche du personnage. On retrace petit à petit son parcours, en même temps qu'on enrichit l'économie stylistique du récit avec quelques éléments subtilement bizarres: histoires de fleures, de crocodiles et de lesbiennes.

Pas de réponse, mais un retour certain vers la nature, vers l'obscurité bizarre de la simplicité, éloignée de la civilisation. J'ai lu des critiques qui voient dans ce dénouement une moralisation américaine type David Henry Thoreau, mais il y a quand même une ambiguïté tonale dans cette fin: elle disparait en silence, comme si elle avait perdue toute raison d'exister. Pas d'émancipation ou de libération par la simplicité de la nature. Une disparition, neutre, sans émotion.

Les 5000 doigts du Dr. T
6.7

Les 5000 doigts du Dr. T (1952)

The Five Thousand Fingers of Dr. T

1 h 29 min. Sortie : 30 juillet 1954 (France). Fantastique, Musique, Jeunesse

Film de Roy Rowland

Bernadetta-Chirac a mis 7/10.

Annotation :

Trip onirique et régressif, architecturalement similaire à du Antoni Gaudí sous LSD. Les fantaisies d'un enfant, ses craintes de décevoir, son univers intérieur, ses émotions symboliquement représentés par un labyrinthe avec un donjon des peurs, un tour féminine et maternelle, un métronome géant.

Des codes esthétiques du totalitarisme, des illusions de grandeur, de l'uniformisation fasciste. Il est assez original d'apporter une dimension politique à ces histoires d'enfants.

Babysitter
6.4

Babysitter (2021)

1 h 28 min. Sortie : 27 avril 2022 (France). Comédie

Film de Monia Chokri

Bernadetta-Chirac a mis 7/10.

Annotation :

Ah! Le regard de l'homme sur la femme, le fameux "male gaze" décortiqué sous tous les angles: sexualité, maternité, rapports de pouvoir, représentations, féminisme. Quelle est l'Image de la femme ? Ou plutôt, quelles sont les images de la femme ? Images d'inspirations pornographiques, télévisuelles, vintage, cinématographiques, publicitaires, digitales... Melting-pot de stéréotypes genrés tordus dans tous les sens pour créer Babysitter.

Le film est monté d'une façon très particulière, avec des images très expressives qui collent à la rétine, comme dans les BD ou les kaléidoscopes.

La coordination chromatiques est affreuse, comme dans un clip de pop music pour hétéros. Horreur, laideur: c'est parfait pour le thème des représentations genrées! Les couleurs sont souvent associées à des stéréotypes de genre, de même que certaines images clipesque, éditoriallement destinée à finir sur pinterest. Les images vulgaires sont tellement plus intéressantes à analyser à travers le spectre féministe que les belles images.

Une histoire vraie
7.4

Une histoire vraie (1999)

The Straight Story

1 h 52 min. Sortie : 3 novembre 1999 (France). Drame, Road movie

Film de David Lynch

Bernadetta-Chirac a mis 7/10.

Annotation :

Ce qui m'intrigue dans le film, c'est cette façon dont Lynch arrive a s'approprier des thèmes politiques de façon spirituelle et existentielle. Il y a tout d'abord ces discussions autour de la famille et de l'empathie qui servent de fil rouge à toute l'histoire. Les liens familiaux sont constamment considérées comme des chaines incassables, comme des valeurs fondamentales: c'est à l'image des ces bouts bois incassables quand ils sont reliés ensemble. Une des forces de David Lynch, c'est de donner une grande charge symbolique à des petits objets en zoomant dessus.

Mais, contrairement à la plupart des road movies, il y a une destination / finalité: renouer les liens familiaux. Cela rend la narration du film beaucoup plus intéressante, avec cet objectif final: potentiellement car l'éventualité de la mort ou de l'accident subsiste jusqu'à la fin. Il y a un contraste entre la force spirituelle de Straight, et la sobriété minimaliste des décors paysans: vieillesse, tondeuse à gazon, champs de maïs, animaux. Pourquoi avoir peur des champs quand on a connu la guerre et les tensions familiales ?

The Burning Hell
4.1

The Burning Hell (1974)

58 min. Sortie : 1974 (États-Unis).

Documentaire de Ron Ormond

Bernadetta-Chirac a mis 5/10.

Annotation :

Film d'exploitation prosélyte, avec des tendances horrifiques et trash, en réponse à la libération des mœurs de l'époques. Le film alterne entre des reconstitutions cinématographiques de la Bible, et une séance de messe, plus simple. Il y a quand même une décapitation pendant la messe.

Clairement, les passages bibliques sont bien plus passionnants, avec des images affreuses, dégueulasses, dignes des snuff movies les plus répugnants. Il y a, sur fond noir, des images de flammes, avec des hurlements en continu, des vers de terre sur les visages des condamnés. Il y a un flou visuel, on ne voit pas ce qui ce passe, on sent juste la terreur éternel des enfers, on perçoit quelques visages de démons avec un travail de maquillage très créatif. A la fin, Satan apparait avec un maquillage de vitraux ou de carrés colorés (référence à la décadence Mondrian, peut-être), et une tenue d'homosexuel.

Par contre, je trouve que c'est dommage que l'idée d'Eternité soit représentée de façon aussi littérale, sans aucune créativité formelle. La sélection des textes bibliques, leur interprétation, les débats engendré, laissent aussi à désirer. Mais des beaux passages.

Hunger
7.4

Hunger (2008)

1 h 40 min. Sortie : 26 novembre 2008 (France). Drame, Historique

Film de Steve McQueen

Bernadetta-Chirac a mis 3/10.

Annotation :

Dépolitisé par le caca. L'approche me semble maladroite, car le sujet de l'IRA et de Bobby Sands - joliment interprété par Fassbender - mérite un traitement beaucoup moins centré autour de l'outrance. La démarche consiste dans le film à analyser en profondeur la texture des fluides corporels tels que le le sang, l'urine, et les matières fécales. Time and place, baby. Il aurait été intéressant de comprendre comment les matières fécales ont été réappropriés politiquement par les prisonniers, mais la démarche formelle consiste plutôt à provoquer un dégoût biologique: cela est particulièrement notoire lors de cette scène de masturbation dans la cellule fécale. La démarche du cinéaste contredit celle des militants, c'est étonnant.

L'image scatologique la plus forte, c'est peut-être celle de cette spirale fécale, des cercles concentriques. L'Enfer du caca selon Dante ? Time and place, babe, time and place.

Ni approfondissement sur les mécanismes historiques, ni radicalité politique. Il y a un plan séquence psychologisant sur l'attitude des rebelles. Aucune illustration concrète, rien d'intéressant. Une fumée de cigarette, du blabla, du pipi et du caca.

Les Photos d'Alix
6.8

Les Photos d'Alix (1981)

19 min. Sortie : 19 janvier 1982. Comédie dramatique

Court-métrage de Jean Eustache

Bernadetta-Chirac a mis 8/10.

Annotation :

Les mots s'envolent, libérés de toute prison sémantique.

Satyre assez claire des artistes intellectuels perchés (moi ?), et de leurs obsessions apolitiques et égocentriques. Des explications formelles et symboliques qui, petit à petit, perdent tout leur sens. Des termes académiques ou techniques balancés dans un magma verbeux qui engloutit toute cohérence. Les mots et les images perdent tout leur sens. Du charlatanisme pseudo-intellectuel artistique: peut-être, mais les photos sont tout de même belles, alors peu importe.

Une idée simple, c'est ludique. Une chambre simple devient obscène, une chaussure devient humaine, l'Angleterre devient orthogonale, la photo devient mensonge.

Living Still Life
7.4

Living Still Life (2012)

15 min. Sortie : 2 juillet 2014 (France). Science-fiction

Court-métrage de Bertrand Mandico

Bernadetta-Chirac a mis 6/10.

Annotation :

Dans un cadre de vide post-apocalyptique, l'art continue à immortaliser les morts. Comme les natures mortes. Les couleurs de la vie, la peinture dans l'eau (beauté et créativité), les paysages vides de la mort.

Schéma narratif en quatre étape avec répétition. J'avoue que je n'ai pas compris ce choix de narration.

Beauty Is Not a Sin
4.9

Beauty Is Not a Sin (2024)

07 min. Sortie : 17 octobre 2024 (France).

Court-métrage de Nicolas Winding Refn

Bernadetta-Chirac a mis 1/10.

Annotation :

Aseptisation marketing.

Muse
5.9

Muse (2024)

06 min. Sortie : 9 mars 2025. Drame

Court-métrage de Paweł Pawlikowski

Bernadetta-Chirac a mis 5/10.

Annotation :

Pffffff.

René Bousquet ou le grand arrangement
6.9

René Bousquet ou le grand arrangement (2007)

René Bousquet et le Grand Arrangement

1 h 40 min. Sortie : 2007 (France). Historique

Téléfilm de Laurent Heynemann

Bernadetta-Chirac a mis 5/10.

Annotation :

L'histoire d'un collabo qui est resté impuni, qui a vécu une vie paisible et sans encombre malgré les horreurs qu'il a commis. Le film, dans sa simplicité, ne fait pas dans le sensationnalisme, et la caméra se contente de montrer les problèmes de famille, de travail, de droit. Je trouvais ça étonnant de ne pas filmer les militants politiques et les journalistes qui se battait pour mettre en lumière son travail de collaboration, mais il n'y a finalement rien de plus malin: ils n'ont rien changé à sa vie.

La parole est donnée au collabo, sans artifice artistique, ce qui permet de comprendre sans biais ses mécanismes intellectuels. Il y a tout de même quelques scènes bizarres et déplacés (des personnages qui brisent le quatrième mur, quelques stratégies didactiques), mais le film reste correct.

La Belle et la Bête
7.2

La Belle et la Bête (1978)

Panna a netvor

1 h 31 min. Sortie : 21 mai 2019 (France). Fantastique, Épouvante-Horreur, Romance

Film de Juraj Herz

Bernadetta-Chirac a mis 7/10.

Annotation :

Conte macabre, classique histoire de la jeune vierge ensorcelée par l'amour qui la destine à un horrible monstre psychologiquement ravagé. Gros plan sur les yeux anxieux, paranoïaque du dit monstre, de l'argent, des fluides inconnus, et une délicate rose blanche noue le destin des personnages. Une adolescence troublée, une entrée dans l'âge adulte à l'image de ce manoir vétuste, poussiéreux, remplies de statuts inquiétantes et de créatures difformes, tapies dans l'ombre.

Quelques passages oniriques, plein de fraicheur, qui mettent en parallèle les désirs, l'idéal de la jeune fille et la réalité brute et angoissante de la féminité. Fin tragique, les liens sont sellés.

Dolls - Les Poupées
6.3

Dolls - Les Poupées (1987)

Dolls

1 h 17 min. Sortie : 12 mars 1987 (France). Épouvante-Horreur

Film de Stuart Gordon

Bernadetta-Chirac a mis 7/10.

Annotation :

Fans de Madonna sous coke et un couple riche qui se font oblitérés par des poupées contrôlées par une sorcière et son mari. Un cauchemar d'enfant, seuls les âmes pures peuvent y survivre - à bas les marâtres et les gothiques.

En fait, le film est à l'image des poupées: fait mains, imparfaites, mais avec un âme, possédée par des fantômes. Il me semble que c'est une position totalement assumée par le réalisateur, puisqu'un des personnages tient un discours en faveur des poupées fait à la main. Des nounours géants et des petits soldats qui paradent, c'est une vraie fantaisie de gamin qui prend forme.

Et puis en termes de body horror, c'est rare de voir une idée de transformation physique aussi aboutie, avec la fan de madonna qui se transforme subtilement en poupée, qui perd ses yeux. Tapie dans un coin du grenier. Pas forcement le plus créatif, mais tout est calculé pour créer un univers fun et angoissant.

Le Boucher
7.3

Le Boucher (1970)

1 h 33 min. Sortie : 27 février 1970. Drame, Thriller

Film de Claude Chabrol

Bernadetta-Chirac a mis 8/10.

Annotation :

Une institutrice tombe sous le charme d'un tueur en série. Le regard doux, sombre, opaque du mal. Il se plante un couteau dans le ventre, elle l'emmène à l'hôpital, il parle, discussion hors du temps et de la morale. Elle sait, elle savait depuis le début. Mais il y a comme un fantôme d'ordre social qui empêche toute possibilité d'éclatement narratif vis-à-vis de cette violence.

Deux âme fragilisées par l'amour et la guerre coloniale. La banalité de la mort d'un côté, l'abandon sentimental de l'autre. Une ambiance de village, tout le monde se connait, les enfants parcourent une grotte et la colline, une dame âgée achète sa viande (consomme son cadavre). Mais le cynisme et la mort plane toujours, sans que la société provinciale ne remette en question quoique ce soit.

Hunter
7.8

Hunter (2015)

14 min.

Court-métrage de Scott Barley

Bernadetta-Chirac a mis 6/10.

Annotation :

Une main qui sort de l'obscurité, pour capturer la beauté nocturne d'un paysage naturel. Les mouvements de l'eau, les couleurs du ciel, ou les formes de rocher que l'on perçoit à peine. Délire de hipster, vous pouvez pas comprendre.

Liste vue 40 fois

2
8